Législatives 2017 à Metz : les candidats

Cet article sera amené à être mis à jour régulièrement.
Dernière mise à jour : 21/05 – liste des mises à jour en bas du billet

Après un premier tour de la présidentielle, au cours duquel quatre candidats ont approché ou dépassé les 20%, après l’élimination des deux partis « habituels » de gouvernement de de la Ve République, et après la victoire d’Emmanuel Macron au second tour, les élections législatives de juin apparaissent à la fois comme une échéance déterminante, et risquent fort de s’apparenter à une grande loterie. Les triangulaires pourraient être nombreuses… si la participation est au rendez vous : il faut 12,5% des électeurs (pas des votants) pour se maintenir au second tour (cf règles ci dessous).

Voilà un état des candidatures dans les trois premières circonscription de Moselle, qui concernent toutes les trois Metz (mais en en débordent largement). Quelques remarques :
– au 25 avril, date de parution de l’article original, les investitures En Marche ! ne sont pas encore déterminées. Navrot (Metz I) a annoncé qu’il se présenterait, investiture ou pas. Pitti (Metz 2), entre autres, semble attendre l’investiture),
– même si PCF, France Insoumise, EELV et PS présentent des candidats partout, les alliances ne sont pas exclues d’ici les législatives
– je n’ai pas encore tout bien compris au mouvement 100% Citoyen / Parti Lorrain / PFE, mais je ne désespère pas

Cet article sera donc amené à être mis à jour régulièrement.

Metz I
Didier Georget – Lutte ouvrière
Calogero Gagliano – POID
Éric Graff (suppl. Catherine Cstotzky) – Basta ! – source
Narjès Chouikha – La France Insoumise – source
Thommas Calligaro (suppl. Patrick Abate) – PCF
Aurélie Filippetti (suppl. Philippe Gasparella) – PS – source
Belkhir Belhaddad – REM – source
Béatrice Sieja – Parti animaliste
Corinne Morgen – Les écologistes M.E.I.
Frédéric Navrot – (sans étiquette) – source
Pascal Schmitt – (sans étiquette)
Marie Tribout – UDI – source
Marie-Louise Kuntz – LR (non investie) – source
Olivier Fath – 57, Le parti des Mosellans
René Sicuranza (suppl. : Patrick Pessiot) – UPR – source
Laurence Burg – FN

Finalement non : Philippe Casin – EELV (25/04 retrait de l’investiture) – source, Patrick Abate – PCF (suppléant de Thomas Calligaro)source

Metz II
Mario Rinaldi – Lutte ouvrière
Albert Dal Pozzolo – POID
Claudine Poirson – La France Insoumise – source
Jean Lambert (suppl. Sophie Reimeringer) – Basta ! – source
Irma Vollmer – PCF
Jean-Michel Toulouze – PS – source
Marie-Pierre Comte – EELV – source
Agnès Brossard – Les écologistes M.E.I
Quentin Lachenal – Parti animaliste
Ludovic Mendes – REM – source
Marc Le Clec’h – sans étiquette.
Jordane Ciachera – Union forces citoyennes et républicaines
Nathalie Colin-Oesterlé – UDI (non investie) – source
Jean François (suppl. Denis Jacquat) – LR (investi ? Pas sûr)
Martine Sroczynski – 57, le Parti des Mosellans
Thomas Riboulet – Parti Lorrain / M100% Citoyen – source
Théo Fontaine (suppl. : Laurent Sauzé) – UPR – source
Marie-Claude Voinçon – FN

Finalement non : Belkhir Belhaddad (source) candat sur Metz I, Raphaël Pitti (source 1, source 2)

Metz III
Etienne Hodara – Lutte Ouvrière
Denis Maciazek – La France Insoumise – source
Isabelle Catalan (suppl. Daniel Delrez) – Basta ! – source
Marie Maréchal – PCF – source
Nathalie De Oliveira – PS – source
Mathias Boquet – EELV – source
Richard Lioger – REM – source
Maxime Louis – Parti animaliste
Franck Monguillon – Mouvement humain animaux nature
Christine Singer – (PLD) 577 les indépendants source
Marie-Jo Zimmermann – LR – source
Lucas Fiorenza – 57, le Parti des Mosellans
Sylvie Allais (suppl. Anthony Cholet) – UPR – source
Françoise Grolet – FN

Finalement non : Vincent Hermitant – M100% Citoyen, Guy Cambianica (source), Myriam Sagrafena (source)

Les règles :
Les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Bien qu’élus dans une circonscription, ils sont investis d’un mandat national.
Pour être élu au premier tour de scrutin, il faut recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal au quart des électeurs inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit. En cas d’égalité de suffrages, le plus âgé des candidats est élu.
Pour qu’un candidat ait le droit de se présenter au second tour, il doit avoir obtenu au premier tour un nombre de voix au moins égal à 12,5% du nombre des électeurs inscrits dans la circonscription. Si un seul candidat remplit cette condition, le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages après lui peut se maintenir au second tour. Dans le cas où aucun candidat ne remplit cette condition, seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent se maintenir au second tour.

Les circonscriptions :
Je suis à la recherche d’un plan un peu simple du découpage des cisconscriptions pour 2017. Si tu as ça sous la main, n’hésite pas.

Les mises à jour :
21/05 : liste définitive ! Ajouts des candidats M.E.I, animalistes, POID, 57, le Parti des Mosellans et de quelques « sans étiquette »
11/05 : annonce de la liste des candidats République en Marche (source)
08/05 : ajout de Richard Lioger dans les hypothèses « République en Marche » sur la troisième circonscription (source), et de Jean François qui se présente en lien et place de Denis Jacquat (qui se place en suppléant) sur la deuxième… mais qui va avoir l’investiture LR / UDI ? Lui ou Nathalie Colin-Oesterlé ?
08/05 : ajout des candidats UPR
30/04 : ajout de la candidature Christine Singer sur Metz III et retrait de l’investiture Philippe Casin sur Metz I
27/04 : ajout des candidatures Basta ! (par tirage au sort parmi les adhérents) – source

RL – L’épuisement

Dans ses sujets de l’été, le Républicain Lorrain a eu l’idée (par l’intermédiaire de Clara Hesse) de demander à quelques messins d’expliciter leurs pratiques d’écoute musicale. C’est sans doute difficile à résumer en quelques lignes, mais comme ça donne l’occasion d’y citer Caribou, Four Tet et Mogwai, ça me va.

RL 20160728

Et si le titre peut ici laisser planer un doute, c’est bien de l’épuisement des richesses d’un album dont il est question, pas du mien… et en ce moment, c’est vrai que je ne suis pas arrivé au bout du dernier James Blake, ni du dernier Radiohead.

Tiens, d’ailleurs, si tu n’as pas encore vu le clip de l’excellent Burn the witch, je te le colle ici.

DLCC (4) – Muse se prépare

« Mais qu’est ce que c’est que ce titre de billet ? » te demanderas tu sans doute à ton arrivée sur ce blog, ami lecteur. Et je ne pourrais pas vraiment t’en faire le reproche, cet acronyme n’apparaissant pas forcément très clair à première vue. En fait c’est simplement que le « Décidément, les centres commerciaux… » déjà utilisé précédemment pour trois titres d’articles est un poil long. Et comme visiblement cette série est amenée à continuer, j’aime autant le conserver. DLCC, donc.

Muse-depuis-CPM-nuit-2-beneLa volonté n’était d’ailleurs pas particulièrement de commencer 2016 avec un billet sur les centres commerciaux, même si je remarquais il y a peu l’intérêt que ça pouvait susciter ici même. Mais bon, il se trouve que je n’ai pas pris le temps de blogguer ici depuis le 1er janvier. Et que là tout de suite, quelques éléments me font revenir sur le sujet, et plus particulièrement sur Muse. Dont acte.

Le centre commercial Muse est actuellement en travaux (tu peux d’ailleurs les suivre en direct via une webcam installée sur le Centre Pompidou-Metz) pour une ouverture toujours prévue au deuxième semestre 2017. On sent bien qu’au delà du chantier impressionnant (présenté comme le plus grand chantier privé de France), l’opération de communication se prépare également peu à peu.

Début décembre, c’est Digitalarti qui annonçait la première sélection d’œuvres digitales qui doivent animer / embellir le centre (merci à Pat pour avoir relevé cette info passée localement assez inaperçue).

Parmi les noms des artistes participant ainsi à ce qui a été annoncé (par digitalarti) comme « la plus importante installation d’oeuvres numériques au monde« , on relèvera notamment Visual System, Scenoscome, ou Vincent Leroy, tous déjà présents à la Nuit Blanche Metz, respectivement en 2010, 2011 et 2013.

Dans le même temps, un site web (muse-metz.fr) a été lancé récemment (le nom de domaine a été acheté en octobre). Pour le moment, en dehors d’une première liste d’enseignes (Burger King, Habitat, Primark, Carrefour Market,…) il est encore un petit peu vide, à l’image de ces pages dont on sent qu’elles ont été calibrées pour les mots-clé mais dans lesquelles il manque encore le contenu, à l’image aussi de cette vidéo étrangement sans son (60 vues sur Youtube au moment où j’écris ces lignes). Bref, comme le centre, tout cela est en construction, mais on sent que les outils s’aiguisent.

En dehors de ces quelques éléments de communication, on constate également qu’à quelques 18 mois de l’ouverture, Muse suscite encore un peu plus d’attention.

Lorsque le directeur d’exploitation de la région Nord de Klépierre essaie de rassurer, dans le Républicain Lorrain, sur l’avenir du Centre Saint Jacques (dont le groupe est propriétaire), on lui pose bien entendu la question sur Muse (« En fin de compte, il se peut que Muse fasse plus de mal à Waves qu’au centre-ville. » conclut il… on a envie de le croire). Un Centre Saint Jacques toujours assez triste lorsqu’on le traverse, mais pour lequel la situation semble enfin se débloquer avec l’arrivée d’un H&M géant.


Et puis au moment où l’on reparle des cinémas à Metz (c’est au menu du prochain Conseil Municipal), Muse est à nouveau au coeur du dossier avec l’ouverture d’un Kinépolis en 2018, dans une situation imbriquée avec celle des cinémas de l’hypercentre (lire ici dans le RL, ou ici sur le site de la ville). Nul doute que ce débat ci reviendra de manière récurrente sur le tapis.

Je conclue ce billet avec deux liens déjà postés, au cas où il t’auraient échappé. D’abord ce passionnant billet sur l’histoire des malls. Et puis l’émission Du Grain à Moudre sur France Culture, intitulée Le centre commercial est-il encore le coeur de la société de consommation ? diffusée en 2014. Les questions qui y sont abordées sont toujours on ne peut plus d’actualité. Et on y reviendra sans nul doute.

Les départementales, acte 1, scène 1

Chouette chouette, ami lecteur, revoilà des élections.

Et comme à chaque fois, je ressens une impatience renouvelée à la lecture de la presse, à guetter des mots-dièse, à assister à des débats. Oui, tu me connais, je ne me peux pas m’empêcher de trouver vivifiant le temps électoral et le dialogue entre citoyens et élus, revigorant le débat d’idées et l’échange d’arguments. Bon alors tu me diras que c’est souvent source de déception, notamment parce que lesdits débats ne volent pas toujours haut. Et tu auras raison. Mais voilà, certains se passionnent pour le tennis (alors que tu reconnaîtras que les matchs ennuyeux sont monnaie courante), le football (où l’on guette parfois 90 minutes la moindre occasion pour finir avec deux tirs cadrés), eh bien moi c’est la période électorale.

Je reconnais aussi que pour celle qui arrive là tout de suite, nous partons de loin, ami lecteur. Les cantonales n’ont jamais été parmi les élections ressenties comme les plus passionnantes par les français. Les dernières, en 2011, n’ont pas réussi à atteindre les 45% de participation. En 2008, c’était au dessus de 60 au premier tour, mais en étant organisées simultanément avec les municipales, qui ont tendance à mobiliser un peu plus largement. Il faut dire que des élections cantonales pour élire un conseil général qui gère un département, on n’avait pas forcément fait dans la clarté pour l’électeur. Du coup, ni une ni deux, le législateur a décidé de te simplifier tout ça, en les remplaçant par des élections départementales et des conseils départementaux en vertu de la loi du 17 mai 2013. Ça ne change pas grand chose sur le fond, mais sur la forme, force est de reconnaître que ce n’est pas plus mal.

Et puis tant qu’à faire, le législateur s’est dit qu’il y avait peut être deux-trois autres trucs à dépoussiérer dans les Conseils Généraux. Alors il a jeté un oeil à ce qui s’y passait, et là, il s’est soudain retrouvé avec cet air de Patrick Juvet dans la tête.

Prenons un exemple tout à fait au hasard : le département de la Moselle. Et regardons ensemble cette liste. Tu comprends mieux ? 5 sur 50. Allez, on va encore compter Aurélie Filippetti qui a démissionné dans un souci de non-cumul des mandats, ce qui permet à ces messieurs de passer juste au dessous de la barre des 90% de représentation (45/51). « LoL » serais je tenté de dire. Avec ton oeil aiguisé, tu vas me dire qu’il y a un autre souci au vu de ladite liste : elle ne respire pas tout à fait la jeunesse. Oui bon, ok. Mais le législateur il ne va pas tout te résoudre d’un coup, comme ça, hop. Cantons_de_Moselle_2014.svgLaisse lui le temps. Non, là, il a déjà pensé au binôme : pour chaque canton, les candidats doivent se présenter en binômes. Un homme avec une femme (ben oui sinon ça ne résous rien). Et ici, comme tu es particulièrement affuté aujourd’hui, tu vas me faire remarquer que c’est bien malin, on va se retrouver avec deux fois plus de conseillers départementaux. Eh bien non, tu ne la lui fait pas, au législateur. Il a re-dé-cou-pé via tout un tas de décrets (tiens, celui pour la Moselle est ici, par exemple) et l’on se retrouve aujourd’hui avec 2074 cantons contre 4055 avant la loi.

Tout ça allait plutôt dans le bon sens. Juste, pendant quelques mois, on aurait pu se dire que c’était un peu un baroud d’honneur, puisque Manuel Valls annonçait la suppression des départements, en avril. « Bon et puis finalement non en fait », en novembre. Résultat des courses aujourd’hui, ce n’est pas forcément plus clair, comme nous e dit gouvernement.fr :

Quant à l’avenir des conseils départementaux, trois solutions seront possibles, pour s’adapter aux situations existantes :
– Dans les départements dotés d’une métropole comme Lyon, par exemple, la fusion des deux structures pourra être retenue.
– Lorsque le département compte des intercommunalités fortes, les compétences départementales pourront être assumées par une fédération d’intercommunalités.
– Enfin, dans les départements – notamment ruraux – où les communautés de communes n’atteignent pas la masse critique, le conseil départemental sera maintenu, avec des compétences clarifiées.

Mmh ok. On verra bien quoi.

Bref, tu vois, tout ça n’est pas tout à fait simple. Capture d’écran 2015-02-18 à 08.21.02Mais il faut bien en parler tout de même, ce que font nos amis les journaux. Du coup, même eux se plantent un peu. Par exemple le Monde, qui nous fait un beau récap département par département sur l’enjeu de l’élection (un beau boulot, qu’il faut saluer). Eh ben paf, il oublie 7 cantons sur les 27 que comptent la Moselle. C’est ballot. Et puis on a un peu l’impression qu’il n’y a pas de différence avec le nombre de cantons antérieurs. Sauf que le renouvellement dans les conseils généraux se faisait par moitié, et que seuls 21 cantons avaient été renouvellés en 2011…

Le Républicain Lorrain, de son côté, nous parle de la situation locale, en l’occurrence de Metz 1, et se lance dans les chiffres.

Quant à Christine Singer, l’éternelle candidate, elle avait tout de même frôlé les 10 % lors des dernières cantonales sous la bannière du MoDem. Mais il lui faudrait dépasser les 12,5 % pour se maintenir au deuxième tour…

Alors oui, sauf que l’on parle de 10% des votants aux dernières cantonales. Or il faut 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour. Avec 50% de participation (en étant un poil optimiste), ça nous fait 25% des voix. Ce qui est une autre paire de manche, sans présumer du score de Christine Singer.

Comme tu es décidément observateur aujourd’hui, tu remarqueras sans doute que j’ai subtilement évité une question qui comme ça apparaît pourtant comme essentielle : « Mais au fait, ça sert à quoi un Conseil Général ? ». Et tu auras raison. Pour ne pas tout mélanger, je tâcherai de t’en parler dans un prochain article. On dira qu’avec la clause de compétence générale (supprimée en 2010 mais réintroduite en 2014), il peut intervenir sur à peu près tout. Ceci étant un petit coup d’oeil ici t’indiquera qu’il est désigné comme « chef de file » en matière d’aide sociale, d’autonomie des personnes et de solidarité des territoires (enfance, accessibilité, personnes âgées, prestations sociales…) et puis la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, et puis la compétence culturelle,… rien que ça. Et plein d’autres choses.

Et si on s’y intéressait un tout petit, à ces élections départementales, hein, qu’en dis tu ?

Républicain Lorrain – bilan des premiers mois de la BAM

Un rapide bilan de la BAM au bout d’à peine trois mois d’activités. Bon, on peut regretter que le mot « Trinitaires » n’apparaisse pas dans l’article, alors que les deux salles restent intrinsèquement liées (et que s’il n’y a « pas grand chose » à la BAM en janvier, il y a quand même quelques chouettes dates dans la Chapelle ou au Caveau).

Mais en tout cas, voilà l’article du Républicain Lorrain de ce samedi 3 janvier 2015.

Capture d’écran 2015-01-03 à 11.36.14

Sinon, à gauche, il se passe quoi ?

Ami lecteur, j’aurais pu profiter de l’actualité brûlante du week end concernant les municipales à Metz pour faire un article sur l’union affichée autour de la candidature de Marie-Jo Zimmermann, réaffirmée en conférence de presse hier au club de la presse. Mais bon, tu peux trouver des compte rendus de la conférence de presse donnée hier par ici (RL), par là (TrollActu LorActu), une interview de ladite candidate en vidéo là (RPL), et surtout Thierry Labro qui nous a aimablement retransmis la conférence en vidéo ici (merci à lui !). Alors pour ne pas en rajouter, on y reviendra tranquillou quand la campagne aura un peu commencé (dès demain matin, nous dit MJZ dans l’interview vidéo).

Par contre, à la suite de discussions au cours de ce week end, il m’a paru intéressant de revenir sur les évolutions à gauche, et plus particulièrement à la gauche du PS. J’avais déjà brillam un peu abordé la question dans cet article, il y a 9 mois (ça file, ça file). Et depuis, bien entendu, ça a bougé. Ça a même BEAUCOUP bougé.

Reprenons.

1. Du côté du PS, ça semble désormais être clair. Une liste d’une quarantaine de noms issus du PS a été établie fin novembre (et dévoilée en bonne partie par La Semaine). Comme je te sais attentif, tu ne manqueras pas de me faire remarquer qu’il en manque pour les 55 noms nécessaires pour finaliser une liste aux municipales à Metz. Et tu auras raison. On va donc simplement attendre la liste définitive, mais on peut d’ores et déjà dire qu’elle devrait être complétée avec quelques candidats EELV (entre 3 et 6), MoDem, société civile (la formule consacrée pour évoquer les candidats hors partis politiques, quoi) et peut être… PCF : Dominique Gros évoquait en effet au moment du lancement de sa campagne les noms de Gilbert Krausener et Danielle Bori. Cette dernière jouit d’ailleurs d’une popularité importante et est de ce fait également courtisée par…

2. … le Front de Gauche. En effet, comme l’indiquait ce communiqué fin octobre, les militants messins du Parti Communiste se sont prononcés à près de 90% pour la présentation d’une liste Front de Gauche à Metz. La tête de liste sera Jacques Maréchal, présent en 2008 sur la liste de Dominique Gros dès le premier tour et actuel conseiller municipal. Une liste Front de Gauche donc. Bon. C’est à partir de là que tout se complique. Wikipedia (qui vaut ce qu’il vaut, hein, vous n’hésiterez pas à corriger dans les commentaires si je me plante), m’indique que les composantes du Front de gauche sont en 2013 : « le Parti communiste français, le Parti de gauche, la Gauche unitaire, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, République et socialisme, Convergences et alternative, le Parti communiste des ouvriers de France, la Gauche anticapitaliste, et (…) Les Alternatifs ». Ok. Sauf qu’à Metz les militants de la FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique) semblent aussi partis pour faire une liste sous le nom…

3. … Basta ! C’est en tout cas ce dont nous informe cet article du Républicain Lorrain en novembre. Bon alors oui, l’article parle à ce moment de la liste « Les diviseurs » mais depuis c’est devenu « Basta » comme l’indique leur page facebook, mais ne commence pas à m’embrouiller c’est déjà assez compliqué comme ça. Donc l’article dit « des membres de la FASE », ce n’est peut être pas toute la FASE, je ne sais pas. Il évoque aussi « des militants du NPA », des dissidents d’EELV (remember la dissidence locale EELV ? Je t’en avis déjà parlé. Eh bien voilà, on retrouve ici Matthieu Gatipon-Bachette et Stéphane Aurouseau), ainsi que Denis Maciazek et Daniel Delrez, déjà candidat aux municipales en 1995 et 2001, sous l’étiquette Parti Radical de Gauche. L’article m’indique maintenant que le même Daniel Delrez est maintenant « du parti Initiative Républicaine (IR) ». Ok. Alors j’ai cherché. Pas de bol, le site n’est pas en grande forme. Mais j’ai trouvé chez France Politique qu‘Initiative Républicaine (IR) a été regroupé au sein de la Coordination Nationale de la Gauche Républicaine (GR) en 2004. Puis sur la page de la GR que GR participe à la création de MARS – Gauche Républicaine (MARS-GR). Page suivante donc, et là, oh surprise, MARS GR participe à la création du Parti de Gauche (PG) en 2008. Le PG qui fait bien entendu parti du Front de Gauche censé faire une liste au point 2, au dessus là. Et puis une fois que je t’aurais également précisé que cette première réunion de Basta se déroulait au local Parti ouvrier indépendant (POI), qui est depuis 2008 le nouveau nom du Parti des Travailleurs (PT) qui avait présenté un candidat aux municipales de Metz en 2001 (1,3%) et 2008 (0,6%) tu comprendras que voilà, merci, maintenant j’ai mal au crâne.

4. alors sinon, plus surprenant, on a aussi Les Communards messins qui déboulent, menés par Fouad Harjane, bien connu à Metz pour son militantisme sans faille au sein de la Confédération Nationale du Travail (CNT). Surprenant parce ce militantisme syndical ne s’était jusque là pas transformé en candidature politique. Alors pas encore beaucoup d’infos sur la liste en elle même, mais si la démarche va jusqu’au bout, elle risque sérieusement d’empiéter sur les plates bandes des deux listes précitées. On y reviendra vite.

5. et puis last but not least n’oublions pas non plus Lutte Ouvrière, qui avait déjà présenté des candidats en 2001 (4,2%) et en 2008 (1,3%) et qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisque son bulletin sobrement intitulé « Lutte de classe » nous apprend dans son numéro daté de décembre, que « En conséquence, pour les élections municipales, nous présenterons partout des listes Lutte Ouvrière sans participer à aucune liste dite d’union. ». Ça a le mérite d’être clair.

Pour le moment, nous pourrions donc avoir quatre listes à la gauche du PS. Sans vouloir présager des scores des unes et des autres et avant même d’arriver aux élections, il est probable que cela devienne rapidement compliqué d’avoir un discours audible pour chacune de ces listes, ne serait-ce que par rapport aux trois autres. 

Finalement le nom « Les diviseurs » n’était peut être pas si mal choisi que ça.

Allez, bonne fin de week end à toi, bonne rentrée de janvier et à très vite pour la suite !

Article originellement publié sur le tumblr Municipales à Metz.

Revue de presse 2013

Ami lecteur, nous voilà en 2014, je te souhaite donc plein de bonnes choses pour cette année qui se présente devant nous. On va espérer qu’elle soit animée et passionnante bien entendu, mais aussi apaisée et fraternelle. Et ça c’est moins sûr.

Voilà les trois dates des principales échéances qui concernent le sujet de ce blog (les municipales à Metz, pour ceux qui seraient vraiment arrivés ici par hasard et qui auraient omis de lire le titre) :

  • jeudi 6 mars 2014, dans 64 jours : date limite de dépôt des listes
  • dimanche 23 mars 2014, dans 81 jours : premier tour
  • dimanche 30 mars 2014, dans 88 jours : second tour  (d’ailleurs, tiens, tant qu’à faire, voilà un petit rappel des règles du jeu).

En attendant ces échéances qui, comme tu le vois, vont arriver bien vite, nous venons de laisser 2013 derrière nous et j’ai profité de ce premier janvier pour mettre à jour la petite revue de presse que je tiens sur scoop.it.

Voilà, ça te fait un peu de lecture si toi aussi tu avais un peu de retard dans ces infos.

Bon début d’année à toi, à très vite pour la suite.