Sortir à Metz – 17 au 19 mai 2018

C’est qu’ils commencent à s’enchaîner, ces week end au cours desquels on ne sait pas trop où donner de la tête.

D’ailleurs tiens, soyons fous, si l’on se disait que ce week end commençait dès le jeudi ? Peut être le choix serait il plus simple finalement : hop, on saute sur un Indigo Weel (par exemple… et non ce n’est pas du placement de produit, je n’en suis pas là, c’est juste que je l’utilise un peu ces derniers temps et que c’est pas mal fichu) pour aller à l’Aérogare voir le retour sur scène d’Instase (revoir leur clip par ici), fêter le nouvel EP de Domino & the ghosts et en profiter pour découvrir les parisiens de 2PanHeads. Les infos sont par ici.
C’est déjà pas mal pour un jeudi.

Ça se complique par contre le vendredi. Et ce dès le début de soirée.
Je ne te parle pas souvent des dates à l’Arsenal, mais là je ne peux m’en empêcher : l’Orchestre national de Lorraine (qu’il faudra bientôt appeler l’Orchestre national de Metz) se pose cette question tenace : « Faut il un chef d’orchestre ? » avec au violon l’excellent David Grimal, et au programme Mozart, Mendelssohn mais surtout la 7e de Beethoven qui ne laisse pas de me filer des frissons quand je l’écoute. Tiens allez, on se la lance ?

Ça donnera une tonalité un peu dramatique à la lecture de la suite de cet article

Bon, c’est sûr que passer directement à Chilla aux Trinitaires, ça sera peut être un peu difficile. On hésitera plus facilement avec le 99 de Marc Nammour à la BAM, qui promet d’être une jolie découverte.

Du côté de la Chaouée, c’est cold wave, pop, folk… en tout cas c’est une soirée Mâche 1 Truc (on peut donc y aller les yeux fermés et les oreilels grandes ouvertes), avec Judas Donneger, Sheezahee, et le local de l’étape : Shake the Disease

Et c’est tout pour vendredi ? Mais non, voyons : pendant ce temps là, à l’Aérogare, l’infatigable Dom Colmé fête la sortie de son nouvel album !

Samedi après midi, tu pourrais aller fureter du côté du Carré des Bulles, meilleur dealer de BD du coin, pour les dédicaces de Charlie Zanello pour Dedans le Centre Pompidou Metz (Dargaud, j’en avais utilisé une illustration pour le billet de la semaine dernière) et Timothée Ostermann pour Football District (Fluide Glacial).

Et puisque tu ne seras pas très loin, tu pourrais faire le détour chez Faux Mouvement, à 18 heures, pour le finissage de Ouvrez les guillemets -Cohabitation #10 la résidence des étudiants de l’ESAL. Il y a plus d’infos par ici.

Samedi, pour changer un peu, on pourrait aller du côté du Saulcy, pour célébrer le retour du Saulcy Blaster. Il faut dire qu’on l’a un peu attendue, cette 8 édition, puisque la septième avait été mémorable… mais c’était déroulée en 2016. Voilà donc l’asso Diffu’Son de retour, et on ne peut que s’en réjouir. Une prog très locale pour ce SB8, mais elle vaut le détour : Bambou ou la redoutable efficacité du trio au sommet, The Yokel aussi doués pour t’attendrir sur leur folk que taper du pied sur leur pop-country, Baguette Crew ou comment transformer le Saulcy en dancefloor. Et puis aussi, Lumb, Psychoquake Sound System, et des « concerts surprises ».
Tiens, j’en profite, si ce clip de Bambou, réalisé par l’excellent François Calvier, t’avait échappé, voilà une séance de rattrapage.

Mais sacré dilemme, dans le même temps aux Trinitaires, les mythiques Foreign Beggars prennent la Chapelle en bons patrons du grime / dubstep européen, une occasion rare de voir ces MCs anglais sur scène dans le coin. Et en première partie il y a le pote Ben, qui sait faire transpirer une salle avant l’arrivée d’une tête d’affiche. Un parcours Saulcy -> Trinitaires -> Saulcy semble donc une option intéressante.

Et tant qu’à en rajouter, à la Chaouée, c’est noise rock, avec Don Aman (un groupe qui tire son nom du Spiderland de Slint ne peut que m’être sympathique avant même que je n’aie écouté) et Tolstoï.

Alors ami lecteur, quel sera ton choix ?

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PS : j’en profite pour te signaler à nouveau que ces billets de blog Sortir à Metz sont en partenariat avec les amis de Metz Today (un web quotidien auquel tu ferais bien de t’abonner) qui ont l’amabilité de les relayer !

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Sortir à Metz – 11 au 13 mai 2018

C’est drôle, ce week end où tout le monde semble un peu se réveiller, après la période de vacances scolaires et de jours fériés que nous venons de passer. Une sorte d’application à la lettre du dicton « en mai fais ce qu’il te plaît ». Ce sera particulièrement le cas pour ce samedi 12 mai, où il faudra se creuser la tête pour faire un choix de soirée.

Mais avant ce fameux 12, il y a le 11 mai. Du côté de la BAM, c’est rap, avec Davodka et Doozkawa, deux gars, l’un de Paris et l’autre de Strasbourg, qui savent trouver les mots pour dire. Le clip Accusé de Réflexion est un bon exemple du style de Davodka. Son massif, flow aisé, textes aiguisés. C’est co-organisé par Boumchaka, et Kultur’A’Vibes, autre association messine, met en place un open mic de MC locaux dans le hall de la BAM.

Zanello Dedans le Centre Pompidou-Metz

Bande Dessinnée / Bras de fer / Rock’n’roll (et barbecue), c’est l’alléchant programme de vendredi au Château 404. Puisqu’on achève bien la BD. Des saucisses vegans sur le grill, les dédicaces des excellents Dedans le Centre Pompidou-Metz (Charlie Zanello) et En roue libre (Gilles Rochier & Nicolas Moog), et les concerts de Jinx (rock) et Fred A (pop psyché), on se met bien au Château.

Et à l’Aérogare, le même soir, ce sont les chansons festives et engagées de Fleurs du Mâles.

Ça se complique singulièrement le 12 mai, avec quatre soirées électro dans quatre lieux différents. Bon du côté de l’Aérogare, la proposition est un peu décalée, électro guinguette rock & more, avec Céline B aux platines. Et du côté du Royal, c’est en horaires que la proposition est décalée, puisque le Bal des Maudits est sur un 22:30-05:00, sur une proposition clairement techno (avec notamment le très bon Shizuka en live, et des sets de Seba Lecompte et Noir Velvet).

Aux Trinitaires, c’est trois live made in Metz, et trois formes d’électro au programme : l’efficacité mélodique de GingerMcCurly, la douce beauté électronica de FloatingArms et l’énergie analogique de One MPC & Freddy Trigger. C’est aussi l’occasion de la sortie de l’album de FloatingArms, Loud Long Life. Et ils viennent d’en livrer un premier extrait, White Circle, que je te colle ici, tu ne regretteras pas le voyage.


Joli, non ?

Edit : Ginger McCurly a à son tour sorti un extrait de son EP, ça se passe par ici.

Dans le même temps, au Château 404, c’est la soirée AnaLove My LoG Techno Party #1, organisée par les infatigables Kito Kat. Je leur laisse la description de la party, qui donne carrément envie : « Les soirées « Analove My Log » ont pour ambition de réunir et présenter au public des groupes de musique électronique (techno, house, acid, Downtempo, Ambiant) qui jouent « live » sur synthés analogiques, modulaires, boites à rythmes et autres machines qui font les belles heures d’un courant devenu incontournable.« .
Une soirée au cours de laquelle on retrouvera avec bonheur l’électro de Komparce et la techno atmosphérique de Clarence Rise, mais aussi BÖRSCH (VF089 + ROTOR / CTL Soundsystem, Nancy) et Jägerhôuse Spirits (Luxembourg).

Edit : on me souffle même qu’à la Chaouée il y également aurait une soirée elect… mais en fait non, pas du tout ! Buddy Satan y organise un concert de black metal, avec les parisiens Acedia Mundi et les locaux de Karne. C’est plutôt Malin.

Et nous serons dimanche, le jour des brocantes. Ça tombe bien, l’Aérogare en organise une culturelle (instruments de musique, livres, cd, dvd, jeux de société, tableaux, etc… C’est à partir de 9h, si tu es levé.

Mais au fait, « En mai, fais ce qu’il te plaît » s’applique normalement à la manière de s’habiller, par rapport à un avril au cours duquel on ne se serait pas découvert d’un fil. Alors on va espérer que malgré les Saints de Glace, la météo soit avec nous pour déambuler d’une soirée à l’autre, pour ne rien rater de ces 11 et 12 mai.

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De la métropole de Metz, de son importance et de ses limites

C’est important la métropole.

D’une certaine manière, je pourrais dire que j’ai toujours habité à Metz. Mais pour être plus précis, j’ai grandi à Saint-Julien-lès-Metz, juste à côté. Oh, pas sur les hauteurs de Saint-Julien, où la légende dit que l’herbe est plus verte et que le soleil brille plus fort, mais en bas, pas très loin de l’usine d’incinération et de l’avenue de Blida. D’ailleurs le panneau « Metz » était situé avant la maison où j’habitais. Autant dire que la frontière est vraiment ténue.

Frontière de Saint-Julien-les-Metz, archive

Mais bon, il s’agissait bien de Saint-Julien-lès-Metz. Le code postal n’est pas le même (57070), les habitants s’appellent les Saint-juliennois, et ils sont 3061 (enfin au dernier recensement, en 2014).

Quand j’ai commencé à habiter « en ville » (alors oui, quand tu habites à Saint-Julien, tu dis que tu vas « en ville » quand tu pars te promener dans l’hypercentre de Metz (ou alors tu dis « à la ville », mais là c’est limite quand même)), l’un des premiers trucs qui m’a frappé, c’est que tu peux descendre tes poubelles tous les soirs, tu n’as pas simplement deux jours de collecte dans la semaine. Je dis descendre, mais pour ma part je les amène à un PAV (point d’apport volontaire), qui n’est pas juste en bas de chez moi (il est à environ 400m) mais qui est beaucoup plus arrangeant du point de vue des horaires (je suis rarement chez moi entre 18h30 et 19h30). J’avais même fait un article ici lors de l’inauguration dudit PAV, en 2011. Avec la conteneurisation (qui arrive dans mon quartier dans les semaines qui viennent), il semblerait que je doive désormais sortir un bac les mardi, jeudi et samedi. Pour ma part, je continuerais à aller à mon PAVE à 400 mètres. On a le choix. D’ailleurs, ça serait pas mal que ce choix soit étendu aux habitants des autres quartiers, non ? Que tout le monde ait un PAV à 400m de chez lui, par exemple. Mais ça coûte. Cher.

En dehors des Points d’Apport Volontaire, « en ville » il y a aussi des équipements culturels (dont je n’ai pas encore tout à fait compris pourquoi ils ne sont pas TOUS administrativement rattachés à Metz Métropole… ou plutôt si, mais ça mériterait un autre billet juste sur cette question, ami lecteur), des restaurants multiples et variés, des supérettes ouvertes jusque 22h (même si on me souffle dans l’oreillette que le terme « supérette » serait un peu has been), des bars ouverts jusque 2 heures du matin.

Pour que tout le monde puisse profiter de ces bienfaits du coeur de ville, il y a les transports en commun. Quand j’étais gamin, pour venir de Saint-Julien-lès-Metz « à la ville », j’avais deux lignes de transport, le 13 et le 17 (une seule pour le haut de Saint-Julien, le 17). Ils ne relevaient même pas de la même compagnie, d’ailleurs « >(l’une d’entre elles était TCRM, les transports en commun de la région messine, transformé dont les anciens hangars sont désormais en l’indispensable Bliiida). Aujourd’hui, lorsque je vais à la BAM, qui est l’un de mes lieux de travail (et qui fait partie de ces lieux-culturels-qui-ne-relèvent-pas-de-la-Métropole, un peu comme le 13 et le 17 de mon enfance), je prends le Mettis, inauguré en 2013, en même temps que la dernière Nuit Blanche. Il y a deux lignes, qui suivent un parcours assez proches (Nord – Sud, pour aller vite). De l’avis de tous (même de ceux qui ont râlé pendant toute la durée des travaux), c’est rudement bien fichu : on gagne du temps, les bus circulent jusque minuit… mais il manque évidemment une ligne est-ouest. Celle qui irait, par exemple, de Marly à… Saint-Julien-lès-Metz, justement. Cette « ligne C du Mettis », au fil de débats ou de discours politiques, ressort régulièrement du chapeau, ou des cartons dans lesquels elle est rangé, prévue, détaillée. C’est évidemment la question des travaux, de leur ampleur et surtout de leur coûts dont il est question. Il manque aussi des transports qui circuleraient jusque 2h du matin, sans doute.
Là aussi, question de coûts.

Lorsque l’on parle de coûts et de décisions politiques, ces sujets, transports, enlèvement des déchets, culture, relèvent des compétences de la Métropole. La Communauté d’agglomération de Metz Métropole a été créée en 2002. Puis, renommée simplement Metz Métropole en 2009. Mais elle n’en avait toujours que le nom, pas le statut. C’est le 1er janvier 2018 que Metz Métropole y a accédé, à ce statut, in extremis. Cela va encore accroître ses compétences (dév éco, eau, environnement…). C’est en cours. Et quand on pense aux frontières ténues entre les communes qui la composent, celles du panneau devant ma maison ou du Jardin Botanique qui est une enclave messine au sein de Montigny-les-Metz, aux transports en commun, aux équipements, culturels, sportifs, éducatifs… d’utilité métropolitaine, aux possibilités offertes par une agence d’attractivité, on se dit que cela relève d’une certaine évidence.

« Très bien… mais alors les limites ? » me demanderas tu, ami lecteur. Il y a bien entendu celle des moyens, notamment dans un contexte de réduction des dotations aux collectivités. Mais de mon point de vue, la limite politique est tout aussi importante. La loi Maptam du 27 janvier 2014 avait prévu l’élection des conseillers métropolitains au suffrage universel (selon des conseillers modalités qui restent à fixer). Le 5 avril dernier, nos braves sénateurs ont souhaité rester sur le système actuel, avec la technique dite « du fléchage » (je te laisse lire par ici et par là). Ce qui veut dire qu’en 2020, on va continuer à voter pour le maire de sa commune (ce qui est bien sûr important, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit) alors qu’on sait pertinemment que l’essentiel des compétences vont relever plutôt de la métropole. Et qu’une démocratie un peu plus « directe » devrait s’imposer également, sans quoi l’on risque de reproduire un désintérêt du citoyen si son vote s’il n’a pas d’impact direct sur la vie de la cité, désintérêt que l’on peut voir se manifester pour d’autres élections.

Bon, je te livre là, comme souvent ami lecteur, mes réflexions en cours. En 2020 nous aurons les première élections à Metz et dans les 43 communes alentours dans le cadre de cette nouvelle métropole. Et qu’il ne faudra pas rater ce virage. Il va donc falloir s’y intéresser, ce que je continuerai à faire ici même, et ailleurs.

Parce que c’est important, la métropole.

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PS : oui, au fait, j’oublie toujours de le signaler, mais tu peux suivre les mises à jour de ce blog via la page Facebook qui lui est consacrée. Je me dis que si tu es arrivé jusqu’ici, c’est que le contenu doit t’intéresser 🙂

Sortir à Metz – 27 avril au 1er mai 2018

Force est de reconnaître que c’est un peu plus tranquillou en propositions de sortie, cette période, ami lecteur. Des vacances scolaires, une succession de jours fériés qui arrive… le calme avant la tempête de la frénésie culturelle de juin et du début de l’été ? Sans doute.

Du coup je n’ai même pas produit de petit article le week end dernier (malgré un joli concert de Josef Leimberg aux Trinitaires). Et ce week end aussi pourrait sembler un peu plus calme. Mais en y regardant bien, tu peux largement trouver de quoi ne pas t’ennuyer.

Déjà, il y a une nouvelle exposition du côté de Pompidou-Metz. Après le très bon Japanorama, en parallèle du non moins passionnant Dumb Type qui s’arrête bientôt (et de l’Aventure de la Couleur à voir jusque 2019) c’est le lancement de Couples Modernes ce soir, « exposition interdisciplinaire consacrée aux couples de créateurs, tels que Pablo Picasso et Dora Maar, Robert et Sonia Delaunay, Georgia O’Keeffe et Alfred Stieglitz, Charles et Ray Eames… »

Et je continue à citer, parce que ça donne envie : « Qu’ils soient officiels, clandestins, exclusifs ou libres, ces couples mythiques formés par des artistes tels que Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp, Man Ray et Lee Miller, Eileen Gray et Jean Badovici, unissent non seulement les peintres, sculpteurs, photographes, architectes, designers, poètes, écrivains, mais aussi des musiciens, danseurs, performeurs et mécènes. Ils constituent à eux seuls des zones fertiles d’échanges, de confrontations et d’influences où fructifient les œuvres, les concepts et les mouvements.« .

Le vernissage est donc ce vendredi à 19h, suivi d’une Revue moderne et d’un Bal moderne (par le CCN – Ballet de Lorraine), pour conclure une soirée qui s’annonce bien sympa.

Pour samedi, tu pourras hésiter entre l’ambiance guinguette d’un autre bal, à mille temps celui ci, du côté de l’Aérogare, ou la soul d’Ayo à la BAM.

Mais pas d’hésitation pour ce qui est du 29 avril, ami lecteur : tu me trouveras assurément au 7(7)Café. Tu vas me dire, avec ton impertinence proverbiale, qu’il n’y a pas qu’à cette date qu’on m’y trouve. Certes, mais là je pense que tu ferais bien d’y être aussi. Parce que pour un dimanche soir à Metz, le bar de la rue Sainte Marie t’offre une occasion rare d’entendre Rafiq Bhatia. Son nom ne te dit peut être pas grand chose, mais c’est le guitariste génial qui officie dans les excellents Son Lux (et qui a aussi notamment enregistré avec Lorde et Sufjan Stevens).

Envolées instrumentales, audacieuses, puissantes, la session live en vidéo ci dessous indique qu’il y a tout pour qu’on prenne une GROSSE claque au 7(7).

À noter que les Son Lux seront aussi de passage à la BAM le 27 juin, autre rendez vous qu’on ne manquera pas.

Et puis pendant ce week-end, tu pourras aussi naviguer entre la jam session du vendredi (avec Les charlatans) au Troubadour et celle du samedi (jazz) à la Chaouée, ou aller voir les DJ résidents mixer au 7(7)Café (les amis Oggy le vendredi et Herr 2003 le samedi).

Le 30 avril, si tu veux du punk tu vas en avoir. Et pas qu’un peu. C’est du côté du Chateau 404 que ça se passe et le plateau est conséquent : Guerilla Poubelle, Good Friend, The last Luckk, Melvyn, Tony Fomblard. Rien que ça. Ça se passe avec l’infatigable Chaise Musicale, jamais bien loin quand il y a une grosse prog punk dans le coin.

Et puis nous serons le premier mai. Et le premier mai, c’est la fête du travail, camarade. Comme l’impressionnante course la Messine, après 6 éditions à cette date symbolique, a eu la très bonne idée de se placer deux jours avant, dimanche 29, la place de la République sera libre pour le traditionnel défilé syndical. Ce sera à 10h (oui, du matin, ça change). Et pourquoi même ne pas enchaîner par la fête du Chiffon Rouge à Woippy ? Je te dis ça parce là aussi, ami lecteur, autant qu’au Centre Pompidou-Metz ou au 7(7) Café, tu as de bonnes chances de me croiser.

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melatonine is not dead

Je te t’en parlais déjà il y a quelques mois ici même, ami lecteur, malgré l’âge avancé du groupe (et de ses trois musiciens, oui, merci), melatonine continue à son rythme (c’est à dire très lentement) à plancher sur un nouvel album.

Il y a une dizaine de jours, nous prenions donc le temps (trois heures) d’enregistrer quelques morceaux (sept, précisément) dans les studios de répétition de la BAM. C’était un bon moment avec mes deux comparses. Un peu comme une répétition avec simplement cette très légère pression pour essayer de faire mieux parce que ça enregistre (même si tu l’oublies vite, que ça enregistre).

Melatonine, enregistrement BAM.

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

we-are-unique-recordsL’objectif était simplement ici d’avoir un enregistrement assez fidèle pour se faire une idée de ce à quoi pourrait ressembler le prochain album, ce qui nous permettra bien sûr de voir si l’on garde l’ensemble de ces morceaux, s’il y a des modifications à y apporter. Mais nous pourrons aussi ainsi l’envoyer à notre fidèle label (We Are Unique Records) qui nous suit quasiment depuis les débuts du groupe, pour savoir s’il nous suivra encore, ce coup ci.

Et pourquoi est ce que je te parle de ça maintenant ? Eh bien parce que je suis en ce moment même en train de réécouter ces fameux morceaux et que ça sonne finalement plutôt pas mal. Je ne sais pas si les quelques secondes de la vidéo ci dessous t’aideront à te faire une idée, mais c’est tout ce que j’ai sous la main là tout de suite.

En tout cas, simplement, simplement : melatonine is not dead, vivement la suite.

Il fallait bien ça

Oui ami lecteur, il y a huit jours, je te racontais ici même que j‘étais bien content de laisser une semaine pesante derrière moi. Mais au moment d’en reprendre une nouvelle, il faut reconnaître que que ce n’était pas encore ça. Finalement ce sont deux concerts qui ont fait le nécessaire. Il faut dire que Thurston Moore et Dominique A sont en bonne place dans les quelques artistes intouchables qui figurent dans mon panthéon musical. Et ils ne sont pas si nombreux. Le fait que les deux jouent à Metz la même semaine relevait d’un beau hasard.

Alors que le mardi est parfois danger, le lundi est, lui, rarement un jour faste pour les concerts notamment à Metz. Étrangement ce lundi 23 novembre offrait un choix quasi-pléthorique : une soirée de l’association Mâche un Truc à la Chaouée (raxil4 / Ræppen / PsôM), The Necks invités par Fragment à l’église Saint Maximin et donc Thurston Moore au Centre Pompidou-Metz. Je ne me suis décidé que l’après-midi même à aller à ce concert. Pourtant, ami lecteur, je suis un fan de Sonic Youth, ça fait sans doute partie des groupes qui m’ont fait faire de la musique (notamment avec melatonine). Mais voilà je ne sais pas, je n’avais sans doute pas encore tout à fait le coeur à ça.

L’après-midi, donc, je constate qu’il reste des places (ça sera finalement complet le soir même). Et je me dis aussi que l’occasion ne se représentera peut être pas de sitôt. Et l’ami Nico D’Ascenzio achève de me convaincre. Autant te dire, ami lecteur, que dès le début du concert je me suis vite rendu compte que j’aurais eu tort de rater ça. Après les messins de Chair en première partie (dans lesquels on reconnaissait quelques têtes connues) et quelques bières au bar (dont le comptoir était rapidement débordé et les fûts rapidement vidés par un flux de public sans doute inhabituel) retour dans le Studio du CPM pour voir sur scène Thurston Moore accompagné de Steve Shelley (Sonic Youth aussi) à la batterie , Debbie Googe (My Bloody Valentine) à la basse, et James Sedwards à la guitare.

Que te dire du set ? Il était très bon. Très très bon même.

Oui, qu’en dire ? Avec une autre formation, on aurait pu dire que ça faisait franchement Sonic Youth. Ce son à la fois noise et mélodique, ces morceaux faussement simples et vraiment épiques, tout y était. Mais comme la moitié du groupe était sur scène, comment le leur reprocher ? Et ce n’est d’ailleurs pas ce que le public a fait, bien au contraire. Et les rappels furent long, comme ceux d’une dernière date de tournée réussie.

inrocks dominique ALe jeudi, c’était Dominique A à la BAM. Je crois que, comme pour Sonic Youth, j’ai été fan de ce garçon dès que je l’ai entendu. Je me souviens aussi, quelques temps plus tard, de cette couverture des inrocks, « la chanson française dont vous n’aurez pas honte », en 1995. Tiens je te la colle à côté, là. Un peu provoc-drôle bien sûr, mais au fond assez juste pour que ça fonctionne quand même.

Le concert était à la hauteur de ce que l’on peut penser du « patron » et de ses morceaux. C’était beau, le son de la BAM était bon, c’était impeccablement interprété. En concert peut être encore plus de sur disque, on prend le temps de se rendre compte de la subtilité et de la finesse de chacun de ses compositions, de la force des paroles.

Et là aussi, c’était long. Il faut dire que, même si son dernier album Eleor représente une bonne partie de son set, il y a de la matière dans sa discographie depuis La fossette, déjà génial, en 1992. Et à tout cela il convient rajouter l’amabilité du bonhomme pendant et après le concert, lorsqu’il est venu discuter avec le public qui traînait encore au bar.

DOMINIQUE A | #LaBAM | #Metz (1/2)

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

D’ailleurs, cette amabilité et cette gentillesse, c’est également ce que m’ont rapporté ceux qui ont eu le bonheur de croiser Thurston Moore le lundi précédent.

De la gentillesse, de l’amabilité, de la musique à la fois forte et géniale. Oui, ami lecteur, je crois qu’il fallait bien ça.

PS : et merci à Margaud pour le disque dédicacé.
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Laisser cette semaine derrière soi.

Allez, on ne va pas se le cacher : c’était une semaine éprouvante que celle qui est en train de s’achever, ami lecteur.

Il y a 9 jours, le 13 novembre 2015, vers 22h, j’étais à la Maison de la Culture et des Loisirs pour la soirée L’ouvrage du Fou. Une soirée sympathique, de déclamations improvisées et d’interventions musicales dans le cadre chaleureux du relais, le petit caveau de la MCL, joliment décoré pour l’occasion.

Et puis, en jetant un oeil sur mon portable, j’ai vu les premiers tweets inquiétants qui rapidement laissaient peu de place au doute. Après quelques minutes de rafraichissements compulsifs des divers fils d’actu, j’allais partager l’information avec Margaud et nous rentrions sidérés à la maison, pour passer le reste de la soirée hagards devant iTélé. Dans mon esprit, c’est peu à peu une infinie tristesse qui prenait l’essentiel de la place et c’est encore le sentiment qui prédominait en réussissant à aller me coucher, vers 5h du matin.

Dans une situation comme celle ci, en s’endormant, on peut d’ailleurs avoir un peu l’impression qu’il ne va pas y avoir de lendemain. Pourtant, le samedi 14 a bien existé, et la gueule de bois qui a accompagné le réveil, malgré une consommation d’alcool limitée la veille, était bien réelle. L’ensemble du week end est passé de manière cotonneuse, comme si j’étais en permanence à moitié éveillé. Et les heures de sommeil en retard n’expliquaient pas totalement cet état. Après une douche et un trajet en Mettis, le tout effectué de manière très mécanique, la journée du samedi commençait réellement par le Borny Buzz Café à la BAM.

Ce matin, à la BAM, on discute de démocratie avec le Borny Buzz Café. C'est approprié, ce matin. #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Puis vers midi tombait la confirmation de l’annulation du concert de Nekfeu prévu à la BAM le soir même, qui affichait complet depuis des mois.

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Évidemment, qu’on comprend, Nekfeu.
Cette envie, cette motivation à monter sur une scène le lendemain d’une soirée comme celle ci relève de l’intime. Il n’y a pas de bonne décision, en l’état. Le même soir, d’ailleurs, aux Trinitaires, Sipping et AqME maintenaient leur concert.
L’après midi était le temps d’un indispensable recueillement collectif.

Merci @Ville_de_metz d'avoir maintenu ce rassemblement, ce recueillement. Ça fait du bien de voir des gens unis. #Metz

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Vers la fin, alors que j’étais reparti du côté de l’Arsenal voir comment se passait le festival Je t’aime… Ich Auch Nicht, une dizaine d’abrutis ont tenté de venir le perturber Le soir, après avoir passé deux heures à la BAM pour les rares spectateurs qui seraient passés au travers de l’information du report du concert (ils étaient 6, en tout et pour tout), nous nous retrouvions dans un bar avec quelques amis, dans une ambiance où la morosité nous reprenait régulièrement, tout juste perturbée par la rencontre de norvégiens venus « pour les pigeons » (en fait le Congrès Européen d’Aviculture). Une conversation décalée, qui faisait du bien. Et je n’ai pas vraiment souvenir d’un dimanche dont on essayait de faire en sorte qu’il soit quasiment normal. Alors que ce n’était pas le cas.

Difficile donc d’affronter le lundi, et une nouvelle semaine. Le premier moment où j’ai senti que tout repartait était une répétition de mélatonine, le lundi soir, en jouant de la basse pendant deux heures. Et puis le concert de SoCalled à la BAM. Il était content de jouer, SoCalled, ses deux concerts des jours précédent ayant été annulés. Et il réussissait à mettre une ambiance géniale, même si l’on sentait bien qu’il y aurait pu y avoir un peu plus de monde, si ce concert n’était pas tombé à ce moment là.

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Bien sûr, on continue à guetter les infos. Et le mercredi matin à Saint Denis, le samedi à Bruxelles, on a l’impression de replonger, un peu. Mais dans le même temps, aux Trinitaires le beau concert de Chelsea Wolfe le jeudi, des excellents belges de We Stood Like Kings le vendredi. Le génial Aaron Parks qui se pointe à la soirée jazz au caveau par surprise. Les discussions avec les collègues sur le meilleur endroit par lequel sortir de la salle si un mec se point avec une kalach. On en rigole, un peu. Et puis, concert ou pas, finir les soirées dans les bars tous les soirs, non pas parce que ce serait « un acte de résistance », juste parce qu’on ne veut pas aller se coucher, qu’on veut sortir, boire, voir des gens. Et même, le samedi, finir par l’ouverture des marchés de Noël, avec une roue lumineuse devant la cathédrale, du vin, des huîtres, du vin surtout.

Le marché de Noël (gourmand) de la place de Chambre est ouvert. #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi je te raconte ça, ami lecteur. Sans doute parce qu’un blog doit aussi servir à ça. Sans doute parce que je ne me sens pas de me lancer dans une explication géopolitique de la situation, ou un pronostic de son évolution, notamment parce que malgré des lectures nombreuses et passionnantes sur le sujet je n’y comprends toujours pas grand chose. Sans doute aussi parce que tout au long de cette semaine, le besoin de convivialité, d’amitié aura été bien plus prégnant que d’habitude. Sans doute parce que même au travers de cet écran, quand je te dis « ami lecteur », je pense vraiment à toi qui est de l’autre côté.

Alors voilà, j’espère que tu te portes bien. Et que tu es aussi content que moi de laisser cette semaine derrière toi.