Municipales 2020 à Metz : revue de presse 2018 – 2

La revue de presse des municipales 2020 à Metz continue. Ce billet concerne le second semestre 2018 (tu peux retrouver la revue de presse du premier semestre 2018 par ici).

Et la rentrée politique se fait surtout à droite, avec François Grosdidier (qui annonce quasiment sa candidature, à la fois dans La Semaine et chez vin Mirabelle) et Jérémy Aldrin qui confirme son ambition de renouvellement.

Causeries – épisode 1 : La Cave Épicerie du Kristal, avec Maxime François

Ami lecteur, je suis ravi de te présenter aujourd’hui le premier épisode de Causeries. Ce podcast, que j’espère bimensuel parlera… eh bien, un peu de la même chose que ce blog, finalement. Donc de culture, de nourriture, de politique, de numérique, et de Metz, la plupart du temps.

Comme c’est un premier épisode, n’hésite pas à me dire ce que tu en penses, dans les commentaires ici, ou en MP via la page Facebook dédiée. Format, son, idées de causeries à venir… je suis preneur !

Pour ce premier épisode, nous voilà donc à la Cave Épicerie du Kristal. En fait c’est l’un des lieux qui m’a donné l’envie de faire ce podcast. On y trouve du vin, du fromage, du pain, on a vite le goût d’y prendre l’apéro. Je ne vais pas t’en dire plus et je te laisse écouter ça ci-dessous, ami… auditeur. Je préciserai simplement que le portrait de Maxime François ci-contre, et les photos qui illustreront ce podcast de manière générale, sont signées Charlène Royer, que la musique du générique est de DUEL.

Et si le podcast te plaît, il est possible, magie des internets, de t’y abonner via iTunes et même d’y mettre une note !

En bonus, la sélection de vins de rentrée par Maxime François, à retrouver à la Cave Épicerie du Kristal (et à consommer avec modération, comme de bien entendu) :
Domaine Les Béliers « la Vigne aux Oiseaux » (Ancy sur Moselle)
Famille Scarlata « Carré des Loups » (Souvignargues)
Nicolas Mariotti Bindi « Mursiglia » (Patrimonio)
(À venir : Les Frères Soulier (Gard), domaine Buronfosse (Jura), domaine Dandelion (Bourgogne) ).

Sortir à Metz – 31 août au 2 septembre 2018

Cette fois ça y est, ami lecteur. Nous y sommes. Et c’est même dans le titre de ce billet, qui passe insidieusement du 31 août, qui sent encore bon le sable et les embruns, au 2 septembre, qui évoque nettement plus la grisaille et le panneau de particules de bois sur lequel se sont empilés les dossiers à rouvrir.
Voilà, c’est la rentrée.

La rentrée, quelque part, on pourrait se dire que ça ressemble un peu à l’intitulé de la soirée du 1er septembre au Château 404 : le purgatoire.

Mais en réalité si elle s’appelle comme ça, cette soirée, c’est juste parce qu’elle constitue un prélude à l’Enfer Festival. Et l’Enfer c’est bien entendu à Nancy (je dis ça mais il faut être gentils avec eux en ce moment, la Ligue 2 c’est pas facile), du 7 au 9 septembre. Les infos sur ledit festival sont ici.

La soirée Purgatoire de ce samedi se tient donc elle au Chateau 404, et on pourra y retrouver des DJs, un studio photo, des expos, installs, concerts, et un stand avec la dream team Poney Print Club / Turfu / L’Enfer festival / Val L’Enclume / Adhétif3000 / Pomp it up édition / LeMégot édition. Bref, plein de chouettes trucs dont tu trouveras un programme bien plus détaillé par ici.

Nous serons donc finalement bien loin d’un purgatoire. D’ailleurs je te parlais de grisaille, mais le week end s’annonce en réalité bien ensoleillé à Metz. Et c’est tant mieux puisque dimanche on pourra se retrouver du côté de la Bourse aux Disques – Summer edition 18, organisée par les infatigables tenanciers de la Face Cachée, sous les belles arcades de la Place Saint Louis. Et puisqu’on sera là (parce qu’on y sera forcément, ami lecteur), on aura juste 100 m à faire pour se retrouver dans la Brocante outre seille, traditionnel vide-greniers du quartier des Allemands (rue des Allemands, rue Mazelle, Place des Charrons et alentours).

Du côté du Troubadour, c’est aussi la rentrée des soirées concerts et ça commence par du hip hop, avec Mohammed Yahya (qu’on avait pu entendre dans le duo Native Sun), invité par l’asso Kultur’A’Vibes. Premières parties : Sincère Crew et ESTEL. Plus d’infos ici. Et pendant ce temps là à la Chaouée, on passe du breakcore / hardtek avec Faust et Deepa Reptile le vendredi à la musique des Balkans avec l’Unbekandt Orkestar (de Strasbourg) le samedi. Samedi, il sera même possible d’aller voir si Grayou continue à porter chance aux messins en Ligue 2 : FC Metz – RC Lens, c’est à 15h.

Mais s’il y a finalement un endroit où l’on retournera sans doute tout le week-end, c’est bien Bliiida. Le Futuroklatsch #3 y prend place samedi et dimanche, avec un programme assez fou, autour de ce futur dans lequel on entrevoit une intelligence artificielle de plus en plus présente. Je t’en fais juste une rapide sélection, ami lecteur, mais tu en trouveras le détail par ici.

1. samedi à 17h, une Conférence Black Mirror, centrée sur l’épisode Hang the DJ de la saison 4. Pouvons-nous laisser l’intelligence artificielle choisir notre âme soeur ? Après tout, à quoi bon laisser de la place au hasard quand les relations peuvent être gérée par un algorithme ? Avec le fondateur d’happn, Didier Rappaport, Marion Olité la rédactrice en chef de BIIINGE – Kombini et une sociologue des médias, Nathalie Nadaud-Albertini.

2. samedi soir, une soirée silent-discortex : on va errer dans un labyrinthe (oui oui) monté pour l’occasion, avec L/in et One MPC aux platines directement dans les casques sur vos oreilles, pour faire danser vos neurones. On se perdra donc avec délice et en musique.

3. dimanche à partir de 11h, un brunch à partir des créations culinaires en trompe l’oeil du Botaniste, restau qui vaut déjà bien le détour à Strasbourg, et qui ici fera tout pour éveiller vos cinq sens.

Et puis installations interactives, jeux numériques, création et lévitation (?), plongée dans la tête de Philip K.Dick (?!)…
Bref. Je lisais que le terme appréhender a deux acceptions : craindre la réalisation d’une éventualité fâcheuse, mais aussi saisir quelque chose par l’entendement, la pensée. Ce week-end, à Bliiida, on va appréhender le futur. Mais sans doute en passant de la première à la seconde définition.

Et j’espère, ami lecteur, que dans cette dernière acception, nous allons aussi appréhender cette rentrée.

Sortir à Metz – 24 au 26 août 2018

Après une interruption estivale de cette rubrique, ami lecteur, pour cause de printemps un peu trop chargé de mon côté, je tâche de la reprendre pour une rentrée messine qui s’annonce particulièrement animée. Et même si ce week end reste, lui, encore relativement calme, on va dire que cela constitue une petite mise en jambes.

Bon, tu le sais, la fin août à Metz correspond aux incontournables Fêtes de la Mirabelle. Si cette année le traditionnel feu d’artifices ne sera pas tiré, le Village de la Mirabelle, place d’Armes-Jacques-François-Blondel, semble très bien fonctionner, autour de divers concerts (Madame Monsieur et Breakbot samedi dernier, notamment) et animations (comme, bien entendu, l’élection de la Reine de la Mirabelle). Pour ma part je suis allé au concert des (toujours très bons) Yokel mardi soir : du monde, une belle ambiance, un sympathique choix de nourriture et de boissons, bref un chouette village au coeur de la ville.

Et ce week-end donc, c’est la clôture de la manifestation, avec vendredi soir le reggae de Wailing Trees et le mix entre electro et musique traditionnelle arabe des palestiniens de 47soul, qui me paraît bien valoir le détour.

Tiens d’ailleurs ce petit article de Kombini peut te permettre d’en savoir plus. Et on peut regarder ces images live d’un Palestian Tour de 2016.

Samedi, c’est le Grand soir de la Mirabelle avec l’argentine La Yegross et la tête d’affiche de cette semaine, Hollysiz, dont on sait depuis son passage à la BAM il y a quelques mois, qu’elle a toujours une belle énergie sur scène. Dimanche, la traditionnelle parade de chars fleuris et fanfares devrait (tout comme les concerts) passer entre les gouttes de la météo de rentrée de ce week-end. C’est dimanche à 15h.

Et là je t’avoue, ami lecteur, qu’à ce moment du billet je ne peux m’empêcher de (re)partager cette vidéo de Jean Marie-Rausch aux fêtes de la Mirabelle 1987.

Un bien beau document dont on ne se lasse pas, malgré une qualité d’image, convenons-en, relativement éloignée du 4K.

Et que ce passe t’il d’autre ce week-end, ami lecteur ? Eh bien, si l’on peut signaler à la Chaouée les marseillais de Soks (rock), vendredi et Melvyn (Indie Punk, Metz) et Ceci-dit (Punk-Rock, Troyes) samedi, la soirée Zone 30 à la Douche froide en after samedi, et les Puces Vintage à la FIM dimanche, je retiendrai surtout une ouverture et une fermeture.

La fermeture, d’abord, du Caméo Ariel, mercredi prochain, juste avant l’ouverture du Klub, le nouveau cinéma Art et Essai de Kinépolis (que tu peux découvrir ici chez Francebleu). Je t’en parle dans ce billet parce que vendredi soir est organisé au Caméo un apéro dédicace autour du livre de Margot Spindler, Tickets Froissés. Un titre bien nostalgique pour un album dans lequel elle croque les derniers mois de ce lieu qui aura été important pour les cinéphiles messins.

Et puis une ouverture, celle du Shamrock Pub Metz (au coin de la Place de la République, au 20 bis avenue Robert Schuman, en lieu et place de l’ancien O’Carolan’s Harp), dont on peut être sûr qu’avec ses dimensions impressionnantes et les ambitions (tout aussi impressionnantes) de ses sympathiques tenanciers, et à l’instar de son historique cousin thionvillois, il risque de devenir un lieu particulièrement sympathique pour aller écouter de la musique, notamment jouée en live. L’ouverture c’est vendredi à 16h, la première happy-hour dès 18h, et la page Facebook est par ici !

Le FC Metz est en ligue 2 (et c’est sans doute pas plus mal pour cette saison)

Il y a quatre ans presque jour pour jour, je postais un billet intitulé Le FC Metz est en ligue 1. Il y était question de la petite joie ressentie au moment de revoir le club de ma ville en Ligue 1, après cinq saisons en ligue 2, et même une en National.

Depuis, le club est redescendu (en 2015), remonté en 2016 (de justesse, à la différence de buts à l’issue d’une dernière journée invraisemblable), puis redescendu à l’étage inférieur la saison dernière à la fin d’une saison qui se sera souvent apparentée à un long chemin de croix.

Bon il se trouve, ami lecteur, que dans les nombreux changements actuels dans ma vie (ce qu’il faudra vraiment que je te raconte dans un autre billet), j’ai pris l’habitude d’aller au stade Saint Symphorien, puisque je me retrouve à y servir des bières de manière régulière lors des matchs du FC Metz. Je me rends donc quasiment à chaque rencontre et c’était le cas hier, pour celle contre l’Union Sportive Orléans Loiret Football.

Du côté du FC Metz, ce n’était plus le même équipe, hier. De nombreux changements (aussi) dans le club, comme souvent après une descente, après une saison catastrophique.

Déjà, il y a un nouvel entraîneur, l’incroyable Frédéric Antonetti.

Et puis sur les quatorze joueurs grenats qui ont participé au match hier, six seulement ont participé à la saison dernière en Ligue 1 (sept en comptant Diallo qui y a fait un match avant d’être prêté à Brest), et rarement comme titulaires.

Le résultat ? 5-1 pour Metz, première fois que l’équipe passe cinq buts dans un match officiel depuis novembre 2015 et une victoire contre Bourg-en-Bresse, déjà en Ligue 2. Et quatre buts d’Habib Diallo (le premier à réaliser ça en Ligue 2 depuis 2014). Une équipe qui semblait soudée, solidaire, avec encore pas mal d’imprécisions (joies du début de saison) mais une belle envie de récupérer chaque ballon perdu, de se battre sur chaque duel (mais tout cela est bien mieux raconté ici). Avec ce résultat, et de manière un peu anecdotique au bout de deux journées, le FC Metz est premier au classement de cette Domino’s Ligue 2 (alors oui, ami lecteur, il faut se faire au naming des deux ligues du foot professionnel français : la Ligue 1 Conforama et la Domino’s Ligue 2 (cette dernière étant d’ailleurs plutôt réussie puisque dans l’ensemble les journées de championnat me donnent plus envie de manger une pizza que d’acheter un canapé)).

Tout ça pour te dire, ami lecteur, que finalement, alors qu’il y a quatre ans je te faisais donc part de ce petit plaisir de retrouver le club en ligue 1 (et que j’espère bien qu’on l’y retrouvera dès la saison prochaine), pour cette saison, le voir gagner chez Domino’s (en espérant que ça dure bien entendu, mais on peut assez raisonnablement l’espérer) plutôt que de traîner sa dépression du côté de Conforama, je me dis que ce n’est pas plus mal.

Alors certes, l’Union Sportive Orléans Loiret Football n’est pas le PSG, on ne verra pas Neymar cette année à Saint Symphorien. Mais la victoire ça change l’ambiance, je t’assure.
Et c’est important, l’ambiance au stade, quand on y sert des bières.

Sortir à Metz – 17 au 19 mai 2018

C’est qu’ils commencent à s’enchaîner, ces week end au cours desquels on ne sait pas trop où donner de la tête.

D’ailleurs tiens, soyons fous, si l’on se disait que ce week end commençait dès le jeudi ? Peut être le choix serait il plus simple finalement : hop, on saute sur un Indigo Weel (par exemple… et non ce n’est pas du placement de produit, je n’en suis pas là, c’est juste que je l’utilise un peu ces derniers temps et que c’est pas mal fichu) pour aller à l’Aérogare voir le retour sur scène d’Instase (revoir leur clip par ici), fêter le nouvel EP de Domino & the ghosts et en profiter pour découvrir les parisiens de 2PanHeads. Les infos sont par ici.
C’est déjà pas mal pour un jeudi.

Ça se complique par contre le vendredi. Et ce dès le début de soirée.
Je ne te parle pas souvent des dates à l’Arsenal, mais là je ne peux m’en empêcher : l’Orchestre national de Lorraine (qu’il faudra bientôt appeler l’Orchestre national de Metz) se pose cette question tenace : « Faut il un chef d’orchestre ? » avec au violon l’excellent David Grimal, et au programme Mozart, Mendelssohn mais surtout la 7e de Beethoven qui ne laisse pas de me filer des frissons quand je l’écoute. Tiens allez, on se la lance ?

Ça donnera une tonalité un peu dramatique à la lecture de la suite de cet article

Bon, c’est sûr que passer directement à Chilla aux Trinitaires, ça sera peut être un peu difficile. On hésitera plus facilement avec le 99 de Marc Nammour à la BAM, qui promet d’être une jolie découverte.

Du côté de la Chaouée, c’est cold wave, pop, folk… en tout cas c’est une soirée Mâche 1 Truc (on peut donc y aller les yeux fermés et les oreilels grandes ouvertes), avec Judas Donneger, Sheezahee, et le local de l’étape : Shake the Disease

Et c’est tout pour vendredi ? Mais non, voyons : pendant ce temps là, à l’Aérogare, l’infatigable Dom Colmé fête la sortie de son nouvel album !

Samedi après midi, tu pourrais aller fureter du côté du Carré des Bulles, meilleur dealer de BD du coin, pour les dédicaces de Charlie Zanello pour Dedans le Centre Pompidou Metz (Dargaud, j’en avais utilisé une illustration pour le billet de la semaine dernière) et Timothée Ostermann pour Football District (Fluide Glacial).

Et puisque tu ne seras pas très loin, tu pourrais faire le détour chez Faux Mouvement, à 18 heures, pour le finissage de Ouvrez les guillemets -Cohabitation #10 la résidence des étudiants de l’ESAL. Il y a plus d’infos par ici.

Samedi, pour changer un peu, on pourrait aller du côté du Saulcy, pour célébrer le retour du Saulcy Blaster. Il faut dire qu’on l’a un peu attendue, cette 8 édition, puisque la septième avait été mémorable… mais c’était déroulée en 2016. Voilà donc l’asso Diffu’Son de retour, et on ne peut que s’en réjouir. Une prog très locale pour ce SB8, mais elle vaut le détour : Bambou ou la redoutable efficacité du trio au sommet, The Yokel aussi doués pour t’attendrir sur leur folk que taper du pied sur leur pop-country, Baguette Crew ou comment transformer le Saulcy en dancefloor. Et puis aussi, Lumb, Psychoquake Sound System, et des « concerts surprises ».
Tiens, j’en profite, si ce clip de Bambou, réalisé par l’excellent François Calvier, t’avait échappé, voilà une séance de rattrapage.

Mais sacré dilemme, dans le même temps aux Trinitaires, les mythiques Foreign Beggars prennent la Chapelle en bons patrons du grime / dubstep européen, une occasion rare de voir ces MCs anglais sur scène dans le coin. Et en première partie il y a le pote Ben, qui sait faire transpirer une salle avant l’arrivée d’une tête d’affiche. Un parcours Saulcy -> Trinitaires -> Saulcy semble donc une option intéressante.

Et tant qu’à en rajouter, à la Chaouée, c’est noise rock, avec Don Aman (un groupe qui tire son nom du Spiderland de Slint ne peut que m’être sympathique avant même que je n’aie écouté) et Tolstoï.

Alors ami lecteur, quel sera ton choix ?

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PS : j’en profite pour te signaler à nouveau que ces billets de blog Sortir à Metz sont en partenariat avec les amis de Metz Today (un web quotidien auquel tu ferais bien de t’abonner) qui ont l’amabilité de les relayer !

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Sortir à Metz – 11 au 13 mai 2018

C’est drôle, ce week end où tout le monde semble un peu se réveiller, après la période de vacances scolaires et de jours fériés que nous venons de passer. Une sorte d’application à la lettre du dicton « en mai fais ce qu’il te plaît ». Ce sera particulièrement le cas pour ce samedi 12 mai, où il faudra se creuser la tête pour faire un choix de soirée.

Mais avant ce fameux 12, il y a le 11 mai. Du côté de la BAM, c’est rap, avec Davodka et Doozkawa, deux gars, l’un de Paris et l’autre de Strasbourg, qui savent trouver les mots pour dire. Le clip Accusé de Réflexion est un bon exemple du style de Davodka. Son massif, flow aisé, textes aiguisés. C’est co-organisé par Boumchaka, et Kultur’A’Vibes, autre association messine, met en place un open mic de MC locaux dans le hall de la BAM.

Zanello Dedans le Centre Pompidou-Metz

Bande Dessinnée / Bras de fer / Rock’n’roll (et barbecue), c’est l’alléchant programme de vendredi au Château 404. Puisqu’on achève bien la BD. Des saucisses vegans sur le grill, les dédicaces des excellents Dedans le Centre Pompidou-Metz (Charlie Zanello) et En roue libre (Gilles Rochier & Nicolas Moog), et les concerts de Jinx (rock) et Fred A (pop psyché), on se met bien au Château.

Et à l’Aérogare, le même soir, ce sont les chansons festives et engagées de Fleurs du Mâles.

Ça se complique singulièrement le 12 mai, avec quatre soirées électro dans quatre lieux différents. Bon du côté de l’Aérogare, la proposition est un peu décalée, électro guinguette rock & more, avec Céline B aux platines. Et du côté du Royal, c’est en horaires que la proposition est décalée, puisque le Bal des Maudits est sur un 22:30-05:00, sur une proposition clairement techno (avec notamment le très bon Shizuka en live, et des sets de Seba Lecompte et Noir Velvet).

Aux Trinitaires, c’est trois live made in Metz, et trois formes d’électro au programme : l’efficacité mélodique de GingerMcCurly, la douce beauté électronica de FloatingArms et l’énergie analogique de One MPC & Freddy Trigger. C’est aussi l’occasion de la sortie de l’album de FloatingArms, Loud Long Life. Et ils viennent d’en livrer un premier extrait, White Circle, que je te colle ici, tu ne regretteras pas le voyage.


Joli, non ?

Edit : Ginger McCurly a à son tour sorti un extrait de son EP, ça se passe par ici.

Dans le même temps, au Château 404, c’est la soirée AnaLove My LoG Techno Party #1, organisée par les infatigables Kito Kat. Je leur laisse la description de la party, qui donne carrément envie : « Les soirées « Analove My Log » ont pour ambition de réunir et présenter au public des groupes de musique électronique (techno, house, acid, Downtempo, Ambiant) qui jouent « live » sur synthés analogiques, modulaires, boites à rythmes et autres machines qui font les belles heures d’un courant devenu incontournable.« .
Une soirée au cours de laquelle on retrouvera avec bonheur l’électro de Komparce et la techno atmosphérique de Clarence Rise, mais aussi BÖRSCH (VF089 + ROTOR / CTL Soundsystem, Nancy) et Jägerhôuse Spirits (Luxembourg).

Edit : on me souffle même qu’à la Chaouée il y également aurait une soirée elect… mais en fait non, pas du tout ! Buddy Satan y organise un concert de black metal, avec les parisiens Acedia Mundi et les locaux de Karne. C’est plutôt Malin.

Et nous serons dimanche, le jour des brocantes. Ça tombe bien, l’Aérogare en organise une culturelle (instruments de musique, livres, cd, dvd, jeux de société, tableaux, etc… C’est à partir de 9h, si tu es levé.

Mais au fait, « En mai, fais ce qu’il te plaît » s’applique normalement à la manière de s’habiller, par rapport à un avril au cours duquel on ne se serait pas découvert d’un fil. Alors on va espérer que malgré les Saints de Glace, la météo soit avec nous pour déambuler d’une soirée à l’autre, pour ne rien rater de ces 11 et 12 mai.

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De la métropole de Metz, de son importance et de ses limites

C’est important la métropole.

D’une certaine manière, je pourrais dire que j’ai toujours habité à Metz. Mais pour être plus précis, j’ai grandi à Saint-Julien-lès-Metz, juste à côté. Oh, pas sur les hauteurs de Saint-Julien, où la légende dit que l’herbe est plus verte et que le soleil brille plus fort, mais en bas, pas très loin de l’usine d’incinération et de l’avenue de Blida. D’ailleurs le panneau « Metz » était situé avant la maison où j’habitais. Autant dire que la frontière est vraiment ténue.

Frontière de Saint-Julien-les-Metz, archive

Mais bon, il s’agissait bien de Saint-Julien-lès-Metz. Le code postal n’est pas le même (57070), les habitants s’appellent les Saint-juliennois, et ils sont 3061 (enfin au dernier recensement, en 2014).

Quand j’ai commencé à habiter « en ville » (alors oui, quand tu habites à Saint-Julien, tu dis que tu vas « en ville » quand tu pars te promener dans l’hypercentre de Metz (ou alors tu dis « à la ville », mais là c’est limite quand même)), l’un des premiers trucs qui m’a frappé, c’est que tu peux descendre tes poubelles tous les soirs, tu n’as pas simplement deux jours de collecte dans la semaine. Je dis descendre, mais pour ma part je les amène à un PAV (point d’apport volontaire), qui n’est pas juste en bas de chez moi (il est à environ 400m) mais qui est beaucoup plus arrangeant du point de vue des horaires (je suis rarement chez moi entre 18h30 et 19h30). J’avais même fait un article ici lors de l’inauguration dudit PAV, en 2011. Avec la conteneurisation (qui arrive dans mon quartier dans les semaines qui viennent), il semblerait que je doive désormais sortir un bac les mardi, jeudi et samedi. Pour ma part, je continuerais à aller à mon PAVE à 400 mètres. On a le choix. D’ailleurs, ça serait pas mal que ce choix soit étendu aux habitants des autres quartiers, non ? Que tout le monde ait un PAV à 400m de chez lui, par exemple. Mais ça coûte. Cher.

En dehors des Points d’Apport Volontaire, « en ville » il y a aussi des équipements culturels (dont je n’ai pas encore tout à fait compris pourquoi ils ne sont pas TOUS administrativement rattachés à Metz Métropole… ou plutôt si, mais ça mériterait un autre billet juste sur cette question, ami lecteur), des restaurants multiples et variés, des supérettes ouvertes jusque 22h (même si on me souffle dans l’oreillette que le terme « supérette » serait un peu has been), des bars ouverts jusque 2 heures du matin.

Pour que tout le monde puisse profiter de ces bienfaits du coeur de ville, il y a les transports en commun. Quand j’étais gamin, pour venir de Saint-Julien-lès-Metz « à la ville », j’avais deux lignes de transport, le 13 et le 17 (une seule pour le haut de Saint-Julien, le 17). Ils ne relevaient même pas de la même compagnie, d’ailleurs « >(l’une d’entre elles était TCRM, les transports en commun de la région messine, transformé dont les anciens hangars sont désormais en l’indispensable Bliiida). Aujourd’hui, lorsque je vais à la BAM, qui est l’un de mes lieux de travail (et qui fait partie de ces lieux-culturels-qui-ne-relèvent-pas-de-la-Métropole, un peu comme le 13 et le 17 de mon enfance), je prends le Mettis, inauguré en 2013, en même temps que la dernière Nuit Blanche. Il y a deux lignes, qui suivent un parcours assez proches (Nord – Sud, pour aller vite). De l’avis de tous (même de ceux qui ont râlé pendant toute la durée des travaux), c’est rudement bien fichu : on gagne du temps, les bus circulent jusque minuit… mais il manque évidemment une ligne est-ouest. Celle qui irait, par exemple, de Marly à… Saint-Julien-lès-Metz, justement. Cette « ligne C du Mettis », au fil de débats ou de discours politiques, ressort régulièrement du chapeau, ou des cartons dans lesquels elle est rangé, prévue, détaillée. C’est évidemment la question des travaux, de leur ampleur et surtout de leur coûts dont il est question. Il manque aussi des transports qui circuleraient jusque 2h du matin, sans doute.
Là aussi, question de coûts.

Lorsque l’on parle de coûts et de décisions politiques, ces sujets, transports, enlèvement des déchets, culture, relèvent des compétences de la Métropole. La Communauté d’agglomération de Metz Métropole a été créée en 2002. Puis, renommée simplement Metz Métropole en 2009. Mais elle n’en avait toujours que le nom, pas le statut. C’est le 1er janvier 2018 que Metz Métropole y a accédé, à ce statut, in extremis. Cela va encore accroître ses compétences (dév éco, eau, environnement…). C’est en cours. Et quand on pense aux frontières ténues entre les communes qui la composent, celles du panneau devant ma maison ou du Jardin Botanique qui est une enclave messine au sein de Montigny-les-Metz, aux transports en commun, aux équipements, culturels, sportifs, éducatifs… d’utilité métropolitaine, aux possibilités offertes par une agence d’attractivité, on se dit que cela relève d’une certaine évidence.

« Très bien… mais alors les limites ? » me demanderas tu, ami lecteur. Il y a bien entendu celle des moyens, notamment dans un contexte de réduction des dotations aux collectivités. Mais de mon point de vue, la limite politique est tout aussi importante. La loi Maptam du 27 janvier 2014 avait prévu l’élection des conseillers métropolitains au suffrage universel (selon des conseillers modalités qui restent à fixer). Le 5 avril dernier, nos braves sénateurs ont souhaité rester sur le système actuel, avec la technique dite « du fléchage » (je te laisse lire par ici et par là). Ce qui veut dire qu’en 2020, on va continuer à voter pour le maire de sa commune (ce qui est bien sûr important, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit) alors qu’on sait pertinemment que l’essentiel des compétences vont relever plutôt de la métropole. Et qu’une démocratie un peu plus « directe » devrait s’imposer également, sans quoi l’on risque de reproduire un désintérêt du citoyen si son vote s’il n’a pas d’impact direct sur la vie de la cité, désintérêt que l’on peut voir se manifester pour d’autres élections.

Bon, je te livre là, comme souvent ami lecteur, mes réflexions en cours. En 2020 nous aurons les première élections à Metz et dans les 43 communes alentours dans le cadre de cette nouvelle métropole. Et qu’il ne faudra pas rater ce virage. Il va donc falloir s’y intéresser, ce que je continuerai à faire ici même, et ailleurs.

Parce que c’est important, la métropole.

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PS : oui, au fait, j’oublie toujours de le signaler, mais tu peux suivre les mises à jour de ce blog via la page Facebook qui lui est consacrée. Je me dis que si tu es arrivé jusqu’ici, c’est que le contenu doit t’intéresser 🙂

Sortir à Metz – 27 avril au 1er mai 2018

Force est de reconnaître que c’est un peu plus tranquillou en propositions de sortie, cette période, ami lecteur. Des vacances scolaires, une succession de jours fériés qui arrive… le calme avant la tempête de la frénésie culturelle de juin et du début de l’été ? Sans doute.

Du coup je n’ai même pas produit de petit article le week end dernier (malgré un joli concert de Josef Leimberg aux Trinitaires). Et ce week end aussi pourrait sembler un peu plus calme. Mais en y regardant bien, tu peux largement trouver de quoi ne pas t’ennuyer.

Déjà, il y a une nouvelle exposition du côté de Pompidou-Metz. Après le très bon Japanorama, en parallèle du non moins passionnant Dumb Type qui s’arrête bientôt (et de l’Aventure de la Couleur à voir jusque 2019) c’est le lancement de Couples Modernes ce soir, « exposition interdisciplinaire consacrée aux couples de créateurs, tels que Pablo Picasso et Dora Maar, Robert et Sonia Delaunay, Georgia O’Keeffe et Alfred Stieglitz, Charles et Ray Eames… »

Et je continue à citer, parce que ça donne envie : « Qu’ils soient officiels, clandestins, exclusifs ou libres, ces couples mythiques formés par des artistes tels que Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp, Man Ray et Lee Miller, Eileen Gray et Jean Badovici, unissent non seulement les peintres, sculpteurs, photographes, architectes, designers, poètes, écrivains, mais aussi des musiciens, danseurs, performeurs et mécènes. Ils constituent à eux seuls des zones fertiles d’échanges, de confrontations et d’influences où fructifient les œuvres, les concepts et les mouvements.« .

Le vernissage est donc ce vendredi à 19h, suivi d’une Revue moderne et d’un Bal moderne (par le CCN – Ballet de Lorraine), pour conclure une soirée qui s’annonce bien sympa.

Pour samedi, tu pourras hésiter entre l’ambiance guinguette d’un autre bal, à mille temps celui ci, du côté de l’Aérogare, ou la soul d’Ayo à la BAM.

Mais pas d’hésitation pour ce qui est du 29 avril, ami lecteur : tu me trouveras assurément au 7(7)Café. Tu vas me dire, avec ton impertinence proverbiale, qu’il n’y a pas qu’à cette date qu’on m’y trouve. Certes, mais là je pense que tu ferais bien d’y être aussi. Parce que pour un dimanche soir à Metz, le bar de la rue Sainte Marie t’offre une occasion rare d’entendre Rafiq Bhatia. Son nom ne te dit peut être pas grand chose, mais c’est le guitariste génial qui officie dans les excellents Son Lux (et qui a aussi notamment enregistré avec Lorde et Sufjan Stevens).

Envolées instrumentales, audacieuses, puissantes, la session live en vidéo ci dessous indique qu’il y a tout pour qu’on prenne une GROSSE claque au 7(7).

À noter que les Son Lux seront aussi de passage à la BAM le 27 juin, autre rendez vous qu’on ne manquera pas.

Et puis pendant ce week-end, tu pourras aussi naviguer entre la jam session du vendredi (avec Les charlatans) au Troubadour et celle du samedi (jazz) à la Chaouée, ou aller voir les DJ résidents mixer au 7(7)Café (les amis Oggy le vendredi et Herr 2003 le samedi).

Le 30 avril, si tu veux du punk tu vas en avoir. Et pas qu’un peu. C’est du côté du Chateau 404 que ça se passe et le plateau est conséquent : Guerilla Poubelle, Good Friend, The last Luckk, Melvyn, Tony Fomblard. Rien que ça. Ça se passe avec l’infatigable Chaise Musicale, jamais bien loin quand il y a une grosse prog punk dans le coin.

Et puis nous serons le premier mai. Et le premier mai, c’est la fête du travail, camarade. Comme l’impressionnante course la Messine, après 6 éditions à cette date symbolique, a eu la très bonne idée de se placer deux jours avant, dimanche 29, la place de la République sera libre pour le traditionnel défilé syndical. Ce sera à 10h (oui, du matin, ça change). Et pourquoi même ne pas enchaîner par la fête du Chiffon Rouge à Woippy ? Je te dis ça parce là aussi, ami lecteur, autant qu’au Centre Pompidou-Metz ou au 7(7) Café, tu as de bonnes chances de me croiser.

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PS : j’en profite -sans transition- pour te signaler que ces billets de blog sont en partenariat avec les amis de Metz Today (un web quotidien auquel tu ferais bien de t’abonner) qui ont l’amabilité de les relayer !