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Melatonine – Décembre est un samedi


Melatonine - Décembre est un samedi
We Are Unique Records (2007)

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C’est ce jeu physique, cassant, métallique, au bord de l’apocalypse, qui sauve régulièrement Melatonine des petites recettes dociles du post-rock : visiblement, les Messins préfèrent aux simulateurs de vol, tellement courus chez les disciples de Tortoise ou Mogwai, l’ivresse et les frissons glaçants du vol libre. – Les Inrockuptibles
les Messins viennent de nous pondre leur meilleur album à ce jour, et un grand disque du genre. – Rocksound

On a beau connaître par cœur les plans de vols vertigineux du post-rock – cette succession de piqués, chandelles et vols planés –, on demeure parfois sujet à quelques vertiges et chocs corporels, quand la délicatesse des arrangements se fait soudain emporter par un tsunami d’électricité en pelote, brutale et athlétique. C’est ce jeu physique, cassant, métallique, au bord de l’apocalypse, qui sauve régulièrement Melatonine des petites recettes dociles du post-rock : visiblement, les Messins préfèrent aux simulateurs de vol, tellement courus chez les disciples de Tortoise ou Mogwai, l’ivresse et les frissons glaçants du vol libre. – Les Inrockuptibles

Toutes les particularités du rock instrumental et cyclothymique se retrouvent chez Melatonine, mais on sent l’avidité du groupe à réinvestir non seulement le terrain, mais aussi à le faire sans péremption, avec énergie et mesure, comme ses aînés de Mogwai entendus une dernière fois au tournant du siècle. La démarche n’a pas varié d’un iota : des morceaux en forme de bouchon de champagne qui résistent tant bien que mal à une pression de plus en plus convulsive, jusqu’à ce que l’ensemble valse en direction du plafond. Pourtant, l’approche de ce groupe français est plus intuitive. Ni les principes d’une architecture savante, ni la morgue des premiers de la classe certains de créer un art sérieux puisque austère, ne viennent compromettre les beautés d’un troisième album qui opte pour un jeu collectif. – Magic

Plus glauque que Mogwaï, moins aérien et épique que Pelican, Décembre est un samedi se situe dans un catégorie musicale où les groupes doivent commencer à se sentir sérieusement à l’étroit, celle dans laquelle on accole le préfixe « post » (hardcore, rock, métal…tout ce que vous voudrez)… Quoi qu’il en soit, les Messins viennent de nous pondre leur meilleur album à ce jour, et un grand disque du genre. – Rocksound

Là où certains éprouvent l’endurance de l’auditeur, singeant les maîtres du genre avec des compositions interminables, répétant leurs motifs ad nauseam, Melatonine a l’intelligence de la concision, d’une compacité qui met en valeur le caractère éminemment dynamique de ses morceaux. Dynamique en son core, Décembre est un samedi est un album de post-rock dépressionnaire, de rock bruitiste qui ne force pas sa nature cyclothymique. Melatonine nous épargne contrairement à d’autres la grandiloquence qui tourne à vide, plus enclin aux climats subtils qu’aux paysages monumentaux inaccessibles. Le trio ne surjoue jamais le post-rock, mais le rejoue à sa façon, misant sur l’intensité combinée des trois instruments, qui trouvent ici, à travers des alliages sonores puissants, un équilibre nouveau. – DMute

Sur ce troisième album du trio de Metz, tout commence par la fin du monde, objectivement un arpège de guitare sur, qui monte en langueur, dans la grande tradition du post-rock qui se conçoit comme un film d’horreur…Melatonine introduit 2007 avec l’un des meilleurs albums de post-rock, aux cotés de Apse, trio mystique américain…Seul un groupe de province est capable de tenter l’improvisation en forme de BO. Et réussir même, à faire rêver l’auditeur sans se soucier de la marque de sa veste en cuir. Si décembre est un samedi, souhaitons à Melatonine que 2007 soit une voyage en première classe. Vers une reconnaissance encore plus large sur l’autobahn du succès. – Froggy’s Delight

Décembre Est Un Samedi est parcouru de long en long par une incroyable tension. La rage est ici mise en exergue. La déflagration sonore est portée en point d’orgue. Ce nouvel album, de nouveau publié sur le label toulousain Unique, porte en lui les gènes d’une colère froide, de celle qui sied si bien aux gens qui savent qu’ils ont raison…Les compositions instrumentales sont directes, elles percutent l’auditeur, le chahutent, le brinquebalent, le triturent, le jettent, l’empoignent…L’intuition semble guider des compositions qui s’affranchissent du format, des carcans et se déroulent au gré des humeurs du trio, sans calcul ni retenue. A mille lieues d’un quelconque exercice math-rock rébarbatif, Décembre Est Un Samedi est animé par un souffle de liberté. – Autres Directions

L’unité de « Décembre est un samedi », troisième album de Melatonine, tient à son fil tendu, voir distendu par une alchimie rythmique qui bien souvent trouve une issue dans la fureur ou le dénuement post-rock. Un disque qu’on pourrait qualifier d’intemporel tant il convoque des codes toujours plus troublés par des hésitations rythmiques (d)étonnantes. – Octopus

Le deuxième album de Melatonine signé chez Unique Records risque d’en ébranler plus d’un. Son flottant qui cingle, instrumentales sur le fil, Melatonine s’annonce comme l’alternative française et planante à Mogwaï… Le post-rock de Melatonine s’admire comme une avancée dans la mer électrisée. – Eh les vilains

C’est certainement avec une horloge biologique calquée sur les rotations de la terre que les Metzins ont échafaudé ses titres à la retenue stupéfiante dans les longueurs. Loin de ce qui faisait le fondement même du post rock, Melatonine raccourci les temps, tranche dans le vif et donne à ses offrandes une couleur à la fois sombre et alerte… Sans abandonner sa marque de fabrique, Melatonine s’en éloigne certainement, se donnant la possibilité de revoir le jour de façon plus élastique un soir d’été. Pour le moment c’est l’hiver, et le réchauffement climatique n’est pas pour maintenant, mais les tourbillons sont eux du mouvement. – À découvrir absolument

Le groupe de toutes les manières – et c’est là tout son art – alterne court circuits électriques (où s’il y avait du chant, cela ressemblerait à Shellac) avec des long circuits où le groupe emprunte les montagnes russes (Janvier 00.00 ou le finalement bien nommé Rock prog’s). Le groupe arrive surtout à retranscrire sur disque ce qu’il dégage sur scène. C’était son challenge de départ et c’est réussi. – MagicBox

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