Le Monkey Show

Le Monkey Show a ouvert ses portes le 28 mai dernier, rue des Roches, en lieu et place de La Scène qui avait donné une ambiance piano bar / one man show à ces lieux pendant quelques années. Avec le Monkey Show, pas de doute, le sympathique caveau a basculé du côté du rock.monkey-show

J’étais allé faire un tour dans ce bar au moment de l’ouverture (à laquelle nous avions d’ailleurs failli participer avec melatonine, ce n’est sans doute que partie remise), mais forcément, en été, les terrasses l’ont emporté, et j’y étais repassé seulement une ou deux fois jusqu’à la rentrée. Parce que oui, ici, point de terrasse et peu d’ouvertures vers l’extérieur : une fois passée la porte d’entrée on est dans un caveau, un peu sombre mais vaste, convivial et chaleureux, dans lequel il fera plutôt bon passer l’hiver. Et si je t’en parle aujourd’hui, ami lecteur, c’est parce mes deux dernières visites (dont l’une vendredi dernier) m’en ont largement convaincu.

Comme la rue des Roches n’est pas très passante, que tu ne passeras probablement pas devant le Monkey Show par hasard, tu franchiras sans doute ses portes une première fois pour un concert. Et tu auras raison : si la programmation est d’ordinaire menée par la nouvelle équipe qui occupe les lieux (et notamment l’ami Pierre Dechaume, que l’on a déjà pu croiser à la basse chez Sipping) il se trouve aussi que l’association Boumchaka prend également part à cette programmation. Et en ce début novembre, je peux ainsi te confirmer qu’il était bon de se retrouver sur les concerts qu’ils ont proposé, sur fond de jours fériés.

Le 1er novembre, c’est d’abord le rock stoner psyché de Mars Red Sky, qu’on avait la (bonne) surprise de retrouver au caveau du Monkey, étant donnée la notoriété du groupe. Et ça valait clairement le détour.

Mars Red Sky, Monkey Show #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Tiens, d’ailleurs, puisqu’on parle de ce trio français, j’en profite pour te recommander le très chouette film réalisé pour leur titre Alien Grounds : c’est par ici.

Deuxième jour férié, deuxième concert : en ce 11 novembre, c’est The Animen qui est venu remuer le Monkey Show.

THE ANIMEN #Metz Poke @asso_boumchaka @theanimen

Une vidéo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Bon, l’extrait ci-dessus ne te donnera pas forcément une bonne idée de l’efficacité du rock du groupe suisse. Mais cette vidéo de leur tube My Pretty Bellerina devrait par contre éventuellement te convaincre.

En tout cas, l’un comme l’autre de ces concerts valait clairement le détour… d’autant que l’entrée est systématiquement gratuite !

Mais si l’on entre une première fois au Monkey Show pour assister à un concert, il est probable que l’on aie l’envie d’y rester ou d’y retourner juste pour l’ambiance du bar : le maître des lieux (Hugo) et son équipe sont extrêmement sympas, la playlist orientée rock / metal ne conviendra sans doute pas à toutes les oreilles mais a le mérite d’un choix assumé (j’ai entendu vendredi deux fois les messins de Tess dans la playlist, et le public du bar reprendre les refrains du Chop Suey de SOAD…) et cohérent avec la programmation des concerts, les bières ne sont pas (trop) chères et le choix en alcool fort est conséquent. Si l’on ajoute à ça un concert par semaine (à minima), un blindtest chaque lundi soir et une ambiance assez festive (de ce que j’ai pu en juger les soirs de week end) il serait dommage que le Monkey Show ne devienne pas une halte hivernale de tes pérégrinations musicales, dans un parcours entre l’historique Comédie Café (situé à 50m à peine) et les déjà incontournables 7(7) Café et Troubadour, sur ce versant de la colline messine qui se révèle décidément très animé depuis quelques années… ce qui n’est pas pour me déplaire, comme tu t’en doutes, ami lecteur !

Zikametz

img_295Ami lecteur messin et amateur de concerts dans ta ville, il ne t’aura pas échappé que depuis une semaine a lieu le festival Zikametz. Pour les autres, c’est un festival dédié aux « musiques actuelles » au sens large, particulièrement éclectique, et porté par l’association Zikamine et qui se déroule essentiellement aux Trinitaires.

Et c’est déjà la treizième édition, ce qui ne nous rajeunit pas. Ce qui me rajeunit d’autant moins, c’est quand je fouille un peu dans les archives des versions antérieures de ce blog, dont je n’ai remis en ligne qu’une petite partie. Je suis donc retombé sur ce billet consacré à la quatrième édition du festival, dont j’étais à la fois spectateur et un peu acteur : nous y jouions en effet avec melatonine. Je remet donc en ligne ce billet, en ayant corrigé une partie des liens (qui pointaient beaucoup vers myspace, souviens-toi ami lecteur).

Voilà donc un voyage dans le temps vers septembre 2007.

TF1 – Week end à… Metz

Oui ami lecteur, tu as peut être pu m’apercevoir quelques secondes sur la première chaîne de télévision française pour évoquer Les Trinitaires, un lieu « insolite » parmi d’autres « Bons plans » Capture d’écran 2016-06-04 à 11.46.34messins. On notera d’ailleurs qu’ils ne se sont pas trop plantés, entre l’épicerie Baci pour aller grignoter et la péniche L’Aparté pour la nuit.

En tout cas ça a été diffusé le 30 avril, alors que le tournage avait eu lieu le 24 mars, lors du concert de Dookoom et DOPE D.O.D. Et dans la vidéo ci-dessous, une fois que tu auras passé les 60 secondes de pub, c’est à peu près à 5mns que tu verras ma tête (que l’on qualifiera ici par honnêteté intellectuelle de « post-apéro »).

DLCC (4) – Muse se prépare

« Mais qu’est ce que c’est que ce titre de billet ? » te demanderas tu sans doute à ton arrivée sur ce blog, ami lecteur. Et je ne pourrais pas vraiment t’en faire le reproche, cet acronyme n’apparaissant pas forcément très clair à première vue. En fait c’est simplement que le « Décidément, les centres commerciaux… » déjà utilisé précédemment pour trois titres d’articles est un poil long. Et comme visiblement cette série est amenée à continuer, j’aime autant le conserver. DLCC, donc.

Muse-depuis-CPM-nuit-2-beneLa volonté n’était d’ailleurs pas particulièrement de commencer 2016 avec un billet sur les centres commerciaux, même si je remarquais il y a peu l’intérêt que ça pouvait susciter ici même. Mais bon, il se trouve que je n’ai pas pris le temps de blogguer ici depuis le 1er janvier. Et que là tout de suite, quelques éléments me font revenir sur le sujet, et plus particulièrement sur Muse. Dont acte.

Le centre commercial Muse est actuellement en travaux (tu peux d’ailleurs les suivre en direct via une webcam installée sur le Centre Pompidou-Metz) pour une ouverture toujours prévue au deuxième semestre 2017. On sent bien qu’au delà du chantier impressionnant (présenté comme le plus grand chantier privé de France), l’opération de communication se prépare également peu à peu.

Début décembre, c’est Digitalarti qui annonçait la première sélection d’œuvres digitales qui doivent animer / embellir le centre (merci à Pat pour avoir relevé cette info passée localement assez inaperçue).

Parmi les noms des artistes participant ainsi à ce qui a été annoncé (par digitalarti) comme « la plus importante installation d’oeuvres numériques au monde« , on relèvera notamment Visual System, Scenoscome, ou Vincent Leroy, tous déjà présents à la Nuit Blanche Metz, respectivement en 2010, 2011 et 2013.

Dans le même temps, un site web (muse-metz.fr) a été lancé récemment (le nom de domaine a été acheté en octobre). Pour le moment, en dehors d’une première liste d’enseignes (Burger King, Habitat, Primark, Carrefour Market,…) il est encore un petit peu vide, à l’image de ces pages dont on sent qu’elles ont été calibrées pour les mots-clé mais dans lesquelles il manque encore le contenu, à l’image aussi de cette vidéo étrangement sans son (60 vues sur Youtube au moment où j’écris ces lignes). Bref, comme le centre, tout cela est en construction, mais on sent que les outils s’aiguisent.

En dehors de ces quelques éléments de communication, on constate également qu’à quelques 18 mois de l’ouverture, Muse suscite encore un peu plus d’attention.

Lorsque le directeur d’exploitation de la région Nord de Klépierre essaie de rassurer, dans le Républicain Lorrain, sur l’avenir du Centre Saint Jacques (dont le groupe est propriétaire), on lui pose bien entendu la question sur Muse (« En fin de compte, il se peut que Muse fasse plus de mal à Waves qu’au centre-ville. » conclut il… on a envie de le croire). Un Centre Saint Jacques toujours assez triste lorsqu’on le traverse, mais pour lequel la situation semble enfin se débloquer avec l’arrivée d’un H&M géant.


Et puis au moment où l’on reparle des cinémas à Metz (c’est au menu du prochain Conseil Municipal), Muse est à nouveau au coeur du dossier avec l’ouverture d’un Kinépolis en 2018, dans une situation imbriquée avec celle des cinémas de l’hypercentre (lire ici dans le RL, ou ici sur le site de la ville). Nul doute que ce débat ci reviendra de manière récurrente sur le tapis.

Je conclue ce billet avec deux liens déjà postés, au cas où il t’auraient échappé. D’abord ce passionnant billet sur l’histoire des malls. Et puis l’émission Du Grain à Moudre sur France Culture, intitulée Le centre commercial est-il encore le coeur de la société de consommation ? diffusée en 2014. Les questions qui y sont abordées sont toujours on ne peut plus d’actualité. Et on y reviendra sans nul doute.

Il fallait bien ça

Oui ami lecteur, il y a huit jours, je te racontais ici même que j‘étais bien content de laisser une semaine pesante derrière moi. Mais au moment d’en reprendre une nouvelle, il faut reconnaître que que ce n’était pas encore ça. Finalement ce sont deux concerts qui ont fait le nécessaire. Il faut dire que Thurston Moore et Dominique A sont en bonne place dans les quelques artistes intouchables qui figurent dans mon panthéon musical. Et ils ne sont pas si nombreux. Le fait que les deux jouent à Metz la même semaine relevait d’un beau hasard.

Alors que le mardi est parfois danger, le lundi est, lui, rarement un jour faste pour les concerts notamment à Metz. Étrangement ce lundi 23 novembre offrait un choix quasi-pléthorique : une soirée de l’association Mâche un Truc à la Chaouée (raxil4 / Ræppen / PsôM), The Necks invités par Fragment à l’église Saint Maximin et donc Thurston Moore au Centre Pompidou-Metz. Je ne me suis décidé que l’après-midi même à aller à ce concert. Pourtant, ami lecteur, je suis un fan de Sonic Youth, ça fait sans doute partie des groupes qui m’ont fait faire de la musique (notamment avec melatonine). Mais voilà je ne sais pas, je n’avais sans doute pas encore tout à fait le coeur à ça.

L’après-midi, donc, je constate qu’il reste des places (ça sera finalement complet le soir même). Et je me dis aussi que l’occasion ne se représentera peut être pas de sitôt. Et l’ami Nico D’Ascenzio achève de me convaincre. Autant te dire, ami lecteur, que dès le début du concert je me suis vite rendu compte que j’aurais eu tort de rater ça. Après les messins de Chair en première partie (dans lesquels on reconnaissait quelques têtes connues) et quelques bières au bar (dont le comptoir était rapidement débordé et les fûts rapidement vidés par un flux de public sans doute inhabituel) retour dans le Studio du CPM pour voir sur scène Thurston Moore accompagné de Steve Shelley (Sonic Youth aussi) à la batterie , Debbie Googe (My Bloody Valentine) à la basse, et James Sedwards à la guitare.

Que te dire du set ? Il était très bon. Très très bon même.

Oui, qu’en dire ? Avec une autre formation, on aurait pu dire que ça faisait franchement Sonic Youth. Ce son à la fois noise et mélodique, ces morceaux faussement simples et vraiment épiques, tout y était. Mais comme la moitié du groupe était sur scène, comment le leur reprocher ? Et ce n’est d’ailleurs pas ce que le public a fait, bien au contraire. Et les rappels furent long, comme ceux d’une dernière date de tournée réussie.

inrocks dominique ALe jeudi, c’était Dominique A à la BAM. Je crois que, comme pour Sonic Youth, j’ai été fan de ce garçon dès que je l’ai entendu. Je me souviens aussi, quelques temps plus tard, de cette couverture des inrocks, « la chanson française dont vous n’aurez pas honte », en 1995. Tiens je te la colle à côté, là. Un peu provoc-drôle bien sûr, mais au fond assez juste pour que ça fonctionne quand même.

Le concert était à la hauteur de ce que l’on peut penser du « patron » et de ses morceaux. C’était beau, le son de la BAM était bon, c’était impeccablement interprété. En concert peut être encore plus de sur disque, on prend le temps de se rendre compte de la subtilité et de la finesse de chacun de ses compositions, de la force des paroles.

Et là aussi, c’était long. Il faut dire que, même si son dernier album Eleor représente une bonne partie de son set, il y a de la matière dans sa discographie depuis La fossette, déjà génial, en 1992. Et à tout cela il convient rajouter l’amabilité du bonhomme pendant et après le concert, lorsqu’il est venu discuter avec le public qui traînait encore au bar.

DOMINIQUE A | #LaBAM | #Metz (1/2)

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D’ailleurs, cette amabilité et cette gentillesse, c’est également ce que m’ont rapporté ceux qui ont eu le bonheur de croiser Thurston Moore le lundi précédent.

De la gentillesse, de l’amabilité, de la musique à la fois forte et géniale. Oui, ami lecteur, je crois qu’il fallait bien ça.

PS : et merci à Margaud pour le disque dédicacé.
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À Metz, on fait des réserves de culture avant l’hibernation

Ami lecteur, en revenant sur le programme des quelques jours qui viennent de s’écouler, je ne peux m’empêcher d’être assez épaté par la diversité de ce que notre petite ville de Metz peut parfois proposer.

Du côté des expositions, à tout seigneur tout honneur, c’est le Centre Pompidou-Metz qui ouvrait cette semaine avec le vernissage mardi de Cosa Mentale, étonnante exposition sur le thème, rarement traité, de la télépathie dans l’art du XXe siècle. On y retrouve un certain nombre d’utopies (voire de contre-utopies) dont le rapprochement avec certaines réalités du moment ne peut être évitée. Comment ne pas penser aux casques de réalité virtuelle du moment (Oculus ou Morpheus) en observant ce Mind Expander de Hans Rucker Co, qui propose une expérience psychédélique intime grâce à l’utilisation de projections d’images et de sons.

Haus Rucker Co – Mind expander 1 #CosaMentale #Metz

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Une exposition en tout cas foisonnante, qui méritera qu’on y retourne. Ce temps inaugural laissait en effet finalement peu de temps pour la visite en proposant des performances, comme celle de David Rosenboom pour une symphonie à base des ondes cérébrales de deux volontaires. Et comme tu peux le voir sur la photo ci-dessous, il y avait foule.

David Rosenboom, pour une symphonie à base des ondes de deux cerveaux. #CosaMentale #Metz

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Et puis à Metz, pour voir de l’art contemporain, il y a le choix. Après Pompidou le mardi, nous avions en effet le jeudi soir deux vernissages : d’abord dans la galerie Octave Cowbell, avec le Je suis un souvenir de Marc Aragones, exposition pour laquelle j’ai eu le plaisir d’écrire le court texte de présentation. Octave Cowbell est une petite galerie par la taille (si tu n’as pas encore eu l’occasion d’y aller, elle est composée d’une seule pièce relativement exigüe), mais grande par ses choix… et par l’inimitable convivialité de ses vernissages.

Beaucoup de monde aussi le même soir pour le vernissage de Body Talk, au FRAC Lorraine, marqué par une impressionnante performance de Miriam Syowia Kyambi. Une exposition sur laquelle on aura l’occasion de revenir, puisqu’elle offre d’autres temps de restitution, dont un le 9 janvier à la BAM.

Du côté de la musique, il y avait aussi peu de chances de s’ennuyer. Jeudi, on découvrait NIID, anciennement connus sous le nom d’ASP (Abstract Sound Project) : ils se dévoilaient au 7(7) Café avec un bon DJ set et une avant-première de leur nouveau clip, quelques jours avant sa mise en ligne.

Et le voici, tout beau tout neuf.

Une classieuse mise en image par Stéphane Benini d’un morceau plus en douceur que ceux auxquels ASP nous avait habitués. Mais tout aussi accrocheur, bien plus dans l’air du temps et sans doute plus proche des aspirations actuelles du duo. En tout cas, il va falloir surveiller NIID de près.

Dans la série de découvertes de nouveaux projets messins, on citera aussi Lonesome Lion, le projet de Simon, des Dirty Red Shirts, quelque part entre le folk et le blues. Un premier concert préparé à la hâte, mais qui aura eu de beaux moments de mélancolie. C’était au Troubadour, vendredi soir.

Et vendredi, il y avait également à la Chaouée la troisième soirée en huit jours de l’association Mâche un truc, qui semble partie sur un rythme infernal. Gros line up de groupes aux noms improbables (BAND OF SORROWS,
Prozack Maurice, VORTEX, CHINESE CARPET,Les Anatoles Rances…) et gros succès.

Et puis il ne t’aura sans doute pas échappé qu’à Metz, ces derniers mois, les jeux vidéos prennent une place croissante, avec un QG du côté de TCRM Blida. Vendredi soir c’était la première soirée Indie Games club (qui offrait la possibilité de jouer à des jeux indés en multijoueur local, et de découvrir Blida Bulders le jeu vidéo consacré au lieu), et samedi le tournoi de Hearthstone organisé par Lorraine E Sport. Joli succès pour une première de cette association à Blida.

Et puis j’aurais pu également te parler de l’installation des premières boîtes à livres à Metz, et puis et puis… j’oublie sans doute encore beaucoup de choses. Cette période de l’année a toujours un programme culturel très chargé. D’ailleurs, j’espère que tu ne rateras pas l’occasion de te précipiter encore aux Trinitaires ces dix prochains jours pour profiter de la vingtième édition de Musiques Volantes.

Peut être essaie-t-on encore d’en profiter avant l’arrivée des décorations de la Noël, de l’hiver, et avant que la tentation de l’hibernation ne s’abatte sur nous. Mais on ne peut que s’en réjouir, tu en conviendras.

Marc Aragones / Je suis un souvenir

Je suis un souvenir, c’est le titre de l’exposition de l’ami Marc Aragones qu’il est possible de visiter du 29 octobre au 21 novembre 2015 à la Galerie Octave Cowbell. Et pour l’occasion, j’ai fait ce petit texte de présentation.

« Si un visiteur du futur venait à se retrouver parmi nous et s’il ne venait pas uniquement pour chercher Sarah Connor, mais plutôt tenter de nous connaître mieux, qu’aimerait-il à trouver ici ? Sans doute ce qu’on découvre dans cette petite pièce, de celles dans lesquelles on rentre discrètement, par la fenêtre. De celles qui permettent de mieux connaître une personne, au premier coup d’oeil.

Ici une collection de souvenirs, de trophées qui en disent beaucoup sur l’époque, sur nos obsessions et nos souvenirs aussi flous qu’enregistrés, notre besoin de tout conserver et notre inquiétude face à l’avenir et à la Fin. Un cabinet de curiosités qui en dit également beaucoup sur l’artiste, aussi habile qu’intelligent, aussi drôle qu’inquiétant : l’ironie est partout mais le cynisme nulle part.

Marc Aragones conçoit son travail comme un partage permanent. Avec son entourage au moment de la conception, avec l’artisan au moment de la réalisation, avec le spectateur au moment de l’exposition. Le partage, c’est peut être ce qui manque le plus à notre époque, c’est ce qui est présent partout ici. « Je suis un souvenir », nous dit-il. Et l’on se prend à espérer que c’est celui avec lequel le visiteur du futur repartirait, s’il était venu voir ce qui se trouve dans cette petite pièce : tout n’est pas perdu. »

Mirabelle TV – Juste avant de zapper

Chouette découverte que Juste avant de Zapper, émission diffusée quotidiennement en direct depuis la rentrée sur Mirabelle TV. Je dois avouer que je n’avais pas eu l’occasion de la regarder avant d’y passer il y a une dizaine de jours, mais cette émission d’actu, présentée par Arnaud Caël et Alicia Hiblot est rythmée, tout en prenant le temps de s’attarder sur certains sujets.

En l’occurence, j’y était pour parler de la BAM, de son premier anniversaire, de cette première saison achevée et de ce qui y est à venir pour celle qui arrive.

Un week end à Metz

Aaah, ami lecteur, ça fait du bien de faire du tourisme à la maison. Il se trouve que ce week end de rentrée s’y prêtait particulièrement.

Vendredi soir ouvrait à Metz un nouveau lieu d’exposition, la Galerie l’Exil, à l’initiative d’un professeur de photographie à l’ESAL, Michel Dreistadt, et deux anciennes étudiantes de la même école, Anne-Laure Uhrig et Julia Richard. Une bonne communication (des flyers dans la ville, un peu de facebook, un peu de presse locale…) et l’on retrouvait en ce vendredi soir bien du monde dans ce lieu, un impressionnant espace situé dans les anciennes casernes du boulevard de Trêves. L’amie tulisquoi y faisait même des instagram.

Vernissage nouvelle galerie L'exil à #Metz. Expo Mémoire des édifices

Une photo publiée par tulisquoi (@tulisquoi) le

Il faut dire aussi que le trio de la Galerie L’Exil avait eu la bonne idée d’en inviter un autre, de trio : les messins The Yokel, qui ont pu démontrer une nouvelle fois qu’ils étaient excellents en toute circonstance, en l’occurence en version acoustique dans un second hall, immense, laissé à la galerie pour l’occasion. Et à grands coups de country folk et d’énergie inépuisable, ils ont réussi à rassembler un public assez dissipé, au départ forcément rassemblé autour d’un bar généreux.

THE YOKEL | Galerie L'Exil | #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Très bon moment que cette inauguration. Il faut aussi bien de l’énergie pour se lancer dans l’aventure de l’ouverture d’un lieu de ce type, aujourd’hui. Mais pour ce que j’ai pu en voir vendredi soir ce n’est pas ce qui va manquer aux trois tenanciers de cette nouvelle boutique artistique, qui prévoient également des ateliers et d’autres soirées animées. Jusqu’au 7 novembre, elle présente essentiellement les beaux travaux photographiques de Michel Dreistadt (Mémoire des édifices). Puis ce seront les travaux de jeunes artistes. Tu sais donc ce qu’il te reste à faire : suivre l’actualité de la galerie, aller la visiter, soutenir cette belle initiative.

Et la soirée pouvait se terminer devant le set de Max Dillinger au 7(7) Café

Le lendemain, je suivais Margaud Antoine dans ses pérégrinations du week end, en l’occurence à la journée portes ouvertes MJC de Metz Sud…

Journée portes ouvertes de la MJC Metz-Sud. #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

… puis de celle de Devant-les-Ponts, la MJC des 4 bornes, qui organisait un week end d’animations.

Portes ouvertes de la MJC 4 Bornes. #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Là aussi, ami lecteur, on ne remarquer l’énergie impressionnante que mettent les équipes professionnelles et les bénévoles de ces maisons pour faire vivre leur quartier pendant ces journées portes ouvertes, qui ne sont d’ailleurs que la partie visible de ce qu’elles font tout au long de l’année. Dans l’époque que nous traversons, le lien créé dans ces endroits n’est que plus précieux. Je n’en rajoute pas ici, j’aurais sans doute l’occasion d’y revenir.

Mais comme on ne s’en lasse pas, rebelote le lendemain, Un dimanche sur la colline, à Bellecroix.

Un dimanche sur la colline, fête de quartier de #Bellecroix #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Barbecue, expo photo, activités diverses et variées, concerts… et comme la quartier est à une quinzaine de minutes de la Place Saint Louis, difficile, pour terminer ce week end, de ne pas passer par la bourse aux disques organisée par l’association Mets des Disques depuis maintenant quelques années.

Bourse aux disques, place Saint Louis. #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Ce week end, à Metz, il y avait plein d’autres parcours à faire, d’autres expositions ou d’autres concerts. Et si je te dis, ami lecteur, que le prochain week end s’annonce au moins aussi bien rempli, j’espère que ça te donne un peu envie.

Muse et musée

Tiens, ça fait un petit moment que je ne t’ai pas parlé centres commerciaux, ami lecteur.

Mais si, tu sais bien, j’avais écrit successivement quelques articles sur le sujet ici même. Tu peux d’ailleurs les retrouver en cliquant sur le tag Centres commerciaux (ce qui semble finalement assez cohérent). Il se trouve que quelques actualités des dernières semaines m’invitent à te reparler rapidement de l’un de ces chantiers qui transforment le commerce de notre bonne ville de Metz : Muse.

Webcam amphitheatreMuse est un projet assez colossal : plus de 320 millions d’euros d’investissement privé pour un centre commercial (mais pas que), au sein d’un quartier qui est créé ex nihilo, quasiment en coeur de ville. Début juillet, le Républicain Lorrain nous informait à l’aide d’une série de photos que les grues étaient arrivées sur un chantier forcément assez impressionnant au coeur d’une ville. Tu peux d’ailleurs le suivre en direct via une webcam placée sur le Centre Pompidou-Metz. La fin de chantier est prévue pour la rentrée 2017.

Il y a trois mois, le Républicain Lorrain nous faisait également la liste des marques qui devaient s’installer dans le nouveau centre commercial : des locomotives comme Primark, Burger King, Carrefour Market (4 500 m²) ou Habitat (prévoit on Arnaud Montebourg à l’inauguration ?) mais aussi , Kiko, Bleu Libellule, De Neuville, Kusmi Tea, Eleven Paris, Little Extra, Adidas Originals, Levis Store, JD Sports, Shana, Trésor, Urban Culture, Kaporal 5, American Vintage, Le Temps des Cerises, Jules, Espace Kiliwatch, divers restaurants (Hippopotamus, Ayako Sushi, Hugo’s Restaurant, Dubble, Il Ristorante…). Si la plupart sont des « exclusivités », on notera aussi la présence de quelques enseignes présentes actuellement dans l’hypercentre messin (Yves Rocher, Sephora, Mango) dont certaines surfaces commerciales importantes viennent de se libérer (Jennyfer, Flunch) ou sont en passe de l’être (La Halle). Et on attend également toujours le dépôt à la CDAC par Kinépolis de leur projet de cinéma.

Mais ce n’est pas ici que je voulais principalement en venir, ami lecteur. Il y a quelques jours, les Echos sortaient un papier intitulé Quand les centres commerciaux se prennent pour des galeries d’art. Il s’appuie notamment sur les exemples du Vallée Village, à Marne la Vallée (qui dispose en son sein d’une galerie d’art depuis 2007), mais aussi sur le Centre Beaugrenelle, reconstruit à Paris, ouvert fin 2013 et racheté 700 millions d’euros en 2014 par un consortium piloté par… Apsys, également investisseur principal du projet Muse. À Beaugrenelle donc, Les Echos nous informent que « les architectes Valode et Pistre ont, dès sa conception, commandé une oeuvre monumentale à Xavier Veilhan. Autour de cet espace, labellisé par la Fiac pour sa prochaine édition en octobre, seront exposées une quinzaine d’oeuvres de Loris Gréaud, Kaws, Huang Yong Ping, MadeIn ou Wang Du, le tout confié au commissaire d’exposition réputé David Rosenberg.« . L’oeuvre est ici, si tu veux y jeter un coup d’oeil. Encore un cran au dessus pourrait on dire, les 70 000 m2 du Polygon Riviera vont être inaugurés en octobre prochain à Cagnes-Sur-Mer. Et ici, c’est le confondateur du Plais de Tokyo, Jérôme Sens, qui « a choisi des oeuvres d’une dizaine d’artistes français et internationaux de renom, comme Daniel Buren, Jean-Michel Othoniel, César ou encore Pascale Marthine Tayou.« . Et Jérôme Sans nous laisse avec cette phrase assez intrigante :

il ne suffit plus d’afficher une succession d’enseignes, il faut proposer une manière intelligente de consommer

Je te laisse méditer cette sentence, ami lecteur. En tout cas ça vaudrait le coup de demander à Jérôme Sans ce qu’il entend par là. Même si l’on peut trouver sympathique le fait de rendre un plus agréable la visite d’un centre commercial agrémenté d’oeuvres d’art contemporain, je ne suis pas tout à fait sûr que cela rende notre consommation plus « intelligente », un terme que je réserverais au choix de se tourner vers la consommation responsable, vers une agriculture raisonnée et/ou les produits locaux.

MUSEMais revenons à nos moutons. En effet Muse, situé pile en face du Centre Pompidou-Metz ne pouvait évidemment pas être à la traîne dans ce qui semble désormais une tendance lourde des retail parks. Le coup artistique vient en l’occurence de Digital Arti, qui promet rien moins que la plus importante installation d’œuvres numériques au monde. On attendra d’y être pour juger cette ambition sur pièce.

Même s’il s’agit ici de commerce, je ne me lasse pas de voir la ville se réinventer devant mes yeux grands ouverts. Pour tes inévitables connaissances qui ont cette fâcheuse tendance du « c’était mieux avant » (si si, tu en connais forcément), je te laisse avec deux photos de la Place Saint Louis et de la Place de la République, avant. Il n’y a même pas si longtemps. Alors si tu en es d’accord, attendons de voir.

La Place de la République, avant

La Place de la République, avant. Source : Metz Avant

La Place Saint Louis, avant.

La Place Saint Louis, avant. Source : Tout Metz