Zero DJ – playlist 1

Ami lecteur, je profite de mixer ce soir au 7(7)Café pour te partager une petite playlist de morceaux que l’on retrouvera sans doute dans la soirée. L’idée n’est pas forcément la cohérence de l’ensemble, plutôt d’avoir une heure de musique à te mettre dans les oreilles.
De la mélancolie sur le dancefloor peut être, mais dans l’ambiance d’un week end au cours duquel l’on aurait quelque chose à fêter.
Peut être le simple fait que ce soit le week end, d’ailleurs.

Sortir à Metz – 13 au 15 avril 2018

Ami lecteur, je crois que j’ai bien fait de reprendre cette rubrique en avril : il y a de quoi faire.

Déjà ce week end commence par un vendredi 13, dont je ne sais pas si pour toi il est synonyme de chance, de malheur ou de osef. En tout cas un coup d’oeil sur l’article wikipedia concernant ce sujet m’a appris que la phobie du vendredi 13 s’appelle la paraskevidékatriaphobie. Joli mot, certes, qui fait un nombre de points non négligeable au Scrabble, mais qui, à part ça, tu en conviendras, est une information que sur une échelle d’utilité de 1-10, on peut s’accorder à noter relativement proche de 1.

Et pourtant les mots, oui ami lecteur, les mots, ce sont bien eux qui vont animer une partie de notre week end (je vais finalement remonter la note d’utilité de paraskevidékatriaphobie juste pour cette transition). En effet le festival le Livre à Metz est inauguré demain sur la Place de la République, à 17h15. Enfin malgré cet horaire, les chapiteaux sont accessibles dès 10h demain matin (il y avait même un warm up dès le jeudi soir). Tout le programme est par là. Et évidemment, comme chaque année, il y a plein de trucs.

Pour ma part je me laisserai sans doute tenter par la Nuit de la Radio, le débat Réfugiés à Metz, le Goûter d’écoute Arte Radio et le Grand entretien avec Raphaël Glucksmann. Mais le Livre à Metz c’est surtout chaque année l’occasion de flâner entre les stands des librairies messines (et notamment celui du Carré des Bulles qui vaut toujours le détour), de boire un verre à l’un des bars sympas qui sont sur la place ou à l’Arsenal, en faisant semblant de lire les trois premières pages d’un ouvrage qu’on vient d’acheter, pour faire le malin, au soleil (info météo non contractuelle).

« C’est bien joli ton truc, mais ça ne nous dit pas ce qu’on va faire de nos soirées ! » me feras tu remarquer, avec la pertinence et l’impatience à la fois qui te caractérisent si bien.

Eh bien pour les soirées, il y a aussi le choix. Vendredi, je pense que tu aurais tort de rater le génial Forever Pavot, de passage aux Trinitaires.

Étrangement, je trouve d’ailleurs que sa musique accompagne à merveille un week end littéraire, mais je ne saurais te dire pourquoi. Peut être ce côté « bande son d’un film 70’s ». En tout cas, ça vaudra assurément le détour, comme ce live chez Culturebox m’en a convaincu.

Et puis juste avant il y a les potes luxembourgeois de No Metal in This Battle. Et là, ce n’est pas qu’une première partie à écouter d’une oreille distraite.

Mais si tu n’es pas convaincu -je ne t’en veux pas, promis- n’hésite pas à faire un tour à la Chaouée pour une soirée des infatigables Mâche un truc.
Au programme : Zad Kokar, Black Metal For My Funeral et le beau lofi-rock folk de Miles Oliver.

Samedi soir, il y a Kalash à la BAM (si si, tu vois forcément de quoi on parle).
Mais te connaissant, je me dis que tu vas peut être plus facilement te laisser tenter par la soirée Jurassic Park organisée par le Bloggers cinema Club chez Bliiida. Au programme… Jurassic Park, forcément. Le premier, faut pas déconner. Et un DJ set jurassique des très bons Baguette Crew qui ont retravaillé plus d’une centaines de samples du classique de Spielberg pour cette soirée.

Enfin, peut être es tu dinophobe (oui, pour en revenir au début de cet article, il semblerait que ça existe). Dans ce cas, tu pourrais venir au 7(7)Café venir écouter un mix de mp3 que j’aurai sélectionné avec amour. C’est de 22 heures à 02 heures. Et j’aurais grand plaisir à t’y croiser.

Après tout cela, dimanche, nous serons fatigués, sans doute.
Alors on ira se poser au soleil, place de la République.
Pour lire un livre (ou faire semblant).

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Comme chaque semaine, les oublis de cet article

Vendredi 13 x Aérogare
Gros plateau punk : PKRK + DIEGO PALLAVAS + THE SHOT
Les infos sont par là

Sortir à Metz – 6 & 7 avril 2018

[préambule]
Ami lecteur, après la reprise-à-moitié de mardi, et malgré un blog qui n’est pas encore tout à fait fonctionnel, je ne me suis pas découragé. À tel point que je tente même des rubriques, comme ça, hop.

Et celle-ci s’appellera donc, « Sortir à Metz », puisque je n’hésite pas non plus à faire dans la disruption au niveau du titre.

(non bon ok, c’est un peu nul, mais je n’avais pas vraiment d’idée, et puis au moins on sait ce qu’il y a dedans)

Et puis toujours en préambule on peut préciser que les choix seront à la fois très subjectifs, et parfois (mais pas trop) inspirés par mes lieux de travail (La Cité musicale – Metz, en gros). Et cette semaine c’est un peu le cas.
[/préambule]

Or donc cette semaine, ami lecteur, je vais un peu squatter aux Trinitaires, pour deux concerts qui m’enthousiasment par avance.

Vendredi, c’est Chaton, Malik Djoudi et Voyou. Trois artistes qui chantent en français, mais chacun dans un registre assez décalé par rapport à ce que l’on appelle en général « La Chanson française ». Il y a donc Chaton, dont tu as sans doute entendu parler si tu te tiens un peu au courant de l’actualité musicale. Autant dire, même que c’était difficile de passer à côté (Le Monde, Les Inrocks, ou Poly, ou encore ce live chez Nova, entre – nombreux- autres). Assez loin de la passion qu’il semble susciter (c’est génial / c’est nul / osef), de mon côté j’ai juste été touché par ses paroles, une première fois par le morceau qui l’avait fait connaître l’an dernier grâce aux amis de La Souterraine, Poésies, mais peut être encore plus par J’attends en bas, que voici que voilà.

Et puis on avait eu l’occasion de jouer avec lui, avec zéro degré, en décembre dernier, au Hasard Ludique. Il était vraiment sympa, ce Chaton, et son live tout autant.

Demain, il aura également Malik Djoudi. C’est quand même de sacrés bons morceaux aussi. Ce Sous Garantie, par exemple ça me fait le même effet que Poésies, je l’écoute une fois, je l’ai dans la tête deux jours. Et ensuite j’écoute les paroles un peu plus attentivement, d’une oreille moins distraite. Et je trouve ça bon, simplement. Tout l’album est chouette, je te le recommande vraiment.

(et puis il y aura aussi Voyou, vendredi, dont pour le moment je suis moins fan, mais dont le live pourrait bien me surprendre, paraît il… son dernier clip est par là)

Samedi, changement de registre, on ne sera pas là pour rigoler, avec les américains de Protomartyr. Protomartyr, je trouve ça tellement bon sur disque que si les mecs sont au niveau en live ça risque d’être une très très grosse claque… post punk ? Noise ? Je ne sais pas vraiment, mais on ne doit pas être trop loin. Rock en tout cas, assurément. Et donc j’attends ce concert avec impatience, avec même une légère appréhension d’être déçu-mais-on-va-se-dire-que-non. Le clip de A Private Understanding devrait te permettre de te faire une idée.

(tiens en réécoutant, en tapant cet article, je viens de retrouver à qui ce morceau me faisait un peu penser… aux incroyables Lift to Experience que je te partage du coup, parce que ça le vaut bien)

Samedi, il y aura aussi Electric Electric, qui sont de bon pourvoyeurs de claques sonores dans la figure également, quand ils sont en forme. Et ils sont très souvent en forme, ce qui tombe plutôt bien.

Il y aura aussi Ex Mio, duo dans lequel on retrouve l’ami Marietta, avec Olivier Demeaux (qui officiait aussi dans Cheveu). Ils ont créé ce projet en quelques jours, pour le festival Mofo, voilà le résultat.

Autant te dire que je suis bien content qu’ils ne se soient pas arrêtés à ce one shot, pour que je puisse les voir samedi soir.

Voilà, ça sera tout pour ce premier Sortir à Metz. J’espère que ça va te donner autant envie qu’à moi.
On se croise ce week end ?

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[Bonus Track]
– une bonne after dansante pour la soirée Chaton / Djoudi / Voyou : le camarade Robuste mixe au 7(7) Café, vendredi, de 22h à 02h du matin !

Reprise (ou presque)

Ami lecteur, je voyais arriver ce week end pascal un peu comme le messie (tu me diras, c’est quelque part le principe de Pâques, justement). Il s’agissait en effet de la première fois depuis Noël que j’avais plus de deux jours consécutifs sans avoir un planning surchargé. Voire même carrément rien de prévu. Du coup, j’avais listé un certain nombre de choses à faire dans ce temps qui m’a cruellement manqué ces dernières semaines : ranger un bureau, bricoler un peu de musique, faire du monde un endroit meilleur, ce genre. Et dans cette liste non exhaustive, il y avait l’ambition de reprendre un peu ce blog, délaissé depuis six mois.

Bon, on sait ce que c’est, une reprise de blog, c’est toujours ponctuel, et ce site en est une preuve évidente, vérifiable depuis plus de dix ans. On reprend deux mois, on arrête, on reprend. Enfin là, en tout cas, il se trouve que j’avais quelques bricoles en stock dont je voulais te parler ici, ne serait ce que te raconter un peu ces derniers mois.

Du coup, dimanche (oui, je me disais qu’un premier avril était une bonne date pour une reprise, si je ne tenais pas le rythme je pouvais toujours dire que c’était une blague) je me suis remis devant la page blanche de ce wordpress… pour découvrir qu’il déconnait sévère. Si en apparence, le blog fonctionnait convenablement (avec toutefois un chargement assez long), une fois le moteur ouvert, c’était un peu la cata. Les mises à jour, normalement automatisées, ne se faisaient plus, impossible de charger un nouveau thème ou un plug in, de consulter les stats, etc. Je ne suis pas encore bien certain que la cause soit un plugin frelaté, les essais que j’ai fait en utilisant le même domaine (un autre wordpress, un drupal) ou les attaques de hackers du gouvernement russe pour me déstabiliser politiquement, toujours est il qu’il y avait un certain nombre de fichiers douteux sur le serveur, ce qui a probablement (j’attends leur réponse) poussé OVH (l’hébergeur du blog) a bloquer un certain nombre de connexions.

Bref, j’ai finalement passé les quelques heures que je voulais consacrer à cette reprise de blog à essayer de cleaner, jusqu’à finalement tout virer et remettre le strict nécessaire pour que ça fonctionne.

Résultat des courses, tu as sensiblement le même site, avec une ou deux modifs (dont cette photo de profil réactualisée, là, en haut à gauche, signée Charlène Royer).

Et puis nous ne sommes même plus le premier avril. Il va falloir que je fasse en sorte que cette reprise de blog ne soit pas une blague.

We Go Home Together

Ami lecteur, ce n’est finalement pas si courant, ce court post de blog de rentrée est juste provoqué par un morceau de musique. Enfin il m’arrive bien sûr de parler musique ici, assez souvent. D’ailleurs je reviendrai vite évoquer la sortie de l’album de zero degré, ou le passage au Scopitone 2017. Mais là, c’est juste un morceau que j’ai réécouté tout à l’heure, qui me donne l’envie de le consigner ici, de te faire partager ce plaisir d’écoute qu’il me donne.

C’est un peu l’automne depuis aujourd’hui. Enfin ça fait officiellement une semaine que c’est le cas, mais après une sorte de rapide été indien anticipé, ou de dernier soubresaut de l’été, la grisaille et la pluie viennent ici de nous rattraper. Et l’album de Mount Kimbie, Love What Survives, sorti début septembre accompagne délicieusement cette impression de transition. Il est souvent solaire, mais parvient à transmettre ce sentiment doucereux d’une mélancolie d’un été passé. Je suis assez fan de Mount Kimbie de manière générale, de leurs albums à leurs EP. Ici, encore moins qu’avant, le groupe ne choisit entre électro atmosphérique et pop barrée, entre énergie et langueur.
Magnifique album.

Mais j’en viens au titre de ce post : We Go Home Together. Ce titre avait au printemps dernier annoncé ce nouvel album. Ça commence par une boucle lancinante, belle, intemporelle, sur laquelle la voix de James Blake vient se poser. Et puis le morceau change subitement au bout d’une minute à peine. On pense que c’est un break, on aurait envie que cette boucle reparte, que ça s’emballe… et le morceau se termine déjà sur un fade aussi beau que frustrant. Je ne saurais te dire exactement pourquoi, ami lecteur, mais ce morceau m’avait vraiment touché au printemps. Et il vient se rappeler à ma mémoire en automne dans mon casque d’iPhone, dans une matinée de grisaille. Alors si tu n’as pas encore eu l’occasion de le découvrir, voilà le prétexte de ce post, j’espère que ça te plaira autant qu’à moi.

Le clip accompagne d’ailleurs merveilleusement ce morceau. Il est réalisé par Frank Lebon, dont tu peux aller découvrir le travail par ici.

Et puis tiens, en bonus, comme il vient de sortir il y a quelques jours, le clip de Four Years and One Day, extrait du même album.
Qu’est ce que c’est bien, aussi.

France Culture – La Grande table d’été

Vendredi, ami lecteur, l’itinérante Grande table d’été de France Culture se posait à Metz, à l’Hôtel de Ville, à l’invitation de Constellations. Et je me suis retrouvé invité dans cette émission joliment intitulée Metz, capitale des imaginaires, en compagnie notamment de Chapelier Fou, de Mélina Farine (auteure, faut il le rappeler, du joli dernier clip de zéro degré), des Backstage Rodéo…

Et c’était fort sympathique.

Déjà, j’ai pu faire de belles métaphores à base de sachets de thé.

Surtout, on a évoqué Musiques Volantes, Les Trinitaires, le Festival de science fiction de Metz (1976-1986), les Rencontres Internationales de musique contemporaine (1972-1992)… et c’était surtout une occasion parfaite de passer Messin plutôt que français dans la radio.

Et tu peux écouter tout ça ici.

Metz, Capitale Européenne de la Culture en 2028 ?

« La capitale européenne de la culture est une ville désignée par l’Union européenne pour une période d’une année civile durant laquelle un programme de manifestations culturelles est organisé.

L’idée de désigner une capitale européenne de la culture a été émise en 1985 par l’actrice devenue ministre de la Culture de la Grèce Melina Mercouri et Jack Lang, ministre de la Culture français afin de rapprocher les Européens en mettant en avant la richesse et la diversité des cultures du continent. Le programme est géré par la Commission européenne et le titre attribué chaque année par le Conseil de l’Union européenne avec l’appui d’un groupe d’experts culturels chargés d’évaluer les proposition des villes candidates. Plus de 50 villes ont été ainsi désignées depuis le début du programme.

La préparation d’une capitale européenne de la culture est souvent l’occasion pour les villes désignées de mettre en place des programmes de renouvellement urbain, de mettre en avant ou changer l’image de la ville et de lui faire gagner un profil international. »

Oui ami lecteur, tu l’auras remarqué, je ne me suis pas foulé pour cette introduction, tout droit extraite de la page Wikipedia sobrement intitulée « Capitale européenne de la culture ». Après tout ça a le mérite d’être clair, et il faut reconnaître qu’on n’a pas si souvent l’occasion de citer Melina Mercouri.

Mais pourquoi ce billet maintenant, me demanderas tu ? Eh bien, il se trouve que cette idée est revenue sur le tapis par l’intermédiaire d’André Rossinot pas plus tard que mardi dernier.

André Rossinot, ancien maire de Nancy (de 1983 à 2014, soit 31 ans, ce qui est joli score) est actuellement président de la Métropole du Grand Nancy. Il se trouve que mardi, il laissait son siège de président du Sillon Lorrain à Jean-Luc Bohl, président de Metz Métropole. Le Sillon Lorrain est un Pôle métropolitain porté par les quatre intercommunalités de Thionville, Metz, Nancy et Epinal, l’idée (plutôt bonne) étant de bosser ensemble afin de mener « des actions d’intérêt métropolitain en matière de développement économique, de promotion de l’innovation, de la recherche, de l’enseignement supérieur et de la culture, d’aménagement de l’espace (…) et de développement des infrastructures et des services de transports.« , nous disent les lois du 16 décembre 2010 et du 27 janvier 2014. Et pour le reste tu iras lire par ici parce que bon, je ne vais pas tout te recopier à chaque fois non plus.

Donc mardi, André profitait de sa passation de pouvoir amicale à Jean-Luc pour lâcher cette idée, comme ça, hop.
Mais ça paraît avoir du sens.
Le sillon a déjà permis, via une candidature commune, d’obtenir le label French Tech en 2015, par exemple. Et puis Metz à fait de « Métropole Art & Tech » le sous titre de sa marque de territoire Inspire Metz, comme tu peux le constater sur le visu à droite, là. Enfin Metz et Nancy continuent à miser sur la culture (Constellations de Metz en est cet année un exemple) avec des budgets non négligeables qui y sont consacrés chaque année (je connais moins les situations de Thionville et Epinal, mais promis j’y jetterai un oeil à l’occasion), et le nombre d’équipements culturels de nature à accueillir spectacles, expositions, conférences… est amplement suffisant sur le territoire.

Cette idée n’est d’ailleurs pas tout à fait nouvelle. On la retrouve, pour Metz , dans un rapport du Conseil Economique et Social Local de 2010, intitulé « Metz 2030, capitale culturelle de la Grande Région« , que tu peux trouver ici et dont voici la conclusion :

« A présent, vous êtes libres de vous en aller ou, si vous le souhaitez, d’enchaîner votre journée par une soirée de spectacles soit à l’Arsenal, à l’Opéra, au Centre Pompidou, soit à la Salle des musiques actuelles, aux Arènes, au Centre dramatique, à l’espace Koltès… Après une telle journée, vous êtes désormais le supporter le plus fervent à la candidature de Metz pour devenir la prochaine Capitale européenne de la Culture… »

On retrouve également cette idée dans le programme du Metz2014.com d’Emmanuel Lebeau, plus proche encore de la version d’André Rossinot : « Accueil de l’exposition universelle/internationale ou tout autre événement international type capitale européenne de la culture, de nature à symboliser le travail de toute la Lorraine dans la reconquête de son rôle moteur : Lorraine 2025. » nous disait il dans une page dédiée au « destin commun » de Metz et Nancy, avant les municipales de 2014.

L’idée semble donc plutôt pertinente, on est encore dans le timing (la prochaine Capitale Européenne de la Culture française sera pour 2028 et la décisions devrait se prendre en 2023)… mais tu me connais ami lecteur, je vais ajouter quelques nuances à ce bô tableau.

La première que je vois est luxembourgeoise. Il se trouve qu’en 2022, nos amis et voisins du Luxembourg auront leur capitale européenne de la culture. Ce sera officiel en septembre, mais tout porte à penser que ce sera Esch-sur-Alzette, notamment parce qu’il me semble que c’est la seule candidate. Et autant te dire que pour Esch 2022, tout est déjà en place : https://esch2022.lu/. De manière tout à fait cohérente avec son territoire, la candidature d’Esch intègre la CCPHVA, joli acronyme qui, comme tu le sais, bien entendu, désigne la communauté de communes du Pays-Haut Val d’Alzette. Cette communauté de commune est la voisine directe de Thionville, comme tu peux le voir sur la carte à gauche, juste là. Bon, ça n’empêche rien en soir, mais lorsque le jury se sélection se réunira en 2023 pour désigner la ville française capitale européenne de la culture, ils vont peut être se souvenir qu’ils étaient 10 bornes plus loin l’année d’avant.

Deuxième nuance, le sillon lorrain ne va pas être seul sur le coup. Nous avons notamment Clermont-Ferrand qui est chaude comme la braise : déclarée en 2015, la ville lance en octobre Effervescences, un évènement pour lancer cette candidature. Voilà le teaser.

Tu auras noté la conclusion « Embarquez pour un voyage inédit vers la Capitale Européenne de la Culture ». Je t’ai dit, chauds patates, ils sont, à Clermont.

Voilà ami lecteur, les quelques réflexions que je me faisais à la lecture de cette proposition lancée par André Rossinot. Il y a certes les nuances que je viens d’évoquer, mais nul doute que les atouts du territoire sont de nature à ce que la piste soit crédible. Et puis quelque chose me dit que si André l’a lancée comme ça, le sujet a déjà dû être un peu creusé. Alors sans nul doute y reviendra t on ici.

Edit du 17/07/2017
Confirmation d’Olivier Bianchi, Maire de Clermont-Ferrand et Président de Clermont Communauté : ils sont chauds patates.

Zéro Degré – Une attendue rencontre

Bon, cette fois ami lecteur, j’en vois le bout : le deuxième album de zéro degré sortira à l’automne, chez We Are Unique Records. Il s’intitulera Rituels, et tu peux en apercevoir la pochette juste à droite, là.

En attendant, le premier morceau extrait de cet album est visible sur youtube, dans un beau clip réalisé par Mélina Farine, dont je ne saurais trop te recommander le site internet (www.melinafarine.com) pour avoir une petite idée de la qualité de ses travaux). C’est d’ailleurs l’une des ses photos qui sert de pochette à l’album (tandis qu’Alexander Ogg s’occupe de la composition de ladite pochette).

Ce clip, le voici.

Cette vidéo, et ce premier morceau, ont reçu un bel accueil du côté des Inrocks (par ici), dans un court article de Juliette Geenens qui me qualifie de « magicien messin aux multiples talents », ce qui est peut être un tantinet exagéré quand même, tu en conviendras.
Mais sympa, ok.

Tiens d’ailleurs j’en profite aussi : l’article des Inrocks est illustré par une chouette photo de Charlène Royer, dont je t’invite aussi à aller voir le tumblr. La photo a été prise un peu dans l’urgence le lundi soir (puisque l’article sortait le lendemain matin) dans le nouveau quartier de l’amphithéâtre (un quartier dont dont je viendrai te reparler prochainement ici, parce que je sens bien que ça te manque un peu, les billets sur les centres commerciaux).

Donc pour zero degré, rendez vous à la rentrée. Et en attendant, la préparation du live qui accompagnera la sortie du disque risque d’occuper un peu mon été.

Edouard, mon pote de droite

Ami lecteur, je dois te faire une confession : oui, j’ai des potes de droite (et je ne compte même pas ici ceux qui ne sont ni de droite ni de gauche, de plus en plus nombreux ces derniers temps). Toutefois, le titre de ce billet n’est pas consacré à l’un de mes potes de droite qui s’appellerait Edouard (j’ai beau chercher, je crois bien que je n’en ai pas qui remplissent cette double condition), mais au docu de Laurent Cibien, qui porte ce titre : Edouard, mon pote de droite

Au moment où le suspense insoutenable (mais qui devrait avoir pris fin quand tu liras ce billet) sur le nom de l’éventuel premier Premier Ministre d’Emmanuel Macron, Huitième Président de la Cinquième République, atteint son climax, il est fort intéressant de revoir ce docu qui, d’une certaine manière, peut faire comprendre pourquoi Edouard Philippe (puisque c’est lui le Edouard du titre) est l’un des noms qui reviennent le plus lorsqu’on parle des favoris pour ce job, alors que ce n’est pas l’une des stars médiatique de la politique française.

Voici la bande annonce.

Alors voilà, ami lecteur, si tu as un peu de temps à y consacrer, avant ou après ladite nomination, jette un oeil sur ce docu rudement bien fichu, dont voici le début.


Edouard, mon pote de droite 1 par Telerama_BA

Un détour par l’économie créative à Strasbourg

Ami lecteur, ce n’est pas tous les matins que je reçois une invitation en rapport avec ce blog. J’étais donc agréablement surpris par la proposition, émanant d’ACCRO, et passée par le truchement de TCRM Blida, d’aller faire une virée à Strasbourg pour découvrir l’association, son travail sur l’économie créative, et tout particulièrement l’appel à projet Tango&Scan. C’était la semaine dernière, le 2 mai, et je me rendais donc dans la principale métropole de Nouvelle Austrasie d’un bon pied (et en TGV, surtout).

Avant de te laisser en compagnie d’un Storify (ça faisait longtemps), un peu plus bas, qui te donnera un aperçu du déroulé de cette journée bien remplie, quelques petites précisions.

D’abord, entendons nous sur ce que l’on qualifie ici d’économie créative. Je reprends donc la définition donnée sur le site d’ACCRO, qui me va tout à fait :
L’économie créative a pour objet d’optimiser le potentiel de développement économique et social généré par les interactions entre les arts, les sciences, la technologie et l’industrie. Elle regroupe toute activité économique basée sur la connaissance et sur la transversalité avec le secteur des industries culturelles et créatives. Elle encourage une approche ouverte de l’innovation, technologique et non technologique.

La journée était notamment destinée à découvrir l’appel à projet TANGO&SCAN, avec à la clé une potentielle aide financière pour les porteurs de projets s’inscrivant dans le cadre de ladite économie créative. Nouveauté 2017 : Metz Métropole et le Grand Nancy sont de la partie. Ami lecteur messin, si tu as un projet qui te semble correspondre au critères de l’appel à projet (cahier des charges ici), tu as encore trois semaines (la date limite de dépot est le 28 mai).

Je reviendrai sans doute ici même sur l’exposition Ososphère (que j’ai eu l’occasion de voir une seconde fois plus tard dans la semaine). Toujours est il qu’elle concluait parfaitement cette journée, bien construite par l’équipe d’ACCRO, et dont on ressortait avec plein d’idées et d’envies en tête.

Et donc, le Storify.