Sortir à Metz – 8 au 12 novembre 2018 – Musiques Volantes forever

Ami lecteur, je ne vais pas ménager un insoutenable suspense : de mon point de vue, si tu dois sortir à Metz ce week end, c’est surtout au festival Musiques Volantes qu’il faut aller. Déjà parce que c’est une recommandation qui était valable pour chaque édition du festival jusqu’ici, depuis mille neuf cent quatre-vingt-quinze… et parce que c’est la dernière année.

Musiques Volantes a en effet annoncé le 21 juin dernière sa « Disparition ». Bon, je t’avoue que ça me rend un peu nostalgique, alors que j’ai assisté à une bonne partie des vingt-trois vols du festival, qu’ils m’ont enthousiasmé souvent, inspiré parfois, fait passer de beaux moments toujours. Quelques impressions se sont même trouvées retranscrites sur ce blog. Et puis j’ai eu le redoutable honneur d’y jouer, avec melatonine ou zéro degré. Des moments intenses : pas évident de se présenter dans un festival que l’on admire, au milieu d’artistes de haute volée. Mais voilà, Musiques Volantes souhaite que ça Disparition se fasse dans une grande fête, avec cette dernière édition. Alors mettons de côté la nostalgie. Rangeons aussi pour le moment les causes de cet arrêt, sur lesquelles je reviendrai ici, plus tard.
Et concentrons nous sur le festival.

En réalité, Musiques Volantes a déjà commencé, à Nancy il y’a deux semaines (Meridian Brothers – Mugwump – Laake – Taxi Kebab à l’Autre Canal) et Luxembourg mercredi dernier (ZA! aux Rotondes).
Mais bon, la rubrique s’appelle « Sortir à Metz », hein, alors on va se concentrer sur ces trois soirées messines.

Ce soir donc (j’écris cet article le jeudi 8/11) a lieu le dernier vernissage de la dernière de Musiques Volantes. Ça se passe à la MCL, qui a longtemps été le QG de l’association MV, avec des discours des petits fours et surtout un parcours de projections, performances et installations audiovisuelles proposé par l’association Les Yeux de l’Ouie.Est, qui vient rappeler que la vidéo et les installations font aussi partie de l’ADN du festival, même si suivant les éditions elles ont eu plus ou moins de place. Qui plus est, c’est gratuit, tu as intérêt à trouver une bonne excuse pour ne pas y être.

Le coeur battant du festival a souvent été Les Trinitaires. Cela peut paraître évident que ce soit là qu’on assiste à la Disparition. Ce sera donc l’objet de deux soirées, vendredi 9 et samedi 10 novembre. On aurait pu s’attendre à des « têtes d’affiches », des noms connus et reconnus. Mais Musiques Volantes reste fidèle à son intransigeance artistique jusqu’à la fin. Alors oui, l’attention s’éveille un peu plus quand sont prononcés les noms de RAS G, (qu’on retrouve dans le sillage de Flying Lotus, avec un hip hop electro lourd et psychédélique à la fois) ou Dopplereffekt (une entité mystérieuse qui produit une electro déviante depuis 1995, entre la techno de Détroit et le Berlin de Kraftwerk), le vendredi 9. Mais comme souvent lors de Musiques Volantes, c’est lorsque l’on ne l’attend pas que l’on prend une bonne claque musicale. Et que l’on est soulevé.

Et si c’était le cas, par exemple, avec le post punk math quelque chose de Crack Cloud (samedi 10). En tout cas, ami lecteur, écoute moi déjà ce Swish Swash en entier. Pour ma part je me prend à rêver de ce que ça va donner en live…

Et puis ça pourrait bien être avec les locaux de l’étape, l’excellent Le Seul Élément (vendredi 9) ou la création Semi Secte (samedi 10) dans laquelle on retrouve la fine fleur messine des agitateurs de l’underground (de Noir Boy Georges à Bras Mort en passant par Jan Mörgenson… un all star band quoi). Ou encore avec les Mauskovic Dance Band (vendredi 9), dont le titre Continue the Fun semble bien approprié.

Et puis, Musiques Volantes nous fait un dernier cadeau : de magnifiques reliques, a emporter, à conserver.

Alors bien sûr il n’y a pas que ça à Metz ce week end. L’Aérogare continue sa belle série de soirée jazz manouche avec Mano Sinto, vendredi. Il y’a à La Chaouée la soirée post punk avec Gad whip (UK) et Acetate (Metz) du jeudi 8 et la Virgae session de novembre le samedi 10 (Virgae dont je te parlais dans un précédent billet). Et la soirée Hip Hop Connections 718 (cinq concerts et un Open Mic), organisée par Kultur ‘a’ Vibes à la Jehanne, vendredi. Mais voilà, ces soirs là tu sais déjà où je serai.

Par contre, ami lecteur, rien ne nous empêche de concilier une assiduité sans failles à Musiques Volantes et le vernissage de l’exposition Landscapes – Afterwar(d)s chez Faux Mouvement (samedi à 17h), résultat de deux ateliers laboratoires conduits au Cambodge, réunissant des étudiants de Master, des doctorants de l’Université Paris 8 et de l’Université royale des beaux-arts du Cambodge. Ou le concert de SAVAK ! organisé par Flo (RecordsAreBetterThanPeople) lundi à La Chaouée, une sorte de all-star band post punk. On pourrait presque voir ça comme une sorte de résurrection de l’esprit de Musiques Volantes dès le lundi qui suit la Disparition.

Ce qui nous ferait une jolie lueur d’espoir, n’est ce pas, ami lecteur ?

Sortir à Metz – 12 au 14 octobre 2018

Ami lecteur, nous voilà déjà à la mi-octobre, et en mettant le nez dehors on ne croirait pas franchement. Du coup, il est encore bien temps de sortir et d’en profiter. D’ailleurs, ce week-end pourrait encore nous faire croire que nous sommes tout juste à la rentrée, marqué qu’il est par deux belles inaugurations.

Un bâtiment, d’abord. Difficile en effet de passer à côté de l’Agora, l’un des principaux projets de ce deuxième mandat de Dominique Gros. Ce nouveau lieu, qui regroupe une médiathèque, un centre social et un espace numérique ouvre ses portes vendredi 12 octobre. Ce sera parti pour une semaine d’inauguration, neuf jours d’activités intenses, d’un spectacle de la Compagnie Deus Ex Machina à un concert de l’Orchestre DEMOS, d’une pièce (musique, chant et vidéo) de la compagnie Roland Furieux à une création originale de Julien Nonnon (dont on avait pu apprécier les oeuvres tout l’été pensant Constellations). Au vu des quelques photos qu’on a pu découvrir sur Twitter (notamment), le lieu à l’air classe.

Une visite s’imposera donc rapidement pour jauger les premiers jours de ce lieu, profiter de ce programme d’inauguration (que tu trouveras détaillé ici, sur le nouveau site de l’Agora). Et je suis sûr, ami lecteur, que tu t’associera à moi pour lui fêter la bienvenue.

Vendredi 12 octobre, c’est aussi le jour qu’a choisi le Centre Pompidou-Metz pour dévoiler sa nouvelle exposition Peindre la nuit. Le Milky Way de Peter Doig donne déjà très envie. La liste des artistes présentés (Francis Bacon, Louise Bourgeois, Brassaï, Paul Klee, Henri Michaux, Joan Mitchell, Gerhard Richter…) aussi. Et les évènement proposés autour de l’exposition pas moins.

L’an dernier, j’avais été marqué par l’excellent livre La nuit. Vivre sans témoins. de Michaël Foessel, petit ouvrage que je te recommande vivement, ami lecteur. Je ne doute pas y trouver une forme de résonance dans cette exposition, sur laquelle il est probable que je revienne ici même.

Il est aussi question de nuit aux Trinitaires : Last Night Saves The Day. C’est le titre de la soirée de ce même vendredi 12, en écho à l’œuvre de Martin Beck Last Night et des soirées new-yorkaises Love Saves The Day. Aux trinitaires, on retrouvera notamment Kiddy Smile (mais aussi MEGA Ω MEGA et Noir Velvet) qui aura marqué une Fête de la Musique de laquelle on n’attend plus grand chose habituellement, avec un DJ set à l’Élysée et un débat qui l’a entouré qui ne t’aura sans doute pas échappé (sinon c’est par ici, entre autres). En tout cas, si l’on se fie au clip extrait de son dernier album, ça sera probablement un peu la fête au Caveau.

Toujours vendredi 12, à l’Arsenal, tu peux aller sans top hésiter voir la nouvelle création d’Aurélie Gandit (Compagnie La brèche), Perchée dans les Arbres. Sans trop hésiter, parce que ces spectacles sont toujours originaux, décapants, pertinents.

Bon je pourrai aussi te parler du concert de Lorenzo à la BAM samedi 13, mais c’est complet, Mamène.

Du côté de la Chaouée on passe du métal le vendredi (Rankenn, Hell Gate, Razor Butchers) à une soirée new wave / années 80 le samedi, comme ça, hop. Et autour de ces esthétiques on retrouvera d’ailleurs une belle brochette de DJs bien connus par ici : Mini-Sushi, Rolus, Keta…

L’Aérogare fonctionne bien ces dernières semaines, après un bel été. Avec des programmations décalées et assez festives ce week-end, ça pourrait être encore le cas : une soirée jazz manouche avec le virtuose Dorado Schmitt et une Boum à Propser (Rock, Funk, Hip Hop, Electro, Swing, House) samedi !

Un week-end aussi chargé. Un peu de soleil dehors. Décidément, on se croirait encore à la fin de l’été, ami lecteur, non ?
Même si la Nuit tombe maintenant un peu plus tôt, et que pour une fois, l’on ne s’en plaindra pas.

Sortir à Metz – 20 au 23 septembre 2018

Ami lecteur. Le festival Zikametz a 15 ans. Déjà.

Comme je suis vieux (si si), j’ai assisté à à peu près toutes les éditions. De très réussies artistiquement, d’autres qui m’ont moins convaincu. Certaines laborieuses en terme de fréquentations et d’autres complètement complètes. La vie d’un festival, quoi. On en parlera d’ailleurs lors d’une table ronde Bâtir un festival, l’envers du décor qui ouvre cette quinzième édition vendredi soir à 18h30, en compagnie (entre autres) de deux autres associations qui elles ont fait le choix de cesser leurs activités : Musiques Volantes (qui reviendra pour une vingt-troisième et dernière édition en novembre) et Boumchaka (qui ne reviendra pas du tout pour une huitième édition de Freeeeze en février). Cette double fin attriste forcément les amateurs de bon concerts, ici. Dont je suis. Et de ça nous pourrons donc en parler à cette table ronde de demain, que Zikamine m’a confié la redoutable mission de modérer. Mais on aura aussi l’occasion d’en reparler à d’autres endroits, à d’autres moments, ami lecteur. Et sans nul doute ici même.

En attendant, le festival Zikametz lui ne s’arrête pas. Et dans la série des éditions qui devraient marcher, cette quinzième se pose là.

Déjà il y a quelques beaux noms du hip-hop français (Guizmo, kacem wapalek, Kikesa, Melan…), ce qui devient une habitude pour Zikametz. Et si le hip hop domine ce week end aux Trinitaires (comme les ventes de musique en France), l’électro y sera aussi présente avec notamment UpperMost ou le luxembourgeois Ryvage que je suis bien curieux de voir l’un et l’autre en live samedi soir.

Et puis, même s’ils ne sont dans la programmation de Zikametz qu’avec un DJ set le vendredi soir, je ne résiste pas à l’envie de te partager le live de l’excellent morceau Ailleurs des non moins excellents Grand Blanc.

Ok, je ne sais pas toi, mais je suis fan. Leur nouvel album, Image sur le mur, vient de sortir, je te conseille de te jeter dessus avidement prendre le temps de l’écouter d’une oreille attentive. Et puis ne te méprends pas quand je dis « qu’un DJ set ». Étant donnés les excellents goûts musicaux de ces esthètes, on peut s’attendre à une sélection musicale de haute volée, originale et efficace.

Bref, avec Zikametz, des pass deux jours à 15€ et des bières pas trop chères, fréquenter Les Trinitaires les soirées de vendredi et samedi serait de bon aloi.

Pendant ce temps là à la Chaouée, si on peut noter les concerts de Plastic Age (power trio from Nevers – qui a l’air plutôt intéressant) et Bye Bye Bye + Vaudou Josephine (rock from Alsace), on regrettera qu’ils tombent les mêmes soirs que Zikametz. Du coup, ami lecteur, on s’intéressera peut être plus particulièrement à la soirée Virgae, qui arrive dès ce jeudi : une asso qui se partage entre Nancy et Metz (si si, c’est possible), un collectif d’une quinzaine de DJ / producteurs électro, qui organise des soirées mais qui occupe également un créneau chez Radio Campus Lorraine pour une émission de radio, projet Virgae le vendredi soir, émission dont ils fêtent ici la rentrée, à la Chaouée. Orientée dancefloor, électro et techno, pour ce que j’ai pu en écouter, l’émission. On sait à quoi s’attendre pour la soirée, du coup : les murs de la Chaouée vont résonner fort.

Cette semaine marque aussi la rentrée de deux lieux messins qu’on aime.
Jeudi soir, Modulab (atelier / galerie dédié à la pratique du dessin, de l’image imprimée et à l’édition) vernit l’exposition Entresort, de Roby Comblain : des xylogravures au format photographique, tirées de descriptifs de paysages sans données géographiques et sans chronologie, comme des songes.
Vendredi, c’est la Conserverie (« lieu d’archive » dédié à la photographie) qui vernit Occiput de Bill NOIR, en lien avec l’association strasbourgeoise Mékanik copulaire.

Cette semaine toujours, on inaugure Étudiant dans ma ville, qui dure jusqu’au 29 septembre et qui est marqué par tout un tas d’évènement que je ne vais pas détailler ici ne serait ce que parce qu’ils le sont là, et parce que j’y reviendrai sans doute la semaine prochaine.

Et puis ami lecteur, je suppose (et j’espère) que tu l’es ailleurs que sur ce blog. Lecteur. Je te signale donc si ça t’avais échappé la venue d’Aurélie Filippetti, une amie écrivaine, à la librairie Autour du Monde, vendredi 21 à 18h30. Bon, tu l’as sans doute connue comme députée et Ministre de la Culture, avec l’exposition médiatique qui va avec. Mais écrivaine, elle l’était avant, dès 2003 avec Les Derniers Jours de la classe ouvrière. Et elle a bien raison d’y revenir : son dernier roman, joliment intitulé Les idéaux, a réussi à s’extraire de la jungle foisonnante de la rentrée littéraire. Je t’avoue que ne l’ai pas encore lu, ce roman, acheté un peu tardivement (hier). Alors j’ai entendu que ça glosait pas mal autour du style, lu que ça semblait être un grand roman politique. Dans tous les cas cette rencontre pourrait aussi être l’occasion de découvrir, si tu n’en as pas encore franchi le seuil, la Librairie Autour du Monde, qui gagne à être connue.

Tiens, ça pourrait d’ailleurs être une bonne idée d’épisode de podcast, ça, non ? Qu’en dis tu ?

Municipales 2020 à Metz : revue de presse 2018 – 2

La revue de presse des municipales 2020 à Metz continue. Ce billet concerne le second semestre 2018 (tu peux retrouver la revue de presse du premier semestre 2018 par ici).

Et la rentrée politique se fait surtout à droite, avec François Grosdidier (qui annonce quasiment sa candidature, à la fois dans La Semaine et chez vin Mirabelle) et Jérémy Aldrin qui confirme son ambition de renouvellement.

Causeries – épisode 1 : La Cave Épicerie du Kristal, avec Maxime François

Ami lecteur, je suis ravi de te présenter aujourd’hui le premier épisode de Causeries. Ce podcast, que j’espère bimensuel parlera… eh bien, un peu de la même chose que ce blog, finalement. Donc de culture, de nourriture, de politique, de numérique, et de Metz, la plupart du temps.

Comme c’est un premier épisode, n’hésite pas à me dire ce que tu en penses, dans les commentaires ici, ou en MP via la page Facebook dédiée. Format, son, idées de causeries à venir… je suis preneur !

Pour ce premier épisode, nous voilà donc à la Cave Épicerie du Kristal. En fait c’est l’un des lieux qui m’a donné l’envie de faire ce podcast. On y trouve du vin, du fromage, du pain, on a vite le goût d’y prendre l’apéro. Je ne vais pas t’en dire plus et je te laisse écouter ça ci-dessous, ami… auditeur. Je préciserai simplement que le portrait de Maxime François ci-contre, et les photos qui illustreront ce podcast de manière générale, sont signées Charlène Royer, que la musique du générique est de DUEL.

Et si le podcast te plaît, il est possible, magie des internets, de t’y abonner via iTunes et même d’y mettre une note !

En bonus, la sélection de vins de rentrée par Maxime François, à retrouver à la Cave Épicerie du Kristal (et à consommer avec modération, comme de bien entendu) :
Domaine Les Béliers « la Vigne aux Oiseaux » (Ancy sur Moselle)
Famille Scarlata « Carré des Loups » (Souvignargues)
Nicolas Mariotti Bindi « Mursiglia » (Patrimonio)
(À venir : Les Frères Soulier (Gard), domaine Buronfosse (Jura), domaine Dandelion (Bourgogne) ).

Sortir à Metz – 31 août au 2 septembre 2018

Cette fois ça y est, ami lecteur. Nous y sommes. Et c’est même dans le titre de ce billet, qui passe insidieusement du 31 août, qui sent encore bon le sable et les embruns, au 2 septembre, qui évoque nettement plus la grisaille et le panneau de particules de bois sur lequel se sont empilés les dossiers à rouvrir.
Voilà, c’est la rentrée.

La rentrée, quelque part, on pourrait se dire que ça ressemble un peu à l’intitulé de la soirée du 1er septembre au Château 404 : le purgatoire.

Mais en réalité si elle s’appelle comme ça, cette soirée, c’est juste parce qu’elle constitue un prélude à l’Enfer Festival. Et l’Enfer c’est bien entendu à Nancy (je dis ça mais il faut être gentils avec eux en ce moment, la Ligue 2 c’est pas facile), du 7 au 9 septembre. Les infos sur ledit festival sont ici.

La soirée Purgatoire de ce samedi se tient donc elle au Chateau 404, et on pourra y retrouver des DJs, un studio photo, des expos, installs, concerts, et un stand avec la dream team Poney Print Club / Turfu / L’Enfer festival / Val L’Enclume / Adhétif3000 / Pomp it up édition / LeMégot édition. Bref, plein de chouettes trucs dont tu trouveras un programme bien plus détaillé par ici.

Nous serons donc finalement bien loin d’un purgatoire. D’ailleurs je te parlais de grisaille, mais le week end s’annonce en réalité bien ensoleillé à Metz. Et c’est tant mieux puisque dimanche on pourra se retrouver du côté de la Bourse aux Disques – Summer edition 18, organisée par les infatigables tenanciers de la Face Cachée, sous les belles arcades de la Place Saint Louis. Et puisqu’on sera là (parce qu’on y sera forcément, ami lecteur), on aura juste 100 m à faire pour se retrouver dans la Brocante outre seille, traditionnel vide-greniers du quartier des Allemands (rue des Allemands, rue Mazelle, Place des Charrons et alentours).

Du côté du Troubadour, c’est aussi la rentrée des soirées concerts et ça commence par du hip hop, avec Mohammed Yahya (qu’on avait pu entendre dans le duo Native Sun), invité par l’asso Kultur’A’Vibes. Premières parties : Sincère Crew et ESTEL. Plus d’infos ici. Et pendant ce temps là à la Chaouée, on passe du breakcore / hardtek avec Faust et Deepa Reptile le vendredi à la musique des Balkans avec l’Unbekandt Orkestar (de Strasbourg) le samedi. Samedi, il sera même possible d’aller voir si Grayou continue à porter chance aux messins en Ligue 2 : FC Metz – RC Lens, c’est à 15h.

Mais s’il y a finalement un endroit où l’on retournera sans doute tout le week-end, c’est bien Bliiida. Le Futuroklatsch #3 y prend place samedi et dimanche, avec un programme assez fou, autour de ce futur dans lequel on entrevoit une intelligence artificielle de plus en plus présente. Je t’en fais juste une rapide sélection, ami lecteur, mais tu en trouveras le détail par ici.

1. samedi à 17h, une Conférence Black Mirror, centrée sur l’épisode Hang the DJ de la saison 4. Pouvons-nous laisser l’intelligence artificielle choisir notre âme soeur ? Après tout, à quoi bon laisser de la place au hasard quand les relations peuvent être gérée par un algorithme ? Avec le fondateur d’happn, Didier Rappaport, Marion Olité la rédactrice en chef de BIIINGE – Kombini et une sociologue des médias, Nathalie Nadaud-Albertini.

2. samedi soir, une soirée silent-discortex : on va errer dans un labyrinthe (oui oui) monté pour l’occasion, avec L/in et One MPC aux platines directement dans les casques sur vos oreilles, pour faire danser vos neurones. On se perdra donc avec délice et en musique.

3. dimanche à partir de 11h, un brunch à partir des créations culinaires en trompe l’oeil du Botaniste, restau qui vaut déjà bien le détour à Strasbourg, et qui ici fera tout pour éveiller vos cinq sens.

Et puis installations interactives, jeux numériques, création et lévitation (?), plongée dans la tête de Philip K.Dick (?!)…
Bref. Je lisais que le terme appréhender a deux acceptions : craindre la réalisation d’une éventualité fâcheuse, mais aussi saisir quelque chose par l’entendement, la pensée. Ce week-end, à Bliiida, on va appréhender le futur. Mais sans doute en passant de la première à la seconde définition.

Et j’espère, ami lecteur, que dans cette dernière acception, nous allons aussi appréhender cette rentrée.

Sortir à Metz – 24 au 26 août 2018

Après une interruption estivale de cette rubrique, ami lecteur, pour cause de printemps un peu trop chargé de mon côté, je tâche de la reprendre pour une rentrée messine qui s’annonce particulièrement animée. Et même si ce week end reste, lui, encore relativement calme, on va dire que cela constitue une petite mise en jambes.

Bon, tu le sais, la fin août à Metz correspond aux incontournables Fêtes de la Mirabelle. Si cette année le traditionnel feu d’artifices ne sera pas tiré, le Village de la Mirabelle, place d’Armes-Jacques-François-Blondel, semble très bien fonctionner, autour de divers concerts (Madame Monsieur et Breakbot samedi dernier, notamment) et animations (comme, bien entendu, l’élection de la Reine de la Mirabelle). Pour ma part je suis allé au concert des (toujours très bons) Yokel mardi soir : du monde, une belle ambiance, un sympathique choix de nourriture et de boissons, bref un chouette village au coeur de la ville.

Et ce week-end donc, c’est la clôture de la manifestation, avec vendredi soir le reggae de Wailing Trees et le mix entre electro et musique traditionnelle arabe des palestiniens de 47soul, qui me paraît bien valoir le détour.

Tiens d’ailleurs ce petit article de Kombini peut te permettre d’en savoir plus. Et on peut regarder ces images live d’un Palestian Tour de 2016.

Samedi, c’est le Grand soir de la Mirabelle avec l’argentine La Yegross et la tête d’affiche de cette semaine, Hollysiz, dont on sait depuis son passage à la BAM il y a quelques mois, qu’elle a toujours une belle énergie sur scène. Dimanche, la traditionnelle parade de chars fleuris et fanfares devrait (tout comme les concerts) passer entre les gouttes de la météo de rentrée de ce week-end. C’est dimanche à 15h.

Et là je t’avoue, ami lecteur, qu’à ce moment du billet je ne peux m’empêcher de (re)partager cette vidéo de Jean Marie-Rausch aux fêtes de la Mirabelle 1987.

Un bien beau document dont on ne se lasse pas, malgré une qualité d’image, convenons-en, relativement éloignée du 4K.

Et que ce passe t’il d’autre ce week-end, ami lecteur ? Eh bien, si l’on peut signaler à la Chaouée les marseillais de Soks (rock), vendredi et Melvyn (Indie Punk, Metz) et Ceci-dit (Punk-Rock, Troyes) samedi, la soirée Zone 30 à la Douche froide en after samedi, et les Puces Vintage à la FIM dimanche, je retiendrai surtout une ouverture et une fermeture.

La fermeture, d’abord, du Caméo Ariel, mercredi prochain, juste avant l’ouverture du Klub, le nouveau cinéma Art et Essai de Kinépolis (que tu peux découvrir ici chez Francebleu). Je t’en parle dans ce billet parce que vendredi soir est organisé au Caméo un apéro dédicace autour du livre de Margot Spindler, Tickets Froissés. Un titre bien nostalgique pour un album dans lequel elle croque les derniers mois de ce lieu qui aura été important pour les cinéphiles messins.

Et puis une ouverture, celle du Shamrock Pub Metz (au coin de la Place de la République, au 20 bis avenue Robert Schuman, en lieu et place de l’ancien O’Carolan’s Harp), dont on peut être sûr qu’avec ses dimensions impressionnantes et les ambitions (tout aussi impressionnantes) de ses sympathiques tenanciers, et à l’instar de son historique cousin thionvillois, il risque de devenir un lieu particulièrement sympathique pour aller écouter de la musique, notamment jouée en live. L’ouverture c’est vendredi à 16h, la première happy-hour dès 18h, et la page Facebook est par ici !

Le FC Metz est en ligue 2 (et c’est sans doute pas plus mal pour cette saison)

Il y a quatre ans presque jour pour jour, je postais un billet intitulé Le FC Metz est en ligue 1. Il y était question de la petite joie ressentie au moment de revoir le club de ma ville en Ligue 1, après cinq saisons en ligue 2, et même une en National.

Depuis, le club est redescendu (en 2015), remonté en 2016 (de justesse, à la différence de buts à l’issue d’une dernière journée invraisemblable), puis redescendu à l’étage inférieur la saison dernière à la fin d’une saison qui se sera souvent apparentée à un long chemin de croix.

Bon il se trouve, ami lecteur, que dans les nombreux changements actuels dans ma vie (ce qu’il faudra vraiment que je te raconte dans un autre billet), j’ai pris l’habitude d’aller au stade Saint Symphorien, puisque je me retrouve à y servir des bières de manière régulière lors des matchs du FC Metz. Je me rends donc quasiment à chaque rencontre et c’était le cas hier, pour celle contre l’Union Sportive Orléans Loiret Football.

Du côté du FC Metz, ce n’était plus le même équipe, hier. De nombreux changements (aussi) dans le club, comme souvent après une descente, après une saison catastrophique.

Déjà, il y a un nouvel entraîneur, l’incroyable Frédéric Antonetti.

Et puis sur les quatorze joueurs grenats qui ont participé au match hier, six seulement ont participé à la saison dernière en Ligue 1 (sept en comptant Diallo qui y a fait un match avant d’être prêté à Brest), et rarement comme titulaires.

Le résultat ? 5-1 pour Metz, première fois que l’équipe passe cinq buts dans un match officiel depuis novembre 2015 et une victoire contre Bourg-en-Bresse, déjà en Ligue 2. Et quatre buts d’Habib Diallo (le premier à réaliser ça en Ligue 2 depuis 2014). Une équipe qui semblait soudée, solidaire, avec encore pas mal d’imprécisions (joies du début de saison) mais une belle envie de récupérer chaque ballon perdu, de se battre sur chaque duel (mais tout cela est bien mieux raconté ici). Avec ce résultat, et de manière un peu anecdotique au bout de deux journées, le FC Metz est premier au classement de cette Domino’s Ligue 2 (alors oui, ami lecteur, il faut se faire au naming des deux ligues du foot professionnel français : la Ligue 1 Conforama et la Domino’s Ligue 2 (cette dernière étant d’ailleurs plutôt réussie puisque dans l’ensemble les journées de championnat me donnent plus envie de manger une pizza que d’acheter un canapé)).

Tout ça pour te dire, ami lecteur, que finalement, alors qu’il y a quatre ans je te faisais donc part de ce petit plaisir de retrouver le club en ligue 1 (et que j’espère bien qu’on l’y retrouvera dès la saison prochaine), pour cette saison, le voir gagner chez Domino’s (en espérant que ça dure bien entendu, mais on peut assez raisonnablement l’espérer) plutôt que de traîner sa dépression du côté de Conforama, je me dis que ce n’est pas plus mal.

Alors certes, l’Union Sportive Orléans Loiret Football n’est pas le PSG, on ne verra pas Neymar cette année à Saint Symphorien. Mais la victoire ça change l’ambiance, je t’assure.
Et c’est important, l’ambiance au stade, quand on y sert des bières.

Sortir à Metz – 17 au 19 mai 2018

C’est qu’ils commencent à s’enchaîner, ces week end au cours desquels on ne sait pas trop où donner de la tête.

D’ailleurs tiens, soyons fous, si l’on se disait que ce week end commençait dès le jeudi ? Peut être le choix serait il plus simple finalement : hop, on saute sur un Indigo Weel (par exemple… et non ce n’est pas du placement de produit, je n’en suis pas là, c’est juste que je l’utilise un peu ces derniers temps et que c’est pas mal fichu) pour aller à l’Aérogare voir le retour sur scène d’Instase (revoir leur clip par ici), fêter le nouvel EP de Domino & the ghosts et en profiter pour découvrir les parisiens de 2PanHeads. Les infos sont par ici.
C’est déjà pas mal pour un jeudi.

Ça se complique par contre le vendredi. Et ce dès le début de soirée.
Je ne te parle pas souvent des dates à l’Arsenal, mais là je ne peux m’en empêcher : l’Orchestre national de Lorraine (qu’il faudra bientôt appeler l’Orchestre national de Metz) se pose cette question tenace : « Faut il un chef d’orchestre ? » avec au violon l’excellent David Grimal, et au programme Mozart, Mendelssohn mais surtout la 7e de Beethoven qui ne laisse pas de me filer des frissons quand je l’écoute. Tiens allez, on se la lance ?

Ça donnera une tonalité un peu dramatique à la lecture de la suite de cet article

Bon, c’est sûr que passer directement à Chilla aux Trinitaires, ça sera peut être un peu difficile. On hésitera plus facilement avec le 99 de Marc Nammour à la BAM, qui promet d’être une jolie découverte.

Du côté de la Chaouée, c’est cold wave, pop, folk… en tout cas c’est une soirée Mâche 1 Truc (on peut donc y aller les yeux fermés et les oreilels grandes ouvertes), avec Judas Donneger, Sheezahee, et le local de l’étape : Shake the Disease

Et c’est tout pour vendredi ? Mais non, voyons : pendant ce temps là, à l’Aérogare, l’infatigable Dom Colmé fête la sortie de son nouvel album !

Samedi après midi, tu pourrais aller fureter du côté du Carré des Bulles, meilleur dealer de BD du coin, pour les dédicaces de Charlie Zanello pour Dedans le Centre Pompidou Metz (Dargaud, j’en avais utilisé une illustration pour le billet de la semaine dernière) et Timothée Ostermann pour Football District (Fluide Glacial).

Et puisque tu ne seras pas très loin, tu pourrais faire le détour chez Faux Mouvement, à 18 heures, pour le finissage de Ouvrez les guillemets -Cohabitation #10 la résidence des étudiants de l’ESAL. Il y a plus d’infos par ici.

Samedi, pour changer un peu, on pourrait aller du côté du Saulcy, pour célébrer le retour du Saulcy Blaster. Il faut dire qu’on l’a un peu attendue, cette 8 édition, puisque la septième avait été mémorable… mais c’était déroulée en 2016. Voilà donc l’asso Diffu’Son de retour, et on ne peut que s’en réjouir. Une prog très locale pour ce SB8, mais elle vaut le détour : Bambou ou la redoutable efficacité du trio au sommet, The Yokel aussi doués pour t’attendrir sur leur folk que taper du pied sur leur pop-country, Baguette Crew ou comment transformer le Saulcy en dancefloor. Et puis aussi, Lumb, Psychoquake Sound System, et des « concerts surprises ».
Tiens, j’en profite, si ce clip de Bambou, réalisé par l’excellent François Calvier, t’avait échappé, voilà une séance de rattrapage.

Mais sacré dilemme, dans le même temps aux Trinitaires, les mythiques Foreign Beggars prennent la Chapelle en bons patrons du grime / dubstep européen, une occasion rare de voir ces MCs anglais sur scène dans le coin. Et en première partie il y a le pote Ben, qui sait faire transpirer une salle avant l’arrivée d’une tête d’affiche. Un parcours Saulcy -> Trinitaires -> Saulcy semble donc une option intéressante.

Et tant qu’à en rajouter, à la Chaouée, c’est noise rock, avec Don Aman (un groupe qui tire son nom du Spiderland de Slint ne peut que m’être sympathique avant même que je n’aie écouté) et Tolstoï.

Alors ami lecteur, quel sera ton choix ?

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