Sortir à Metz – 24 au 26 août 2018

Après une interruption estivale de cette rubrique, ami lecteur, pour cause de printemps un peu trop chargé de mon côté, je tâche de la reprendre pour une rentrée messine qui s’annonce particulièrement animée. Et même si ce week end reste, lui, encore relativement calme, on va dire que cela constitue une petite mise en jambes.

Bon, tu le sais, la fin août à Metz correspond aux incontournables Fêtes de la Mirabelle. Si cette année le traditionnel feu d’artifices ne sera pas tiré, le Village de la Mirabelle, place d’Armes-Jacques-François-Blondel, semble très bien fonctionner, autour de divers concerts (Madame Monsieur et Breakbot samedi dernier, notamment) et animations (comme, bien entendu, l’élection de la Reine de la Mirabelle). Pour ma part je suis allé au concert des (toujours très bons) Yokel mardi soir : du monde, une belle ambiance, un sympathique choix de nourriture et de boissons, bref un chouette village au coeur de la ville.

Et ce week-end donc, c’est la clôture de la manifestation, avec vendredi soir le reggae de Wailing Trees et le mix entre electro et musique traditionnelle arabe des palestiniens de 47soul, qui me paraît bien valoir le détour.

Tiens d’ailleurs ce petit article de Kombini peut te permettre d’en savoir plus. Et on peut regarder ces images live d’un Palestian Tour de 2016.

Samedi, c’est le Grand soir de la Mirabelle avec l’argentine La Yegross et la tête d’affiche de cette semaine, Hollysiz, dont on sait depuis son passage à la BAM il y a quelques mois, qu’elle a toujours une belle énergie sur scène. Dimanche, la traditionnelle parade de chars fleuris et fanfares devrait (tout comme les concerts) passer entre les gouttes de la météo de rentrée de ce week-end. C’est dimanche à 15h.

Et là je t’avoue, ami lecteur, qu’à ce moment du billet je ne peux m’empêcher de (re)partager cette vidéo de Jean Marie-Rausch aux fêtes de la Mirabelle 1987.

Un bien beau document dont on ne se lasse pas, malgré une qualité d’image, convenons-en, relativement éloignée du 4K.

Et que ce passe t’il d’autre ce week-end, ami lecteur ? Eh bien, si l’on peut signaler à la Chaouée les marseillais de Soks (rock), vendredi et Melvyn (Indie Punk, Metz) et Ceci-dit (Punk-Rock, Troyes) samedi, la soirée Zone 30 à la Douche froide en after samedi, et les Puces Vintage à la FIM dimanche, je retiendrai surtout une ouverture et une fermeture.

La fermeture, d’abord, du Caméo Ariel, mercredi prochain, juste avant l’ouverture du Klub, le nouveau cinéma Art et Essai de Kinépolis (que tu peux découvrir ici chez Francebleu). Je t’en parle dans ce billet parce que vendredi soir est organisé au Caméo un apéro dédicace autour du livre de Margot Spindler, Tickets Froissés. Un titre bien nostalgique pour un album dans lequel elle croque les derniers mois de ce lieu qui aura été important pour les cinéphiles messins.

Et puis une ouverture, celle du Shamrock Pub Metz (au coin de la Place de la République, au 20 bis avenue Robert Schuman, en lieu et place de l’ancien O’Carolan’s Harp), dont on peut être sûr qu’avec ses dimensions impressionnantes et les ambitions (tout aussi impressionnantes) de ses sympathiques tenanciers, et à l’instar de son historique cousin thionvillois, il risque de devenir un lieu particulièrement sympathique pour aller écouter de la musique, notamment jouée en live. L’ouverture c’est vendredi à 16h, la première happy-hour dès 18h, et la page Facebook est par ici !

DLCC (4) – Muse se prépare

« Mais qu’est ce que c’est que ce titre de billet ? » te demanderas tu sans doute à ton arrivée sur ce blog, ami lecteur. Et je ne pourrais pas vraiment t’en faire le reproche, cet acronyme n’apparaissant pas forcément très clair à première vue. En fait c’est simplement que le « Décidément, les centres commerciaux… » déjà utilisé précédemment pour trois titres d’articles est un poil long. Et comme visiblement cette série est amenée à continuer, j’aime autant le conserver. DLCC, donc.

Muse-depuis-CPM-nuit-2-beneLa volonté n’était d’ailleurs pas particulièrement de commencer 2016 avec un billet sur les centres commerciaux, même si je remarquais il y a peu l’intérêt que ça pouvait susciter ici même. Mais bon, il se trouve que je n’ai pas pris le temps de blogguer ici depuis le 1er janvier. Et que là tout de suite, quelques éléments me font revenir sur le sujet, et plus particulièrement sur Muse. Dont acte.

Le centre commercial Muse est actuellement en travaux (tu peux d’ailleurs les suivre en direct via une webcam installée sur le Centre Pompidou-Metz) pour une ouverture toujours prévue au deuxième semestre 2017. On sent bien qu’au delà du chantier impressionnant (présenté comme le plus grand chantier privé de France), l’opération de communication se prépare également peu à peu.

Début décembre, c’est Digitalarti qui annonçait la première sélection d’œuvres digitales qui doivent animer / embellir le centre (merci à Pat pour avoir relevé cette info passée localement assez inaperçue).

Parmi les noms des artistes participant ainsi à ce qui a été annoncé (par digitalarti) comme « la plus importante installation d’oeuvres numériques au monde« , on relèvera notamment Visual System, Scenoscome, ou Vincent Leroy, tous déjà présents à la Nuit Blanche Metz, respectivement en 2010, 2011 et 2013.

Dans le même temps, un site web (muse-metz.fr) a été lancé récemment (le nom de domaine a été acheté en octobre). Pour le moment, en dehors d’une première liste d’enseignes (Burger King, Habitat, Primark, Carrefour Market,…) il est encore un petit peu vide, à l’image de ces pages dont on sent qu’elles ont été calibrées pour les mots-clé mais dans lesquelles il manque encore le contenu, à l’image aussi de cette vidéo étrangement sans son (60 vues sur Youtube au moment où j’écris ces lignes). Bref, comme le centre, tout cela est en construction, mais on sent que les outils s’aiguisent.

En dehors de ces quelques éléments de communication, on constate également qu’à quelques 18 mois de l’ouverture, Muse suscite encore un peu plus d’attention.

Lorsque le directeur d’exploitation de la région Nord de Klépierre essaie de rassurer, dans le Républicain Lorrain, sur l’avenir du Centre Saint Jacques (dont le groupe est propriétaire), on lui pose bien entendu la question sur Muse (« En fin de compte, il se peut que Muse fasse plus de mal à Waves qu’au centre-ville. » conclut il… on a envie de le croire). Un Centre Saint Jacques toujours assez triste lorsqu’on le traverse, mais pour lequel la situation semble enfin se débloquer avec l’arrivée d’un H&M géant.


Et puis au moment où l’on reparle des cinémas à Metz (c’est au menu du prochain Conseil Municipal), Muse est à nouveau au coeur du dossier avec l’ouverture d’un Kinépolis en 2018, dans une situation imbriquée avec celle des cinémas de l’hypercentre (lire ici dans le RL, ou ici sur le site de la ville). Nul doute que ce débat ci reviendra de manière récurrente sur le tapis.

Je conclue ce billet avec deux liens déjà postés, au cas où il t’auraient échappé. D’abord ce passionnant billet sur l’histoire des malls. Et puis l’émission Du Grain à Moudre sur France Culture, intitulée Le centre commercial est-il encore le coeur de la société de consommation ? diffusée en 2014. Les questions qui y sont abordées sont toujours on ne peut plus d’actualité. Et on y reviendra sans nul doute.