France Culture – La Grande table d’été

Vendredi, ami lecteur, l’itinérante Grande table d’été de France Culture se posait à Metz, à l’Hôtel de Ville, à l’invitation de Constellations. Et je me suis retrouvé invité dans cette émission joliment intitulée Metz, capitale des imaginaires, en compagnie notamment de Chapelier Fou, de Mélina Farine (auteure, faut il le rappeler, du joli dernier clip de zéro degré), des Backstage Rodéo…

Et c’était fort sympathique.

Déjà, j’ai pu faire de belles métaphores à base de sachets de thé.

Surtout, on a évoqué Musiques Volantes, Les Trinitaires, le Festival de science fiction de Metz (1976-1986), les Rencontres Internationales de musique contemporaine (1972-1992)… et c’était surtout une occasion parfaite de passer Messin plutôt que français dans la radio.

Et tu peux écouter tout ça ici.

Zéro Degré – Une attendue rencontre

Bon, cette fois ami lecteur, j’en vois le bout : le deuxième album de zéro degré sortira à l’automne, chez We Are Unique Records. Il s’intitulera Rituels, et tu peux en apercevoir la pochette juste à droite, là.

En attendant, le premier morceau extrait de cet album est visible sur youtube, dans un beau clip réalisé par Mélina Farine, dont je ne saurais trop te recommander le site internet (www.melinafarine.com) pour avoir une petite idée de la qualité de ses travaux). C’est d’ailleurs l’une des ses photos qui sert de pochette à l’album (tandis qu’Alexander Ogg s’occupe de la composition de ladite pochette).

Ce clip, le voici.

Cette vidéo, et ce premier morceau, ont reçu un bel accueil du côté des Inrocks (par ici), dans un court article de Juliette Geenens qui me qualifie de « magicien messin aux multiples talents », ce qui est peut être un tantinet exagéré quand même, tu en conviendras.
Mais sympa, ok.

Tiens d’ailleurs j’en profite aussi : l’article des Inrocks est illustré par une chouette photo de Charlène Royer, dont je t’invite aussi à aller voir le tumblr. La photo a été prise un peu dans l’urgence le lundi soir (puisque l’article sortait le lendemain matin) dans le nouveau quartier de l’amphithéâtre (un quartier dont dont je viendrai te reparler prochainement ici, parce que je sens bien que ça te manque un peu, les billets sur les centres commerciaux).

Donc pour zero degré, rendez vous à la rentrée. Et en attendant, la préparation du live qui accompagnera la sortie du disque risque d’occuper un peu mon été.

Together (Sun Glitters)

Ami lecteur, ça fait un moment que je connais l’ami Victor Ferreira depuis… depuis quand au juste ?
En fait, je crois qu’on ne compte plus vraiment, ni lui ni moi.

Mais au fil de cette -longue- période, nous sommes en tout cas passés l’un et l’autre par le post rock et l’electronica, en constatant souvent des goûts communs, des influences proches et en étant surtout toujours heureux de nous retrouver à l’occasion d’un concert, d’un projet. Ces occasions ont sans doute été trop rares, mais elles valent quand même largement de prendre le temps de s’y attarder dans ce petit billet.

Il y eut d’abord ces invitations à des concerts, souvent lors de dates qu’il organisait au Luxembmourg (comme le beau Ceullula Indietronica). Et puis cette sortie d’un EP de Menuet, duo que l’on bricolait avec l’ami Julien Rueff (et parfois avec Doc Geo) sur soundzfromnowhere, le micro-label que Victor a tenu à bout de bras pendant bien longtemps, soundzfromnowhere. Et ça se retrouve même sur archive.org, par ici.
Peu après, une vraie collaboration entre nos deux projets solo (zero degré déjà pour pour, SugRcane pour lui) sur un EP commun toujours sur soundzfromnowhere (et toujours trouvable sur archive.org, chouette !).

Lors de la sortie du premier véritable album de zero degré, en 2009, il réalise deux remixs, que quelqu’un a eu l’idée, un beau jour, de mettre sur Youtube, semble t il : Des étoiles plein les yeux.

En 2013, alors qu’il est en plein boum avec son formidable projet Sun Glitters, il fait le mixage, la pochette et un remix du bel EP de MWTE (bricolée avec Alexander Ogg et Julien Rueff), qui aura hélas été un one shot pour le moment (mais il ne faut jamais désespérer).

Oui, à la réécoute, sans doute l’une de nos collaborations les plus abouties jusqu’ici.

Et pourquoi est ce que je te parle de ça aujourd’hui, me demanderas tu ? Eh bien tout simplement parce que Sun Glitters s’apprête à sortir son nouvel album en mai, que je suis tombé sur ce puissant Together, qui démontre que Victor arrive une nouvelle fois à réinventer sa musique.

Je te laisse donc avec la vidéo de Together, ami lecteur.
Et de mon côté, j’attends de pied ferme la prochaine collaboration avec l’ami Victor.

En 2015, j’ai bricolé de la musique

… mais pas assez. Enfin à mon goût en tout cas. Bon, tu le sais, ce n’est pas l’envie qui me manque ami lecteur, simplement le temps. Parce que c’est que ça prend du temps, de bricoler de la musique.

C’est notamment ce qui a manqué a MWTE. Nous étions un peu surpris de nous retrouver dans les 15 lauréats des inrockslab 2014, avec le beau concert à la Gaité Lyrique qui a accompagné cette aventure. Et la sortie d’un deuxième EP (après Attraction to Light, fin 2013) était bien prévue au début de cette année. Mais nos plannings respectifs étant bien remplis, nous avons tout juste trouvé le temps jouer un peu ensemble quelques soirées, d’enregistrer un titre au printemps et d’avancer sur quelques autres en été.

Nous sommes toujours là. Et on vous promet de belles choses, pour bientôt.

Posté par MWTE sur mercredi 8 avril 2015

Ça n’a pas suffit jusqu’ici pour parvenir à finaliser les 5 ou 6 morceaux qui rempliraient le vinyl prévu. Rendez vous en 2016, donc. Pour patienter, début décembre, nous avons quand même mis la démo du titre le plus avancé, Black Cats, en écoute sur soundcloud. Les premiers retours nous encouragent à insister encore un peu. La voici, cette démo.

Du côté de Melatonine, c’est presque plus surprenant. Je te narrais ici même l’histoire de ce groupe, pour lequel cela fera bientôt une décennie sans sortie d’album, mais au cours de laquelle nous ne nous sommes jamais vraiment arrêtés d’improviser bruyamment ensemble. Bon je te laisse lire l’article, je ne vais pas te le rabâcher ici. Rendez vous en 2016, là aussi ? Peut être. En tout cas, un nouveau disque n’a jamais été aussi proche…

11168763_10153510469477528_6033061190474952772_nReste un projet qui devrait pouvoir avancer plus aisément, sans tenir compte du planning en dehors du mien, puisque je le bricole tout seul. Et j’ai effectivement bien avancé sur de nouveaux morceaux de zero degré cet été. La rentrée arrivant, ça s’est finalement tout de même trouvé bien compliqué.

Alors là aussi, j’ai posté la démo d’un morceau en cette fin d’année, parce qu’il me semblait bien d’actualité. C’est avec ce morceau que je te laisse, ami lecteur. Et je vais peut être m’y remettre de ce pas, tiens.

La campagne

Cet été, comme je te l’avais raconté ici même, j’avais eu le temps de bricoler un petit peu de zero degré. Bien entendu, depuis la rentrée, je n’ai pas franchement eu le temps d’y retravailler. J’espère que ça sera le cas à l’occasion de la trêve de Noël.

Mais j’ai un certain nombre de démos pas vraiment terminées, au mixage bancal, qui traînent sur mon disque dur. Parmi celles ci, il y a La Campagne, qui est, d’une certaine manière, d’actualité. Alors en attendant qu’éventuellement elle termine sur un disque à venir, je te la laisse ici.

Au milieu du mois d’août, zéro degré

IMG_2359Figure toi que ces derniers jours, ami lecteur, j’ai recommencé à faire quelques morceaux pour zero degré. Les congés aident pas mal, forcément. Il en manque encore quelques uns, mais la petite dizaine qui ferait que l’on pourrait songer à constituer un album n’est peut être plus si loin.

Si album il y a (on le saura vite), je pense que l’on y retrouvera deux morceaux qui commencent à dater un petit peu, mais qui devraient être cohérents avec le reste (avec peut être simplement quelques petites modifications). Ils sont déjà sur les internets, je te laisse y rejeter une oreille, les avis sont les bienvenus.

J’en ai d’ailleurs également profité pour remettre à jour la petite page consacrée au projet sur ce même site. C’est par ici.

Enfin, même si je sais ta connaissance musicale imposante, ami lecteur, je ne sais pas si le titre de ce billet te parle. Il est en fait repris des paroles de De la neige en été cet excellent morceau des non moins excellents Diabologum, dont l’incontournable album #3 a été réédité en vinyl et en CD il y a peu chez Ici d’ailleurs. Je te laisse avec eux, du coup. Tu ne regretteras pas le voyage.

MV XII – Episode 1 – la compression de Gaspard *

Je ne sais pas si tu seras d’accord avec moi, ami lecteur, mais il me semble que dans la musique actuelle moderne d’aujourd’hui, tout est histoire de compression. La soirée Musiques Volantes à l’Autre Canal du vendredi 2 novembre aura en ce sens été édifiante pour moi, entre le set de zero degré inhabituellement propre et lissé (et très compressé en façade (comme me l’a fait remarquer mr Ferrand Cooper une fois le concert terminé)), et le son de Justice ultra-compressé dès la sortie de leurs laptop, avec ces kick sidechainés qui « aspirent » le reste du son à chaque coup, et qu’on retrouve bien souvent depuis Daft Punk

Or donc, zero degré avait le redoutable honneur d’ouvrir les festivités de cette 12e édition de Musiques Volantes. Redoutable à plus d’un titre puisque :
1. la « petite salle » de l’Autre Canal fait quand même 400 personnes, et nous ne sommes pas forcément habitués
2. depuis la fermeture de l’elixir en aout, nous avions en tout et pour tout répété un week end
3. nous avions en même temps dans la grande salle le mix d’un Fluokid, et je me disais qu’il n’y aurait pas grand monde devant nous (ce qui était presque rassurant, d’un autre côté)
Eh bien finalement il y eut du monde. Et le concert s’est relativement bien passé, en tout cas le public semble y avoir été réceptif, au vu de ses réactions et des commentaires que nous en avons eu depuis. Et puis, simplement, il n’a pas fui dans la Grande Salle. La petite salle de l’Autre Canal est en tout cas un endroit remarquable pour donner un concert, que ce soit au niveau des retours et du son sur scène, tellement impeccables que j’avais un peu l’impression de bidouiller mes morceaux dans ma chambre, avec simplement un volume sonore un peu supérieur. Alors que d’habitude les guitares de Julien et Fabio me crachent leurs nappes sonores en pleine tête, là je les entendais de manière précise. Même la batterie semblait un peu lointaine, et tout passait un petit peu comme dans un demi-sommeil, une impression renforcée par les images d’eliklipse derrière nous. Un beau moment, vraiment.

Une fois notre set terminé, le matériel plus ou moins rangé, nous allions constater que la double salle nancéienne était vraiment bien remplie. Le hall, la grande salle où Uncle O et Solo mixaient (et ne convainquaient semble t il pas grand monde, et en tout cas pas moi), la petite salle où Saroos nous succédait… partout des gens, des kids pour Justice bien sur, mais au delà un public varié et enthousiaste. Saroos dans la petite salle, ou l’impression de voir des morceaux de Notwist (avec qui les Saroos partagent des membres) en version instrumentale. Un peu moins de pop, un peu plus de dub. Cela manquait de quelque chose, sans que je voie réellement quoi. Le sympathique et humble leader du groupe m’expliqua ensuite dans un anglais aussi approximatif que le mien qu’ils avaient eu des problèmes techniques et n’étaient pas très contents de leur set. Pourtant, c’était vraiment classe. Et sur le CD que je lui ai échangé contre un zero degré, ça l’est encore plus. A suivre donc.

Et puis bien entendu, j’allais comme tout le monde tenter de trouver une place dans la grande salle pour voir la tête d’affiche de la soirée, Gaspard et Xavier, le duo le plus entendu en France cette année, j’ai nommé Justice. Compressé, leur set l’était indéniablement. Quand ils lâchaient leur morceaux (ce qui arrivait un peu trop rarement, trop d’attente pour trop peu de libération à mon gout) la salle semblait elle aussi se compresser subitement, se rétrécir. Une bonne claque à ces moments là, renforcé par des lights impressionnantes, un décor de scène malin. Mais aussi une panne de courant de 5 mns au bout de 10 mns de set, qui a méchamment cassé l’ambiance. Et puis une petite demi heure de leur set, au milieu, qui était vraiment en dessous du reste, après une intro impeccable, et avant une conclusion parfaite. Et puis un peu trop l’impression d’avoir juste des .wav lancés sur Ableton et pas assez de choses jouées pour que l’on se dise que le moment est unique (à part la fameuse coupure de courant). Bref, j’en sorti content d’avoir vu ce live, mais forcément vaguement déçu.

Et puis, une urgence me contraint à rentrer à Metz, et du coup à rater le set de Joakim, qui était parait il très bon. Mais il était déjà 3h du mat’ quand même… et en me disant que j’allais me faire cinq jours de musiques volantes dans la semaine qui suivait, ça ne m’ennuyait pas plus que cela, finalement.

(à suivre)

* ami lecteur, tu excuseras dans ta grande indulgence ce titre quelque peu navrant qui m’est étrangement venu hier soir en m’endormant… mais j’étais tellement content de le retrouver miraculeusement ce matin, je n’ai pas pu m’empêcher