MV 10 (part 2)

(la première partie est ici)

Peut être que le lundi c’est ravioli, en tout cas le vendredi aux musiques volantes, c’était hip hop. Ca commençait avec un des groupes les plus passionnants de la petite scène messine : Giant Metal. Et en version déguisée s’il vous plait : La Neige en lapin, Cheapy Chips en éléphant, et Mr 2003 en tigre zébré (?). Passé le petit moment de poilade (voir les trois animaux scratcher et jouer du synthé ou de la Game Boy vaut le détour), il fallait bien reconnaître que le trio avait bien sa place sur la grande scène des musiques volantes. Début de set tout en abstract hip hop ouaté, qui monte peu à peu pour arriver d’abord a l’hymne We Are Not From The Ghetto, puis a un dernier morceau ou subitement le nom Giant Metal prenait corps devant nos zyeux zébahis, et où l’on regrettait simplement que l’ingé son ne fasse pas un peu plus péter les watts.

Descente au caveau ou Daniel Givens a déjà commencé son set. L’endroit vouté se prête admirablement aux rythmes glauques et oppressants (qui pourraient faire passer les premiers albums de Tricky pour des disques parfait à passer un soir de fête) de l’américain, qui vient y mêler une voix changeante. Il était accompagné d’un danseur en costard qui faisait redoutablement bien le givré, a tel point que nous commencions a regretter de nous être mis au premier rang (je crois que Julie, qui m’accompagnait, a un peu flippé). Pour ma part, je n’arrivais pas a détacher mes yeux des vidéos et du danseur, ni mes oreilles de ce hip hop malade.

Ensuite, enchaînement de belles choses que j’aurais du mal a raconter en détail : P-Love (et ses platines) et Matt Kelly (et son laptop et ses arpèges de guitares) pour un electro hip hop doux, suivi d’un mix rapide et furieux de P Love qui nous avait déjà étourdi au Bada Boum Boum. L’incroyable Daedelus et son hip hop électronique venu d’ailleurs (tout comme son monome), que je regrette de n’avoir pas assez regardé. Elysian Fields, pour un beau concert, parfois vaguement ennuyeux toutefois. Et pour finir, Jake The Rapper, un allemand relativement givré qui ressemblait a un bucheron canadien, rapait (oui, tu t’en doutais, ami lecteur perspicace) sur une musique parfois proche de l’eurodance, s’est mis torse nu, a brulé une voiture de police miniature dans une bassine avec de l’essence a briquet, a fait monter 30 personnes sur la petite scène des trinitaires, bref a retourné le public a 2h du mat bien passées.

Et moi avec, retourné par une soirée dont -musicalement en tout cas- je n’attendais pas tant de belles choses.

a suivre…

Un commentaire

  1. t’as oublié de parler du FAN Psychopate de la chanteuse d’Elysian Fields au premier rang, qui criait "Jennifer" ou bien aussi "Jennifer" et des fois qui disait " Hearts are Open Graves, JENNIFER". Flippant. Surtout qu’à chaque fois que la chanteuse començait un nouveau morceau, le fan lui montrait le CD d’où était tiré la chanson (des fois qu’elle s’en rappelle pas ?)
    Et c’est vrai que c’était pas très entraînant comme concert. Décevant pour une "tête d’affiche", qui s’est largement fait voler la vedette par Giant Metal (et ses 30 millions d’amis)

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