Sortir à Metz – 17 au 19 mai 2018

C’est qu’ils commencent à s’enchaîner, ces week end au cours desquels on ne sait pas trop où donner de la tête.

D’ailleurs tiens, soyons fous, si l’on se disait que ce week end commençait dès le jeudi ? Peut être le choix serait il plus simple finalement : hop, on saute sur un Indigo Weel (par exemple… et non ce n’est pas du placement de produit, je n’en suis pas là, c’est juste que je l’utilise un peu ces derniers temps et que c’est pas mal fichu) pour aller à l’Aérogare voir le retour sur scène d’Instase (revoir leur clip par ici), fêter le nouvel EP de Domino & the ghosts et en profiter pour découvrir les parisiens de 2PanHeads. Les infos sont par ici.
C’est déjà pas mal pour un jeudi.

Ça se complique par contre le vendredi. Et ce dès le début de soirée.
Je ne te parle pas souvent des dates à l’Arsenal, mais là je ne peux m’en empêcher : l’Orchestre national de Lorraine (qu’il faudra bientôt appeler l’Orchestre national de Metz) se pose cette question tenace : « Faut il un chef d’orchestre ? » avec au violon l’excellent David Grimal, et au programme Mozart, Mendelssohn mais surtout la 7e de Beethoven qui ne laisse pas de me filer des frissons quand je l’écoute. Tiens allez, on se la lance ?

Ça donnera une tonalité un peu dramatique à la lecture de la suite de cet article

Bon, c’est sûr que passer directement à Chilla aux Trinitaires, ça sera peut être un peu difficile. On hésitera plus facilement avec le 99 de Marc Nammour à la BAM, qui promet d’être une jolie découverte.

Du côté de la Chaouée, c’est cold wave, pop, folk… en tout cas c’est une soirée Mâche 1 Truc (on peut donc y aller les yeux fermés et les oreilels grandes ouvertes), avec Judas Donneger, Sheezahee, et le local de l’étape : Shake the Disease

Et c’est tout pour vendredi ? Mais non, voyons : pendant ce temps là, à l’Aérogare, l’infatigable Dom Colmé fête la sortie de son nouvel album !

Samedi après midi, tu pourrais aller fureter du côté du Carré des Bulles, meilleur dealer de BD du coin, pour les dédicaces de Charlie Zanello pour Dedans le Centre Pompidou Metz (Dargaud, j’en avais utilisé une illustration pour le billet de la semaine dernière) et Timothée Ostermann pour Football District (Fluide Glacial).

Et puisque tu ne seras pas très loin, tu pourrais faire le détour chez Faux Mouvement, à 18 heures, pour le finissage de Ouvrez les guillemets -Cohabitation #10 la résidence des étudiants de l’ESAL. Il y a plus d’infos par ici.

Samedi, pour changer un peu, on pourrait aller du côté du Saulcy, pour célébrer le retour du Saulcy Blaster. Il faut dire qu’on l’a un peu attendue, cette 8 édition, puisque la septième avait été mémorable… mais c’était déroulée en 2016. Voilà donc l’asso Diffu’Son de retour, et on ne peut que s’en réjouir. Une prog très locale pour ce SB8, mais elle vaut le détour : Bambou ou la redoutable efficacité du trio au sommet, The Yokel aussi doués pour t’attendrir sur leur folk que taper du pied sur leur pop-country, Baguette Crew ou comment transformer le Saulcy en dancefloor. Et puis aussi, Lumb, Psychoquake Sound System, et des « concerts surprises ».
Tiens, j’en profite, si ce clip de Bambou, réalisé par l’excellent François Calvier, t’avait échappé, voilà une séance de rattrapage.

Mais sacré dilemme, dans le même temps aux Trinitaires, les mythiques Foreign Beggars prennent la Chapelle en bons patrons du grime / dubstep européen, une occasion rare de voir ces MCs anglais sur scène dans le coin. Et en première partie il y a le pote Ben, qui sait faire transpirer une salle avant l’arrivée d’une tête d’affiche. Un parcours Saulcy -> Trinitaires -> Saulcy semble donc une option intéressante.

Et tant qu’à en rajouter, à la Chaouée, c’est noise rock, avec Don Aman (un groupe qui tire son nom du Spiderland de Slint ne peut que m’être sympathique avant même que je n’aie écouté) et Tolstoï.

Alors ami lecteur, quel sera ton choix ?

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PS : j’en profite pour te signaler à nouveau que ces billets de blog Sortir à Metz sont en partenariat avec les amis de Metz Today (un web quotidien auquel tu ferais bien de t’abonner) qui ont l’amabilité de les relayer !

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Sortir à Metz – 11 au 13 mai 2018

C’est drôle, ce week end où tout le monde semble un peu se réveiller, après la période de vacances scolaires et de jours fériés que nous venons de passer. Une sorte d’application à la lettre du dicton « en mai fais ce qu’il te plaît ». Ce sera particulièrement le cas pour ce samedi 12 mai, où il faudra se creuser la tête pour faire un choix de soirée.

Mais avant ce fameux 12, il y a le 11 mai. Du côté de la BAM, c’est rap, avec Davodka et Doozkawa, deux gars, l’un de Paris et l’autre de Strasbourg, qui savent trouver les mots pour dire. Le clip Accusé de Réflexion est un bon exemple du style de Davodka. Son massif, flow aisé, textes aiguisés. C’est co-organisé par Boumchaka, et Kultur’A’Vibes, autre association messine, met en place un open mic de MC locaux dans le hall de la BAM.

Zanello Dedans le Centre Pompidou-Metz

Bande Dessinnée / Bras de fer / Rock’n’roll (et barbecue), c’est l’alléchant programme de vendredi au Château 404. Puisqu’on achève bien la BD. Des saucisses vegans sur le grill, les dédicaces des excellents Dedans le Centre Pompidou-Metz (Charlie Zanello) et En roue libre (Gilles Rochier & Nicolas Moog), et les concerts de Jinx (rock) et Fred A (pop psyché), on se met bien au Château.

Et à l’Aérogare, le même soir, ce sont les chansons festives et engagées de Fleurs du Mâles.

Ça se complique singulièrement le 12 mai, avec quatre soirées électro dans quatre lieux différents. Bon du côté de l’Aérogare, la proposition est un peu décalée, électro guinguette rock & more, avec Céline B aux platines. Et du côté du Royal, c’est en horaires que la proposition est décalée, puisque le Bal des Maudits est sur un 22:30-05:00, sur une proposition clairement techno (avec notamment le très bon Shizuka en live, et des sets de Seba Lecompte et Noir Velvet).

Aux Trinitaires, c’est trois live made in Metz, et trois formes d’électro au programme : l’efficacité mélodique de GingerMcCurly, la douce beauté électronica de FloatingArms et l’énergie analogique de One MPC & Freddy Trigger. C’est aussi l’occasion de la sortie de l’album de FloatingArms, Loud Long Life. Et ils viennent d’en livrer un premier extrait, White Circle, que je te colle ici, tu ne regretteras pas le voyage.


Joli, non ?

Edit : Ginger McCurly a à son tour sorti un extrait de son EP, ça se passe par ici.

Dans le même temps, au Château 404, c’est la soirée AnaLove My LoG Techno Party #1, organisée par les infatigables Kito Kat. Je leur laisse la description de la party, qui donne carrément envie : « Les soirées « Analove My Log » ont pour ambition de réunir et présenter au public des groupes de musique électronique (techno, house, acid, Downtempo, Ambiant) qui jouent « live » sur synthés analogiques, modulaires, boites à rythmes et autres machines qui font les belles heures d’un courant devenu incontournable.« .
Une soirée au cours de laquelle on retrouvera avec bonheur l’électro de Komparce et la techno atmosphérique de Clarence Rise, mais aussi BÖRSCH (VF089 + ROTOR / CTL Soundsystem, Nancy) et Jägerhôuse Spirits (Luxembourg).

Edit : on me souffle même qu’à la Chaouée il y également aurait une soirée elect… mais en fait non, pas du tout ! Buddy Satan y organise un concert de black metal, avec les parisiens Acedia Mundi et les locaux de Karne. C’est plutôt Malin.

Et nous serons dimanche, le jour des brocantes. Ça tombe bien, l’Aérogare en organise une culturelle (instruments de musique, livres, cd, dvd, jeux de société, tableaux, etc… C’est à partir de 9h, si tu es levé.

Mais au fait, « En mai, fais ce qu’il te plaît » s’applique normalement à la manière de s’habiller, par rapport à un avril au cours duquel on ne se serait pas découvert d’un fil. Alors on va espérer que malgré les Saints de Glace, la météo soit avec nous pour déambuler d’une soirée à l’autre, pour ne rien rater de ces 11 et 12 mai.

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De la métropole de Metz, de son importance et de ses limites

C’est important la métropole.

D’une certaine manière, je pourrais dire que j’ai toujours habité à Metz. Mais pour être plus précis, j’ai grandi à Saint-Julien-lès-Metz, juste à côté. Oh, pas sur les hauteurs de Saint-Julien, où la légende dit que l’herbe est plus verte et que le soleil brille plus fort, mais en bas, pas très loin de l’usine d’incinération et de l’avenue de Blida. D’ailleurs le panneau « Metz » était situé avant la maison où j’habitais. Autant dire que la frontière est vraiment ténue.

Frontière de Saint-Julien-les-Metz, archive

Mais bon, il s’agissait bien de Saint-Julien-lès-Metz. Le code postal n’est pas le même (57070), les habitants s’appellent les Saint-juliennois, et ils sont 3061 (enfin au dernier recensement, en 2014).

Quand j’ai commencé à habiter « en ville » (alors oui, quand tu habites à Saint-Julien, tu dis que tu vas « en ville » quand tu pars te promener dans l’hypercentre de Metz (ou alors tu dis « à la ville », mais là c’est limite quand même)), l’un des premiers trucs qui m’a frappé, c’est que tu peux descendre tes poubelles tous les soirs, tu n’as pas simplement deux jours de collecte dans la semaine. Je dis descendre, mais pour ma part je les amène à un PAV (point d’apport volontaire), qui n’est pas juste en bas de chez moi (il est à environ 400m) mais qui est beaucoup plus arrangeant du point de vue des horaires (je suis rarement chez moi entre 18h30 et 19h30). J’avais même fait un article ici lors de l’inauguration dudit PAV, en 2011. Avec la conteneurisation (qui arrive dans mon quartier dans les semaines qui viennent), il semblerait que je doive désormais sortir un bac les mardi, jeudi et samedi. Pour ma part, je continuerais à aller à mon PAVE à 400 mètres. On a le choix. D’ailleurs, ça serait pas mal que ce choix soit étendu aux habitants des autres quartiers, non ? Que tout le monde ait un PAV à 400m de chez lui, par exemple. Mais ça coûte. Cher.

En dehors des Points d’Apport Volontaire, « en ville » il y a aussi des équipements culturels (dont je n’ai pas encore tout à fait compris pourquoi ils ne sont pas TOUS administrativement rattachés à Metz Métropole… ou plutôt si, mais ça mériterait un autre billet juste sur cette question, ami lecteur), des restaurants multiples et variés, des supérettes ouvertes jusque 22h (même si on me souffle dans l’oreillette que le terme « supérette » serait un peu has been), des bars ouverts jusque 2 heures du matin.

Pour que tout le monde puisse profiter de ces bienfaits du coeur de ville, il y a les transports en commun. Quand j’étais gamin, pour venir de Saint-Julien-lès-Metz « à la ville », j’avais deux lignes de transport, le 13 et le 17 (une seule pour le haut de Saint-Julien, le 17). Ils ne relevaient même pas de la même compagnie, d’ailleurs « >(l’une d’entre elles était TCRM, les transports en commun de la région messine, transformé dont les anciens hangars sont désormais en l’indispensable Bliiida). Aujourd’hui, lorsque je vais à la BAM, qui est l’un de mes lieux de travail (et qui fait partie de ces lieux-culturels-qui-ne-relèvent-pas-de-la-Métropole, un peu comme le 13 et le 17 de mon enfance), je prends le Mettis, inauguré en 2013, en même temps que la dernière Nuit Blanche. Il y a deux lignes, qui suivent un parcours assez proches (Nord – Sud, pour aller vite). De l’avis de tous (même de ceux qui ont râlé pendant toute la durée des travaux), c’est rudement bien fichu : on gagne du temps, les bus circulent jusque minuit… mais il manque évidemment une ligne est-ouest. Celle qui irait, par exemple, de Marly à… Saint-Julien-lès-Metz, justement. Cette « ligne C du Mettis », au fil de débats ou de discours politiques, ressort régulièrement du chapeau, ou des cartons dans lesquels elle est rangé, prévue, détaillée. C’est évidemment la question des travaux, de leur ampleur et surtout de leur coûts dont il est question. Il manque aussi des transports qui circuleraient jusque 2h du matin, sans doute.
Là aussi, question de coûts.

Lorsque l’on parle de coûts et de décisions politiques, ces sujets, transports, enlèvement des déchets, culture, relèvent des compétences de la Métropole. La Communauté d’agglomération de Metz Métropole a été créée en 2002. Puis, renommée simplement Metz Métropole en 2009. Mais elle n’en avait toujours que le nom, pas le statut. C’est le 1er janvier 2018 que Metz Métropole y a accédé, à ce statut, in extremis. Cela va encore accroître ses compétences (dév éco, eau, environnement…). C’est en cours. Et quand on pense aux frontières ténues entre les communes qui la composent, celles du panneau devant ma maison ou du Jardin Botanique qui est une enclave messine au sein de Montigny-les-Metz, aux transports en commun, aux équipements, culturels, sportifs, éducatifs… d’utilité métropolitaine, aux possibilités offertes par une agence d’attractivité, on se dit que cela relève d’une certaine évidence.

« Très bien… mais alors les limites ? » me demanderas tu, ami lecteur. Il y a bien entendu celle des moyens, notamment dans un contexte de réduction des dotations aux collectivités. Mais de mon point de vue, la limite politique est tout aussi importante. La loi Maptam du 27 janvier 2014 avait prévu l’élection des conseillers métropolitains au suffrage universel (selon des conseillers modalités qui restent à fixer). Le 5 avril dernier, nos braves sénateurs ont souhaité rester sur le système actuel, avec la technique dite « du fléchage » (je te laisse lire par ici et par là). Ce qui veut dire qu’en 2020, on va continuer à voter pour le maire de sa commune (ce qui est bien sûr important, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit) alors qu’on sait pertinemment que l’essentiel des compétences vont relever plutôt de la métropole. Et qu’une démocratie un peu plus « directe » devrait s’imposer également, sans quoi l’on risque de reproduire un désintérêt du citoyen si son vote s’il n’a pas d’impact direct sur la vie de la cité, désintérêt que l’on peut voir se manifester pour d’autres élections.

Bon, je te livre là, comme souvent ami lecteur, mes réflexions en cours. En 2020 nous aurons les première élections à Metz et dans les 43 communes alentours dans le cadre de cette nouvelle métropole. Et qu’il ne faudra pas rater ce virage. Il va donc falloir s’y intéresser, ce que je continuerai à faire ici même, et ailleurs.

Parce que c’est important, la métropole.

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PS : oui, au fait, j’oublie toujours de le signaler, mais tu peux suivre les mises à jour de ce blog via la page Facebook qui lui est consacrée. Je me dis que si tu es arrivé jusqu’ici, c’est que le contenu doit t’intéresser 🙂

Sortir à Metz – 27 avril au 1er mai 2018

Force est de reconnaître que c’est un peu plus tranquillou en propositions de sortie, cette période, ami lecteur. Des vacances scolaires, une succession de jours fériés qui arrive… le calme avant la tempête de la frénésie culturelle de juin et du début de l’été ? Sans doute.

Du coup je n’ai même pas produit de petit article le week end dernier (malgré un joli concert de Josef Leimberg aux Trinitaires). Et ce week end aussi pourrait sembler un peu plus calme. Mais en y regardant bien, tu peux largement trouver de quoi ne pas t’ennuyer.

Déjà, il y a une nouvelle exposition du côté de Pompidou-Metz. Après le très bon Japanorama, en parallèle du non moins passionnant Dumb Type qui s’arrête bientôt (et de l’Aventure de la Couleur à voir jusque 2019) c’est le lancement de Couples Modernes ce soir, « exposition interdisciplinaire consacrée aux couples de créateurs, tels que Pablo Picasso et Dora Maar, Robert et Sonia Delaunay, Georgia O’Keeffe et Alfred Stieglitz, Charles et Ray Eames… »

Et je continue à citer, parce que ça donne envie : « Qu’ils soient officiels, clandestins, exclusifs ou libres, ces couples mythiques formés par des artistes tels que Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp, Man Ray et Lee Miller, Eileen Gray et Jean Badovici, unissent non seulement les peintres, sculpteurs, photographes, architectes, designers, poètes, écrivains, mais aussi des musiciens, danseurs, performeurs et mécènes. Ils constituent à eux seuls des zones fertiles d’échanges, de confrontations et d’influences où fructifient les œuvres, les concepts et les mouvements.« .

Le vernissage est donc ce vendredi à 19h, suivi d’une Revue moderne et d’un Bal moderne (par le CCN – Ballet de Lorraine), pour conclure une soirée qui s’annonce bien sympa.

Pour samedi, tu pourras hésiter entre l’ambiance guinguette d’un autre bal, à mille temps celui ci, du côté de l’Aérogare, ou la soul d’Ayo à la BAM.

Mais pas d’hésitation pour ce qui est du 29 avril, ami lecteur : tu me trouveras assurément au 7(7)Café. Tu vas me dire, avec ton impertinence proverbiale, qu’il n’y a pas qu’à cette date qu’on m’y trouve. Certes, mais là je pense que tu ferais bien d’y être aussi. Parce que pour un dimanche soir à Metz, le bar de la rue Sainte Marie t’offre une occasion rare d’entendre Rafiq Bhatia. Son nom ne te dit peut être pas grand chose, mais c’est le guitariste génial qui officie dans les excellents Son Lux (et qui a aussi notamment enregistré avec Lorde et Sufjan Stevens).

Envolées instrumentales, audacieuses, puissantes, la session live en vidéo ci dessous indique qu’il y a tout pour qu’on prenne une GROSSE claque au 7(7).

À noter que les Son Lux seront aussi de passage à la BAM le 27 juin, autre rendez vous qu’on ne manquera pas.

Et puis pendant ce week-end, tu pourras aussi naviguer entre la jam session du vendredi (avec Les charlatans) au Troubadour et celle du samedi (jazz) à la Chaouée, ou aller voir les DJ résidents mixer au 7(7)Café (les amis Oggy le vendredi et Herr 2003 le samedi).

Le 30 avril, si tu veux du punk tu vas en avoir. Et pas qu’un peu. C’est du côté du Chateau 404 que ça se passe et le plateau est conséquent : Guerilla Poubelle, Good Friend, The last Luckk, Melvyn, Tony Fomblard. Rien que ça. Ça se passe avec l’infatigable Chaise Musicale, jamais bien loin quand il y a une grosse prog punk dans le coin.

Et puis nous serons le premier mai. Et le premier mai, c’est la fête du travail, camarade. Comme l’impressionnante course la Messine, après 6 éditions à cette date symbolique, a eu la très bonne idée de se placer deux jours avant, dimanche 29, la place de la République sera libre pour le traditionnel défilé syndical. Ce sera à 10h (oui, du matin, ça change). Et pourquoi même ne pas enchaîner par la fête du Chiffon Rouge à Woippy ? Je te dis ça parce là aussi, ami lecteur, autant qu’au Centre Pompidou-Metz ou au 7(7) Café, tu as de bonnes chances de me croiser.

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PS : j’en profite -sans transition- pour te signaler que ces billets de blog sont en partenariat avec les amis de Metz Today (un web quotidien auquel tu ferais bien de t’abonner) qui ont l’amabilité de les relayer !

Zero DJ – playlist 1

Ami lecteur, je profite de mixer ce soir au 7(7)Café pour te partager une petite playlist de morceaux que l’on retrouvera sans doute dans la soirée. L’idée n’est pas forcément la cohérence de l’ensemble, plutôt d’avoir une heure de musique à te mettre dans les oreilles.
De la mélancolie sur le dancefloor peut être, mais dans l’ambiance d’un week end au cours duquel l’on aurait quelque chose à fêter.
Peut être le simple fait que ce soit le week end, d’ailleurs.

Sortir à Metz – 13 au 15 avril 2018

Ami lecteur, je crois que j’ai bien fait de reprendre cette rubrique en avril : il y a de quoi faire.

Déjà ce week end commence par un vendredi 13, dont je ne sais pas si pour toi il est synonyme de chance, de malheur ou de osef. En tout cas un coup d’oeil sur l’article wikipedia concernant ce sujet m’a appris que la phobie du vendredi 13 s’appelle la paraskevidékatriaphobie. Joli mot, certes, qui fait un nombre de points non négligeable au Scrabble, mais qui, à part ça, tu en conviendras, est une information que sur une échelle d’utilité de 1-10, on peut s’accorder à noter relativement proche de 1.

Et pourtant les mots, oui ami lecteur, les mots, ce sont bien eux qui vont animer une partie de notre week end (je vais finalement remonter la note d’utilité de paraskevidékatriaphobie juste pour cette transition). En effet le festival le Livre à Metz est inauguré demain sur la Place de la République, à 17h15. Enfin malgré cet horaire, les chapiteaux sont accessibles dès 10h demain matin (il y avait même un warm up dès le jeudi soir). Tout le programme est par là. Et évidemment, comme chaque année, il y a plein de trucs.

Pour ma part je me laisserai sans doute tenter par la Nuit de la Radio, le débat Réfugiés à Metz, le Goûter d’écoute Arte Radio et le Grand entretien avec Raphaël Glucksmann. Mais le Livre à Metz c’est surtout chaque année l’occasion de flâner entre les stands des librairies messines (et notamment celui du Carré des Bulles qui vaut toujours le détour), de boire un verre à l’un des bars sympas qui sont sur la place ou à l’Arsenal, en faisant semblant de lire les trois premières pages d’un ouvrage qu’on vient d’acheter, pour faire le malin, au soleil (info météo non contractuelle).

« C’est bien joli ton truc, mais ça ne nous dit pas ce qu’on va faire de nos soirées ! » me feras tu remarquer, avec la pertinence et l’impatience à la fois qui te caractérisent si bien.

Eh bien pour les soirées, il y a aussi le choix. Vendredi, je pense que tu aurais tort de rater le génial Forever Pavot, de passage aux Trinitaires.

Étrangement, je trouve d’ailleurs que sa musique accompagne à merveille un week end littéraire, mais je ne saurais te dire pourquoi. Peut être ce côté « bande son d’un film 70’s ». En tout cas, ça vaudra assurément le détour, comme ce live chez Culturebox m’en a convaincu.

Et puis juste avant il y a les potes luxembourgeois de No Metal in This Battle. Et là, ce n’est pas qu’une première partie à écouter d’une oreille distraite.

Mais si tu n’es pas convaincu -je ne t’en veux pas, promis- n’hésite pas à faire un tour à la Chaouée pour une soirée des infatigables Mâche un truc.
Au programme : Zad Kokar, Black Metal For My Funeral et le beau lofi-rock folk de Miles Oliver.

Samedi soir, il y a Kalash à la BAM (si si, tu vois forcément de quoi on parle).
Mais te connaissant, je me dis que tu vas peut être plus facilement te laisser tenter par la soirée Jurassic Park organisée par le Bloggers cinema Club chez Bliiida. Au programme… Jurassic Park, forcément. Le premier, faut pas déconner. Et un DJ set jurassique des très bons Baguette Crew qui ont retravaillé plus d’une centaines de samples du classique de Spielberg pour cette soirée.

Enfin, peut être es tu dinophobe (oui, pour en revenir au début de cet article, il semblerait que ça existe). Dans ce cas, tu pourrais venir au 7(7)Café venir écouter un mix de mp3 que j’aurai sélectionné avec amour. C’est de 22 heures à 02 heures. Et j’aurais grand plaisir à t’y croiser.

Après tout cela, dimanche, nous serons fatigués, sans doute.
Alors on ira se poser au soleil, place de la République.
Pour lire un livre (ou faire semblant).

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Comme chaque semaine, les oublis de cet article

Vendredi 13 x Aérogare
Gros plateau punk : PKRK + DIEGO PALLAVAS + THE SHOT
Les infos sont par là

Sortir à Metz – 6 & 7 avril 2018

[préambule]
Ami lecteur, après la reprise-à-moitié de mardi, et malgré un blog qui n’est pas encore tout à fait fonctionnel, je ne me suis pas découragé. À tel point que je tente même des rubriques, comme ça, hop.

Et celle-ci s’appellera donc, « Sortir à Metz », puisque je n’hésite pas non plus à faire dans la disruption au niveau du titre.

(non bon ok, c’est un peu nul, mais je n’avais pas vraiment d’idée, et puis au moins on sait ce qu’il y a dedans)

Et puis toujours en préambule on peut préciser que les choix seront à la fois très subjectifs, et parfois (mais pas trop) inspirés par mes lieux de travail (La Cité musicale – Metz, en gros). Et cette semaine c’est un peu le cas.
[/préambule]

Or donc cette semaine, ami lecteur, je vais un peu squatter aux Trinitaires, pour deux concerts qui m’enthousiasment par avance.

Vendredi, c’est Chaton, Malik Djoudi et Voyou. Trois artistes qui chantent en français, mais chacun dans un registre assez décalé par rapport à ce que l’on appelle en général « La Chanson française ». Il y a donc Chaton, dont tu as sans doute entendu parler si tu te tiens un peu au courant de l’actualité musicale. Autant dire, même que c’était difficile de passer à côté (Le Monde, Les Inrocks, ou Poly, ou encore ce live chez Nova, entre – nombreux- autres). Assez loin de la passion qu’il semble susciter (c’est génial / c’est nul / osef), de mon côté j’ai juste été touché par ses paroles, une première fois par le morceau qui l’avait fait connaître l’an dernier grâce aux amis de La Souterraine, Poésies, mais peut être encore plus par J’attends en bas, que voici que voilà.

Et puis on avait eu l’occasion de jouer avec lui, avec zéro degré, en décembre dernier, au Hasard Ludique. Il était vraiment sympa, ce Chaton, et son live tout autant.

Demain, il aura également Malik Djoudi. C’est quand même de sacrés bons morceaux aussi. Ce Sous Garantie, par exemple ça me fait le même effet que Poésies, je l’écoute une fois, je l’ai dans la tête deux jours. Et ensuite j’écoute les paroles un peu plus attentivement, d’une oreille moins distraite. Et je trouve ça bon, simplement. Tout l’album est chouette, je te le recommande vraiment.

(et puis il y aura aussi Voyou, vendredi, dont pour le moment je suis moins fan, mais dont le live pourrait bien me surprendre, paraît il… son dernier clip est par là)

Samedi, changement de registre, on ne sera pas là pour rigoler, avec les américains de Protomartyr. Protomartyr, je trouve ça tellement bon sur disque que si les mecs sont au niveau en live ça risque d’être une très très grosse claque… post punk ? Noise ? Je ne sais pas vraiment, mais on ne doit pas être trop loin. Rock en tout cas, assurément. Et donc j’attends ce concert avec impatience, avec même une légère appréhension d’être déçu-mais-on-va-se-dire-que-non. Le clip de A Private Understanding devrait te permettre de te faire une idée.

(tiens en réécoutant, en tapant cet article, je viens de retrouver à qui ce morceau me faisait un peu penser… aux incroyables Lift to Experience que je te partage du coup, parce que ça le vaut bien)

Samedi, il y aura aussi Electric Electric, qui sont de bon pourvoyeurs de claques sonores dans la figure également, quand ils sont en forme. Et ils sont très souvent en forme, ce qui tombe plutôt bien.

Il y aura aussi Ex Mio, duo dans lequel on retrouve l’ami Marietta, avec Olivier Demeaux (qui officiait aussi dans Cheveu). Ils ont créé ce projet en quelques jours, pour le festival Mofo, voilà le résultat.

Autant te dire que je suis bien content qu’ils ne se soient pas arrêtés à ce one shot, pour que je puisse les voir samedi soir.

Voilà, ça sera tout pour ce premier Sortir à Metz. J’espère que ça va te donner autant envie qu’à moi.
On se croise ce week end ?

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[Bonus Track]
– une bonne after dansante pour la soirée Chaton / Djoudi / Voyou : le camarade Robuste mixe au 7(7) Café, vendredi, de 22h à 02h du matin !

Reprise (ou presque)

Ami lecteur, je voyais arriver ce week end pascal un peu comme le messie (tu me diras, c’est quelque part le principe de Pâques, justement). Il s’agissait en effet de la première fois depuis Noël que j’avais plus de deux jours consécutifs sans avoir un planning surchargé. Voire même carrément rien de prévu. Du coup, j’avais listé un certain nombre de choses à faire dans ce temps qui m’a cruellement manqué ces dernières semaines : ranger un bureau, bricoler un peu de musique, faire du monde un endroit meilleur, ce genre. Et dans cette liste non exhaustive, il y avait l’ambition de reprendre un peu ce blog, délaissé depuis six mois.

Bon, on sait ce que c’est, une reprise de blog, c’est toujours ponctuel, et ce site en est une preuve évidente, vérifiable depuis plus de dix ans. On reprend deux mois, on arrête, on reprend. Enfin là, en tout cas, il se trouve que j’avais quelques bricoles en stock dont je voulais te parler ici, ne serait ce que te raconter un peu ces derniers mois.

Du coup, dimanche (oui, je me disais qu’un premier avril était une bonne date pour une reprise, si je ne tenais pas le rythme je pouvais toujours dire que c’était une blague) je me suis remis devant la page blanche de ce wordpress… pour découvrir qu’il déconnait sévère. Si en apparence, le blog fonctionnait convenablement (avec toutefois un chargement assez long), une fois le moteur ouvert, c’était un peu la cata. Les mises à jour, normalement automatisées, ne se faisaient plus, impossible de charger un nouveau thème ou un plug in, de consulter les stats, etc. Je ne suis pas encore bien certain que la cause soit un plugin frelaté, les essais que j’ai fait en utilisant le même domaine (un autre wordpress, un drupal) ou les attaques de hackers du gouvernement russe pour me déstabiliser politiquement, toujours est il qu’il y avait un certain nombre de fichiers douteux sur le serveur, ce qui a probablement (j’attends leur réponse) poussé OVH (l’hébergeur du blog) a bloquer un certain nombre de connexions.

Bref, j’ai finalement passé les quelques heures que je voulais consacrer à cette reprise de blog à essayer de cleaner, jusqu’à finalement tout virer et remettre le strict nécessaire pour que ça fonctionne.

Résultat des courses, tu as sensiblement le même site, avec une ou deux modifs (dont cette photo de profil réactualisée, là, en haut à gauche, signée Charlène Royer).

Et puis nous ne sommes même plus le premier avril. Il va falloir que je fasse en sorte que cette reprise de blog ne soit pas une blague.

We Go Home Together

Ami lecteur, ce n’est finalement pas si courant, ce court post de blog de rentrée est juste provoqué par un morceau de musique. Enfin il m’arrive bien sûr de parler musique ici, assez souvent. D’ailleurs je reviendrai vite évoquer la sortie de l’album de zero degré, ou le passage au Scopitone 2017. Mais là, c’est juste un morceau que j’ai réécouté tout à l’heure, qui me donne l’envie de le consigner ici, de te faire partager ce plaisir d’écoute qu’il me donne.

C’est un peu l’automne depuis aujourd’hui. Enfin ça fait officiellement une semaine que c’est le cas, mais après une sorte de rapide été indien anticipé, ou de dernier soubresaut de l’été, la grisaille et la pluie viennent ici de nous rattraper. Et l’album de Mount Kimbie, Love What Survives, sorti début septembre accompagne délicieusement cette impression de transition. Il est souvent solaire, mais parvient à transmettre ce sentiment doucereux d’une mélancolie d’un été passé. Je suis assez fan de Mount Kimbie de manière générale, de leurs albums à leurs EP. Ici, encore moins qu’avant, le groupe ne choisit entre électro atmosphérique et pop barrée, entre énergie et langueur.
Magnifique album.

Mais j’en viens au titre de ce post : We Go Home Together. Ce titre avait au printemps dernier annoncé ce nouvel album. Ça commence par une boucle lancinante, belle, intemporelle, sur laquelle la voix de James Blake vient se poser. Et puis le morceau change subitement au bout d’une minute à peine. On pense que c’est un break, on aurait envie que cette boucle reparte, que ça s’emballe… et le morceau se termine déjà sur un fade aussi beau que frustrant. Je ne saurais te dire exactement pourquoi, ami lecteur, mais ce morceau m’avait vraiment touché au printemps. Et il vient se rappeler à ma mémoire en automne dans mon casque d’iPhone, dans une matinée de grisaille. Alors si tu n’as pas encore eu l’occasion de le découvrir, voilà le prétexte de ce post, j’espère que ça te plaira autant qu’à moi.

Le clip accompagne d’ailleurs merveilleusement ce morceau. Il est réalisé par Frank Lebon, dont tu peux aller découvrir le travail par ici.

Et puis tiens, en bonus, comme il vient de sortir il y a quelques jours, le clip de Four Years and One Day, extrait du même album.
Qu’est ce que c’est bien, aussi.

France Culture – La Grande table d’été

Vendredi, ami lecteur, l’itinérante Grande table d’été de France Culture se posait à Metz, à l’Hôtel de Ville, à l’invitation de Constellations. Et je me suis retrouvé invité dans cette émission joliment intitulée Metz, capitale des imaginaires, en compagnie notamment de Chapelier Fou, de Mélina Farine (auteure, faut il le rappeler, du joli dernier clip de zéro degré), des Backstage Rodéo…

Et c’était fort sympathique.

Déjà, j’ai pu faire de belles métaphores à base de sachets de thé.

Surtout, on a évoqué Musiques Volantes, Les Trinitaires, le Festival de science fiction de Metz (1976-1986), les Rencontres Internationales de musique contemporaine (1972-1992)… et c’était surtout une occasion parfaite de passer Messin plutôt que français dans la radio.

Et tu peux écouter tout ça ici.