Sortir à Metz – 29 novembre-2 décembre 2018

Tu vois ami lecteur, je te disais pas plus tard que dans le dernier billet qu’il fallait que je prenne l’habitude de les rédiger le jeudi plutôt que le vendredi. Cette semaine en apporte la démonstration.

En effet cette semaine, dès ce jeudi soir il faudra faire un choix (cruel). D’un côté, les 20 ans de la Maison de l’Etudiant (MDE pour les intimes) que Boumchaka a choisi de fêter en Beatbox. Et on risque de prendre une bonne claque technique avec Alexinho (Champion du monde de Beatbox) et SARO (champion du Grand Beatbox Battle 2017). Avantage : ça commence à 18h, donc tu peux enchaîner cet apéro avec l’une des autres soirées.

À 20h c’est le Système Friche à l’Arsenal : Xavier Charles et Jacques Di Donato, accompagnés par 15 musiciens (dont Erik M, Isabelle Duthoit, Soizic Lebrat…) pour une musique expérimentale, libre et défricheuse. Un peu dur de te faire une idée ? Voilà une vidéo d’un live enregistré cet année à la Maison de la Radio.

Et ce n’est pas terminé pour ce jeudi. À la Chaouée, c’est la folk du colombien Jay Bird accompagné par les amis d’Instase (plutôt pop progressive). À noter que Jay Bird sera aussi au café M-Tiss samedi 1er, si tu le rates jeudi.

Et, last but not least, l’impressionnant Matt Elliott sera aux Trinitaires accompagné par VACΛRME. On a connu Matt Elliott dans son incarnation Third Eye Foundation, puis dans ses beaux albums de folk hantée, émouvants au possible. Ces concerts sont toujours des moments uniques, et pour celui-ci sa musique sera enrobée par le trio à cordes VACΛRME et on ne peut attendre que le meilleur de cette fusion. Et c’est l’ami Jan Mörgenson qui vient célébrer la sortie d’un nouveau disque, en première partie.
Si tu ne connais pas encore Matt Elliott, ce morceau, mis en images par les amis de Fensch Toast, devrait achever de te convaincre que c’est à découvrir.

Le vendredi paraîtra du coup presque calme en comparaison de ce jeudi dense. Une soirée métal à La Chaouée (Dust Valley + RapturFarm + RedneckBonfire), une soirée 90’s à l’Aérogare… en tout cas on ira prendre l’apéro à La Face Cachée pour le Anone duo japonais d’électro pop !

Et c’est plutôt du côté du Chateau 404 qu’on trouvera la proposition la plus originale : « SEXMIAM : De l’amour, du flou, du bruit et des performances ». Une soirée +18 donc, avec un beau plateau de live : Avale, Benjamin et SuperMusique, mais aussi expos, performances, projections (de vidéo). Tiens, on se met un peu de SuperMusique pour s’ambiancer avant cette chouette soirée qui s’annonce (et avoir encore un peu l’impression que c’est l’été).

Samedi, du blues à l’Aérogare, l’Orchestre national de Metz (dans un programme de Paris à Broadway) à l’Arsenal, une soirée noise et violente, froide et passionnante à La Chaouée avec notamment les excellents Shizuka et Choisir le pire, un DJ set de DUEL au 7(7) Café (sur lequel je ne vais pas m’étendre vu que je fais partie du duo DUEL, donc je t’en redonnerai vite des nouvelles). Et puis la sortie d’un nouvel album du Singe Blanc est toujours un évènement, qu’il fêteront aussi samedi au Chateau 404 en bonne compagnie (La Bergerie et Rien Virgule).

Mais voilà, je ne serai pas objectif pour ce samedi. En effet, si je n’étais pas au 7(7) Café en train de passer des mp3, je prendrais sans nul doute un Mettis vers la BAM pour voir L’Impératrice mais surtout être au premier rang pour Grand Blanc, dont je n’ai pas cessé d’être fan. Et surtout je ne me remets toujours pas de leur magnifique dernier album, Images au mur. Tout comme cette version (presque) unplugged de Ailleurs.

Un groupe dont j’espère qu’il va continuer à toucher de plus en plus de cœurs et d’âmes.
Un concert qui s’annonce intense.

Une semaine sans vernissage n’étant pas une semaine complète, notons celui de Présences dissimulées de Cyrielle Lévêque, à la conserverie vendredi à 18h30.

Et pour se remettre de ce beau week-end, un bon brunch par l’Amour Food, ça serait pas mal non ? Ça tombe bien, c’est dimanche midi à l’Arsenal, youpi.

Sortir à Metz – 22-25 novembre 2018

Ami lecteur, il va falloir que je prenne l’habitude d’écrire ces billets le jeudi : même si le programme est souvent moins dense que le week-end, il reste souvent assez conséquent ce soir de la semaine. En l’occurence, pour cette semaine, cet article arrive après le démarrage du festival Culture Bar-Bars (le jeudi 22 novembre, donc) même s’il continue vendredi et samedi.

« Culture Bar-Bars ? » me demanderas tu. Eh, oui la manifestation en est déjà à sa 17e édition, mais elle ne se décline à Metz de manière régulière que depuis quelques années. L’idée de départ du festival, apparu à Nantes dans les nineties, était de mettre en lumière l’activité foisonnante des cafés-concerts, cet indispensable passage pour tout artiste, tout groupe qui veut présenter sa musique au public en live. Et pour le public curieux, l’occasion de se nourrir de musique, de faire des découvertes enthousiasmantes, souvent à moindre coût. Cette année, les chiffres du festival sont impressionnants : 50 villes participent, plus de 200 lieux, près de 800 évènements. Toutes les infos sont par ici. Bon, je n’ai pas besoin d’insister plus, ami lecteur : tu l’as compris, c’est une initiative qui me parle, d’autant que je te vante les concerts dans les bars ici-même à longueur de billets.

Alors du coup, qu’y retrouve t-on, à Culture Bar-Bars Metz ? Après donc que j’ai manqué le démarrage (avec notamment les excellents Posterboy Machine au 7(7) Café mais aussi Shoefiti à l’Irish Pub), ce soir on n’a plus qu’à choisir notre ambiance : Lord of Rocks au Vivian’s Pub, un nom qui parle de lui même, un hard rock tribute band qui passe allègrement d’AC/DC à Led Zep, de Deep Purple à Queen, des Guns N’ Roses aux Who. Martin Murer, lui, fait le DJ à la comédie Café (et il y sera aussi le samedi d’ailleurs). C’est le garçon qui se cache derrière les compos de Portland (entre autres), on ne peut en attendre que du bon. À L’Irish Pub ce sera rock psyché, avec les allemands de The Whiskey Foundation, dénichés par l’asso Boumchaka qui organise là l’un de ses derniers concerts et dont on aura toujours pu apprécier les goûts sûrs (en musique comme en Whiskey, d’ailleurs). Et puis il y’a la Bergerie au 7(7) Café, avec un rap habile, déviant, qui sort des sentiers battus. Ce premier clip de leur (très bon) dernier album te permettra de te faire une idée.

Samedi 24, le Shamrock Pub qui vient de se poser à Metz ne rate pas l’occasion de participer à ce festival. Ça sera samedi avec JC & VB, du blues funk en acoustique, en partenariat avec l’association Heiðrún, une nouvelle asso qui en profite pour célébrer son inauguration. Alors que Boumchaka sera à la barre de l’Irish Pub une dernière fois (j’insiste parce qu’ils vont nous manquer, aux bars, au public, aux groupes, à moi) avec The Dizzy Brains (du rock décapant from Madagascar). Au 7(7) Café, ce seront les potes nancéiens de Taxi Kebab qui viendront participer à la fête, avec leur électro ardente et sombre aux sonorités et à la guitare influencées par la musique traditionnelle arabe.

Et puis on notera aussi les concerts à La Chaouée, du rock avec Romor et de la folk avec April 5th vendredi et samedi 24 du blues avec Made in et Rustless, même s’ils ne s’inscrivent pas dans le festival Bar-Bars. Avec une mention spéciale pour la soirée Tonnerre (Avale + Lego + Krupuk) qui va secouer le caveau de la Chaouée dimanche à 19h, pour ceux qui auraient tenu jusque là de ce gros week-end !

Du côté de la Cité musicale-Metz, on mentionnera le concert de Lonepsi vendredi soir aux Trinitaires, et la manifestation Orchestres en Fête tout le week-end à l’Arsenal (concerts, blind test, ateliers, café littéraire…).

Et puis il ne faut pas que j’omette le vernissage de Viviane Zenner à la Galerie Jours de Lune. Ou que j’oublie la première apparition de l’association META, en l’occurence sur la Place de la République, sur le chouette stand Bliiida du marché de Noël. D’une part parce que j’y mixe un peu (dans le duo DUEL) mais surtout on y verra un live de Floating Arms, ce qui est toujours un magnifique moment musical, comme hors du temps. Et puis c’est en horaire décalé (18h-21h), ça n’empêchera pas ta tournée des bars à suivre… allez on s’en écoute un peu, pour conclure ce billet.
Parce que c’est beau.

Sortir à Metz – 15-18 novembre 2018

Après la dernière édition de Musiques Volantes le week-end dernier, belle, festive et triste à la fois, je me dis que c’est un drôle de week-end auquel on se prépare à Metz. Un week-end au cours duquel tu peux à la fois enfiler un gilet jaune pour aller bloquer la ZAC d’Augny (samedi matin), aller inaugurer les marchés de Noël (samedi après-midi) et participer à un festival de films dédiés à la transition écologique (tout le week-end). Si tu en es d’accord, ami lecteur je vais oublier un temps les deux premiers et te parler un peu plus du troisième, qui est plus raccord avec cette rubrique. Et puis bien sûr, de ce qu’il se passe d’autre ce week-end.

MaPlanet(e) donc. Il se trouve que je me suis retrouvé, un peu par hasard, à la conférence de presse qui annonçait le festival, il y’a trois semaines.

Du coup, je te livre l’introduction du dossier que j’y ai récupéré, ça permet de poser un peu le projet.

« En 1986, Jean-Marie PELT, Président de l’Institut Européen d’Ecologie et Jean-Pierre Cuny, réalisateur, obtenaient le 7 d’OR du meilleur documentaire pour leur série « l’Aventure des Plantes ».
Dans la continuité de leur témoignage unique sur le monde végétal et au vu des défis environnementaux actuels, Marie-Anne ISLER BEGUIN, Présidente de l’Institut Européen d’Ecologie (IEE) et Michel NOLL, producteur-réalisateur, Président d’Ecrans des Mondes, ont créé le festival MAPLANET(e) INTERNATIONALFILMFESTIVAL dédié à la transition écologique et aux relations entre les sociétés humaines et la nature.
Il s’agit d’une compétition internationale de films récents, de tous genres et de tous formats, porteurs de sens, avec une catégorie spéciale Youtubers. »

Alors bon, évidemment, on pourrait se dire qu’on a déjà une surdose de signaux d’alerte sur les dangers qui guettent la (ma) planète, d’informations sur l’indispensable transition écologique, sur le fait que bon, ne nous voilons pas la face, on est mal barrés si l’on n’ouvre pas grand les yeux sur le mur qui se dresse devant nous. Ok, je sais que tu sais tout ça.
Mais là nous sommes ailleurs. La sélection de films semble (je n’en ai pour le moment vu aucun) d’un très bon niveau, dans des registres très variés : de la docu et de la fiction, du local et de l’international, du connu (peu) et de la découverte (beaucoup), et même des Youtubeurs (dont l’ami Mamytwink). La sélection est ici, et tout donne envie. On ne peut qu’espérer que ce festival rencontre un beau succès. Ce n’est pas forcément gagné, les séances étant payantes et la visibilité en ces temps de gilets jaunes et de sapins verts n’étant pas évidente. Mais je suis sûr que tu sauras y contribuer, ami lecteur.
L’inauguration c’est vendredi 16 à 19h (même s’il y’a déjà eu des choses dans l’aprem), la remise des prix dimanche 18 à 18h et tout ça se passe au Klub.

Et sinon, quoi d’autre ce week end ?
On peut s’attendre à une belle affluence pour la soirée Capsule Corp. 404, organisée par le Château 404 et NaMeK Sound Rav’olution. Techno dans une univers visuel comme le Château 404 sait en créer sur chacune de ses manifs, ça va taper, à coup sûr. C’est samedi 17, jusque 5h du mat.

Du côté de la Chaouée, les jam session jazz reprennent (jeudi 15), Mâche un truc propose un beau plateau noise / indus / ambiant (Tatie Pétanol, SabaSaba, Nadstat, Tonto, vendredi 16). Et une soirée metal / prog (Sphaera & Art Against Agony) vient conclure le week-end samedi 17. À l’Aérogare ça sera chanson, d’abord “80 ans de chansons d’amour, de révolte et de tendresse”, des chansons de Vian, Ferré, Brassens interprétées par Jean Louis Apprederis (le jeudi 15) et plus rock le vendredi avec le retour de Pierre Hanot ! Et au Troubadour, on notera le concert des Boot’s n Cats samedi soir.

Du côté de la Cité musicale-Metz, un concert reporté pour la BAM (les Sheriff samedi) et un complet aux Trinitaires (Mass Hysteria jeudi 15), c’est plutôt vers l’Arsenal qu’on se tournera, avec un week-end consacré aux « Musiques entre guerre et paix », avec le Centenaire 1918-2018 dans lequel nous sommes encore plongés. On retiendra notamment deux concerts qui s’annoncent beaux : les Paroles à l’Absent par La Tempête & le Quatuor Zaïde (vendredi 16), et le programme Sous la Pluie de Feu par l’Orchestre national de Metz, avec notamment Prokofiev, Tchaïkovsky et une commande au compositeur Philippe Hersant (samedi 17). Bon et puis ce n’est pas forcément en lien avec les musiques entre guerre et paix, mais on retiendra aussi qu’il y’a un brunch des amis de l’Amour Food le dimanche midi à l’Arsenal, et que ça vaut toujours le détour.

Et comme une semaine à Metz se passe difficile d’un vernissage, on ira vendredi à celui de l’exposition Safe as houses de Ludmilla Cerveny à la MCL, organisé en partenariat avec la Maison de l’Architecture de Lorraine.

Voilà ami lecteur, je te souhaite donc un beau slalom ce week-end entre gilets jaunes, marchés de Noël et beaujolais… euh… nouveau* !

*qu’on ira bien sûr boire et acheter à la Cave du Kristal (avec modération bien entendu).

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Edit du 17 novembre
On me signale sur Facebook (tu peux aller suivre la page, c’est par là) plein d’autres propositions qui m’avaient échappé pour ce samedi :
– la première édition du festival d’impro Le Choupisson à la MJC 4 bornes, samedi à partir de 17h et toute la soirée,
hors champ 14/18 : un concert de l’Orchestre d’harmonie de l’Union de Woippy, des projections d’images d’archives prises à la périphérie des champs de batailles, des textes de Kermann, Barrès et lettres de poilus qui se superposeront aux images et sons pour une immersion pleine d’émotions, c’est samedi à 20h30 à la Salle Saint Exupery à Woippy,
– la sortie de la Mi-Feutz Mimo Tape #1 (des mecs sur des planches à roulettes qui font des trucs de fous furieux), au shop Chat de gouttiere samedi à 18h (avec une soirée qui se poursuit au 7(7)Café)

Sortir à Metz – 8 au 12 novembre 2018 – Musiques Volantes forever

Ami lecteur, je ne vais pas ménager un insoutenable suspense : de mon point de vue, si tu dois sortir à Metz ce week end, c’est surtout au festival Musiques Volantes qu’il faut aller. Déjà parce que c’est une recommandation qui était valable pour chaque édition du festival jusqu’ici, depuis mille neuf cent quatre-vingt-quinze… et parce que c’est la dernière année.

Musiques Volantes a en effet annoncé le 21 juin dernière sa « Disparition ». Bon, je t’avoue que ça me rend un peu nostalgique, alors que j’ai assisté à une bonne partie des vingt-trois vols du festival, qu’ils m’ont enthousiasmé souvent, inspiré parfois, fait passer de beaux moments toujours. Quelques impressions se sont même trouvées retranscrites sur ce blog. Et puis j’ai eu le redoutable honneur d’y jouer, avec melatonine ou zéro degré. Des moments intenses : pas évident de se présenter dans un festival que l’on admire, au milieu d’artistes de haute volée. Mais voilà, Musiques Volantes souhaite que ça Disparition se fasse dans une grande fête, avec cette dernière édition. Alors mettons de côté la nostalgie. Rangeons aussi pour le moment les causes de cet arrêt, sur lesquelles je reviendrai ici, plus tard.
Et concentrons nous sur le festival.

En réalité, Musiques Volantes a déjà commencé, à Nancy il y’a deux semaines (Meridian Brothers – Mugwump – Laake – Taxi Kebab à l’Autre Canal) et Luxembourg mercredi dernier (ZA! aux Rotondes).
Mais bon, la rubrique s’appelle « Sortir à Metz », hein, alors on va se concentrer sur ces trois soirées messines.

Ce soir donc (j’écris cet article le jeudi 8/11) a lieu le dernier vernissage de la dernière de Musiques Volantes. Ça se passe à la MCL, qui a longtemps été le QG de l’association MV, avec des discours des petits fours et surtout un parcours de projections, performances et installations audiovisuelles proposé par l’association Les Yeux de l’Ouie.Est, qui vient rappeler que la vidéo et les installations font aussi partie de l’ADN du festival, même si suivant les éditions elles ont eu plus ou moins de place. Qui plus est, c’est gratuit, tu as intérêt à trouver une bonne excuse pour ne pas y être.

Le coeur battant du festival a souvent été Les Trinitaires. Cela peut paraître évident que ce soit là qu’on assiste à la Disparition. Ce sera donc l’objet de deux soirées, vendredi 9 et samedi 10 novembre. On aurait pu s’attendre à des « têtes d’affiches », des noms connus et reconnus. Mais Musiques Volantes reste fidèle à son intransigeance artistique jusqu’à la fin. Alors oui, l’attention s’éveille un peu plus quand sont prononcés les noms de RAS G, (qu’on retrouve dans le sillage de Flying Lotus, avec un hip hop electro lourd et psychédélique à la fois) ou Dopplereffekt (une entité mystérieuse qui produit une electro déviante depuis 1995, entre la techno de Détroit et le Berlin de Kraftwerk), le vendredi 9. Mais comme souvent lors de Musiques Volantes, c’est lorsque l’on ne l’attend pas que l’on prend une bonne claque musicale. Et que l’on est soulevé.

Et si c’était le cas, par exemple, avec le post punk math quelque chose de Crack Cloud (samedi 10). En tout cas, ami lecteur, écoute moi déjà ce Swish Swash en entier. Pour ma part je me prend à rêver de ce que ça va donner en live…

Et puis ça pourrait bien être avec les locaux de l’étape, l’excellent Le Seul Élément (vendredi 9) ou la création Semi Secte (samedi 10) dans laquelle on retrouve la fine fleur messine des agitateurs de l’underground (de Noir Boy Georges à Bras Mort en passant par Jan Mörgenson… un all star band quoi). Ou encore avec les Mauskovic Dance Band (vendredi 9), dont le titre Continue the Fun semble bien approprié.

Et puis, Musiques Volantes nous fait un dernier cadeau : de magnifiques reliques, a emporter, à conserver.

Alors bien sûr il n’y a pas que ça à Metz ce week end. L’Aérogare continue sa belle série de soirée jazz manouche avec Mano Sinto, vendredi. Il y’a à La Chaouée la soirée post punk avec Gad whip (UK) et Acetate (Metz) du jeudi 8 et la Virgae session de novembre le samedi 10 (Virgae dont je te parlais dans un précédent billet). Et la soirée Hip Hop Connections 718 (cinq concerts et un Open Mic), organisée par Kultur ‘a’ Vibes à la Jehanne, vendredi. Mais voilà, ces soirs là tu sais déjà où je serai.

Par contre, ami lecteur, rien ne nous empêche de concilier une assiduité sans failles à Musiques Volantes et le vernissage de l’exposition Landscapes – Afterwar(d)s chez Faux Mouvement (samedi à 17h), résultat de deux ateliers laboratoires conduits au Cambodge, réunissant des étudiants de Master, des doctorants de l’Université Paris 8 et de l’Université royale des beaux-arts du Cambodge. Ou le concert de SAVAK ! organisé par Flo (RecordsAreBetterThanPeople) lundi à La Chaouée, une sorte de all-star band post punk. On pourrait presque voir ça comme une sorte de résurrection de l’esprit de Musiques Volantes dès le lundi qui suit la Disparition.

Ce qui nous ferait une jolie lueur d’espoir, n’est ce pas, ami lecteur ?

Sortir à Metz – 12 au 14 octobre 2018

Ami lecteur, nous voilà déjà à la mi-octobre, et en mettant le nez dehors on ne croirait pas franchement. Du coup, il est encore bien temps de sortir et d’en profiter. D’ailleurs, ce week-end pourrait encore nous faire croire que nous sommes tout juste à la rentrée, marqué qu’il est par deux belles inaugurations.

Un bâtiment, d’abord. Difficile en effet de passer à côté de l’Agora, l’un des principaux projets de ce deuxième mandat de Dominique Gros. Ce nouveau lieu, qui regroupe une médiathèque, un centre social et un espace numérique ouvre ses portes vendredi 12 octobre. Ce sera parti pour une semaine d’inauguration, neuf jours d’activités intenses, d’un spectacle de la Compagnie Deus Ex Machina à un concert de l’Orchestre DEMOS, d’une pièce (musique, chant et vidéo) de la compagnie Roland Furieux à une création originale de Julien Nonnon (dont on avait pu apprécier les oeuvres tout l’été pensant Constellations). Au vu des quelques photos qu’on a pu découvrir sur Twitter (notamment), le lieu à l’air classe.

Une visite s’imposera donc rapidement pour jauger les premiers jours de ce lieu, profiter de ce programme d’inauguration (que tu trouveras détaillé ici, sur le nouveau site de l’Agora). Et je suis sûr, ami lecteur, que tu t’associera à moi pour lui fêter la bienvenue.

Vendredi 12 octobre, c’est aussi le jour qu’a choisi le Centre Pompidou-Metz pour dévoiler sa nouvelle exposition Peindre la nuit. Le Milky Way de Peter Doig donne déjà très envie. La liste des artistes présentés (Francis Bacon, Louise Bourgeois, Brassaï, Paul Klee, Henri Michaux, Joan Mitchell, Gerhard Richter…) aussi. Et les évènement proposés autour de l’exposition pas moins.

L’an dernier, j’avais été marqué par l’excellent livre La nuit. Vivre sans témoins. de Michaël Foessel, petit ouvrage que je te recommande vivement, ami lecteur. Je ne doute pas y trouver une forme de résonance dans cette exposition, sur laquelle il est probable que je revienne ici même.

Il est aussi question de nuit aux Trinitaires : Last Night Saves The Day. C’est le titre de la soirée de ce même vendredi 12, en écho à l’œuvre de Martin Beck Last Night et des soirées new-yorkaises Love Saves The Day. Aux trinitaires, on retrouvera notamment Kiddy Smile (mais aussi MEGA Ω MEGA et Noir Velvet) qui aura marqué une Fête de la Musique de laquelle on n’attend plus grand chose habituellement, avec un DJ set à l’Élysée et un débat qui l’a entouré qui ne t’aura sans doute pas échappé (sinon c’est par ici, entre autres). En tout cas, si l’on se fie au clip extrait de son dernier album, ça sera probablement un peu la fête au Caveau.

Toujours vendredi 12, à l’Arsenal, tu peux aller sans top hésiter voir la nouvelle création d’Aurélie Gandit (Compagnie La brèche), Perchée dans les Arbres. Sans trop hésiter, parce que ces spectacles sont toujours originaux, décapants, pertinents.

Bon je pourrai aussi te parler du concert de Lorenzo à la BAM samedi 13, mais c’est complet, Mamène.

Du côté de la Chaouée on passe du métal le vendredi (Rankenn, Hell Gate, Razor Butchers) à une soirée new wave / années 80 le samedi, comme ça, hop. Et autour de ces esthétiques on retrouvera d’ailleurs une belle brochette de DJs bien connus par ici : Mini-Sushi, Rolus, Keta…

L’Aérogare fonctionne bien ces dernières semaines, après un bel été. Avec des programmations décalées et assez festives ce week-end, ça pourrait être encore le cas : une soirée jazz manouche avec le virtuose Dorado Schmitt et une Boum à Propser (Rock, Funk, Hip Hop, Electro, Swing, House) samedi !

Un week-end aussi chargé. Un peu de soleil dehors. Décidément, on se croirait encore à la fin de l’été, ami lecteur, non ?
Même si la Nuit tombe maintenant un peu plus tôt, et que pour une fois, l’on ne s’en plaindra pas.

Sortir à Metz – 20 au 23 septembre 2018

Ami lecteur. Le festival Zikametz a 15 ans. Déjà.

Comme je suis vieux (si si), j’ai assisté à à peu près toutes les éditions. De très réussies artistiquement, d’autres qui m’ont moins convaincu. Certaines laborieuses en terme de fréquentations et d’autres complètement complètes. La vie d’un festival, quoi. On en parlera d’ailleurs lors d’une table ronde Bâtir un festival, l’envers du décor qui ouvre cette quinzième édition vendredi soir à 18h30, en compagnie (entre autres) de deux autres associations qui elles ont fait le choix de cesser leurs activités : Musiques Volantes (qui reviendra pour une vingt-troisième et dernière édition en novembre) et Boumchaka (qui ne reviendra pas du tout pour une huitième édition de Freeeeze en février). Cette double fin attriste forcément les amateurs de bon concerts, ici. Dont je suis. Et de ça nous pourrons donc en parler à cette table ronde de demain, que Zikamine m’a confié la redoutable mission de modérer. Mais on aura aussi l’occasion d’en reparler à d’autres endroits, à d’autres moments, ami lecteur. Et sans nul doute ici même.

En attendant, le festival Zikametz lui ne s’arrête pas. Et dans la série des éditions qui devraient marcher, cette quinzième se pose là.

Déjà il y a quelques beaux noms du hip-hop français (Guizmo, kacem wapalek, Kikesa, Melan…), ce qui devient une habitude pour Zikametz. Et si le hip hop domine ce week end aux Trinitaires (comme les ventes de musique en France), l’électro y sera aussi présente avec notamment UpperMost ou le luxembourgeois Ryvage que je suis bien curieux de voir l’un et l’autre en live samedi soir.

Et puis, même s’ils ne sont dans la programmation de Zikametz qu’avec un DJ set le vendredi soir, je ne résiste pas à l’envie de te partager le live de l’excellent morceau Ailleurs des non moins excellents Grand Blanc.

Ok, je ne sais pas toi, mais je suis fan. Leur nouvel album, Image sur le mur, vient de sortir, je te conseille de te jeter dessus avidement prendre le temps de l’écouter d’une oreille attentive. Et puis ne te méprends pas quand je dis « qu’un DJ set ». Étant donnés les excellents goûts musicaux de ces esthètes, on peut s’attendre à une sélection musicale de haute volée, originale et efficace.

Bref, avec Zikametz, des pass deux jours à 15€ et des bières pas trop chères, fréquenter Les Trinitaires les soirées de vendredi et samedi serait de bon aloi.

Pendant ce temps là à la Chaouée, si on peut noter les concerts de Plastic Age (power trio from Nevers – qui a l’air plutôt intéressant) et Bye Bye Bye + Vaudou Josephine (rock from Alsace), on regrettera qu’ils tombent les mêmes soirs que Zikametz. Du coup, ami lecteur, on s’intéressera peut être plus particulièrement à la soirée Virgae, qui arrive dès ce jeudi : une asso qui se partage entre Nancy et Metz (si si, c’est possible), un collectif d’une quinzaine de DJ / producteurs électro, qui organise des soirées mais qui occupe également un créneau chez Radio Campus Lorraine pour une émission de radio, projet Virgae le vendredi soir, émission dont ils fêtent ici la rentrée, à la Chaouée. Orientée dancefloor, électro et techno, pour ce que j’ai pu en écouter, l’émission. On sait à quoi s’attendre pour la soirée, du coup : les murs de la Chaouée vont résonner fort.

Cette semaine marque aussi la rentrée de deux lieux messins qu’on aime.
Jeudi soir, Modulab (atelier / galerie dédié à la pratique du dessin, de l’image imprimée et à l’édition) vernit l’exposition Entresort, de Roby Comblain : des xylogravures au format photographique, tirées de descriptifs de paysages sans données géographiques et sans chronologie, comme des songes.
Vendredi, c’est la Conserverie (« lieu d’archive » dédié à la photographie) qui vernit Occiput de Bill NOIR, en lien avec l’association strasbourgeoise Mékanik copulaire.

Cette semaine toujours, on inaugure Étudiant dans ma ville, qui dure jusqu’au 29 septembre et qui est marqué par tout un tas d’évènement que je ne vais pas détailler ici ne serait ce que parce qu’ils le sont là, et parce que j’y reviendrai sans doute la semaine prochaine.

Et puis ami lecteur, je suppose (et j’espère) que tu l’es ailleurs que sur ce blog. Lecteur. Je te signale donc si ça t’avais échappé la venue d’Aurélie Filippetti, une amie écrivaine, à la librairie Autour du Monde, vendredi 21 à 18h30. Bon, tu l’as sans doute connue comme députée et Ministre de la Culture, avec l’exposition médiatique qui va avec. Mais écrivaine, elle l’était avant, dès 2003 avec Les Derniers Jours de la classe ouvrière. Et elle a bien raison d’y revenir : son dernier roman, joliment intitulé Les idéaux, a réussi à s’extraire de la jungle foisonnante de la rentrée littéraire. Je t’avoue que ne l’ai pas encore lu, ce roman, acheté un peu tardivement (hier). Alors j’ai entendu que ça glosait pas mal autour du style, lu que ça semblait être un grand roman politique. Dans tous les cas cette rencontre pourrait aussi être l’occasion de découvrir, si tu n’en as pas encore franchi le seuil, la Librairie Autour du Monde, qui gagne à être connue.

Tiens, ça pourrait d’ailleurs être une bonne idée d’épisode de podcast, ça, non ? Qu’en dis tu ?

Sortir à Metz – 31 août au 2 septembre 2018

Cette fois ça y est, ami lecteur. Nous y sommes. Et c’est même dans le titre de ce billet, qui passe insidieusement du 31 août, qui sent encore bon le sable et les embruns, au 2 septembre, qui évoque nettement plus la grisaille et le panneau de particules de bois sur lequel se sont empilés les dossiers à rouvrir.
Voilà, c’est la rentrée.

La rentrée, quelque part, on pourrait se dire que ça ressemble un peu à l’intitulé de la soirée du 1er septembre au Château 404 : le purgatoire.

Mais en réalité si elle s’appelle comme ça, cette soirée, c’est juste parce qu’elle constitue un prélude à l’Enfer Festival. Et l’Enfer c’est bien entendu à Nancy (je dis ça mais il faut être gentils avec eux en ce moment, la Ligue 2 c’est pas facile), du 7 au 9 septembre. Les infos sur ledit festival sont ici.

La soirée Purgatoire de ce samedi se tient donc elle au Chateau 404, et on pourra y retrouver des DJs, un studio photo, des expos, installs, concerts, et un stand avec la dream team Poney Print Club / Turfu / L’Enfer festival / Val L’Enclume / Adhétif3000 / Pomp it up édition / LeMégot édition. Bref, plein de chouettes trucs dont tu trouveras un programme bien plus détaillé par ici.

Nous serons donc finalement bien loin d’un purgatoire. D’ailleurs je te parlais de grisaille, mais le week end s’annonce en réalité bien ensoleillé à Metz. Et c’est tant mieux puisque dimanche on pourra se retrouver du côté de la Bourse aux Disques – Summer edition 18, organisée par les infatigables tenanciers de la Face Cachée, sous les belles arcades de la Place Saint Louis. Et puisqu’on sera là (parce qu’on y sera forcément, ami lecteur), on aura juste 100 m à faire pour se retrouver dans la Brocante outre seille, traditionnel vide-greniers du quartier des Allemands (rue des Allemands, rue Mazelle, Place des Charrons et alentours).

Du côté du Troubadour, c’est aussi la rentrée des soirées concerts et ça commence par du hip hop, avec Mohammed Yahya (qu’on avait pu entendre dans le duo Native Sun), invité par l’asso Kultur’A’Vibes. Premières parties : Sincère Crew et ESTEL. Plus d’infos ici. Et pendant ce temps là à la Chaouée, on passe du breakcore / hardtek avec Faust et Deepa Reptile le vendredi à la musique des Balkans avec l’Unbekandt Orkestar (de Strasbourg) le samedi. Samedi, il sera même possible d’aller voir si Grayou continue à porter chance aux messins en Ligue 2 : FC Metz – RC Lens, c’est à 15h.

Mais s’il y a finalement un endroit où l’on retournera sans doute tout le week-end, c’est bien Bliiida. Le Futuroklatsch #3 y prend place samedi et dimanche, avec un programme assez fou, autour de ce futur dans lequel on entrevoit une intelligence artificielle de plus en plus présente. Je t’en fais juste une rapide sélection, ami lecteur, mais tu en trouveras le détail par ici.

1. samedi à 17h, une Conférence Black Mirror, centrée sur l’épisode Hang the DJ de la saison 4. Pouvons-nous laisser l’intelligence artificielle choisir notre âme soeur ? Après tout, à quoi bon laisser de la place au hasard quand les relations peuvent être gérée par un algorithme ? Avec le fondateur d’happn, Didier Rappaport, Marion Olité la rédactrice en chef de BIIINGE – Kombini et une sociologue des médias, Nathalie Nadaud-Albertini.

2. samedi soir, une soirée silent-discortex : on va errer dans un labyrinthe (oui oui) monté pour l’occasion, avec L/in et One MPC aux platines directement dans les casques sur vos oreilles, pour faire danser vos neurones. On se perdra donc avec délice et en musique.

3. dimanche à partir de 11h, un brunch à partir des créations culinaires en trompe l’oeil du Botaniste, restau qui vaut déjà bien le détour à Strasbourg, et qui ici fera tout pour éveiller vos cinq sens.

Et puis installations interactives, jeux numériques, création et lévitation (?), plongée dans la tête de Philip K.Dick (?!)…
Bref. Je lisais que le terme appréhender a deux acceptions : craindre la réalisation d’une éventualité fâcheuse, mais aussi saisir quelque chose par l’entendement, la pensée. Ce week-end, à Bliiida, on va appréhender le futur. Mais sans doute en passant de la première à la seconde définition.

Et j’espère, ami lecteur, que dans cette dernière acception, nous allons aussi appréhender cette rentrée.

Sortir à Metz – 24 au 26 août 2018

Après une interruption estivale de cette rubrique, ami lecteur, pour cause de printemps un peu trop chargé de mon côté, je tâche de la reprendre pour une rentrée messine qui s’annonce particulièrement animée. Et même si ce week end reste, lui, encore relativement calme, on va dire que cela constitue une petite mise en jambes.

Bon, tu le sais, la fin août à Metz correspond aux incontournables Fêtes de la Mirabelle. Si cette année le traditionnel feu d’artifices ne sera pas tiré, le Village de la Mirabelle, place d’Armes-Jacques-François-Blondel, semble très bien fonctionner, autour de divers concerts (Madame Monsieur et Breakbot samedi dernier, notamment) et animations (comme, bien entendu, l’élection de la Reine de la Mirabelle). Pour ma part je suis allé au concert des (toujours très bons) Yokel mardi soir : du monde, une belle ambiance, un sympathique choix de nourriture et de boissons, bref un chouette village au coeur de la ville.

Et ce week-end donc, c’est la clôture de la manifestation, avec vendredi soir le reggae de Wailing Trees et le mix entre electro et musique traditionnelle arabe des palestiniens de 47soul, qui me paraît bien valoir le détour.

Tiens d’ailleurs ce petit article de Kombini peut te permettre d’en savoir plus. Et on peut regarder ces images live d’un Palestian Tour de 2016.

Samedi, c’est le Grand soir de la Mirabelle avec l’argentine La Yegross et la tête d’affiche de cette semaine, Hollysiz, dont on sait depuis son passage à la BAM il y a quelques mois, qu’elle a toujours une belle énergie sur scène. Dimanche, la traditionnelle parade de chars fleuris et fanfares devrait (tout comme les concerts) passer entre les gouttes de la météo de rentrée de ce week-end. C’est dimanche à 15h.

Et là je t’avoue, ami lecteur, qu’à ce moment du billet je ne peux m’empêcher de (re)partager cette vidéo de Jean Marie-Rausch aux fêtes de la Mirabelle 1987.

Un bien beau document dont on ne se lasse pas, malgré une qualité d’image, convenons-en, relativement éloignée du 4K.

Et que ce passe t’il d’autre ce week-end, ami lecteur ? Eh bien, si l’on peut signaler à la Chaouée les marseillais de Soks (rock), vendredi et Melvyn (Indie Punk, Metz) et Ceci-dit (Punk-Rock, Troyes) samedi, la soirée Zone 30 à la Douche froide en after samedi, et les Puces Vintage à la FIM dimanche, je retiendrai surtout une ouverture et une fermeture.

La fermeture, d’abord, du Caméo Ariel, mercredi prochain, juste avant l’ouverture du Klub, le nouveau cinéma Art et Essai de Kinépolis (que tu peux découvrir ici chez Francebleu). Je t’en parle dans ce billet parce que vendredi soir est organisé au Caméo un apéro dédicace autour du livre de Margot Spindler, Tickets Froissés. Un titre bien nostalgique pour un album dans lequel elle croque les derniers mois de ce lieu qui aura été important pour les cinéphiles messins.

Et puis une ouverture, celle du Shamrock Pub Metz (au coin de la Place de la République, au 20 bis avenue Robert Schuman, en lieu et place de l’ancien O’Carolan’s Harp), dont on peut être sûr qu’avec ses dimensions impressionnantes et les ambitions (tout aussi impressionnantes) de ses sympathiques tenanciers, et à l’instar de son historique cousin thionvillois, il risque de devenir un lieu particulièrement sympathique pour aller écouter de la musique, notamment jouée en live. L’ouverture c’est vendredi à 16h, la première happy-hour dès 18h, et la page Facebook est par ici !

Sortir à Metz – 17 au 19 mai 2018

C’est qu’ils commencent à s’enchaîner, ces week end au cours desquels on ne sait pas trop où donner de la tête.

D’ailleurs tiens, soyons fous, si l’on se disait que ce week end commençait dès le jeudi ? Peut être le choix serait il plus simple finalement : hop, on saute sur un Indigo Weel (par exemple… et non ce n’est pas du placement de produit, je n’en suis pas là, c’est juste que je l’utilise un peu ces derniers temps et que c’est pas mal fichu) pour aller à l’Aérogare voir le retour sur scène d’Instase (revoir leur clip par ici), fêter le nouvel EP de Domino & the ghosts et en profiter pour découvrir les parisiens de 2PanHeads. Les infos sont par ici.
C’est déjà pas mal pour un jeudi.

Ça se complique par contre le vendredi. Et ce dès le début de soirée.
Je ne te parle pas souvent des dates à l’Arsenal, mais là je ne peux m’en empêcher : l’Orchestre national de Lorraine (qu’il faudra bientôt appeler l’Orchestre national de Metz) se pose cette question tenace : « Faut il un chef d’orchestre ? » avec au violon l’excellent David Grimal, et au programme Mozart, Mendelssohn mais surtout la 7e de Beethoven qui ne laisse pas de me filer des frissons quand je l’écoute. Tiens allez, on se la lance ?

Ça donnera une tonalité un peu dramatique à la lecture de la suite de cet article

Bon, c’est sûr que passer directement à Chilla aux Trinitaires, ça sera peut être un peu difficile. On hésitera plus facilement avec le 99 de Marc Nammour à la BAM, qui promet d’être une jolie découverte.

Du côté de la Chaouée, c’est cold wave, pop, folk… en tout cas c’est une soirée Mâche 1 Truc (on peut donc y aller les yeux fermés et les oreilels grandes ouvertes), avec Judas Donneger, Sheezahee, et le local de l’étape : Shake the Disease

Et c’est tout pour vendredi ? Mais non, voyons : pendant ce temps là, à l’Aérogare, l’infatigable Dom Colmé fête la sortie de son nouvel album !

Samedi après midi, tu pourrais aller fureter du côté du Carré des Bulles, meilleur dealer de BD du coin, pour les dédicaces de Charlie Zanello pour Dedans le Centre Pompidou Metz (Dargaud, j’en avais utilisé une illustration pour le billet de la semaine dernière) et Timothée Ostermann pour Football District (Fluide Glacial).

Et puisque tu ne seras pas très loin, tu pourrais faire le détour chez Faux Mouvement, à 18 heures, pour le finissage de Ouvrez les guillemets -Cohabitation #10 la résidence des étudiants de l’ESAL. Il y a plus d’infos par ici.

Samedi, pour changer un peu, on pourrait aller du côté du Saulcy, pour célébrer le retour du Saulcy Blaster. Il faut dire qu’on l’a un peu attendue, cette 8 édition, puisque la septième avait été mémorable… mais c’était déroulée en 2016. Voilà donc l’asso Diffu’Son de retour, et on ne peut que s’en réjouir. Une prog très locale pour ce SB8, mais elle vaut le détour : Bambou ou la redoutable efficacité du trio au sommet, The Yokel aussi doués pour t’attendrir sur leur folk que taper du pied sur leur pop-country, Baguette Crew ou comment transformer le Saulcy en dancefloor. Et puis aussi, Lumb, Psychoquake Sound System, et des « concerts surprises ».
Tiens, j’en profite, si ce clip de Bambou, réalisé par l’excellent François Calvier, t’avait échappé, voilà une séance de rattrapage.

Mais sacré dilemme, dans le même temps aux Trinitaires, les mythiques Foreign Beggars prennent la Chapelle en bons patrons du grime / dubstep européen, une occasion rare de voir ces MCs anglais sur scène dans le coin. Et en première partie il y a le pote Ben, qui sait faire transpirer une salle avant l’arrivée d’une tête d’affiche. Un parcours Saulcy -> Trinitaires -> Saulcy semble donc une option intéressante.

Et tant qu’à en rajouter, à la Chaouée, c’est noise rock, avec Don Aman (un groupe qui tire son nom du Spiderland de Slint ne peut que m’être sympathique avant même que je n’aie écouté) et Tolstoï.

Alors ami lecteur, quel sera ton choix ?

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PS : j’en profite pour te signaler à nouveau que ces billets de blog Sortir à Metz sont en partenariat avec les amis de Metz Today (un web quotidien auquel tu ferais bien de t’abonner) qui ont l’amabilité de les relayer !

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