En 2015, j’ai voté

… et plutôt quatre fois qu’une. Cette année, ami lecteur, nous avons en effet eu la joie de pouvoir nous rendre quatre fois aux urnes, pour les deux tours des élections départementales les 22 et 29 mars, puis les deux tours des IMG_8254régionales les 6 et 13 décembre. Avec les trois tours de 2014 (municipales et européennes), cela fait sept dimanches de vote en deux ans. Autant dire que l’année 2016 qui s’annonce sans élections (sauf surprise) va me faire un peu bizarre.

Alors que retirer de ces élections, finalement ?

D’abord que chacune d’entre elles ont été traversées par deux lois : la loi du 16 janvier, qui redessiné la carte de France des Régions (ça ne t’aura pas échappé) et modifié le calendrier électoral (les deux élections devaient être concomitantes). Et la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République), promulguée le 07 août 2015, qui a modifié les compétences des différentes collectivités.

Ensuite que personne ne les a franchement gagnées. Voilà mon analyse de comptoir, en moins de 200 mots.

Le FN a largement dépassé ses records électoraux précédents, et a fait élire parmi ses membres un certains nombre de conseillers départementaux (62 contre… un seul jusque là) et régionaux (358 contre 118 avant ces élections). Et rafle donc les financements qui vont avec. Mais il n’a pas réussi a remporter l’un des exécutifs de ces collectivités.
Si l’on regarde les cartes de France en bleu et en rose d’après les élections, l’UMP les a remporté tranquillou : elle contrôle 67 départements (28 de plus qu’avant les élections) et sept régions sur 13 (contre… une sur vingt-deux jusque là). Mais ça n’est à la fois pas le raz de marée qui semblait annoncé par la défiance envers le gouvernement, et le tout se passe sur fond de brouilles internes, sans ressentir un large enthousiasme populaire.
Le PS limite donc la casse. Mais perd un grand nombre d’exécutifs et d’élus au passage. Et parler de brouilles internes serait un euphémisme à gauche.
Du côté des Verts et de la gauche de la gauche, souvent partis seuls à ces élections, sans accord avec le PS, il n’y a pas grand chose à sauver du point de vue électoral.

Hop, 200 mots, ça c’est fait.

Et au niveau local me diras tu ? Eh bien comme nous sommes sur ce petit blog au moment de ce bilan de fin d’année, je t’invite à aller relire la petite série d’articles que j’avais réalisé au moment des élections départementales. J’avais suivi ça d’assez près. Quant aux régionales… disons que, alors qu’avec l’ami Thierry Labro nous étions bien motivés (notamment après quelques échanges assez drôles au cours des départementales), le temps nous a manqué d’écrire sur le sujet. Et que les évènements de la fin d’année ont écrasé le peu de motivation qu’il m’a resté. Mais je pense que je reviendrais sur l’invraisemblable mélodrame local de ces régionales.

En attendant, pour ne pas rester sur la goût amer que pourraient laisser ces élections, avec quelques amis, nous nous sommes décider à agir. Ça s’appelle la boussole, et tu peux trouver quelques infos ici, un petit début, une bribe. Parce que nous ne pouvions pas en rester là, et pour ne pas simplement attendre le prochain vote.

Notamment parce qu’en 2016, il n’y en a pas.

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