Musiques Volantes

Ami lecteur, ce serait mentir de te dire que je n’ai pas en mémoire de nombreux et chouettes souvenirs du festival Musiques Volantes. Des découvertes musicales impressionnantes, des scénographies étonnantes, un festival à échelle humaine à la convivialité plus que plaisante. Certains de ces souvenirs avaient été d’ailleurs été consignés sur ce blog, avant qu’un énième changement de version ne fasse sombrer ces archives dans les limbes des internets.

Mais tu me connais, ami lecteur, je ne jette rien. Alors voilà, à l’occasion de la vingt et unième édition qui a débuté le 4 novembre dernier et qui se terminera ce week end avec une programmation impressionnante sur la colline Sainte Croix et aux Trinitaires, je te propose de fouiller un peu dans les archives pour tenter de te retrouver les billets que j’avais pu publier à l’occasion de l’une ou l’autre édition du festival. Peut être procèderai-je quelques modifications (notamment les liens hypertextes eux mêmes tombés dans les douves des internets, ou pour tenter de retrouver des photos disparues), mais c’est en tout cas sur ce billet ci que je ferai cette mise à jour que j’espère quotidienne.

Et c’est parti !

mv13MV XIII (part I) – nous sommes en 2008, et la treizième édition de Musiques Volantes commence par une virée au Luxembourg (à l’encore récent Exit 07) et une soirée à l’Arsenal (avec Alva Noto !)… (la suite)

MV XIII (part II) – suite de la treizième édition de Musiques Volantes, aux Trinitaires cette fois, avec quelques déceptions, de bonnes surprises, et deux bien belles soirées… (la suite)
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musiques-volantes12MV XII – Episode 1 – la compression de Gaspard – se retrouver avec zero degré à L’Autre Canal le même soir qu’un live de Justice (qui aura d’ailleurs une petite panne d’électricité)… (la suite)
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mv10MV X (Part 1) – nous sommes le 10 novembre 2005, et il se trouve que je me retrouve à jouer sous un petit chapiteau avec Maddy Faetherstone, projet éphémère, mais un beau moment. Et ce soir là, il y avait aussi les incroyables The Organ… (la suite)

MV X (Part 2) – Daedelus, Giant Metal, Elysian Fields, Daniel Givens, P-Love & Matt Kelly et le furieux Jake The Rapper… (la suite)

MV XIII (part II)

(suite du billet précédent)

mvxiiiCertes, l’Exit 07, le d:qliq, l’Arsenal c’est bien joli. Mais pour cette treizième édition, le coeur de Musiques Volantes restait situé aux Trinitaires. Et si la programmation m’a finalement un peu moins convaincu que celle des années précédentes, j’y ai passé deux très bonnes soirées, en grande partie grâce à la transformation des lieux remarquable qu’avait opéré l’équipe du festival. En aménageant entre les eux lieux de concert principaux (la chapelle et le caveau) un espace central vaste, à la fois espace fumeur, bar à soupe, bar tout simplement, elle a ainsi crée un lieu de convivialité qui a permis à l’ensemble du public de discuter, d’échanger, de se rencontrer, simplement entre deux concerts. C’est un des axes de Musiques Volantes (comme l’avait indiqué leur infatigable président Patrick Rolin lors de son discours d’inauguration) et ça aura été une réussite indéniable, un pari d’autant plus gagné que le public aura été nombreux et les salles pleines sur les deux jours du festival auxquels j’ai pu assister.

Et puis bon, faut pas déconner, la musique c’était carrément bien quand même. Si je me dis « un peu moins emporté » par la prog, c’est essentiellement parce que certaines éditions précédentes étaient très nettement au dessus de la mêlée. Et que oui, effectivement, Internet 2 ou La chatte, j’aurais pu m’en passer. Effectivement, Silver Mt. Zion (peut être parce qu’ils n’étaient que 5 au lieu des 8 habituels) ou Jackie O Motherfucker why auront livré des sets qui m’auront un peu déçu (mais c’était plus de la faute des groupes que des programmateurs en l’occurrence), peut être parce que j’en attendais beaucoup. Why? aura par contre été à son niveau habituel, c’est à dire très haut, avec une musique de plus en plus pop, de plus en plus léchée, un sens des arrangements et des mélodies bluffant l’auditoire sur chaque morceau. Beans aussi aura été digne de ce qu’on pouvait attendre de lui : un flow hyper-précis, des effets de voix qu’on aurait cru remixé par ordi mais que non même pas et une présence de plus en plus impressionnante au fil des morceaux, pour finir seul sur une scène qui ne semblait presque trop petite pour lui tant il en imposait.

mvxiii-2Mais si on pouvait légitimement attendre beaucoup de Beans et Why?, il y eut également, comme chaque année, les bonnes surprises. Pour moi ce fut d’abord les américains de MahJongg le vendredi, de 2h à 3h du matin au Caveau, alors que Jackie O MTF avait fait fuir une bonne partie du public avec un set molasson et sans envie. MahJongg c’était tout l’inverse et le contraste était d’autant plus saisissant : une énergie incroyable, communicative, reposant sur une section rythmique folle à base de deux batteries (à ce niveau leur myspace ne leur rend pas vraiment justice) et des mélodies d’une efficacité redoutable. Sans doute le concert de cette 13e édition. Et puis si il fallait finir tard le vendredi soir, il valait mieux arrivait tôt le samedi pour le set de Chocolate Billy. J’en ai d’ailleurs du coup raté une bonne partie. Mais ce que j’en ai vu était réjouissant. Un joyeux bordel, aux frontières du postjazz quelque chose, du surf rock machin et de je ne sais quoi d’autre. Eux non plus semble t il, échangeant leurs instruments, râlant les uns contre les autres entre les morceaux pour savoir quoi jouer ensuite, contre le service d’ordre du lieu trop présent, contre un ampli qui ne fonctionne pas. Bordélique mais très talentueux, à suivre de très près.

Au registre des bonnes surprises, il ne faudrait pas oublier les seuls locaux de l’étape, A promise is a promise to a person of the world, qui auront eu le redoutable honneur d’ouvrir le vendredi soir au Trinitaires. Le public est arrivé peu à peu et le groupe les a conquis à la même vitesse, presque un par un, pour finir par une salle quasi-pleine et totalement acquise à la cause de leur folk poisseuse, de leur country de soirs d’hiver, de leur blues de western, quand c’est le méchant qui gagne et qui part avec la copine du héros. Et on retournait même dans cette entraînante noirceur avec le sourire, avec une sombre bonne humeur.

Le sourire, on l’aura donc récupéré dès l’entrée à cette édition de musiques volantes. Et c’est aussi comme ça que j’en suis sorti, avec une dose de musique pour les semaines hivernales qui suivaient et l’envie renforcée de faire en sorte qu’à Metz, ce genre de manifestations puissent continuer à exister, à se multiplier.

MV XIII (part I)

Et hop, ami lecteur, sans que l’on y ait trop pris gare, nous sommes déjà à la mi novembre -ou presque-, le monde du dehors est vent et pluie et les petits ouvriers du Père Noël (ou d’une autre entreprise, je ne sais pas) construisent des cabanes sur les places Jacques et Saint Louis. Je me rends en général compte qu’on approche dangereusement de Noël lorsque les Musiques Volantes se terminent. Ca sonne la fin de la frénésie de la rentrée culturelle (particulièrement animée cette année) et l’entrée dans une longue phase d’hibernation.

Je n’aurais pas tout vu à cette treizième édition de Musiques Volantes. Je n’ai ainsi pas assisté au concert du dimanche de Charlie O, ni hier au live d’Alela Diane, un peu épuisé que j’étais par la semaine qui venait de s’écouler.

Par contre, les Musiques Volantes auront commencé pour moi avant d’arriver à Metz, avec une soiJohn & John - Musiques Volantes 13Le premier groupe fût de mon point de vue la très bonne surprise de la soirée : John et Jehn sont beaux, jouent bien, avec une aisance évidente et sont visiblement amoureux. Bref, ils sont très énervants. Mais comme leur musique teintée de cold-no-wave du meilleur goût est particulièrement efficace, on leur pardonne. Bons morceaux, très bon concert, ça commençait carrément bien. Gravenhurst m’a un peu plombé la soirée par contre. La garçon a une très jolie voix, et enchaîne de beaux morceaux folk tristes. Et tu me connais ami lecteur, je ne suis pas forcément partisan des concerts festifs. Mais là, si j’ai effectivement pu être assez séduit au départ par ces chansons déprimées, au bout de la huitième sur la même tonalité, et alors qu’il était déjà minuit je commençais quand même à m’ennuyer quelque peu. Il avait en outre bien du mal à quitter la scène, demandant à un public d’irréductibles fans quelles chanson de son répertoire il souhaitait. Nous avons poursuivi la soirée au d:qliq avec un DJset pas désagréable, mais sans grande originalité d’un fluokid.

À Metz, Musiques Volantes commençait le jeudi avec une soirée d’ouverture, qui semble désormais une habitude, à l’Arsenal. Discours et petits fours (bleus et verts, au couleurs de cette édition de MV), suivi d’une création de la compagnie Kubilaï Kahn. Très bien ce spectacle. Si comme au début de l’année au théâtre du Saulcy pour leur précédente production, j’ai du mal à en percevoir le sens, les impressions restent agréables. Et la musique de Kafka, un post rock dont on sent les inspirations, de Tortoise à GYBE!, était du meilleur effet pour l’occasion. Suivait un live d’Alva Noto, une musique contemplative soutenue par une video toute en frémissement de neige sur un écran géant. Joli et cotonneux, j’aurais même pu me laisser gagner par le sommeil, la fatigue de la semaine me gagnant déjà. Mais nous ne sommes pas restés jusqu’au bout de ce set, tenaillés par l’envie d’aller jeter un coup d’oeil aux excellents Papier-Tigre, calés en dernière minute au tunnel. Nous étions là hors du cadre de Musiques Volantes… mais leur set math rock nerveux et efficace en était largement au niveau.

(à suivre)

MV XII – Episode 1 – la compression de Gaspard *

Je ne sais pas si tu seras d’accord avec moi, ami lecteur, mais il me semble que dans la musique actuelle moderne d’aujourd’hui, tout est histoire de compression. La soirée Musiques Volantes à l’Autre Canal du vendredi 2 novembre aura en ce sens été édifiante pour moi, entre le set de zero degré inhabituellement propre et lissé (et très compressé en façade (comme me l’a fait remarquer mr Ferrand Cooper une fois le concert terminé)), et le son de Justice ultra-compressé dès la sortie de leurs laptop, avec ces kick sidechainés qui « aspirent » le reste du son à chaque coup, et qu’on retrouve bien souvent depuis Daft Punk

Or donc, zero degré avait le redoutable honneur d’ouvrir les festivités de cette 12e édition de Musiques Volantes. Redoutable à plus d’un titre puisque :
1. la « petite salle » de l’Autre Canal fait quand même 400 personnes, et nous ne sommes pas forcément habitués
2. depuis la fermeture de l’elixir en aout, nous avions en tout et pour tout répété un week end
3. nous avions en même temps dans la grande salle le mix d’un Fluokid, et je me disais qu’il n’y aurait pas grand monde devant nous (ce qui était presque rassurant, d’un autre côté)
Eh bien finalement il y eut du monde. Et le concert s’est relativement bien passé, en tout cas le public semble y avoir été réceptif, au vu de ses réactions et des commentaires que nous en avons eu depuis. Et puis, simplement, il n’a pas fui dans la Grande Salle. La petite salle de l’Autre Canal est en tout cas un endroit remarquable pour donner un concert, que ce soit au niveau des retours et du son sur scène, tellement impeccables que j’avais un peu l’impression de bidouiller mes morceaux dans ma chambre, avec simplement un volume sonore un peu supérieur. Alors que d’habitude les guitares de Julien et Fabio me crachent leurs nappes sonores en pleine tête, là je les entendais de manière précise. Même la batterie semblait un peu lointaine, et tout passait un petit peu comme dans un demi-sommeil, une impression renforcée par les images d’eliklipse derrière nous. Un beau moment, vraiment.

Une fois notre set terminé, le matériel plus ou moins rangé, nous allions constater que la double salle nancéienne était vraiment bien remplie. Le hall, la grande salle où Uncle O et Solo mixaient (et ne convainquaient semble t il pas grand monde, et en tout cas pas moi), la petite salle où Saroos nous succédait… partout des gens, des kids pour Justice bien sur, mais au delà un public varié et enthousiaste. Saroos dans la petite salle, ou l’impression de voir des morceaux de Notwist (avec qui les Saroos partagent des membres) en version instrumentale. Un peu moins de pop, un peu plus de dub. Cela manquait de quelque chose, sans que je voie réellement quoi. Le sympathique et humble leader du groupe m’expliqua ensuite dans un anglais aussi approximatif que le mien qu’ils avaient eu des problèmes techniques et n’étaient pas très contents de leur set. Pourtant, c’était vraiment classe. Et sur le CD que je lui ai échangé contre un zero degré, ça l’est encore plus. A suivre donc.

Et puis bien entendu, j’allais comme tout le monde tenter de trouver une place dans la grande salle pour voir la tête d’affiche de la soirée, Gaspard et Xavier, le duo le plus entendu en France cette année, j’ai nommé Justice. Compressé, leur set l’était indéniablement. Quand ils lâchaient leur morceaux (ce qui arrivait un peu trop rarement, trop d’attente pour trop peu de libération à mon gout) la salle semblait elle aussi se compresser subitement, se rétrécir. Une bonne claque à ces moments là, renforcé par des lights impressionnantes, un décor de scène malin. Mais aussi une panne de courant de 5 mns au bout de 10 mns de set, qui a méchamment cassé l’ambiance. Et puis une petite demi heure de leur set, au milieu, qui était vraiment en dessous du reste, après une intro impeccable, et avant une conclusion parfaite. Et puis un peu trop l’impression d’avoir juste des .wav lancés sur Ableton et pas assez de choses jouées pour que l’on se dise que le moment est unique (à part la fameuse coupure de courant). Bref, j’en sorti content d’avoir vu ce live, mais forcément vaguement déçu.

Et puis, une urgence me contraint à rentrer à Metz, et du coup à rater le set de Joakim, qui était parait il très bon. Mais il était déjà 3h du mat’ quand même… et en me disant que j’allais me faire cinq jours de musiques volantes dans la semaine qui suivait, ça ne m’ennuyait pas plus que cela, finalement.

(à suivre)

* ami lecteur, tu excuseras dans ta grande indulgence ce titre quelque peu navrant qui m’est étrangement venu hier soir en m’endormant… mais j’étais tellement content de le retrouver miraculeusement ce matin, je n’ai pas pu m’empêcher

MV 10 (part 2)

(la première partie est ici)

Peut être que le lundi c’est ravioli, en tout cas le vendredi aux musiques volantes, c’était hip hop. Ca commençait avec un des groupes les plus passionnants de la petite scène messine : Giant Metal. Et en version déguisée s’il vous plait : La Neige en lapin, Cheapy Chips en éléphant, et Mr 2003 en tigre zébré (?). Passé le petit moment de poilade (voir les trois animaux scratcher et jouer du synthé ou de la Game Boy vaut le détour), il fallait bien reconnaître que le trio avait bien sa place sur la grande scène des musiques volantes. Début de set tout en abstract hip hop ouaté, qui monte peu à peu pour arriver d’abord a l’hymne We Are Not From The Ghetto, puis a un dernier morceau ou subitement le nom Giant Metal prenait corps devant nos zyeux zébahis, et où l’on regrettait simplement que l’ingé son ne fasse pas un peu plus péter les watts.

Descente au caveau ou Daniel Givens a déjà commencé son set. L’endroit vouté se prête admirablement aux rythmes glauques et oppressants (qui pourraient faire passer les premiers albums de Tricky pour des disques parfait à passer un soir de fête) de l’américain, qui vient y mêler une voix changeante. Il était accompagné d’un danseur en costard qui faisait redoutablement bien le givré, a tel point que nous commencions a regretter de nous être mis au premier rang (je crois que Julie, qui m’accompagnait, a un peu flippé). Pour ma part, je n’arrivais pas a détacher mes yeux des vidéos et du danseur, ni mes oreilles de ce hip hop malade.

Ensuite, enchaînement de belles choses que j’aurais du mal a raconter en détail : P-Love (et ses platines) et Matt Kelly (et son laptop et ses arpèges de guitares) pour un electro hip hop doux, suivi d’un mix rapide et furieux de P Love qui nous avait déjà étourdi au Bada Boum Boum. L’incroyable Daedelus et son hip hop électronique venu d’ailleurs (tout comme son monome), que je regrette de n’avoir pas assez regardé. Elysian Fields, pour un beau concert, parfois vaguement ennuyeux toutefois. Et pour finir, Jake The Rapper, un allemand relativement givré qui ressemblait a un bucheron canadien, rapait (oui, tu t’en doutais, ami lecteur perspicace) sur une musique parfois proche de l’eurodance, s’est mis torse nu, a brulé une voiture de police miniature dans une bassine avec de l’essence a briquet, a fait monter 30 personnes sur la petite scène des trinitaires, bref a retourné le public a 2h du mat bien passées.

Et moi avec, retourné par une soirée dont -musicalement en tout cas- je n’attendais pas tant de belles choses.

a suivre…

MV 10 – (part 1)

Jeudi dernier, 10 novembre, c’était donc le premier jour « musical » des musiques volantes, après trois soirées dédiées à la vidéo. Je me rendais dans l’après midi aux Trinitaires (couplés a la Salle Ochs, c’était là où se déroulaient les festivités cette année), pour faire la balance de Maddy Faetherstone, avec laquelle j’avais la chance de jouer. mv10Ces moments sont toujours l’occasion de se rendre compte, d’une manière différente, de l’énorme boulot d’organisation que représente un festival du calibre de MV. Et puis ça m’a aussi permis d’apprécier les balances de The Organ et de Felix Kubin, histoire de rattraper le fait que je ne pourrais sans doute pas les voir le soir même. Après une indispensable dernière repet’ dans les loges avec Jes (qui a peut être rendu le séjour messin de Rachel Loshak, qui les partageait avec nous, un peu pénible) et un délicieux repas (un autre atout majeur des musiques volantes) au cours duquel nous avons pu parler hambourg wurcht avec Felix K, visiblement grand connaisseur, le festival commençait vraiment.

Et c’est Velma qui entamait, vers 20h45, son set. Je n’attendais rien de ces quatres suisses (chant / batterie / guitare / projections vidéos) dont je n’avais jamais entendu parler. Eh bien quelle claque, ami lecteur. Habillés en sorte d’évangélistes (avec le discours qui va avec entre chaque morceau), un chanteur flippant au déhanchement lynchien, un début de concert gluant comme du trip hop poisseux qu’on aurait croisé avec Arab Strap, et une fin postrockeuse et noisy absolument redoutable, ils m’ont scotché. Dur de faire mieux, comme début de festival. Ensuite j’ai alterné entre Sister Iodine (impressionnants, mais trop noisy pour moi ce soir là, peut être), Rachel Loshak (très classieuse avec sa basse, bon contact avec le public pour un set un peu linéaire, mais beau), et Drop The Lime (une sorte de chanteur crooner fou qu’on aurait mis au milieu d’une teuf techno, étonnant) avant que les cinq The Organ ne commencent. Très nettement inspirées des 80’s, quelque part entre Cure et Joy Division, le concert m’avait l’air parti pour être particulièrement efficace. Mais après deux morceaux, il était déjà temps pour nous d’aller jouer. Sans doute ne fût-ce pas là le meilleur concert de Maddy Faetherstone, sans doute voulait on en faire trop et que la repet’ dans les loges, plus simple, était elle meilleure (à la réflexion, Rachel Loschak a peut être eu du bol). Mais le moment était agréable et doux, et avant que nous ne nous en rendions compte, notre heure de set était passée. J’enchainais sur un DJ Set, une première pour zero degré… hélas en même temps que l’ami Kubin qui commençait à la même heure. Cette déloyale concurrence m’a fait mixer devant, suivant les moments, entre un et quinze danseurs en pleine forme et qui avaient du renoncer a l’allemand pour Gott sait quelle raison. Mais pour toute te dire, ami lecteur, je crois que j’attendais déjà un peu le lendemain ou je pourrais profiter du festival en tant que « public », simplement.

à suivre…

(la deuxième partie est ici)

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15/11/2016 – bonus track – depuis, ami lecteur, je suis devenu fan de l’unique album de The Organ, tout simplement excellent, avec lequel je suis reparti ce soir là. Alors je me permets de rajouter à ce billet ce formidable tube qu’est Brother, sur lequel on peut danser sans fin…