MV 10 – (part 1)

Jeudi dernier, 10 novembre, c’était donc le premier jour « musical » des musiques volantes, après trois soirées dédiées à la vidéo. Je me rendais dans l’après midi aux Trinitaires (couplés a la Salle Ochs, c’était là où se déroulaient les festivités cette année), pour faire la balance de Maddy Faetherstone, avec laquelle j’avais la chance de jouer. mv10Ces moments sont toujours l’occasion de se rendre compte, d’une manière différente, de l’énorme boulot d’organisation que représente un festival du calibre de MV. Et puis ça m’a aussi permis d’apprécier les balances de The Organ et de Felix Kubin, histoire de rattraper le fait que je ne pourrais sans doute pas les voir le soir même. Après une indispensable dernière repet’ dans les loges avec Jes (qui a peut être rendu le séjour messin de Rachel Loshak, qui les partageait avec nous, un peu pénible) et un délicieux repas (un autre atout majeur des musiques volantes) au cours duquel nous avons pu parler hambourg wurcht avec Felix K, visiblement grand connaisseur, le festival commençait vraiment.

Et c’est Velma qui entamait, vers 20h45, son set. Je n’attendais rien de ces quatres suisses (chant / batterie / guitare / projections vidéos) dont je n’avais jamais entendu parler. Eh bien quelle claque, ami lecteur. Habillés en sorte d’évangélistes (avec le discours qui va avec entre chaque morceau), un chanteur flippant au déhanchement lynchien, un début de concert gluant comme du trip hop poisseux qu’on aurait croisé avec Arab Strap, et une fin postrockeuse et noisy absolument redoutable, ils m’ont scotché. Dur de faire mieux, comme début de festival. Ensuite j’ai alterné entre Sister Iodine (impressionnants, mais trop noisy pour moi ce soir là, peut être), Rachel Loshak (très classieuse avec sa basse, bon contact avec le public pour un set un peu linéaire, mais beau), et Drop The Lime (une sorte de chanteur crooner fou qu’on aurait mis au milieu d’une teuf techno, étonnant) avant que les cinq The Organ ne commencent. Très nettement inspirées des 80’s, quelque part entre Cure et Joy Division, le concert m’avait l’air parti pour être particulièrement efficace. Mais après deux morceaux, il était déjà temps pour nous d’aller jouer. Sans doute ne fût-ce pas là le meilleur concert de Maddy Faetherstone, sans doute voulait on en faire trop et que la repet’ dans les loges, plus simple, était elle meilleure (à la réflexion, Rachel Loschak a peut être eu du bol). Mais le moment était agréable et doux, et avant que nous ne nous en rendions compte, notre heure de set était passée. J’enchainais sur un DJ Set, une première pour zero degré… hélas en même temps que l’ami Kubin qui commençait à la même heure. Cette déloyale concurrence m’a fait mixer devant, suivant les moments, entre un et quinze danseurs en pleine forme et qui avaient du renoncer a l’allemand pour Gott sait quelle raison. Mais pour toute te dire, ami lecteur, je crois que j’attendais déjà un peu le lendemain ou je pourrais profiter du festival en tant que « public », simplement.

à suivre…

(la deuxième partie est ici)

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15/11/2016 – bonus track – depuis, ami lecteur, je suis devenu fan de l’unique album de The Organ, tout simplement excellent, avec lequel je suis reparti ce soir là. Alors je me permets de rajouter à ce billet ce formidable tube qu’est Brother, sur lequel on peut danser sans fin…

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