Les élections municipales à Metz en 2020…

… je ne pensais pas que je t’en parlerais si tôt ici, ami lecteur. Ni d’ailleurs que j’aurais à réactiver le tumblr que j’avais créé à l’occasion de celles de 2014 (et dont les articles sont d’ailleurs reproduits ici même).

20160227 - RL - Municipales2020Mais voilà, il se trouve que le Républicain Lorrain a dégainé le premier, dimanche dernier, avec ce titre en une : « Ils rêvent (déja) tous d’être Maire de Metz !« . Tu peux d’ailleurs t’amuser un certain temps avec le dessin qui accompagne le titre (ci contre) pour tenter de deviner qui peut bien y figurer. Pas évident. Heureusement, tu seras bien aidé dans cette devinette par l’article quelques pages plus loin, qui liste les candidats potentiels en trois catégories. D’abord, les « déclarés » : Nathalie Colin-Oesterlé qui annonce directement la couleur sur son site (Metz 2020 c’est demain !), Khalifé Khalifé qui y pensait un peu en 2015 et y pense un peu plus en 2016, Thomas Scudéri qui assumait dans le RL en juin 2015 son envie de devenir maire de Metz un jour. Le RL classe également dans cette catégorie Emmanuel Lebeau (pour qui ça serait la quatrième candidature, comme Dominique Gros au moment de sa victoire en 2008) et Richard Lioger (pour qui ça pourrait être une suite légitime à ses deux mandats de premier adjoint), mais je n’ai pas vraiment trouvé de déclarations de l’un ou de l’autre qui l’annonçaient aussi clairement.

Et puis, le quotidien pronostique ensuite les « possibles » (Aurélie Filippetti, Jean-Michel Toulouze, Jérémy Aldrin, Françoise Grolet) et les « surprises » (Dominique Gros, Marie-Jo Zimmermann, François Grosdidier, ou encore Hacène Lekadir et Sébastien Koenig « en cas de primaire à gauche »).

Bon, tout ça fait quand même du monde, on pourrait même élargir encore un peu cette liste mais on reste clairement encore au stade des supputations et des pronostics. Si l’on veut s’y hasarder aussi, on regardera avec attention ce qui se passera pour la préparation et les résultats des législatives de 2017. Il s’agit en effet des seules élections d’ici 2020 (à l’exception bien entendu de l’élection présidentielle), et nul doute qu’une bonne partie des personnalités évoquées par le Républicain Lorrain tâcheront de bien y figurer, sur l’une des trois circonscriptions messines. Tu me connais maintenant, on essaiera de suivre ça ici-même.

Mais pour finir, ami lecteur, je vais sans doute te décevoir : non, je ne vais aujourd’hui pas t’annoncer ici ma candidature. En effet, le mot-dièse #Tochet2020 que l’ami François Pradayrol a tenté de lancer sur twitter n’a pas recueilli le succès escompté. Il m’appartient donc d’en tirer la conclusion, évidente.

VGA

Metz défend l’État, à l’État de défendre Metz

Au cas où ça t’aurait échappé, voici l’appel intitulé « Metz défend l’État, à l’État de défendre Metz », lancé il y a quelques jours par le Maire de Metz, le Président de Metz Métropole et la grande majorité des parlementaires mosellans.

Il s’agit de demander de conserver, à défaut de capitale régionale, la DRAC et la DREAL, ainsi que l’assemblée de la future « grande région » (ALCA, ACAL, Grand Est, ou quel que soit le nom que l’on va lui donner). Ça pourrait te paraître assez anecdotique, ces enjeux régionaux, surtout aujourd’hui, alors qu’on n’est pas totalement sûr du nombre de pays sera constitué l’Union Européenne et/ou la « zone euro » dans quelques mois. Mais ça sera sans nul doute un enjeu majeur dans notre quotidien de Grand-Estiens dans peu de temps.

Alors, comme qui dirait, « je pose ça là ». Et on y reviendra.

metz defend l'etat 1

Et puis tant qu’à faire, voilà la liste des premiers signataires. Je te laisse chercher ceux qui manquent, tu peux répondre dans les commentaires 🙂

metz defend l'etat 2

Sinon, à gauche, il se passe quoi ?

Ami lecteur, j’aurais pu profiter de l’actualité brûlante du week end concernant les municipales à Metz pour faire un article sur l’union affichée autour de la candidature de Marie-Jo Zimmermann, réaffirmée en conférence de presse hier au club de la presse. Mais bon, tu peux trouver des compte rendus de la conférence de presse donnée hier par ici (RL), par là (TrollActu LorActu), une interview de ladite candidate en vidéo là (RPL), et surtout Thierry Labro qui nous a aimablement retransmis la conférence en vidéo ici (merci à lui !). Alors pour ne pas en rajouter, on y reviendra tranquillou quand la campagne aura un peu commencé (dès demain matin, nous dit MJZ dans l’interview vidéo).

Par contre, à la suite de discussions au cours de ce week end, il m’a paru intéressant de revenir sur les évolutions à gauche, et plus particulièrement à la gauche du PS. J’avais déjà brillam un peu abordé la question dans cet article, il y a 9 mois (ça file, ça file). Et depuis, bien entendu, ça a bougé. Ça a même BEAUCOUP bougé.

Reprenons.

1. Du côté du PS, ça semble désormais être clair. Une liste d’une quarantaine de noms issus du PS a été établie fin novembre (et dévoilée en bonne partie par La Semaine). Comme je te sais attentif, tu ne manqueras pas de me faire remarquer qu’il en manque pour les 55 noms nécessaires pour finaliser une liste aux municipales à Metz. Et tu auras raison. On va donc simplement attendre la liste définitive, mais on peut d’ores et déjà dire qu’elle devrait être complétée avec quelques candidats EELV (entre 3 et 6), MoDem, société civile (la formule consacrée pour évoquer les candidats hors partis politiques, quoi) et peut être… PCF : Dominique Gros évoquait en effet au moment du lancement de sa campagne les noms de Gilbert Krausener et Danielle Bori. Cette dernière jouit d’ailleurs d’une popularité importante et est de ce fait également courtisée par…

2. … le Front de Gauche. En effet, comme l’indiquait ce communiqué fin octobre, les militants messins du Parti Communiste se sont prononcés à près de 90% pour la présentation d’une liste Front de Gauche à Metz. La tête de liste sera Jacques Maréchal, présent en 2008 sur la liste de Dominique Gros dès le premier tour et actuel conseiller municipal. Une liste Front de Gauche donc. Bon. C’est à partir de là que tout se complique. Wikipedia (qui vaut ce qu’il vaut, hein, vous n’hésiterez pas à corriger dans les commentaires si je me plante), m’indique que les composantes du Front de gauche sont en 2013 : « le Parti communiste français, le Parti de gauche, la Gauche unitaire, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, République et socialisme, Convergences et alternative, le Parti communiste des ouvriers de France, la Gauche anticapitaliste, et (…) Les Alternatifs ». Ok. Sauf qu’à Metz les militants de la FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique) semblent aussi partis pour faire une liste sous le nom…

3. … Basta ! C’est en tout cas ce dont nous informe cet article du Républicain Lorrain en novembre. Bon alors oui, l’article parle à ce moment de la liste « Les diviseurs » mais depuis c’est devenu « Basta » comme l’indique leur page facebook, mais ne commence pas à m’embrouiller c’est déjà assez compliqué comme ça. Donc l’article dit « des membres de la FASE », ce n’est peut être pas toute la FASE, je ne sais pas. Il évoque aussi « des militants du NPA », des dissidents d’EELV (remember la dissidence locale EELV ? Je t’en avis déjà parlé. Eh bien voilà, on retrouve ici Matthieu Gatipon-Bachette et Stéphane Aurouseau), ainsi que Denis Maciazek et Daniel Delrez, déjà candidat aux municipales en 1995 et 2001, sous l’étiquette Parti Radical de Gauche. L’article m’indique maintenant que le même Daniel Delrez est maintenant « du parti Initiative Républicaine (IR) ». Ok. Alors j’ai cherché. Pas de bol, le site n’est pas en grande forme. Mais j’ai trouvé chez France Politique qu‘Initiative Républicaine (IR) a été regroupé au sein de la Coordination Nationale de la Gauche Républicaine (GR) en 2004. Puis sur la page de la GR que GR participe à la création de MARS – Gauche Républicaine (MARS-GR). Page suivante donc, et là, oh surprise, MARS GR participe à la création du Parti de Gauche (PG) en 2008. Le PG qui fait bien entendu parti du Front de Gauche censé faire une liste au point 2, au dessus là. Et puis une fois que je t’aurais également précisé que cette première réunion de Basta se déroulait au local Parti ouvrier indépendant (POI), qui est depuis 2008 le nouveau nom du Parti des Travailleurs (PT) qui avait présenté un candidat aux municipales de Metz en 2001 (1,3%) et 2008 (0,6%) tu comprendras que voilà, merci, maintenant j’ai mal au crâne.

4. alors sinon, plus surprenant, on a aussi Les Communards messins qui déboulent, menés par Fouad Harjane, bien connu à Metz pour son militantisme sans faille au sein de la Confédération Nationale du Travail (CNT). Surprenant parce ce militantisme syndical ne s’était jusque là pas transformé en candidature politique. Alors pas encore beaucoup d’infos sur la liste en elle même, mais si la démarche va jusqu’au bout, elle risque sérieusement d’empiéter sur les plates bandes des deux listes précitées. On y reviendra vite.

5. et puis last but not least n’oublions pas non plus Lutte Ouvrière, qui avait déjà présenté des candidats en 2001 (4,2%) et en 2008 (1,3%) et qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisque son bulletin sobrement intitulé « Lutte de classe » nous apprend dans son numéro daté de décembre, que « En conséquence, pour les élections municipales, nous présenterons partout des listes Lutte Ouvrière sans participer à aucune liste dite d’union. ». Ça a le mérite d’être clair.

Pour le moment, nous pourrions donc avoir quatre listes à la gauche du PS. Sans vouloir présager des scores des unes et des autres et avant même d’arriver aux élections, il est probable que cela devienne rapidement compliqué d’avoir un discours audible pour chacune de ces listes, ne serait-ce que par rapport aux trois autres. 

Finalement le nom « Les diviseurs » n’était peut être pas si mal choisi que ça.

Allez, bonne fin de week end à toi, bonne rentrée de janvier et à très vite pour la suite !

Article originellement publié sur le tumblr Municipales à Metz.

Baromètre twitter politique Metz – un dernier pour la route

3 mois.

Un peu plus de 3 mois depuis la dernière fois où j’ai posté un article sur ce blog. C’est long, je sais. Mais c’est passé vite, je t’assure. Et un peu moins de 3 mois avant le second tour des municipales, à Metz comme ailleurs en France. C’est long ? Peut être. En tout cas ça va passer vite.

Parce que oui, ami lecteur, depuis mon dernier post les dates des municipales sont tombées : elles se dérouleront les dimanche 23 (premier tour) et 30 mars (second tour) 2014.

Bien entendu, il y a plein d’autres infos qui sont tombées ces dernières semaines. Et je tâcherai de t’en faire un petit condensé dans les jours qui viennent.

Il faut en effet le signaler, ce blog arrive toujours comme premier résultat sur le moteur de recherche le plus utilisé dans nos contrées quand on y tape « municipales metz ». Alors voilà, j’ai conscience de la responsabilité d’information qui m’incombe et de l’importance de ma tâche d’informer le citoyen.

Non, je déconne bien sûr, tu me connais maintenant. Mais bon, il vaut mieux qu’il y ait des articles à jour quand même. Alors voilà un dernier baromètre Twitter pour 2013, qui porte sur l’activité de nos personnalités politiques locales sur le réseau social (ou site de microblogage, comme tu préfères) jusqu’au 30 novembre.

Quelques commentaires en vrac sur ce classement

1. pour le moment, j’ai choisi de laisser dans le classement les personnalités politiques comptabilisées jusqu’à présent, que l’on ait pu apprendre qu’elles devraient être sur une liste (Aurélie Filippetti), ne pas y être (Jean-Pierre Masseret) ou qu’on ne sait pas trop mais qu’à priori non (Nathalie Griesbeck). On fera le tri dans les semaines qui viennent, lorsqu’on aura de la composition de liste officielle à se mettre sous la dent. 

2. de la même manière, je n’ai pas intégré tous les noms que La Semaine a dégainé en dévoilant en avance (joli coup !) la partie PS de la liste de Dominique Gros. Là aussi, attendons un peu d’officialisation avant d’y aller franchement.

3. Aurélie Filippetti devrait rester en tête de ce classement jusqu’en mars. Voire même jusqu’en 2020 (sauf si elle supprime son compte ou quelque chose comme ça).

4. sur le podium, ça ne bouge pas trop. Mais ça aurait dû : Jérémy Aldrin, assez actif en septembre aurait pu y reprendre sa deuxième place. Mais depuis, d’autres ont activement tweeté, il reste donc derrière, dans l’ordre, Thomas Scuderi, Françoise Grolet et Christine Singer

5. Deux entrées à remarquer en novembre : Hacène Lekadir, qui semble lui aussi s’être mis à tweeter plus activement depuis la rentrée et… Dominique Gros, donc le compte a été créé une semaine à peine avant la fin du décompte pour ce classement (le 30 novembre) et qui rentre à la dixième place.

Voilà, je rappelle que ce classement est fait sous un algorithme complètement bricolé par moi même à base de pas grand chose (les followers et les tweets), qu’il ne reflète donc qu’une partie de l’activité sur twitter des gens concernés et surtout pas ce qu’ils font en vrai sur le terrain, tout ça. Je préfère préciser, parce que bon, certain(e)s ont pu se sentir vexé, paraît-il.

Bref, j’espère te croiser ici rapidement, histoire de te la souhaiter bien bonne, là il est trop tôt.

En tout cas, d’ici là, ne te vexe pas trop facilement et porte toi bien.

Baromètre novembre 2013

  1. Aurélie Filippetti
  2. Thomas Scuderi
  3. Françoise Grolet 
  4. Christine Singer 
  5. Jérémy Aldrin 
  6. Jean-Pierre Masseret
  7. Nathalie Griesbeck
  8. Anne Fritsch-Renard
  9. Hacène Lekadir
  10. Dominique Gros

Et du côté des partis / sections / groupes politiques locaux :

  1. Nouveau Centre 57
  2. PS Metz
  3. PCF Metz 
  4. Pour Metz
  5. Modem Metz

Le Grand Débat

Ami lecteur, je te disais pas plus tard que dimanche dernier que les alliances dans la perspectives du second tour des municipales à Metz allaient être déterminantes. Ca reste au final assez juste, mais je dois bien admettre que je ne m’attendais pas franchement à ce qu’elles prennent cette tournure. Je t’épargne les détails que tu trouveras à droite à gauche sur le net, mais après deux journées bien animées, les trois candidats encore en lice pour la mairie de metz se retrouvaient mardi soir à l’auditorium de la FIM pour un débat organisé par France Bleu Lorraine Nord et le Républicain Lorrain.

Comme prévu, rien de bien nouveau du coté des projets que tu retrouveras du coté des sites des trois candidats (Marie-Jo Zimmermann, Dominique Gros, et Jean-Marie Rausch). Mais c’était l’ambiance de ce débat qui était marquante. Sur scène, MJZ attaquait le maire sortant en continu, celui ci répliquait, assez faiblement. Dominique Gros suivait ça de loin (il était seul de l’autre coté de la table), et avançait ses idées tranquillement, avec souvent l’acquiescement de MJZ. Dans le public, on avant plutôt l’ambiance d’un spectacle de guignol : un car de supporters de Rausch huait MJZ dès qu’elle prenait la parole, les applaudissements et les commentaires fusaient. On sent que le crime de lèse majesté de Zimmermann n’est pas passée, que la haute trahison à l’UMP local n’est pas digérée. Pour elle des huées, mais pour JMR… des rires : « ma carrière politique est derrière moi », « On ne devance pas les besoins, ça coute de l’argent. On suit les besoins », et j’en oublie. Maladresse dimanche qui a provoqué l’alliance qui est en train de causer sa défaite, maladresses mardi qui décridibilisent encore un peu l’homme politique qu’il est toujours. On pouvait se dire que Dominique Gros était au dessus de tout ça. C’est un peu vrai. Mais il avait aussi l’air un peu lointain, tant le public présent ne semblait là que pour le duel de gladiateurs auquel se livrait les deux autres (pour réécouter en ce moment même une petite partie du débat à la radio, il a eu raison, son attitude passe bien mieux que ce qu’elle rendait dans l’arène).

Au bout d’un moment, à mon grand étonnement, j’ai ressenti une certaine empathie pour Jean-Marie Rausch. Je le voyais se débattre, sur ces sujets qui le dépassent un peu, avec une énergie qui n’égale plus celle de ses opposants. Et puis ces rires, et son air d’être là comme une bête de foire livrée au public. Je me sentais un peu triste pour lui.

Fin du débat, après les deux autres candidats le journaliste le laisse conclure. Et là subitement il s’emporte. Vieille habitude de conseil municipal ? Attitude autoritariste naturelle qui revient au galop ? Il se lance en tout cas dans une diatribe aussi maladroite que le reste de son discours, accusant les journalistes de n’avoir pas posé les bonnes questions, de n’avoir pas abordé la fiscalité, seul sujet important qui intéresse vraiment les messins. Triste fin de débat.

Triste fin tout court. Mais au vu de cette dernière minute en tout cas, on ne le regrettera pas trop, ami lecteur.