Un détour par l’économie créative à Strasbourg

Ami lecteur, ce n’est pas tous les matins que je reçois une invitation en rapport avec ce blog. J’étais donc agréablement surpris par la proposition, émanant d’ACCRO, et passée par le truchement de TCRM Blida, d’aller faire une virée à Strasbourg pour découvrir l’association, son travail sur l’économie créative, et tout particulièrement l’appel à projet Tango&Scan. C’était la semaine dernière, le 2 mai, et je me rendais donc dans la principale métropole de Nouvelle Austrasie d’un bon pied (et en TGV, surtout).

Avant de te laisser en compagnie d’un Storify (ça faisait longtemps), un peu plus bas, qui te donnera un aperçu du déroulé de cette journée bien remplie, quelques petites précisions.

D’abord, entendons nous sur ce que l’on qualifie ici d’économie créative. Je reprends donc la définition donnée sur le site d’ACCRO, qui me va tout à fait :
L’économie créative a pour objet d’optimiser le potentiel de développement économique et social généré par les interactions entre les arts, les sciences, la technologie et l’industrie. Elle regroupe toute activité économique basée sur la connaissance et sur la transversalité avec le secteur des industries culturelles et créatives. Elle encourage une approche ouverte de l’innovation, technologique et non technologique.

La journée était notamment destinée à découvrir l’appel à projet TANGO&SCAN, avec à la clé une potentielle aide financière pour les porteurs de projets s’inscrivant dans le cadre de ladite économie créative. Nouveauté 2017 : Metz Métropole et le Grand Nancy sont de la partie. Ami lecteur messin, si tu as un projet qui te semble correspondre au critères de l’appel à projet (cahier des charges ici), tu as encore trois semaines (la date limite de dépot est le 28 mai).

Je reviendrai sans doute ici même sur l’exposition Ososphère (que j’ai eu l’occasion de voir une seconde fois plus tard dans la semaine). Toujours est il qu’elle concluait parfaitement cette journée, bien construite par l’équipe d’ACCRO, et dont on ressortait avec plein d’idées et d’envies en tête.

Et donc, le Storify.

Présidentielle 2017 : le numérique dans les programmes

– Suite de l’article précédent, consacré au programme culture

Le numérique a été finalement tout aussi oublié que la culture dans les débats (alors que quelque chose me dit que ce truc là, le numérique, les internets, tout ça, ça a potentiellement quand même un peu d’avenir).

Voilà les points sur le numérique trouvés dans les programmes des candidats à la Présidentielle 2017. Et on sent quand même qu’ils n’ont pas tous vraiment bossé sur la question.

L’excellente émission Soft Power sur France Culture, a fait un bon tour des programmes culture, mais également numérique, des candidats dans une émission du 2 avril, que tu devrais réécouter par ici : La culture est-elle encore un enjeu politique ?.

RTL Futur (?) a fait un bon résumé des programmes des candidats par ici : Les propositions des candidats pour le numérique, thème oublié de la campagne.

Lectures numériques : semaine 1

Tiens, ami lecteur, voilà typiquement le genre de résolution de nouvelle année qu’il sera sans doute difficile de tenir sur 365 jours. Mais bon la voici lancée, avec ce thread Twitter. L’idée, simple : tweeter chaque jour un lien vers une lecture numérique, soit un article que l’on peut lire sur les internets et qui concerne le numérique au sens large et qui me semble pertinente, intéressante, drôle.

Et voilà donc les articles postés lors de cette première semaine :

Google, Google, pourquoi m’as tu abandonné ? chez affordance.info : tu retrouveras sans doute souvent dans cette sélection les articles issus du blog d’Olivier Ertzscheid. C’est toujours pertinent, fouillé, souvent drôle. Dans cet article, il est question de requêtes Google, de manière de poser la question. Et tout ça va mal finir.

CivicTech : la démocratie a-t-elle un modèle économique ? chez InternetActu, un autre site de référence pour moi. Et ici, un sujet qui reviendra sans doute régulièrement : les liens entre numérique et système politique (que les Civic Tech se proposent d’améliorer).

Vie et mort des mèmes sur internet, sans doute un peu plus léger… en apparence. Parce qu’on finit quand même par y parler de Pepe the frog, d’Alt Right et de Donald Trump.

Les 50 chiffres à connaître sur les médias sociaux en 2017 parce que les chiffres, c’est toujours utile.

Dans le data center de #Facebook aux abords du cercle polaire : depuis 2013, une part importante des requêtes des 310 millions d’utilisateurs européens de Facebook sont traitées à Lulea, près du cercle polaire. Impressionnant.

Bernard Stiegler : la disruption rend fou. Je te l’avais déjà dit ici même, il est toujours bon de jeter une oreille sur les propos de Bernard Stiegler.

Comment «journalopes» et «merdias» se sont répandus sur les réseaux : retour à la source de ces néologismes injurieux, repris en continus par l’extrême droite sur les réseaux sociaux, participant du discours anti-élite très tendance ces temps ci.

Les campagnes électorales à l’heure des réseaux sociaux : encore les liens entre politique et numérique (je t’avais prévenu, hein). Bon ce n’est pas vraiment une lecture, mais une émission à écouter en replay, un numéro de l’Atelier du Pouvoir (dont je t’avais également déjà dit du bien par ici) sur France Culture.

À la semaine prochaine !

#GEN4 : Grand Est Numérique (jour 1)

Figure toi, ami lecteur, que je profite de GEN4 pour faire un peu de Storify (qu’étrangement je n’avais jamais utilisé) pour te raconter ces deux jours du rendez-vous numérique de la rentrée dans la région Grand Est.

Alors tant qu’à faire je te le partage ici aussi.

Edit : tu peux trouver le résumé de la seconde journée de GEN ici.

La géolocalisation : miroir à deux faces

Cette chronique est originellement parue dans La Semaine n°458 du 30 janvier 2014

Nous inaugurons la première édition de cette chronique avec un terme qui n’a même pas le bon goût d’apparaître dans la plupart des dictionnaires. Pourtant, il ne vous aura pas échappé que l’on en parle régulièrement depuis quelques années maintenant, et tout particulièrement dans l’actualité récente.

La géolocalisation est l’ensemble des procédés techniques permettant de déterminer les coordonnées géographiques d’un objet « connecté » (en général, un smartphone) et de le localiser sur une carte. Et par conséquent, du même coup, la personne en possession dudit objet.

Il y a trois mois, la Cour de Cassation interdisait de géolocaliser un suspect via son téléphone portable, en s’appuyant à la fois sur la grande Convention Européenne des Smartphones Droits de l’Homme et sur un petit vide juridique français. Les procureurs de la République -pour qui c’est maintenant un outil de travail dans la vraie vie et pas uniquement dans Les Experts- se sont donc réveillés en demandant au gouvernement de rapidement combler le vide en question. Ils ont été entendus : un projet de loi est arrivé au Sénat pas plus tard qu’il y a deux semaines et, esquivant courageusement la plupart des amendements, continue maintenant vaillamment sa route vers l’Assemblée Nationale.

Bizarrement, le texte n’évoque pas seulement les smartphones mais tous les «objets connectés». Ce qui pourrait apparaître comme un détail a fait réagir l’ASIC (Association des Services Internet Communautaires, regroupant en France : Google, Facebook, Microsoft,…), qui évoque la possibilité que demain les autorités pourraient chercher à localiser un individu via sa “montre connectée”, ou sa “brosse à dents connectée”. Ne riez pas, on y arrivera bien un jour : oui, ça intéresse grandement Facebook de savoir quand et chez qui l’on se brosse les dents, sans compter le paramètre souple/dur et la marque du dentifrice. Mais si ça apparaît dans un texte de loi, le consommateur pourrait vite sombrer dans une forme de paranoïa légère (quoique peut être justifiée) et les brosses à dents connectées risqueraient de beaucoup moins bien se vendre.

Nous suivrons de près cette affaire sérieuse. Mais il existe aussi un usage apparemment plus léger et en tout cas volontaire de la géolocalisation. Une application comme Foursquare permet d’indiquer à vos amis l’utilisant également à quel endroit l’on se trouve, de recommander des lieux de sortie, d’indiquer des bons plans, de noter les bars ou les restaurants. Pour Metz, on retrouve entre autres dans le top le Rubis («The place to be in Metz !» – Pauline), les Berthom («Bonne bière et serveur très sympa !» – Marie E.) ou les Trappistes, («Le midi simple, pas cher, bon» – Marc-Olivier T.). Et puis, cerise ludique sur le gâteau numérique, Foursquare attribue le titre de «Maire» d’un espace à celui ou celle qui y a publié le plus de «pointages».

D’ailleurs, cette dernière fonctionnalité, par les temps qui courent, pourrait sans doute intéresser certains utilisateurs messins. Dominique G. ou Marie-Jo Z, par exemple.

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Edit du 25 août 2014

La loi relative à la géolocalisation a été votée le 28 mars 2014, et promulguée le 29. Les inquiétudes de l’ASIC n’ont pas été prises en compte : la notion de « tout objet » est bien restée dans le projet de loi, l’intervention du juge des libertés seulement au bout de quinze jours également…

Foursquare a été scidée en deux applications : Foursquare (toujours) pour les listes de bons plans, et Swarm pour la géolocalisation instantanée et l’organisation de sorties en dernière minute. L’ami Maxime Pisano en a fait un test rapide et efficace dès sa sortie par ici.

Et il semblerait que Dominique G. en ait fait un meilleur usage que Marie-Jo Z.

Chroniques numériques

Si tu es Lorrain, ami lecteur, tu avais peut être aperçu mes modestes Chroniques Numériques dans le bien bel hebdomadaire La Semaine, au premier semestre. J’essayais d’y évoquer, d’y vulgariser, d’y commenter l’actualité du numérique, avec le même ton que tu connais ici (même si bon, tu ne m’en voudras pas, mais là bas je te vouvoie).

Cela m’amène à deux bonnes nouvelles : d’une part, ces chroniques interrompues par la période estivale devraient, si tout va bien, faire leur retour à l’automne. D’autre part, les chroniques je vais publier ici même les sept parues de janvier à mai dans l’hebdo, en les enrichissant de liens hypertextes (joie des internets) et éventuellement d’un petit suivi « 6 mois après » quand cela se justifie.

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Chronique n°1 : La géolocalisation : miroir à deux faces
Chronique n°2 : Je te dirai les mots-dièse…
Chronique n°5 : Jeux demain