Top tweets 2016

Bon, ami lecteur, il ne s’agit pas ici de faire une énième top des meilleurs Tweets de 2016 de manière générale (Topito fait ça très bien, tu devrais aller voir, c’est vraiment drôle). Non, on est dans la rubrique egotrip de MON blog, alors ici ça sera MES Tweets. À noter que ce ne sont pas forcément les meilleurs tweets ou les plus drôles, mais simplement ceux qui ont eu le plus de RT ce qui peut compter grâce au bien utile followfly.

J’avais déjà fait ça en 2015 d’ailleurs, tu peux aller voir si tu aimes… euh… les vieux tweets. J’y parlais un peu de la situation de ce réseau social que j’aime beaucoup, situation qui malheureusement ne s’est pas complètement arrangée, avec des rumeurs de rachats insistantes à la rentrée, finalement pour le moment écartées. Pour ma part j’espère que twitter va survivre en restant assez proche de sa forme actuelle, puisqu’il me semble toujours le plus efficace pour suivre de l’info en temps réel (et parce qu’il est souvent drôle, aussi, cf le top sus-cité).

Bref, tu l’attendais avec impatience voilà le top 10 twitter 2016 de @nicolastochet.

Sans atteindre les 600 RT d’un Tweet sur le beau temps hivernal à Metz en décembre 2015, ça reste un Tweet sur de photos de Metz qui arrive numéro 1. Allez on ne va pas se le cacher, ami lecteur, ma ville c’est la plus belle…

Ça marche aussi pour ces tweets hivernaux de janvier et du 31 décembre qui se placent 8e et 9e du top.

En 2, nous avons un tweet sur le beau mot-dièse #JulVsMaitreGims.

Et en 3, ce tweet sur le nom de la nouvelle région Alsace – Lorraine – Champagne-Ardenne, au moment où ce sujet était sur la table. On notera que c’est le nom qui n’apparaissait pas dans la sélection, Grand Est, qui l’a finalement emporté

En 4, ce tweet le jour de l’élection de Donald Trump (avec encore Maître Gims, décidément).

Et après des tweets sur la grêle ou le percent, il y avait ce tweet au tout début de la Nuit Debout.

Voilà, Metz, Maitre Gims, Grand Est et Nuit debout, un bon résumé de l’année 2016. Blague à part, ami lecteur, je crois que j’ai assez peu tweeté sur les attentats qui auront marqué cette année, contrairement à 2015. Je ne sais pas si c’est parce qu’on s’y habitue, parce qu’on est peut être même déjà en overdose. Pourtant chaque fois la sidération est là.

On espèrera ne pas trop avoir à tweeter là dessus, en 2017.

Région ALCA

Ami lecteur, depuis hier après-midi, le nom de la nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine est subitement devenu un sujet de conversation. Je t’avoue que je ne m’étais pas vraiment posé la question jusque là. Mais bon, avant de revenir sur ce nom, un rapide retour en arrière s’impose.

Le 15 janvier 2015, le Conseil Constitutionnel validait la nouvelle carte des régions françaises, après une adoption du texte définitif à l’Assemblée Nationale le 9 décembre 2014. L’un des objectifs étant de réduire le nombre de ces régions (en l’occurence de 22 à 13 pour la France métropolitaine), un certain nombre de fusions ont été opérées. Certaines régions restées en l’état (Bretagne, Centre, Île-de-France, Corse, Pays de la Loire), la plupart de ces fusions ont regroupé deux régions à la fois (Auvergne et Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais et Picardie, Basse-Normandie et Haute-Normandie) et deux fusions ont été opérées sur trois régions : Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes / Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine. Bon, il se trouve que c’est dans cette dernière que je suis né et que je réside.

logo regionPhilippe Richert remporte des élections à la dramaturgie surprenante (avec 48,4% de voix, devant Florian Philippot, 36,1% et Jean-Pierre Masseret, 15,5%) et devient donc le premier président de cette nouvelle région. Pour en déterminer la dénomination, une démarche participative est mis en place et un comité de réflexion est mis sur pied. Après trois journées de réflexion, celui-ci à abouti, hier, à trois noms possibles.

Rhin – Champagne
Nouvelle Austrasie
Acalie

Bien entendu, les réseaux sociaux se sont rapidement emparés de cette information, avec une ironie parfois mordante, notamment sur Twitter.

Bon et puis tu me connais, je n’ai pas pu m’empêcher d’y aller également de mon petit tweet. Et j’ai été d’ailleurs assez surpris de son audience rapide, signe de l’intérêt des internautes pour ce sujet à ce moment précis.

Pour ce que j’ai pu en lire sur Facebook, on était plus dans le registre de l’énervement que de l’ironie, souvent teinté de reproches sur les choix de ce comité, voire même sur le comité en lui-même. De mon point de vue, ami lecteur, c’est relativement injuste. Une fois que l’on a râlé, ironisé, ou levé quelques lièvres (comme l’ami Thirry Labro l’a ici une nouvelle fois très bien fait), on se rend vite compte qu’il n’y a probablement pas de bonne solution à ce problème. L’étape précédente avait abouti à 15 noms, répartis en 9 groupes :

    Grand Est / Grand Est de France
    Uniest / Union Grand Est / Estunion
    Austrasie / Austrasia / Nouvelle Austrasie
    Acalie / Alcadie
    Orest
    Estrie
    Ile d’Europe
    Rhin – Champagne
    Marches de l’Est

Je ne sais pas toi, mais déjà là, je ne trouvais rien de satisfaisant. J’y vois deux raison essentielles.
1. les habitants de cette nouvelle région (dont moi) étaient déjà, avant sa création officielle, les plus critiques en France (51% considérant que c’est une mauvaise chose, 20% une bonne chose, dans un sondage TNS Sofres d’octobre 2015). Deux mois après la création de la région, le choix de son nom de la région est finalement l’un des premiers éléments concrets de la fusion. Le scepticisme exprimé avant les élections, peut être un peu oublié depuis, redevient forcément vivace à cette occasion.
2. la mission de trouver ex-nihilo un nom qui pourrait faire consensus auprès d’une population de 5,5 millions d’habitants semblerait impossible même à Jim Phelps.

Je pense donc que le comité à fait ce qu’il pouvait pour tenter de trouver la réponse la moins pire à un problème insoluble. Allez, rapidement, ami lecteur, mon avis rapide sur ces trois noms :
Acalie : simplicité bienvenue, mais la tentative de transformer un acronyme en nom ne peut pas fonctionner. Un nom fort a besoin d’une étymologie qui ne l’est pas moins.
Nouvelle Austrasie : le plus fort en terme historique. Mais ce « nouvelle » ajouté à Austrasie rallonge le nom et construit une drôle d’opposition. Sans compte cette impression de se retrouver loin, quelque part entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. En tout cas, Austrasie seul serait peut être finalement mieux passé, malgré son petit côté moyenageux.
Rhin-Champagne : jolie tentative de fixer des repères marquants et connus, mais on identifie des frontières qui sont un fleuve d’un côté et un territoire de l’autre, ce qui relève d’une certain incohérence, et dans le même temps on oublie la Lorraine entre les deux. Vexant pour l’ « ancienne région » qui était la plus peuplée des trois.

grand-est-magazine-n-2-1453717019On ne saura pas vraiment pourquoi « Grand Est » est passé à la trappe, même si Frédéric Schnur semble avoir quelques explications techniques. Le nom était celui le plus repris jusque là (il avait même déjà son magazine « officiel ») s’imposait assez naturellement, mais ne pouvait pas se targuer d’une grande attractivité.

La suite ça sera un vote des internautes en ligne, pour choisir parmi les trois propositions sus-citées (ou éventuellement en ajouter) une. D’ailleurs c’est là que le lièvre levé par Thierry Labro prend toute sa saveur, puisqu’il y a déjà de « faux votes » en ligne possible sur les noms de domaine éventuels de la future région. Puis, ce sera le vote, officiel celui là, de l’Assemblée Régionale (dont tout porte à croire qu’elle s’orienterait vers Rhin-Champagne). Et enfin, une validation par le Conseil d’Etat (au plus tard le 1er octobre 2016).

Et donc, jusqu’ici, je t’avoue que de mon côté je m’étais posé la question de loin, sans vraiment y penser. Finalement, après une réflexion qui n’engage que moi, un dimanche sur mon canapé, je me dis que la solution la plus simple serait de rester à ACAL ou ALCA. C’est simple, court, et l’acronyme permet de conserver les trois régions dans le titre (au delà de la baseline qui devrait de toutes façons rester Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine). Ça évitera ainsi de focaliser le scepticisme entourant la nouvelle collectivité sur son nom inventé. On se souviendra d’ailleurs qu’une autre tentative de trouver un nom ex-nihilo à une région « acronymique » avait assez largement échoué en 2009 : la région PACA est restée PACA. Et ses habitants n’ont pas vraiment de nom officiel. Je ne suis pas bien sûr qu’ils s’en portent plus mal.

Reste cet intense débat, ami lecteur : ACAL ou ALCA ? Pour ma part, j’ai une petite préférence pour Région ALCA. Et toi ?

14/03/2016

Edit 1 : l’ami Grégory Boyer me signale que le nom officiel de la région PACA est Provence-Alpes-Côte d’Azur et que « L’acronyme, quel qu’il soit, ne permettant pas d’identifier géographiquement la Region, poserait un problème sur le plan juridique avec un risque de censure de la part du juge administratif ». J’en prend acte, et donc on va dire que je serais pour « Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine », qu’on qualifiera sans doute par l’usage d’ALCA.

Edit 2 : Philippe Richert était ce matin l’invité du réseau France Bleu de la région ALCA (France Bleu Alsace, Champagne-Ardenne, Elsass, Lorraine Nord, Sud Lorraine). Tu peux retrouver le compte rendu par ici. Mais en tout cas, il a déjà fait son choix.

La goutte d’eau

À la fin de mon dernier billet ici-même, il y a déjà presque un mois (il a filé vite, ce mois de février, non ?), je te confiais mon impression que la période compliquée dans laquelle nous sommes rentrés depuis déjà un certain temps (45 ans, 33 ans, 8 ans, quelques mois, suivant la référence que l’on choisit à quel moment l’on place le curseur au niveau « c’est compliqué« ) pouvait déboucher sur une forme de re-mobilisation. Eh bien il semble que celle-ci se cristallise un peu subitement ces derniers jours. Ça aurait pu être avant mais c’est sans doute ce vieux dicton de « la goutte d’eau qui fait déborder le vase » qui est ici en action, même si le projet de Loi travail (ou loi El Khomri, du nom de la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social) qui semble en être le déclencheur ressemble plutôt à un gros seau d’eau qu’à une petite goutte.

Je ne vais pas revenir ici sur cette tentative ratée de ce que je suppose être une idée du type « plus c’est gros plus ça passe ». D’autres s’en sont parfaitement chargés, notamment sur ce nom de domaine très bien trouvé : loitravail.LOL. Mais en tout cas, après à peine une semaine de la fuite du texte de loi (qui n’est même pas encore passé en Conseil des Ministres), l’enchaînement des réactions semble désormais bien difficile à endiguer.

Il y a d’abord eu le site loitravail.lol, donc, lancé notamment par Caroline de Haas (décidément bien active ces temps ci), suivi d’une pétition qui bat des records de signatures (500 000 en une semaine).

Un certain nombre de youtubeurs ont emboîté le pas à cette première initiative.

Pour le moment 30 000 vues en une journée, et un joli succès du hashtag sur Twitter.

tribunePour finir, cette désormais déjà fumeuse fameuse « loi travail » a même réussi l’exploit de réveiller Martine Aubry. Et autant dire qu’elle ne s’est pas franchement levée du bon pied, ni de bonne humeur. La tribune qu’elle co-signe (avec notamment Claude Alphandery, Daniel Cohn-Bendit, Laurence Dumont, Yann Galut, Benoit Hamon, Axel Kahn, Chaynesse Khirouni…) est forte dans les termes employés : « pacte avec le Medef qui se révéla un marché de dupes », « désolant débat sur la déchéance de nationalité », « meurtrissure de l’indécent discours de Munich » de Manuel Valls, « trop, c’est trop ! », « Pas ça, pas nous, pas la gauche ! ». Le texte est intitulé Sortir de l’impasse et s’il laisse la porte ouverte à un accord qui se ferait sur le « Chemin de la gauche » qu’il faut « retrouver », ce manifeste paraît surtout achever les derniers espoirs de réconciliation entre cette partie de la gauche (une gauche du PS élargie, pour aller vite) et le gouvernement. En effet, Manuel Valls ne semble pas prêt à l’inflexion de sa politique, son image entière étant d’ailleurs construite sur cette inflexibilité.

Alors quelle solution ? Une mobilisation, même massive sur le net, forcerait elle cette inflexion ? Et cette mobilisation, en même temps que le chemin de la gauche, trouvera elle le chemin de la rue ? Quelques indicateurs peuvent nous y faire songer. Une intersyndicale, semble partie pour durer, même si son premier communiqué reste assez modéré.

Surtout, dans le même temps, des appels à manifester le jour de la présentation de la loi en Conseil des Ministres (le 9/3, date pour laquelle on tâchera de ne pas voir une allusion au 49.3) fleurissent sur le net, là aussi avec un certain succès. Sur Facebook ce sont déjà plusieurs dizaine de milliers de participants virtuels, mais l’expérience nous indique qu’il n’est pas toujours évident de les retrouver au rendez vous IRL. Étant donnée l’échéance très proche, ami lecteur, nous saurons en tout cas assez vite si l’on assiste à un raz de marée, ou si tout cela n’aura été qu’une goutte d’eau.

En 2015, j’ai tweeté

twitter-logoJe me suis inscrit sur twitter en mai 2009. Après deux ans d’usage quelque peu erratique, c’est fin 2011 que j’ai commencé à tweeter de manière plus régulière. Ce sont d’ailleurs les années (2009-2012) du basculement grand public de Twitter en France : même si le nombre de comptes actifs y reste limité aujourd’hui (environ 2,3 millions, mais je ne t’ai pas vraiment trouvé de statistiques officielles), le grand public a commencé à en entendre parler au gré des différentes actualités. À cette période, l’affaire DSK, les présidentielles de 2012 et l’ensemble de la carrière de Nadine Morano auront bien fait progresser la notoriété du réseau social.

2015 aura été une année compliquée pour Twitter. Le nombre de ses utilisateurs semble plafonner légèrement au dessus de 300 millions de comptes actifs (là il y a des stats officielles).

twitterusersevolution-20102015

On reste loin du milliard et demi d’utilisateurs de l’ogre Facebook, qui, de plus, se connectent quotidiennement pour 65% d’entre eux (contre 44% pour Twitter). Cette stagnation un peu décevante et la difficulté à trouver des solution de monétisation de ses services a conduit Twitter en cette fin d’année à la décision de licencier 8% de ses effectifs, soit 336 employés.

Il y a deux jours, l’un de mes Tweets de photos de notre bonne ville de Metz (oui, si tu me suis sur Twitter ou Instagram, ami lecteur, tu sais que je suis assez coutumier du fait), a rapidement été retweeté plus de 2OO fois, ce qui constitue un chiffre assez étonnant considérant mes autres tweets (il en est à plus de 500 au moment où j’écris ces lignes). Je me suis alors demandé comment rechercher dans la jungle de ces milliers de mini messages postés, lesquels avaient pu fonctionner. Après d’infructueuses recherches, je suis finalement tombé sur ce site qui, contrairement aux autres, ne te demande pas de mot de passe, d’inscription, ni les trois chiffres derrière ta carte visa. Alors je t’en fais profiter, ami lecteur : followfly te permet de rechercher, sur la semaine, le mois, ou l’année écoulée, quels tweets d’un utilisateur (pas forcément toi), ont recueilli le plus de RT, de FAV likes. Et ça semble marcher aussi pour youtube ou instagram.

Alors voilà, ami lecteur, comme nous sommes dans la période des bilans de fin d’année et que je suis sûr que tu l’attendais avec impatience, je te propose
Le top 10 des tweets de @nicolastochet !

On retrouve donc un numéro 1, sans souci ce tweet du 26 décembre.

On peut d’ailleurs le rapprocher du numéro 2, parce que Metz est une belle ville aussi au printemps.

Dans le registre patrimonial, tu as aussi la cathédrale avec des Ferrari devant (en 3), la cathédrale quand il fait froid (en 6), ou les parapluies du marché couvert (en 9), une belle installation qui n’aura hélas pas tenu bien longtemps.

En numéro 4, une petite blagounette de l’épisode caniculaire de cet été.

En numéro 5, un premier tweet sans illustration.

Il y en a deux autres, dans ce top 10, et ils concernent de l’info en temps réel : l’un pour demander à ceux qui suivent le mot-dièse Metz si eux aussi avaient entendu cette impressionnante déflagration en avril (semble t il le passage du mur du son d’un avion qui volait trop bas), l’autre pour annoncer le rassemblement à Metz, le jour des assassinats à Charlie Hebdo. Et puis on retrouve aussi, un peu au delà du top 10, le résultat local du premier tour des départementales.

Ce top est finalement assez représentatif de l’usage de Twitter : de l’actu, de la blague, du partage de médias (photos ou vidéo, beaucoup gif ces derniers temps).

On y retrouve d’ailleurs aussi la photo de cet autre rassemblement à Metz, celui ci au lendemain des attentats du 13 novembre dernier. Sans doute retiendra-t-on de 2015 en France qu’elle aura été de celles où l’on aura eu pas mal besoin de se rassembler et de ce recueillir.

Départementales 2015 – round 1

Mais oui, ami lecteur, c’est déjà aujourd’hui le premier tour de ces élections départementales. Et autant te dire que j’aurais bien aimé faire un ou deux billets supplémentaires sur la question. Je pense en effet qu’il y avait la matière.

Sans doute aurait il fallu, par exemple, creuser un peu plus la loi NOTRe, qui définit les compétences à venir de nos chers élus territoriaux.

J’aurais aimé aussi analyser la propagande papier qui envahit nos boîtes aux lettres durant cette période électorale, pour confirmer cette impression qui m’avait peu à peu gagné d’être tantôt dans l’élection d’un comité de quartier, ou disons, d’une municipale, tantôt de déterminer le prochain président de la République. En tout cas, de ne jamais parler de la collectivité pour laquelle on vote en l’occurence. Mais étrangement, ladite propagande officielle n’est jamais parvenue à ma boîte aux lettres. Et les dizaines de tracts qui y sont eux arrivés, n’émanaient que de trois ou quatre candidats alors qu’il y en a sept sur mon canton.

Sans doute aurais je pu aussi te parler de ces improbables pages Twitter des binômes candidats, forcément créées pour l’occasion, et qui culminent à quelques dizaines d’abonnés. Aller, une mention spéciale à Anne Stémart et Gilles Bohr, qui malgré une tentative originale à base de prénoms ont un @AnneEtGilles qui parvient au bout de trois semaines d’activités et 80 tweets à… 8 followers. Il faut dire que ça reste un progrès par rapport au @AimerMetz du même tandem, dont les 69 tweets ont dû réjouir les… 2 abonnés. Bien entendu ça ne préjuge absolument pas du résultat éventuel des candidats en question, d’autant que ce n’est pas forcément plus folichon chez les autres. On dira simplement que le basculement 2.0 réseaux sociaux des élections départementales, on se le gardera pour 2021.

Et malgré tout, ami lecteur, j’aurais voulu te donner une motivation supplémentaire à aller voter. Je suppose bien que si tu traînes par ici, ces élections suscite à minima chez toi un petit intérêt. Mais au cas où, je t’aurais redit que penser que ça ne sert à rien, que ça ne change rien est une erreur. Que ne pas aller voter serait un geste de rébellion ou de résistance à un système en place est une lourde erreur. Que si les candidats ne te satisfont pas, eh bien la prochaine fois, implique toi, milite, ou même simplement, présente toi. Mais en tout cas, ne reste pas à bougonner dans ton coin (si si, je te vois) parce que ça, effectivement, ça ne sert assurément à rien.

Voilà, j’aurais aimé te parler de tout cela, mais comme tu t’en doutes, c’est le temps qui m’aura manqué au beau milieu de ces semaines bien animées. Enfin au moins ces quelques billets auront contraint l’ami Labro à me reconnaître une victoire à la Beyonce’s Battle des départementales (qui sans doute n’intéresse que nous), dans un billet qui lance tout autant de piques méritées et salutaires que de louanges. Après tout, avant une soirée électorale probablement animée et une dernière semaine de campagne forcément tendue, pour ce round one, je m’en contenterai largement. Et puis n’oublie pas que ce soir, ami lecteur, au delà du résultat, pour la première fois en France, il y aura autant de femmes élues que d’hommes. Et ça, c’est déjà pas mal.