Sortir à Metz – 29 novembre-2 décembre 2018

Tu vois ami lecteur, je te disais pas plus tard que dans le dernier billet qu’il fallait que je prenne l’habitude de les rédiger le jeudi plutôt que le vendredi. Cette semaine en apporte la démonstration.

En effet cette semaine, dès ce jeudi soir il faudra faire un choix (cruel). D’un côté, les 20 ans de la Maison de l’Etudiant (MDE pour les intimes) que Boumchaka a choisi de fêter en Beatbox. Et on risque de prendre une bonne claque technique avec Alexinho (Champion du monde de Beatbox) et SARO (champion du Grand Beatbox Battle 2017). Avantage : ça commence à 18h, donc tu peux enchaîner cet apéro avec l’une des autres soirées.

À 20h c’est le Système Friche à l’Arsenal : Xavier Charles et Jacques Di Donato, accompagnés par 15 musiciens (dont Erik M, Isabelle Duthoit, Soizic Lebrat…) pour une musique expérimentale, libre et défricheuse. Un peu dur de te faire une idée ? Voilà une vidéo d’un live enregistré cet année à la Maison de la Radio.

Et ce n’est pas terminé pour ce jeudi. À la Chaouée, c’est la folk du colombien Jay Bird accompagné par les amis d’Instase (plutôt pop progressive). À noter que Jay Bird sera aussi au café M-Tiss samedi 1er, si tu le rates jeudi.

Et, last but not least, l’impressionnant Matt Elliott sera aux Trinitaires accompagné par VACΛRME. On a connu Matt Elliott dans son incarnation Third Eye Foundation, puis dans ses beaux albums de folk hantée, émouvants au possible. Ces concerts sont toujours des moments uniques, et pour celui-ci sa musique sera enrobée par le trio à cordes VACΛRME et on ne peut attendre que le meilleur de cette fusion. Et c’est l’ami Jan Mörgenson qui vient célébrer la sortie d’un nouveau disque, en première partie.
Si tu ne connais pas encore Matt Elliott, ce morceau, mis en images par les amis de Fensch Toast, devrait achever de te convaincre que c’est à découvrir.

Le vendredi paraîtra du coup presque calme en comparaison de ce jeudi dense. Une soirée métal à La Chaouée (Dust Valley + RapturFarm + RedneckBonfire), une soirée 90’s à l’Aérogare… en tout cas on ira prendre l’apéro à La Face Cachée pour le Anone duo japonais d’électro pop !

Et c’est plutôt du côté du Chateau 404 qu’on trouvera la proposition la plus originale : « SEXMIAM : De l’amour, du flou, du bruit et des performances ». Une soirée +18 donc, avec un beau plateau de live : Avale, Benjamin et SuperMusique, mais aussi expos, performances, projections (de vidéo). Tiens, on se met un peu de SuperMusique pour s’ambiancer avant cette chouette soirée qui s’annonce (et avoir encore un peu l’impression que c’est l’été).

Samedi, du blues à l’Aérogare, l’Orchestre national de Metz (dans un programme de Paris à Broadway) à l’Arsenal, une soirée noise et violente, froide et passionnante à La Chaouée avec notamment les excellents Shizuka et Choisir le pire, un DJ set de DUEL au 7(7) Café (sur lequel je ne vais pas m’étendre vu que je fais partie du duo DUEL, donc je t’en redonnerai vite des nouvelles). Et puis la sortie d’un nouvel album du Singe Blanc est toujours un évènement, qu’il fêteront aussi samedi au Chateau 404 en bonne compagnie (La Bergerie et Rien Virgule).

Mais voilà, je ne serai pas objectif pour ce samedi. En effet, si je n’étais pas au 7(7) Café en train de passer des mp3, je prendrais sans nul doute un Mettis vers la BAM pour voir L’Impératrice mais surtout être au premier rang pour Grand Blanc, dont je n’ai pas cessé d’être fan. Et surtout je ne me remets toujours pas de leur magnifique dernier album, Images au mur. Tout comme cette version (presque) unplugged de Ailleurs.

Un groupe dont j’espère qu’il va continuer à toucher de plus en plus de cœurs et d’âmes.
Un concert qui s’annonce intense.

Une semaine sans vernissage n’étant pas une semaine complète, notons celui de Présences dissimulées de Cyrielle Lévêque, à la conserverie vendredi à 18h30.

Et pour se remettre de ce beau week-end, un bon brunch par l’Amour Food, ça serait pas mal non ? Ça tombe bien, c’est dimanche midi à l’Arsenal, youpi.

Sortir à Metz – 22-25 novembre 2018

Ami lecteur, il va falloir que je prenne l’habitude d’écrire ces billets le jeudi : même si le programme est souvent moins dense que le week-end, il reste souvent assez conséquent ce soir de la semaine. En l’occurence, pour cette semaine, cet article arrive après le démarrage du festival Culture Bar-Bars (le jeudi 22 novembre, donc) même s’il continue vendredi et samedi.

« Culture Bar-Bars ? » me demanderas tu. Eh, oui la manifestation en est déjà à sa 17e édition, mais elle ne se décline à Metz de manière régulière que depuis quelques années. L’idée de départ du festival, apparu à Nantes dans les nineties, était de mettre en lumière l’activité foisonnante des cafés-concerts, cet indispensable passage pour tout artiste, tout groupe qui veut présenter sa musique au public en live. Et pour le public curieux, l’occasion de se nourrir de musique, de faire des découvertes enthousiasmantes, souvent à moindre coût. Cette année, les chiffres du festival sont impressionnants : 50 villes participent, plus de 200 lieux, près de 800 évènements. Toutes les infos sont par ici. Bon, je n’ai pas besoin d’insister plus, ami lecteur : tu l’as compris, c’est une initiative qui me parle, d’autant que je te vante les concerts dans les bars ici-même à longueur de billets.

Alors du coup, qu’y retrouve t-on, à Culture Bar-Bars Metz ? Après donc que j’ai manqué le démarrage (avec notamment les excellents Posterboy Machine au 7(7) Café mais aussi Shoefiti à l’Irish Pub), ce soir on n’a plus qu’à choisir notre ambiance : Lord of Rocks au Vivian’s Pub, un nom qui parle de lui même, un hard rock tribute band qui passe allègrement d’AC/DC à Led Zep, de Deep Purple à Queen, des Guns N’ Roses aux Who. Martin Murer, lui, fait le DJ à la comédie Café (et il y sera aussi le samedi d’ailleurs). C’est le garçon qui se cache derrière les compos de Portland (entre autres), on ne peut en attendre que du bon. À L’Irish Pub ce sera rock psyché, avec les allemands de The Whiskey Foundation, dénichés par l’asso Boumchaka qui organise là l’un de ses derniers concerts et dont on aura toujours pu apprécier les goûts sûrs (en musique comme en Whiskey, d’ailleurs). Et puis il y’a la Bergerie au 7(7) Café, avec un rap habile, déviant, qui sort des sentiers battus. Ce premier clip de leur (très bon) dernier album te permettra de te faire une idée.

Samedi 24, le Shamrock Pub qui vient de se poser à Metz ne rate pas l’occasion de participer à ce festival. Ça sera samedi avec JC & VB, du blues funk en acoustique, en partenariat avec l’association Heiðrún, une nouvelle asso qui en profite pour célébrer son inauguration. Alors que Boumchaka sera à la barre de l’Irish Pub une dernière fois (j’insiste parce qu’ils vont nous manquer, aux bars, au public, aux groupes, à moi) avec The Dizzy Brains (du rock décapant from Madagascar). Au 7(7) Café, ce seront les potes nancéiens de Taxi Kebab qui viendront participer à la fête, avec leur électro ardente et sombre aux sonorités et à la guitare influencées par la musique traditionnelle arabe.

Et puis on notera aussi les concerts à La Chaouée, du rock avec Romor et de la folk avec April 5th vendredi et samedi 24 du blues avec Made in et Rustless, même s’ils ne s’inscrivent pas dans le festival Bar-Bars. Avec une mention spéciale pour la soirée Tonnerre (Avale + Lego + Krupuk) qui va secouer le caveau de la Chaouée dimanche à 19h, pour ceux qui auraient tenu jusque là de ce gros week-end !

Du côté de la Cité musicale-Metz, on mentionnera le concert de Lonepsi vendredi soir aux Trinitaires, et la manifestation Orchestres en Fête tout le week-end à l’Arsenal (concerts, blind test, ateliers, café littéraire…).

Et puis il ne faut pas que j’omette le vernissage de Viviane Zenner à la Galerie Jours de Lune. Ou que j’oublie la première apparition de l’association META, en l’occurence sur la Place de la République, sur le chouette stand Bliiida du marché de Noël. D’une part parce que j’y mixe un peu (dans le duo DUEL) mais surtout on y verra un live de Floating Arms, ce qui est toujours un magnifique moment musical, comme hors du temps. Et puis c’est en horaire décalé (18h-21h), ça n’empêchera pas ta tournée des bars à suivre… allez on s’en écoute un peu, pour conclure ce billet.
Parce que c’est beau.

Sortir à Metz – 15-18 novembre 2018

Après la dernière édition de Musiques Volantes le week-end dernier, belle, festive et triste à la fois, je me dis que c’est un drôle de week-end auquel on se prépare à Metz. Un week-end au cours duquel tu peux à la fois enfiler un gilet jaune pour aller bloquer la ZAC d’Augny (samedi matin), aller inaugurer les marchés de Noël (samedi après-midi) et participer à un festival de films dédiés à la transition écologique (tout le week-end). Si tu en es d’accord, ami lecteur je vais oublier un temps les deux premiers et te parler un peu plus du troisième, qui est plus raccord avec cette rubrique. Et puis bien sûr, de ce qu’il se passe d’autre ce week-end.

MaPlanet(e) donc. Il se trouve que je me suis retrouvé, un peu par hasard, à la conférence de presse qui annonçait le festival, il y’a trois semaines.

Du coup, je te livre l’introduction du dossier que j’y ai récupéré, ça permet de poser un peu le projet.

« En 1986, Jean-Marie PELT, Président de l’Institut Européen d’Ecologie et Jean-Pierre Cuny, réalisateur, obtenaient le 7 d’OR du meilleur documentaire pour leur série « l’Aventure des Plantes ».
Dans la continuité de leur témoignage unique sur le monde végétal et au vu des défis environnementaux actuels, Marie-Anne ISLER BEGUIN, Présidente de l’Institut Européen d’Ecologie (IEE) et Michel NOLL, producteur-réalisateur, Président d’Ecrans des Mondes, ont créé le festival MAPLANET(e) INTERNATIONALFILMFESTIVAL dédié à la transition écologique et aux relations entre les sociétés humaines et la nature.
Il s’agit d’une compétition internationale de films récents, de tous genres et de tous formats, porteurs de sens, avec une catégorie spéciale Youtubers. »

Alors bon, évidemment, on pourrait se dire qu’on a déjà une surdose de signaux d’alerte sur les dangers qui guettent la (ma) planète, d’informations sur l’indispensable transition écologique, sur le fait que bon, ne nous voilons pas la face, on est mal barrés si l’on n’ouvre pas grand les yeux sur le mur qui se dresse devant nous. Ok, je sais que tu sais tout ça.
Mais là nous sommes ailleurs. La sélection de films semble (je n’en ai pour le moment vu aucun) d’un très bon niveau, dans des registres très variés : de la docu et de la fiction, du local et de l’international, du connu (peu) et de la découverte (beaucoup), et même des Youtubeurs (dont l’ami Mamytwink). La sélection est ici, et tout donne envie. On ne peut qu’espérer que ce festival rencontre un beau succès. Ce n’est pas forcément gagné, les séances étant payantes et la visibilité en ces temps de gilets jaunes et de sapins verts n’étant pas évidente. Mais je suis sûr que tu sauras y contribuer, ami lecteur.
L’inauguration c’est vendredi 16 à 19h (même s’il y’a déjà eu des choses dans l’aprem), la remise des prix dimanche 18 à 18h et tout ça se passe au Klub.

Et sinon, quoi d’autre ce week end ?
On peut s’attendre à une belle affluence pour la soirée Capsule Corp. 404, organisée par le Château 404 et NaMeK Sound Rav’olution. Techno dans une univers visuel comme le Château 404 sait en créer sur chacune de ses manifs, ça va taper, à coup sûr. C’est samedi 17, jusque 5h du mat.

Du côté de la Chaouée, les jam session jazz reprennent (jeudi 15), Mâche un truc propose un beau plateau noise / indus / ambiant (Tatie Pétanol, SabaSaba, Nadstat, Tonto, vendredi 16). Et une soirée metal / prog (Sphaera & Art Against Agony) vient conclure le week-end samedi 17. À l’Aérogare ça sera chanson, d’abord “80 ans de chansons d’amour, de révolte et de tendresse”, des chansons de Vian, Ferré, Brassens interprétées par Jean Louis Apprederis (le jeudi 15) et plus rock le vendredi avec le retour de Pierre Hanot ! Et au Troubadour, on notera le concert des Boot’s n Cats samedi soir.

Du côté de la Cité musicale-Metz, un concert reporté pour la BAM (les Sheriff samedi) et un complet aux Trinitaires (Mass Hysteria jeudi 15), c’est plutôt vers l’Arsenal qu’on se tournera, avec un week-end consacré aux « Musiques entre guerre et paix », avec le Centenaire 1918-2018 dans lequel nous sommes encore plongés. On retiendra notamment deux concerts qui s’annoncent beaux : les Paroles à l’Absent par La Tempête & le Quatuor Zaïde (vendredi 16), et le programme Sous la Pluie de Feu par l’Orchestre national de Metz, avec notamment Prokofiev, Tchaïkovsky et une commande au compositeur Philippe Hersant (samedi 17). Bon et puis ce n’est pas forcément en lien avec les musiques entre guerre et paix, mais on retiendra aussi qu’il y’a un brunch des amis de l’Amour Food le dimanche midi à l’Arsenal, et que ça vaut toujours le détour.

Et comme une semaine à Metz se passe difficile d’un vernissage, on ira vendredi à celui de l’exposition Safe as houses de Ludmilla Cerveny à la MCL, organisé en partenariat avec la Maison de l’Architecture de Lorraine.

Voilà ami lecteur, je te souhaite donc un beau slalom ce week-end entre gilets jaunes, marchés de Noël et beaujolais… euh… nouveau* !

*qu’on ira bien sûr boire et acheter à la Cave du Kristal (avec modération bien entendu).

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Edit du 17 novembre
On me signale sur Facebook (tu peux aller suivre la page, c’est par là) plein d’autres propositions qui m’avaient échappé pour ce samedi :
– la première édition du festival d’impro Le Choupisson à la MJC 4 bornes, samedi à partir de 17h et toute la soirée,
hors champ 14/18 : un concert de l’Orchestre d’harmonie de l’Union de Woippy, des projections d’images d’archives prises à la périphérie des champs de batailles, des textes de Kermann, Barrès et lettres de poilus qui se superposeront aux images et sons pour une immersion pleine d’émotions, c’est samedi à 20h30 à la Salle Saint Exupery à Woippy,
– la sortie de la Mi-Feutz Mimo Tape #1 (des mecs sur des planches à roulettes qui font des trucs de fous furieux), au shop Chat de gouttiere samedi à 18h (avec une soirée qui se poursuit au 7(7)Café)

Sortir à Metz – 8 au 12 novembre 2018 – Musiques Volantes forever

Ami lecteur, je ne vais pas ménager un insoutenable suspense : de mon point de vue, si tu dois sortir à Metz ce week end, c’est surtout au festival Musiques Volantes qu’il faut aller. Déjà parce que c’est une recommandation qui était valable pour chaque édition du festival jusqu’ici, depuis mille neuf cent quatre-vingt-quinze… et parce que c’est la dernière année.

Musiques Volantes a en effet annoncé le 21 juin dernière sa « Disparition ». Bon, je t’avoue que ça me rend un peu nostalgique, alors que j’ai assisté à une bonne partie des vingt-trois vols du festival, qu’ils m’ont enthousiasmé souvent, inspiré parfois, fait passer de beaux moments toujours. Quelques impressions se sont même trouvées retranscrites sur ce blog. Et puis j’ai eu le redoutable honneur d’y jouer, avec melatonine ou zéro degré. Des moments intenses : pas évident de se présenter dans un festival que l’on admire, au milieu d’artistes de haute volée. Mais voilà, Musiques Volantes souhaite que ça Disparition se fasse dans une grande fête, avec cette dernière édition. Alors mettons de côté la nostalgie. Rangeons aussi pour le moment les causes de cet arrêt, sur lesquelles je reviendrai ici, plus tard.
Et concentrons nous sur le festival.

En réalité, Musiques Volantes a déjà commencé, à Nancy il y’a deux semaines (Meridian Brothers – Mugwump – Laake – Taxi Kebab à l’Autre Canal) et Luxembourg mercredi dernier (ZA! aux Rotondes).
Mais bon, la rubrique s’appelle « Sortir à Metz », hein, alors on va se concentrer sur ces trois soirées messines.

Ce soir donc (j’écris cet article le jeudi 8/11) a lieu le dernier vernissage de la dernière de Musiques Volantes. Ça se passe à la MCL, qui a longtemps été le QG de l’association MV, avec des discours des petits fours et surtout un parcours de projections, performances et installations audiovisuelles proposé par l’association Les Yeux de l’Ouie.Est, qui vient rappeler que la vidéo et les installations font aussi partie de l’ADN du festival, même si suivant les éditions elles ont eu plus ou moins de place. Qui plus est, c’est gratuit, tu as intérêt à trouver une bonne excuse pour ne pas y être.

Le coeur battant du festival a souvent été Les Trinitaires. Cela peut paraître évident que ce soit là qu’on assiste à la Disparition. Ce sera donc l’objet de deux soirées, vendredi 9 et samedi 10 novembre. On aurait pu s’attendre à des « têtes d’affiches », des noms connus et reconnus. Mais Musiques Volantes reste fidèle à son intransigeance artistique jusqu’à la fin. Alors oui, l’attention s’éveille un peu plus quand sont prononcés les noms de RAS G, (qu’on retrouve dans le sillage de Flying Lotus, avec un hip hop electro lourd et psychédélique à la fois) ou Dopplereffekt (une entité mystérieuse qui produit une electro déviante depuis 1995, entre la techno de Détroit et le Berlin de Kraftwerk), le vendredi 9. Mais comme souvent lors de Musiques Volantes, c’est lorsque l’on ne l’attend pas que l’on prend une bonne claque musicale. Et que l’on est soulevé.

Et si c’était le cas, par exemple, avec le post punk math quelque chose de Crack Cloud (samedi 10). En tout cas, ami lecteur, écoute moi déjà ce Swish Swash en entier. Pour ma part je me prend à rêver de ce que ça va donner en live…

Et puis ça pourrait bien être avec les locaux de l’étape, l’excellent Le Seul Élément (vendredi 9) ou la création Semi Secte (samedi 10) dans laquelle on retrouve la fine fleur messine des agitateurs de l’underground (de Noir Boy Georges à Bras Mort en passant par Jan Mörgenson… un all star band quoi). Ou encore avec les Mauskovic Dance Band (vendredi 9), dont le titre Continue the Fun semble bien approprié.

Et puis, Musiques Volantes nous fait un dernier cadeau : de magnifiques reliques, a emporter, à conserver.

Alors bien sûr il n’y a pas que ça à Metz ce week end. L’Aérogare continue sa belle série de soirée jazz manouche avec Mano Sinto, vendredi. Il y’a à La Chaouée la soirée post punk avec Gad whip (UK) et Acetate (Metz) du jeudi 8 et la Virgae session de novembre le samedi 10 (Virgae dont je te parlais dans un précédent billet). Et la soirée Hip Hop Connections 718 (cinq concerts et un Open Mic), organisée par Kultur ‘a’ Vibes à la Jehanne, vendredi. Mais voilà, ces soirs là tu sais déjà où je serai.

Par contre, ami lecteur, rien ne nous empêche de concilier une assiduité sans failles à Musiques Volantes et le vernissage de l’exposition Landscapes – Afterwar(d)s chez Faux Mouvement (samedi à 17h), résultat de deux ateliers laboratoires conduits au Cambodge, réunissant des étudiants de Master, des doctorants de l’Université Paris 8 et de l’Université royale des beaux-arts du Cambodge. Ou le concert de SAVAK ! organisé par Flo (RecordsAreBetterThanPeople) lundi à La Chaouée, une sorte de all-star band post punk. On pourrait presque voir ça comme une sorte de résurrection de l’esprit de Musiques Volantes dès le lundi qui suit la Disparition.

Ce qui nous ferait une jolie lueur d’espoir, n’est ce pas, ami lecteur ?

Comme le générique de fin d’un teen movie

Cette année à Pitchfork Music Festival Paris, je n’étais rien venu voir en particulier. Mais l’ambiance de la Grande Halle de la Villette pendant le festival suffit à me donner envie d’être là. Et du coup parfois les surprises sont bonnes.

Ce fût le cas avec Car Seat Headrest, dès l’arrivée sur le site (oui, bon, je n’arrive toujours pas à me motiver pour y venir à 17h30, quand débutent les concerts). Le groupe de Will Toledo est d’une belle efficacité sur scène et les arrangements rock avec parfois trois guitares donnent des montées épiques à certains de ses morceaux. Je n’ai pas regardé beaucoup du set de Chromeo, dont la musique n’a finalement pas beaucoup bougé depuis 10 ans, pour passer directement à Bagarre, avec leurs morceaux inclassables, parfois improbables, que je trouve toujours bien plus convainquant sur scène que sur disque. Hier soir encore, ils ont bien mis le feu à la Grande Halle. Chverches, je l’avais déjà vue à Primavera cette année. Et si ces morceaux font effectivement penser pour chacun d’entre eux au générique de fin d’un teen movie, il n’empêche qu’on peut chantonner ses mélodies pop trois jours après un concert. Redoutable. Le gros show du soir était sans nul doute celui de Blood Orange : Dev Haynes se présentait avec quatre musiciens et deux choristes et son R&B original a transformé la Grande Halle de la Villette en piste de danse langoureuse. Les musiciens (y compris Dev Haynes) étaient remarquables, le son aussi. Je me suis juste interrogé pendant le live : pourquoi ne lâchait il jamais cette serviette, parfois autour du coup, souvent sur sa tête (?) et oui, si tu te poses la question, il l’a même faite tourner.

Sinon, des autres trucs à Paris (bon ok, ça fait un peu blog voyage) :

Le Bistrot de l’Oulette, 38 rue de Tournelle dans le 4e.
Cuisine française pas mal orientée Sud-Ouest. On retrouve souvent du canard et de l’écrasé de pomme de terre, disons. C’est simple et c’est bon. Mais vraiment bon. Il faudra retenir le nom du Chef (Sylvain Tracard) Et l’accueil est speed mais très aimable et attentionné. Si les plats à la carte sont entre 20 et 25€ tu as, le midi, un menu à 16€ pour entrée plat ou plat dessert qui vaut complètement le détour, alors qu’il est très facile de passer devant la minuscule devanture sans y prêter attention. Va voir le site ici pour te faire une idée.

La librairie Yvon-Lambert, 4 Rue des Filles du Calvaire dans le 3e
Tellement de beaux livres, des belles oeuvres accrochées. C’est frustrant et enthousiasmant. Tu peux aller voir le shop par ici, mais ça ne vaut pas une visite dans ce bel espace. Je suis juste reparti avec le petit Vintage Prints d’Araki.

Bon, j’espère qu’il n’y a pas trop de fautes dans ce billet ami lecteur, je le tape dans le Paris-Metz et le poste sans trop le relire, le TGV arrivant à destination. La parenthèse parisienne est en effet terminée.
Générique de fin, donc.

Ton ailleurs est bien ici, sauf erreur

Oui, ami lecteur, le titre de ce billet est bien extrait de Bleu comme toi d’Étienne Daho, puisqu’après son concert d’hier pour le Pitchfork Music Festival Paris, je continue à chantonner (dans ma tête) « Et mon humeur est down down down… ». Mais même si ça aurait fait un joli titre, mon humeur n’est pas down, donc bon.

Alors bien sûr, il n’y avait pas que lui sur les deux scènes de la Grande Halle de la Villette et c’était d’ailleurs une bonne soirée.

Rolling Blackouts Coastal Fever sympa mais un peu convenu, Yellow Days intéressant mais à la voix moins impressionnante que sur ses enregistrements, un John Maus toujours aussi incroyable mais un peu seul sur cette grande scène, l’énergie de The Voidz un peu gâchée par un son trop criard, les excellents morceaux de Mac DeMarco, pour finir, que j’aurais peut être plus apprécié tôt dans la soirée. Et au milieu de tout ça, un Daho rayonnant, dans une chouette scéno, qui après quelques titres plus récents a fini par quelques un de ses anciens tubes, Bleu comme toi, Épaule Tattoo, Tombé pour la France, dont on se rend encore compte de l’efficacité dans des versions scéniques plus rock. Un bon moment, ailleurs.
Au fait : indice pinte au Pitchfork, 7€50 la H, 8,50 la H71.

Bon, et sans faire de ce site un blog voyage / blog mode, hier je suis passé par là :

L’Exception, 24 rue berger, aux Halles (et en ligne)
Je n’achète pas beaucoup de fringues, ami lecteur, mais quand je m’y colle c’est souvent sur leur site, parce que le risque de se planter est minime. Un peu de made in France, beaucoup de made in Europe, un large choix de petites marques (pour la plupart françaises) qui se retrouvent quand même autour de quelques intentions simples : sobre, bien coupé, de bon goût. Du coup quand je passe à Paris et que j’ai un peu le temps (c’était le cas hier), je tâche d’aller faire un tour dans la boutique qui est située aux Halles, histoire de voir leurs articles « en vrai » (et notamment les sneakers auxquelles ils viennent de consacrer un espace conséquent).

L’institut suédois, 11 rue Payenne, dans le 3e
Ce lieu, qui se présente comme « un petit bout de Suède en plein cœur de Paris ! », est une sorte de pèlerinage pour Charlène Royer. Nous y sommes donc passés. Il faut dire que c’est chouette : placé dans l’Hôtel de Marle, un très bel hôtel particulier dans le 3e à deux pas du musée Picasso et disposant d’une cour intérieure qui fait office de terrasse, il propose des boissons (indice thé : 2€50) et de quoi grignoter (indice gâteau 4€50). Mais surtout il utilise ses espaces pour des expos temporaires (et permanente). C’est n’est pas très grand, mais c’est gratuit. Et même pour moi qui ne suis pas un grand connaisseur de Bergman, l’expo du moment, Ingmar Bergman : la suite est vraiment intéressante.

Un morceau d’ailleurs ici, une transition qui se poursuit.

Transition

Ami lecteur, si tu ne me suis pas sur Facebook, c’est une information qui t’avait peut être échappée, mais je change d’activité professionnelle. Tiens, voilà le post qui expliquait ça, fin septembre.

Hier soir donc, je quittais la Cité musicale-Metz, en l’occurence l’Arsenal, une dernière fois. En tout cas symboliquement, parce que j’ai encore quelques bricoles à y finir dans les semaines qui viennent. Mais disons que je n’y aurai plus d’activité quotidienne. Et puis je suis immédiatement monté dans un TGV pour Paris. Ce n’était pas dans l’intention de dire « ciao, je me barre à la capitale en laissant tout derrière moi ». L’explication est beaucoup plus bobo, j’avais simplement prévu d’aller au Pitchfork Music Festival Paris : le festival commence ce soir (jeudi), et est précédé de deux jours de Pitchfork Avant-Garde.
Mais je dois finalement reconnaître que cette transition involontairement précipitée était la bienvenue.

Le petit routing de la soirée d’hier :

Avé Maria, dans le 11e (1 Rue Jacquard)

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Avé Maria. Les plats : KFC (sic) et Amazonian Fish & Chips.

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Petit restau / bar orienté Amérique latine dans la déco, la musique, les cocktails (8€) et une partie des plats (l’ensemble étant plutôt « cuisine du monde »). Lesdits plats frôlent les 20€ sans les atteindre et sont (pour les deux qu’on a pris en tout cas) conséquents en terme de quantité et plus qu’honorable pour la qualité. Il faut aimer les goûts mélangés et les épices, disons (et c’est mon cas). Merci Salomé pour le conseil, ça nous éviter d’errer dans le 11e en hésitant devant chaque restau.

Pan Piper, toujours dans le 11e (2-4 impasse Lamier).

Je n’avais jamais mis les pieds dans ce lieu. Apparemment ça a ouvert en 2012, et ça pourrait même sembler être plus récent, tout apparaissant très… neuf. Ça pourrait manquer un peu de charme (notamment le hall) mais la salle (environ 500 places) font très bien le job. Indice Pinte de Bière : 7€. En l’occurence c’était l’un des sept lieux qui accueillent le Pitchfork Avant-Garde, les deux jours de « découvertes de groupes exaltants » avant le démarrage du Pitchfork Paris Festival à la Villette. Quand on est arrivés c’est O-Olivier Marguerit qui terminait son set, et les trois morceaux qu’on a pu entendre laissaient entrevoir une belle écriture de pop française, et ici bien porté par un groupe efficace (avec notamment Halo Maud à la guitare). Je vais aller réécouter ça de ce pas.
Mais nous étions venus pour voir Trevor Powers : même si je n’avais pas écouté le moindre morceau du bonhomme sous ce nom, j’avais aimé son incarnation Youth Lagoon. Belle confirmation ici : des morceaux qui peuvent apparaitre déstructurés mais se font toujours rattraper par des mélodies prenantes, et la voix de Trevor Powers qui se cache derrière des filtres mais qu’on parvient à deviner pleine de sensibilité.

Une soirée bien dépaysante par rapport aux journées précédentes, donc. Et cette impression de changer de vie, ailleurs… même si bien entendu, en réalité, c’est un complètement fake. D’une part parce que je ne pense pas qu’un changement professionnel soit le bouleversement d’une vie, loin de là. D’autre part parce que je reviens à Metz ce week-end.

Mais bon, l’impression est là, profitons en.

Sortir à Metz – 12 au 14 octobre 2018

Ami lecteur, nous voilà déjà à la mi-octobre, et en mettant le nez dehors on ne croirait pas franchement. Du coup, il est encore bien temps de sortir et d’en profiter. D’ailleurs, ce week-end pourrait encore nous faire croire que nous sommes tout juste à la rentrée, marqué qu’il est par deux belles inaugurations.

Un bâtiment, d’abord. Difficile en effet de passer à côté de l’Agora, l’un des principaux projets de ce deuxième mandat de Dominique Gros. Ce nouveau lieu, qui regroupe une médiathèque, un centre social et un espace numérique ouvre ses portes vendredi 12 octobre. Ce sera parti pour une semaine d’inauguration, neuf jours d’activités intenses, d’un spectacle de la Compagnie Deus Ex Machina à un concert de l’Orchestre DEMOS, d’une pièce (musique, chant et vidéo) de la compagnie Roland Furieux à une création originale de Julien Nonnon (dont on avait pu apprécier les oeuvres tout l’été pensant Constellations). Au vu des quelques photos qu’on a pu découvrir sur Twitter (notamment), le lieu à l’air classe.

Une visite s’imposera donc rapidement pour jauger les premiers jours de ce lieu, profiter de ce programme d’inauguration (que tu trouveras détaillé ici, sur le nouveau site de l’Agora). Et je suis sûr, ami lecteur, que tu t’associera à moi pour lui fêter la bienvenue.

Vendredi 12 octobre, c’est aussi le jour qu’a choisi le Centre Pompidou-Metz pour dévoiler sa nouvelle exposition Peindre la nuit. Le Milky Way de Peter Doig donne déjà très envie. La liste des artistes présentés (Francis Bacon, Louise Bourgeois, Brassaï, Paul Klee, Henri Michaux, Joan Mitchell, Gerhard Richter…) aussi. Et les évènement proposés autour de l’exposition pas moins.

L’an dernier, j’avais été marqué par l’excellent livre La nuit. Vivre sans témoins. de Michaël Foessel, petit ouvrage que je te recommande vivement, ami lecteur. Je ne doute pas y trouver une forme de résonance dans cette exposition, sur laquelle il est probable que je revienne ici même.

Il est aussi question de nuit aux Trinitaires : Last Night Saves The Day. C’est le titre de la soirée de ce même vendredi 12, en écho à l’œuvre de Martin Beck Last Night et des soirées new-yorkaises Love Saves The Day. Aux trinitaires, on retrouvera notamment Kiddy Smile (mais aussi MEGA Ω MEGA et Noir Velvet) qui aura marqué une Fête de la Musique de laquelle on n’attend plus grand chose habituellement, avec un DJ set à l’Élysée et un débat qui l’a entouré qui ne t’aura sans doute pas échappé (sinon c’est par ici, entre autres). En tout cas, si l’on se fie au clip extrait de son dernier album, ça sera probablement un peu la fête au Caveau.

Toujours vendredi 12, à l’Arsenal, tu peux aller sans top hésiter voir la nouvelle création d’Aurélie Gandit (Compagnie La brèche), Perchée dans les Arbres. Sans trop hésiter, parce que ces spectacles sont toujours originaux, décapants, pertinents.

Bon je pourrai aussi te parler du concert de Lorenzo à la BAM samedi 13, mais c’est complet, Mamène.

Du côté de la Chaouée on passe du métal le vendredi (Rankenn, Hell Gate, Razor Butchers) à une soirée new wave / années 80 le samedi, comme ça, hop. Et autour de ces esthétiques on retrouvera d’ailleurs une belle brochette de DJs bien connus par ici : Mini-Sushi, Rolus, Keta…

L’Aérogare fonctionne bien ces dernières semaines, après un bel été. Avec des programmations décalées et assez festives ce week-end, ça pourrait être encore le cas : une soirée jazz manouche avec le virtuose Dorado Schmitt et une Boum à Propser (Rock, Funk, Hip Hop, Electro, Swing, House) samedi !

Un week-end aussi chargé. Un peu de soleil dehors. Décidément, on se croirait encore à la fin de l’été, ami lecteur, non ?
Même si la Nuit tombe maintenant un peu plus tôt, et que pour une fois, l’on ne s’en plaindra pas.

Sortir à Metz – 20 au 23 septembre 2018

Ami lecteur. Le festival Zikametz a 15 ans. Déjà.

Comme je suis vieux (si si), j’ai assisté à à peu près toutes les éditions. De très réussies artistiquement, d’autres qui m’ont moins convaincu. Certaines laborieuses en terme de fréquentations et d’autres complètement complètes. La vie d’un festival, quoi. On en parlera d’ailleurs lors d’une table ronde Bâtir un festival, l’envers du décor qui ouvre cette quinzième édition vendredi soir à 18h30, en compagnie (entre autres) de deux autres associations qui elles ont fait le choix de cesser leurs activités : Musiques Volantes (qui reviendra pour une vingt-troisième et dernière édition en novembre) et Boumchaka (qui ne reviendra pas du tout pour une huitième édition de Freeeeze en février). Cette double fin attriste forcément les amateurs de bon concerts, ici. Dont je suis. Et de ça nous pourrons donc en parler à cette table ronde de demain, que Zikamine m’a confié la redoutable mission de modérer. Mais on aura aussi l’occasion d’en reparler à d’autres endroits, à d’autres moments, ami lecteur. Et sans nul doute ici même.

En attendant, le festival Zikametz lui ne s’arrête pas. Et dans la série des éditions qui devraient marcher, cette quinzième se pose là.

Déjà il y a quelques beaux noms du hip-hop français (Guizmo, kacem wapalek, Kikesa, Melan…), ce qui devient une habitude pour Zikametz. Et si le hip hop domine ce week end aux Trinitaires (comme les ventes de musique en France), l’électro y sera aussi présente avec notamment UpperMost ou le luxembourgeois Ryvage que je suis bien curieux de voir l’un et l’autre en live samedi soir.

Et puis, même s’ils ne sont dans la programmation de Zikametz qu’avec un DJ set le vendredi soir, je ne résiste pas à l’envie de te partager le live de l’excellent morceau Ailleurs des non moins excellents Grand Blanc.

Ok, je ne sais pas toi, mais je suis fan. Leur nouvel album, Image sur le mur, vient de sortir, je te conseille de te jeter dessus avidement prendre le temps de l’écouter d’une oreille attentive. Et puis ne te méprends pas quand je dis « qu’un DJ set ». Étant donnés les excellents goûts musicaux de ces esthètes, on peut s’attendre à une sélection musicale de haute volée, originale et efficace.

Bref, avec Zikametz, des pass deux jours à 15€ et des bières pas trop chères, fréquenter Les Trinitaires les soirées de vendredi et samedi serait de bon aloi.

Pendant ce temps là à la Chaouée, si on peut noter les concerts de Plastic Age (power trio from Nevers – qui a l’air plutôt intéressant) et Bye Bye Bye + Vaudou Josephine (rock from Alsace), on regrettera qu’ils tombent les mêmes soirs que Zikametz. Du coup, ami lecteur, on s’intéressera peut être plus particulièrement à la soirée Virgae, qui arrive dès ce jeudi : une asso qui se partage entre Nancy et Metz (si si, c’est possible), un collectif d’une quinzaine de DJ / producteurs électro, qui organise des soirées mais qui occupe également un créneau chez Radio Campus Lorraine pour une émission de radio, projet Virgae le vendredi soir, émission dont ils fêtent ici la rentrée, à la Chaouée. Orientée dancefloor, électro et techno, pour ce que j’ai pu en écouter, l’émission. On sait à quoi s’attendre pour la soirée, du coup : les murs de la Chaouée vont résonner fort.

Cette semaine marque aussi la rentrée de deux lieux messins qu’on aime.
Jeudi soir, Modulab (atelier / galerie dédié à la pratique du dessin, de l’image imprimée et à l’édition) vernit l’exposition Entresort, de Roby Comblain : des xylogravures au format photographique, tirées de descriptifs de paysages sans données géographiques et sans chronologie, comme des songes.
Vendredi, c’est la Conserverie (« lieu d’archive » dédié à la photographie) qui vernit Occiput de Bill NOIR, en lien avec l’association strasbourgeoise Mékanik copulaire.

Cette semaine toujours, on inaugure Étudiant dans ma ville, qui dure jusqu’au 29 septembre et qui est marqué par tout un tas d’évènement que je ne vais pas détailler ici ne serait ce que parce qu’ils le sont là, et parce que j’y reviendrai sans doute la semaine prochaine.

Et puis ami lecteur, je suppose (et j’espère) que tu l’es ailleurs que sur ce blog. Lecteur. Je te signale donc si ça t’avais échappé la venue d’Aurélie Filippetti, une amie écrivaine, à la librairie Autour du Monde, vendredi 21 à 18h30. Bon, tu l’as sans doute connue comme députée et Ministre de la Culture, avec l’exposition médiatique qui va avec. Mais écrivaine, elle l’était avant, dès 2003 avec Les Derniers Jours de la classe ouvrière. Et elle a bien raison d’y revenir : son dernier roman, joliment intitulé Les idéaux, a réussi à s’extraire de la jungle foisonnante de la rentrée littéraire. Je t’avoue que ne l’ai pas encore lu, ce roman, acheté un peu tardivement (hier). Alors j’ai entendu que ça glosait pas mal autour du style, lu que ça semblait être un grand roman politique. Dans tous les cas cette rencontre pourrait aussi être l’occasion de découvrir, si tu n’en as pas encore franchi le seuil, la Librairie Autour du Monde, qui gagne à être connue.

Tiens, ça pourrait d’ailleurs être une bonne idée d’épisode de podcast, ça, non ? Qu’en dis tu ?

Municipales 2020 à Metz : revue de presse 2018 – 2

La revue de presse des municipales 2020 à Metz continue. Ce billet concerne le second semestre 2018 (tu peux retrouver la revue de presse du premier semestre 2018 par ici).

Et la rentrée politique se fait surtout à droite, avec François Grosdidier (qui annonce quasiment sa candidature, à la fois dans La Semaine et chez vin Mirabelle) et Jérémy Aldrin qui confirme son ambition de renouvellement.