Lectures numériques : semaine 1

Tiens, ami lecteur, voilà typiquement le genre de résolution de nouvelle année qu’il sera sans doute difficile de tenir sur 365 jours. Mais bon la voici lancée, avec ce thread Twitter. L’idée, simple : tweeter chaque jour un lien vers une lecture numérique, soit un article que l’on peut lire sur les internets et qui concerne le numérique au sens large et qui me semble pertinente, intéressante, drôle.

Et voilà donc les articles postés lors de cette première semaine :

Google, Google, pourquoi m’as tu abandonné ? chez affordance.info : tu retrouveras sans doute souvent dans cette sélection les articles issus du blog d’Olivier Ertzscheid. C’est toujours pertinent, fouillé, souvent drôle. Dans cet article, il est question de requêtes Google, de manière de poser la question. Et tout ça va mal finir.

CivicTech : la démocratie a-t-elle un modèle économique ? chez InternetActu, un autre site de référence pour moi. Et ici, un sujet qui reviendra sans doute régulièrement : les liens entre numérique et système politique (que les Civic Tech se proposent d’améliorer).

Vie et mort des mèmes sur internet, sans doute un peu plus léger… en apparence. Parce qu’on finit quand même par y parler de Pepe the frog, d’Alt Right et de Donald Trump.

Les 50 chiffres à connaître sur les médias sociaux en 2017 parce que les chiffres, c’est toujours utile.

Dans le data center de #Facebook aux abords du cercle polaire : depuis 2013, une part importante des requêtes des 310 millions d’utilisateurs européens de Facebook sont traitées à Lulea, près du cercle polaire. Impressionnant.

Bernard Stiegler : la disruption rend fou. Je te l’avais déjà dit ici même, il est toujours bon de jeter une oreille sur les propos de Bernard Stiegler.

Comment «journalopes» et «merdias» se sont répandus sur les réseaux : retour à la source de ces néologismes injurieux, repris en continus par l’extrême droite sur les réseaux sociaux, participant du discours anti-élite très tendance ces temps ci.

Les campagnes électorales à l’heure des réseaux sociaux : encore les liens entre politique et numérique (je t’avais prévenu, hein). Bon ce n’est pas vraiment une lecture, mais une émission à écouter en replay, un numéro de l’Atelier du Pouvoir (dont je t’avais également déjà dit du bien par ici) sur France Culture.

À la semaine prochaine !

Top tweets 2016

Bon, ami lecteur, il ne s’agit pas ici de faire une énième top des meilleurs Tweets de 2016 de manière générale (Topito fait ça très bien, tu devrais aller voir, c’est vraiment drôle). Non, on est dans la rubrique egotrip de MON blog, alors ici ça sera MES Tweets. À noter que ce ne sont pas forcément les meilleurs tweets ou les plus drôles, mais simplement ceux qui ont eu le plus de RT ce qui peut compter grâce au bien utile followfly.

J’avais déjà fait ça en 2015 d’ailleurs, tu peux aller voir si tu aimes… euh… les vieux tweets. J’y parlais un peu de la situation de ce réseau social que j’aime beaucoup, situation qui malheureusement ne s’est pas complètement arrangée, avec des rumeurs de rachats insistantes à la rentrée, finalement pour le moment écartées. Pour ma part j’espère que twitter va survivre en restant assez proche de sa forme actuelle, puisqu’il me semble toujours le plus efficace pour suivre de l’info en temps réel (et parce qu’il est souvent drôle, aussi, cf le top sus-cité).

Bref, tu l’attendais avec impatience voilà le top 10 twitter 2016 de @nicolastochet.

Sans atteindre les 600 RT d’un Tweet sur le beau temps hivernal à Metz en décembre 2015, ça reste un Tweet sur de photos de Metz qui arrive numéro 1. Allez on ne va pas se le cacher, ami lecteur, ma ville c’est la plus belle…

Ça marche aussi pour ces tweets hivernaux de janvier et du 31 décembre qui se placent 8e et 9e du top.

En 2, nous avons un tweet sur le beau mot-dièse #JulVsMaitreGims.

Et en 3, ce tweet sur le nom de la nouvelle région Alsace – Lorraine – Champagne-Ardenne, au moment où ce sujet était sur la table. On notera que c’est le nom qui n’apparaissait pas dans la sélection, Grand Est, qui l’a finalement emporté

En 4, ce tweet le jour de l’élection de Donald Trump (avec encore Maître Gims, décidément).

Et après des tweets sur la grêle ou le percent, il y avait ce tweet au tout début de la Nuit Debout.

Voilà, Metz, Maitre Gims, Grand Est et Nuit debout, un bon résumé de l’année 2016. Blague à part, ami lecteur, je crois que j’ai assez peu tweeté sur les attentats qui auront marqué cette année, contrairement à 2015. Je ne sais pas si c’est parce qu’on s’y habitue, parce qu’on est peut être même déjà en overdose. Pourtant chaque fois la sidération est là.

On espèrera ne pas trop avoir à tweeter là dessus, en 2017.

2017

Bon, ami lecteur, on ne va pas se le cacher, je ne vais pas être fâché de laisser 2016 derrière moi. Que ce soit à titre personnel ou de manière plus générale, cette année ne restera probablement pas dans nos mémoires que pour de bonnes raisons (enfin pour toi je ne sais pas, mais en tout cas dans la mienne). Même si, en la plaçant un peu hâtivement dans le palmarès des pires années, on se plante sans doute.

Ceci étant dit, et sans oublier hier, il convient maintenant de regarder vers demain. Et demain c’est donc 2017. Ce sera quoi qu’il en soit une année de changement. Sans parler forcément de résolutions (je vais éviter les faire plus de sport, m’occuper plus de moi, arrêter de manger ceci ou de boire cela, je ne serais de toutes façons pas très crédible) voilà quelques lignes que je vais tenter de tracer pour mon année à venir.

Changer d’activité professionnelle
Oui, c’est en cours, tout en restant sensiblement au même endroit, après quelques mois de formation. Sans doute t’en reparlerai-je ici même.

Faire plus de musique
En 2017, il devrait y avoir un disque de zero degré, au printemps. Et il se pourrait même bien qu’il y en ait un de melatonine, à l’automne. Ça faisait longtemps, ça fait du bien (en tout cas à moi… pour ce qui qui est de toi, ami auditeur, on va attendre lesdites sorties). Et puis au delà de ces deux sorties, on va espérer qu’il y ait d’autres morceaux, des collaborations, de nouveaux projets.

Faire plus de politique
Ami lecteur, je te l’annonce ici, j’ai décidé de ne pas me présenter à l’élection présidentielle.
Blague à part, je vais suivre de près les primaires de la gauche du PS citoyennes en janvier et les élections qui vont suivre. Et surtout, quand je dis « faire plus de politique », ce n’est pas forcément au sens partisan du terme, mais plutôt tâcher de continuer m’impliquer localement, parce que c’est ce qui me semble utile.

Écrire plus
… et notamment sur ce blog. En voilà une résolution récurrente (nouvelle année ou pas) que j’ai bien du mal à tenir. Parce que cela prend du temps, parce que je remets à plus tard. Mais elle me semble importante, particulièrement en ce moment, pour moi.

Et puis… je vais m’en tenir là je crois. Sans doute dois-je y ajouter de faire plus attention aux gens qui m’entourent, parce que c’est le plus précieux, au fond.

Alors je te souhaite une bonne dernière soirée de 2016 et une excellente année 2017, ami lecteur, au cours de laquelle j’espère que nous aurons l’occasion de nous voir et de passer des bons moments, ensemble.

Musiques Volantes

Ami lecteur, ce serait mentir de te dire que je n’ai pas en mémoire de nombreux et chouettes souvenirs du festival Musiques Volantes. Des découvertes musicales impressionnantes, des scénographies étonnantes, un festival à échelle humaine à la convivialité plus que plaisante. Certains de ces souvenirs avaient été d’ailleurs été consignés sur ce blog, avant qu’un énième changement de version ne fasse sombrer ces archives dans les limbes des internets.

Mais tu me connais, ami lecteur, je ne jette rien. Alors voilà, à l’occasion de la vingt et unième édition qui a débuté le 4 novembre dernier et qui se terminera ce week end avec une programmation impressionnante sur la colline Sainte Croix et aux Trinitaires, je te propose de fouiller un peu dans les archives pour tenter de te retrouver les billets que j’avais pu publier à l’occasion de l’une ou l’autre édition du festival. Peut être procèderai-je quelques modifications (notamment les liens hypertextes eux mêmes tombés dans les douves des internets, ou pour tenter de retrouver des photos disparues), mais c’est en tout cas sur ce billet ci que je ferai cette mise à jour que j’espère quotidienne.

Et c’est parti !

mv13MV XIII (part I) – nous sommes en 2008, et la treizième édition de Musiques Volantes commence par une virée au Luxembourg (à l’encore récent Exit 07) et une soirée à l’Arsenal (avec Alva Noto !)… (la suite)

MV XIII (part II) – suite de la treizième édition de Musiques Volantes, aux Trinitaires cette fois, avec quelques déceptions, de bonnes surprises, et deux bien belles soirées… (la suite)
.
.
.
musiques-volantes12MV XII – Episode 1 – la compression de Gaspard – se retrouver avec zero degré à L’Autre Canal le même soir qu’un live de Justice (qui aura d’ailleurs une petite panne d’électricité)… (la suite)
.
.
.
mv10MV X (Part 1) – nous sommes le 10 novembre 2005, et il se trouve que je me retrouve à jouer sous un petit chapiteau avec Maddy Faetherstone, projet éphémère, mais un beau moment. Et ce soir là, il y avait aussi les incroyables The Organ… (la suite)

MV X (Part 2) – Daedelus, Giant Metal, Elysian Fields, Daniel Givens, P-Love & Matt Kelly et le furieux Jake The Rapper… (la suite)

Le Monkey Show

Le Monkey Show a ouvert ses portes le 28 mai dernier, rue des Roches, en lieu et place de La Scène qui avait donné une ambiance piano bar / one man show à ces lieux pendant quelques années. Avec le Monkey Show, pas de doute, le sympathique caveau a basculé du côté du rock.monkey-show

J’étais allé faire un tour dans ce bar au moment de l’ouverture (à laquelle nous avions d’ailleurs failli participer avec melatonine, ce n’est sans doute que partie remise), mais forcément, en été, les terrasses l’ont emporté, et j’y étais repassé seulement une ou deux fois jusqu’à la rentrée. Parce que oui, ici, point de terrasse et peu d’ouvertures vers l’extérieur : une fois passée la porte d’entrée on est dans un caveau, un peu sombre mais vaste, convivial et chaleureux, dans lequel il fera plutôt bon passer l’hiver. Et si je t’en parle aujourd’hui, ami lecteur, c’est parce mes deux dernières visites (dont l’une vendredi dernier) m’en ont largement convaincu.

Comme la rue des Roches n’est pas très passante, que tu ne passeras probablement pas devant le Monkey Show par hasard, tu franchiras sans doute ses portes une première fois pour un concert. Et tu auras raison : si la programmation est d’ordinaire menée par la nouvelle équipe qui occupe les lieux (et notamment l’ami Pierre Dechaume, que l’on a déjà pu croiser à la basse chez Sipping) il se trouve aussi que l’association Boumchaka prend également part à cette programmation. Et en ce début novembre, je peux ainsi te confirmer qu’il était bon de se retrouver sur les concerts qu’ils ont proposé, sur fond de jours fériés.

Le 1er novembre, c’est d’abord le rock stoner psyché de Mars Red Sky, qu’on avait la (bonne) surprise de retrouver au caveau du Monkey, étant donnée la notoriété du groupe. Et ça valait clairement le détour.

Mars Red Sky, Monkey Show #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Tiens, d’ailleurs, puisqu’on parle de ce trio français, j’en profite pour te recommander le très chouette film réalisé pour leur titre Alien Grounds : c’est par ici.

Deuxième jour férié, deuxième concert : en ce 11 novembre, c’est The Animen qui est venu remuer le Monkey Show.

THE ANIMEN #Metz Poke @asso_boumchaka @theanimen

Une vidéo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Bon, l’extrait ci-dessus ne te donnera pas forcément une bonne idée de l’efficacité du rock du groupe suisse. Mais cette vidéo de leur tube My Pretty Bellerina devrait par contre éventuellement te convaincre.

En tout cas, l’un comme l’autre de ces concerts valait clairement le détour… d’autant que l’entrée est systématiquement gratuite !

Mais si l’on entre une première fois au Monkey Show pour assister à un concert, il est probable que l’on aie l’envie d’y rester ou d’y retourner juste pour l’ambiance du bar : le maître des lieux (Hugo) et son équipe sont extrêmement sympas, la playlist orientée rock / metal ne conviendra sans doute pas à toutes les oreilles mais a le mérite d’un choix assumé (j’ai entendu vendredi deux fois les messins de Tess dans la playlist, et le public du bar reprendre les refrains du Chop Suey de SOAD…) et cohérent avec la programmation des concerts, les bières ne sont pas (trop) chères et le choix en alcool fort est conséquent. Si l’on ajoute à ça un concert par semaine (à minima), un blindtest chaque lundi soir et une ambiance assez festive (de ce que j’ai pu en juger les soirs de week end) il serait dommage que le Monkey Show ne devienne pas une halte hivernale de tes pérégrinations musicales, dans un parcours entre l’historique Comédie Café (situé à 50m à peine) et les déjà incontournables 7(7) Café et Troubadour, sur ce versant de la colline messine qui se révèle décidément très animé depuis quelques années… ce qui n’est pas pour me déplaire, comme tu t’en doutes, ami lecteur !

Zikametz

img_295Ami lecteur messin et amateur de concerts dans ta ville, il ne t’aura pas échappé que depuis une semaine a lieu le festival Zikametz. Pour les autres, c’est un festival dédié aux « musiques actuelles » au sens large, particulièrement éclectique, et porté par l’association Zikamine et qui se déroule essentiellement aux Trinitaires.

Et c’est déjà la treizième édition, ce qui ne nous rajeunit pas. Ce qui me rajeunit d’autant moins, c’est quand je fouille un peu dans les archives des versions antérieures de ce blog, dont je n’ai remis en ligne qu’une petite partie. Je suis donc retombé sur ce billet consacré à la quatrième édition du festival, dont j’étais à la fois spectateur et un peu acteur : nous y jouions en effet avec melatonine. Je remet donc en ligne ce billet, en ayant corrigé une partie des liens (qui pointaient beaucoup vers myspace, souviens-toi ami lecteur).

Voilà donc un voyage dans le temps vers septembre 2007.

Municipales 2020 à Metz : encore 43 mois, primaire ouverte, La Semaine…

Oui, ami lecteur, 43 mois c’est la durée qui devrait nous séparer aujourd’hui des prochaines échéances municipales à Metz (et ailleurs en France). Enfin 43 mois environ. Peut être 44, ou plus, suivant le mois qui sera choisi (traditionnellement mars ou avril). Alors effectivement, ça paraît encore bien loin. Mais tu te souviens qu’il y a quelques mois, en mars dernier, le Républicain Lorrain avait déjà titré en une « Ils rêvent (déjà) tous d’être maire de Metz« . Je t’en avais donc parlé ici même.

Bon, depuis, cette question avait vaguement disparu du paysage, même si en juin dernier Direct FM annonçait la candidature de Thomas Scuderi aux municipales. Dans une interview, l’adjoint au maire en charge de chargé de la citoyenneté et de la démocratie participative ré-évoquait en effet sa volonté d’être candidat, en appelant également de ses voeux une « primaire ouverte ». On se souvient qu’en 2007, pour les municipales de 2008, Dominique Gros avait été désigné candidat à la suite d’une primaire réservée aux militants socialistes (225 voix contre 222 à Pierre Bertinotti au second tour, après un premier tour auquel avait également participé Richard Lioger).

Tiens, voilà d’ailleurs une belle vidéo d’archive (merci JCDR !).


Les résultats (Primaires PS Metz) par jcdrf3

Du coup j’ai jeté un oeil rapide sur cette idée de primaire ouverte. En dehors de la désignation, en 2011, du candidat du PS pour les présidentielles de 2012 (François Hollande, qui, ça ne t’aura pas échappé, l’a finalement emporté), Wikipedia nous indique que ce mode de désignation a été utilisé huit fois lors de la préparation des municipales de 2014 : 6 fois par le PS (Le Havre, Béziers, La Rochelle,…), deux fois par l’UMP (Lyon et Paris). Un point commun aux huit vainqueurs de ces primaires ? Ils ont tous perdu les municipales ensuite… On ne tirera pas ici de conclusions hâtives, mis je tâcherai de me pencher sur cette question d’ici 2019 (ce qui nous laisse un peu de temps).

la-semaine-2020Pourquoi est ce que je te reparle de ces municipales aujourd’hui, te demandes tu sans doute. Eh bien après le RL, c’est La Semaine qui a consacré sa une et trois pages intérieures à la question « Qui se rêve maire de Metz en 2020 ?« . On notera que pour l’un comme pour l’autre des journaux, l’image onirique colle à cette ambition. Si ces trois pages restent plutôt sympathiques à lire, avec quelques petites piques et petites phrases, on n’y trouvera pas de grandes révélations. Il s’agit plutôt un tour d’horizon exhaustif des candidats potentiels à gauche (Richard Lioger, Jean-Michel Toulouze, Sébastien Koenig, Hacene Lekadir, Thomas Scuderi, Aurélie Filippetti…), à droite (Nathalie Colin-Oesterlé, Marie-Jo Zimmermann, François Grosdidier, Khalifé Khalifé, Emmanuel Lebeau,…), encore plus à droite (Françoise Grolet). Soit sensiblement les mêmes candidats que dans le RL six mois plus tôt. Mais ici, on retrouve aussi ceux qui disent qu’ils n’iront vont pas (Thierry Jean, Isabelle Kaucic…). Et puis, fidèle à son habitude, Jean-Pierre Jager lance également quelques noms de la société civile (Fabrice Genter, Hervé Obed…). Sans doute pourra t on refaire quasiment le même tour d’horizon dans six mois, puis l’an prochain. Peut être aussi que d’ici là, les législatives et les grandes manoeuvres dans les partis après les présidentielles auront un peu rebattu les cartes.

Et puis, si je te parle ici des municipales 2020 à Metz, c’est sans doute aussi grâce à (à cause de ?) Nicolas Turon et des ses deux minutes de vendredi dernier sur France Bleu Lorraine Nord, dans lesquelles il brocarde ces annonces de candidature pour le moins anticipées, et notamment ici celle de Thomas Scuderi.


Les Deux minutes de Nicolas TURON 23/09/16 par france-bleu-lorraine-nord

Caustique, hein ? Mais drôle. Et pour les éventuels candidats à l’échéance de 2020, il vaudrait mieux commencer à s’habituer : il n’y a pas de raisons qu’il ne soit plus là, l’ami Nicolas Turon. #Turon2020 ?

#GEN4 : Grand Est Numérique (jour 2)

Le GEN de Grand Est Numérique, c’est deux jours et c’est presque trop court. Je t’avais fait un résumé de la journée d’hier par ici. Et en ayant surtout donc suivi des conférences (et notamment une série passionnante sur les rapports entre politique, démocratie et numérique), je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment pris le temps de faire le tour des stands, qui regorgent pourtant de projets enthousiasmants.

Alors j’essaie en cette deuxième journée de rattraper ce retard. Et si l’on connaissait déjà bien les enceintes et les casques de Divacore ou les cours de My Music Teacher, les projet Flowers (qu’on espère voire disponible dès la semaine prochaine et dont je te reparlerai dès sa sortie) et Claaaps (que tu peux déjà aller essayer dans sa version beta, déjà bien avancée) pourrait bien devenir de belles pépites dans les semaines et mois qui viennent.

C’est donc reparti pour une session de Storify.

#GEN4 : Grand Est Numérique (jour 1)

Figure toi, ami lecteur, que je profite de GEN4 pour faire un peu de Storify (qu’étrangement je n’avais jamais utilisé) pour te raconter ces deux jours du rendez-vous numérique de la rentrée dans la région Grand Est.

Alors tant qu’à faire je te le partage ici aussi.

Edit : tu peux trouver le résumé de la seconde journée de GEN ici.

No Man’s Sky : l’infini c’est un peu grand

Comme tu avais peut être déjà pu t’en rendre compte l’an dernier, ami lecteur, si l’été est une période durant laquelle j’ai un peu plus le temps de faire de la musique, No Man's Skyc’est aussi celle où je rallume la PS4 pour me hasarder à lancer des jeux interminables. Et si « jeu interminable » est en général une petit hyperbole pour indiquer que ça va nous prendre quelques nuits pour le finir, le jeu en question, il se trouve que pour No Man’s Sky, ça semble littéralement être le cas : on ne peut pas (vraiment) le terminer. Et cette caractéristique qui aurait pu être un atout pourrait bien se révéler comme un vilain défaut.

No Man’s Sky, c’est un jeu d’exploration spatiale qui utilise la génération procédurale pour créer l’univers que l’on parcourt. Ici, une petit définition wikipedia s’impose : En informatique, la génération procédurale (ou le modèle procédural) est la création de contenu numérique (niveau de jeu, modèle 3D, dessins 2D, animation, son, musique, histoire, dialogues) à une grande échelle (en grande quantité), de manière automatisée répondant à un ensemble de règles définis par des algorithmes.. Cet univers créé à coups d’algorithmes est donc quasi infini (il doit paraît il compter plus de 18 trillions de planètes, ce qui fait beaucoup).

No Man's Sky_20160810112540

Kikoo

Il est donc impossible d’en faire le tour sauf à y passer quelques centaines d’années et il faut reconnaître que, si les graphismes n’impressionnent pas franchement, on est souvent surpris par la cohérence (pourtant quasi aléatoire) de ces planètes, de leur flore et de leur faune. Lorsque le jeu débute, on se retrouve sur l’une de ces planètes après ce qui semble être le crash de notre vaisseau, qu’il faut réparer en trouvant des ressources (en gros, tirer sur des plantes ou des cailloux, pour trouver du carbone ou du minerai). No Man's Sky_20160815170209Une fois le vaisseau réparé, on peut donc aller se promener plus loin sur la même planète pour tenter d’en retirer le maximum de ressources, de trouver un maximum d’animaux et de plantes différents, ou pour le simple plaisir de l’exploration. Mais on peut également se rendre sur d’autres planètes, et assez rapidement (en accumulant d’autres ressources et des améliorations du vaisseau) sur d’autres systèmes. Au delà de l’exploration, il y a également une sorte de fil rouge narratif qui nous pousse à nous rendre vers le centre de l’univers, mais qui finalement ne change pas grand chose à part le choix de la route de ton exploration.

Bon, tout ceci est bien joli, mais si durant quelques heures, cette exploration peut se révéler très agréable, assez vite on se heurte à un certain nombre de problèmes qui plombent carrément l’expérience vidéoludique espérée.

Il y a assez peu de problème techniques finalement, à part une sorte de bug de collision dans une caverne, dont je t’ai fait une petite vidéo.

Non, ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher le problème (quoique, peut être du côté PC), mais bien dans la conception même du jeu.

No Man's Sky_20160815221452

Yo

Premier souci, les habitants. Il y a trois races d’extraterrestres : les Korvax (des chercheurs en combinaisons spatiales), les Vy’Keen (des guerriers à l’apparence assez rude) et le Gek (plutôt marchands). On peut avoir quelques échanges avec eux, vendre ou acheter des marchandises, apprendre quelques mots de leur langue, répondre à l’une ou l’autre question le tout dans une interface à laquelle l’Arche du Capitaine Blood, sorti en 1988, n’aurait pas grand chose à envier. Mais ces extra-terrestres n’ont rien à raconter, et tournent complètement en boucle, comme la petite vidéo ci-dessous te le montre (accessoirement, c’est un bon tip si tu veux apprendre des mots extra terrestres).

Bref, ils ne servent à rien dans une éventuelle narration, ou dans une implication de notre voyageur. Ils sont hyper-répétitifs d’une planète à l’autre, d’un vaisseau à l’autre et après à peine quelques heures de jeu on a à peu près fait le tour des échanges que l’on pouvait avoir avec eux. Parfois, on se retrouve également confronté à des énigmes au niveau de difficulté assez pathétique et surtout sans jamais aucun renouvellement. Exemples.

Dur

Dur

Chaud

Chaud

C’est bon, tu les as ?

Toujours en parlant de répétitif, un autre élément à eu le don de m’agacer assez vite : on a l’impression que l’univers entier a été meublé par Ikea. Quel que soit la planète que tu découvres, son atmosphère, sa faune, sa flore, ses extra terrestres, les années lumières que tu as parcouru… toutes les cabines spatiales se ressemblent, disposent du même agencement de pièces et du même mobilier. Autant dire que ça gâche un peu le dépaysement et la découverte.

Tout cela mis bout à bout provoque assez vite un ennui profond. Alors je me suis un peu acharné pour me rapprocher de ce fameux centre de l’univers, mais l’envie d’aller traîner sur les planètes, le simple même intérêt du jeu disparaissait derrière la répétition des mêmes éléments sur des planètes finalement différentes uniquement en apparence.

Pour nuancer un peu (et comme me le rappelait l’ami Florian), il faut rappeler que c’est un petit studio, Hello Games, qui a développé ce jeu aux ambitions un peu dévorantes, sans doute trop attendu comme une révolution vidéoludique. Et puis on peut espérer que le jeu n’est pas figé en l’état. Peut être s’agit il là d’un bac à sable à partir duquel, à coups de mises à jour ou de mods (sur PC), on peut imaginer des aventures passionnantes. Mais en attendant et en l’état, No Man’s Sky reste un jeu particulèrement frustrant.

Il se trouve que dans le même temps, j’ai rapidement terminé Gone Home, de Fullbright Company, un jeu indé de 2013 offert dans le PSN Plus du mois d’août. Un petit jeu très court à la narration très forte. Eh bien en deux heures de temps et dans ce seul espace (une maison), j’avais plus l’impression d’avoir vécu quelque chose que durant les longues heures passées dans l’univers sans fin de No Man’s Sky.

Alors voilà, tiens, pour finir sur une chouette petite note positive, je te laisse avec le trailer de Gone Home.