Edouard, mon pote de droite

Ami lecteur, je dois te faire une confession : oui, j’ai des potes de droite (et je ne compte même pas ici ceux qui ne sont ni de droite ni de gauche, de plus en plus nombreux ces derniers temps). Toutefois, le titre de ce billet n’est pas consacré à l’un de mes potes de droite qui s’appellerait Edouard (j’ai beau chercher, je crois bien que je n’en ai pas qui remplissent cette double condition), mais au docu de Laurent Cibien, qui porte ce titre : Edouard, mon pote de droite

Au moment où le suspense insoutenable (mais qui devrait avoir pris fin quand tu liras ce billet) sur le nom de l’éventuel premier Premier Ministre d’Emmanuel Macron, Huitième Président de la Cinquième République, atteint son climax, il est fort intéressant de revoir ce docu qui, d’une certaine manière, peut faire comprendre pourquoi Edouard Philippe (puisque c’est lui le Edouard du titre) est l’un des noms qui reviennent le plus lorsqu’on parle des favoris pour ce job, alors que ce n’est pas l’une des stars médiatique de la politique française.

Voici la bande annonce.

Alors voilà, ami lecteur, si tu as un peu de temps à y consacrer, avant ou après ladite nomination, jette un oeil sur ce docu rudement bien fichu, dont voici le début.


Edouard, mon pote de droite 1 par Telerama_BA

[data] Abstention aux élections en France depuis 1959

Les données sont dans une feuille Google en accès public ici.

Législatives 2017 à Metz : les candidats

Cet article sera amené à être mis à jour régulièrement.
Dernière mise à jour : 21/05 – liste des mises à jour en bas du billet

Après un premier tour de la présidentielle, au cours duquel quatre candidats ont approché ou dépassé les 20%, après l’élimination des deux partis « habituels » de gouvernement de de la Ve République, et après la victoire d’Emmanuel Macron au second tour, les élections législatives de juin apparaissent à la fois comme une échéance déterminante, et risquent fort de s’apparenter à une grande loterie. Les triangulaires pourraient être nombreuses… si la participation est au rendez vous : il faut 12,5% des électeurs (pas des votants) pour se maintenir au second tour (cf règles ci dessous).

Voilà un état des candidatures dans les trois premières circonscription de Moselle, qui concernent toutes les trois Metz (mais en en débordent largement). Quelques remarques :
– au 25 avril, date de parution de l’article original, les investitures En Marche ! ne sont pas encore déterminées. Navrot (Metz I) a annoncé qu’il se présenterait, investiture ou pas. Pitti (Metz 2), entre autres, semble attendre l’investiture),
– même si PCF, France Insoumise, EELV et PS présentent des candidats partout, les alliances ne sont pas exclues d’ici les législatives
– je n’ai pas encore tout bien compris au mouvement 100% Citoyen / Parti Lorrain / PFE, mais je ne désespère pas

Cet article sera donc amené à être mis à jour régulièrement.

Metz I
Didier Georget – Lutte ouvrière
Calogero Gagliano – POID
Éric Graff (suppl. Catherine Cstotzky) – Basta ! – source
Narjès Chouikha – La France Insoumise – source
Thommas Calligaro (suppl. Patrick Abate) – PCF
Aurélie Filippetti (suppl. Philippe Gasparella) – PS – source
Belkhir Belhaddad – REM – source
Béatrice Sieja – Parti animaliste
Corinne Morgen – Les écologistes M.E.I.
Frédéric Navrot – (sans étiquette) – source
Pascal Schmitt – (sans étiquette)
Marie Tribout – UDI – source
Marie-Louise Kuntz – LR (non investie) – source
Olivier Fath – 57, Le parti des Mosellans
René Sicuranza (suppl. : Patrick Pessiot) – UPR – source
Laurence Burg – FN

Finalement non : Philippe Casin – EELV (25/04 retrait de l’investiture) – source, Patrick Abate – PCF (suppléant de Thomas Calligaro)source

Metz II
Mario Rinaldi – Lutte ouvrière
Albert Dal Pozzolo – POID
Claudine Poirson – La France Insoumise – source
Jean Lambert (suppl. Sophie Reimeringer) – Basta ! – source
Irma Vollmer – PCF
Jean-Michel Toulouze – PS – source
Marie-Pierre Comte – EELV – source
Agnès Brossard – Les écologistes M.E.I
Quentin Lachenal – Parti animaliste
Ludovic Mendes – REM – source
Marc Le Clec’h – sans étiquette.
Jordane Ciachera – Union forces citoyennes et républicaines
Nathalie Colin-Oesterlé – UDI (non investie) – source
Jean François (suppl. Denis Jacquat) – LR (investi ? Pas sûr)
Martine Sroczynski – 57, le Parti des Mosellans
Thomas Riboulet – Parti Lorrain / M100% Citoyen – source
Théo Fontaine (suppl. : Laurent Sauzé) – UPR – source
Marie-Claude Voinçon – FN

Finalement non : Belkhir Belhaddad (source) candat sur Metz I, Raphaël Pitti (source 1, source 2)

Metz III
Etienne Hodara – Lutte Ouvrière
Denis Maciazek – La France Insoumise – source
Isabelle Catalan (suppl. Daniel Delrez) – Basta ! – source
Marie Maréchal – PCF – source
Nathalie De Oliveira – PS – source
Mathias Boquet – EELV – source
Richard Lioger – REM – source
Maxime Louis – Parti animaliste
Franck Monguillon – Mouvement humain animaux nature
Christine Singer – (PLD) 577 les indépendants source
Marie-Jo Zimmermann – LR – source
Lucas Fiorenza – 57, le Parti des Mosellans
Sylvie Allais (suppl. Anthony Cholet) – UPR – source
Françoise Grolet – FN

Finalement non : Vincent Hermitant – M100% Citoyen, Guy Cambianica (source), Myriam Sagrafena (source)

Les règles :
Les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Bien qu’élus dans une circonscription, ils sont investis d’un mandat national.
Pour être élu au premier tour de scrutin, il faut recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal au quart des électeurs inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit. En cas d’égalité de suffrages, le plus âgé des candidats est élu.
Pour qu’un candidat ait le droit de se présenter au second tour, il doit avoir obtenu au premier tour un nombre de voix au moins égal à 12,5% du nombre des électeurs inscrits dans la circonscription. Si un seul candidat remplit cette condition, le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages après lui peut se maintenir au second tour. Dans le cas où aucun candidat ne remplit cette condition, seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent se maintenir au second tour.

Les circonscriptions :
Je suis à la recherche d’un plan un peu simple du découpage des cisconscriptions pour 2017. Si tu as ça sous la main, n’hésite pas.

Les mises à jour :
21/05 : liste définitive ! Ajouts des candidats M.E.I, animalistes, POID, 57, le Parti des Mosellans et de quelques « sans étiquette »
11/05 : annonce de la liste des candidats République en Marche (source)
08/05 : ajout de Richard Lioger dans les hypothèses « République en Marche » sur la troisième circonscription (source), et de Jean François qui se présente en lien et place de Denis Jacquat (qui se place en suppléant) sur la deuxième… mais qui va avoir l’investiture LR / UDI ? Lui ou Nathalie Colin-Oesterlé ?
08/05 : ajout des candidats UPR
30/04 : ajout de la candidature Christine Singer sur Metz III et retrait de l’investiture Philippe Casin sur Metz I
27/04 : ajout des candidatures Basta ! (par tirage au sort parmi les adhérents) – source

Présidentielle 2017, premier tour : le désenchantement

D’une certaine manière, ami lecteur, j’avais réglé la question en janvier.

Avec la victoire de Benoît Hamon aux primaires de la Belle Alliance Popu… oui ok, à la primaire du PS quoi, je savais que je voterai pour lui au premier tour de la présidentielle. Au second tour, eh bien j’espérais que je pourrais voter pour lui aussi. Et s’il ne passait pas le premier tour, je voterais simplement pour le candidat censément le plus « à gauche ». Dans ce cadre, sachant que je vote à chaque élection, que ne vote pas blanc, et comme je continue à classer le Front National à la droite de la droite (y a pas que moi hein, le ministère de l’intérieur fait pareil) la question du second tour est pour moi réglée également.

Hop, problem solved.

Bon, ok, jusque là c’était facile. D’ailleurs la campagne m’a conforté dans mon choix.

Même si je ne sais bien qu’il n’est pas apparu par magie au PS dernièrement, qu’il a fait partie du gouvernement Valls 1 (pas longtemps), Hamon a continué de m’apparaître particulièrement aimable par ses côtés humains, tout en évoquant des sujets qui faisaient sens pour moi. Démocratie, écologie, bien sûr. Mais c’était particulièrement le cas pour les questions de l’automatisation / numérisation et de la fin de travail, trop vite caricaturés par une « taxe robot ». C’est en tout cas un thème qui, tu le sais si tu lis un peu par ici, m’anime depuis un moment. Le revenu universel qui a focalisé toute l’attention n’est finalement qu’une conséquence de ce postulat de base, qu’il est tout à fait possible de contester mais auquel je crois fondamentalement. Surtout, je pense que c’est absolument déterminant et que ne pas le mettre au coeur d’un projet politique (ou pire, l’oublier) en 2017 est une erreur.

Ma question de vote était donc réglée. Mais d’avoir arrêté un choix ne m’a pas fait oublier de suivre la campagne, tu me connais. J’aurais bien voulu te la narrer un peu plus ici, d’ailleurs, mais j’ai (as usual) manqué de temps.

Et donc, oui, j’ai regardé un bon paquet nombre de meetings et de discours en streaming, de Hamon, donc, de Mélenchon bien sûr, parce que je pouvais souvent me sentir proche des idées qu’il portait, mais aussi de Macron (qui sait ?), de Fillon et Le Pen (et même des vidéos youtube d’Asselineau, mais là je pense que ça relève d’une forme de déviance). Dans la mesure du possible et du temps que l’on a à y consacrer, au fil d’une campagne il me semble toujours important d’écouter ce qui se dit dans ces meetings. Même (et peut être surtout) chez les candidats pour lesquels on pressent que l’on ne va pas voter. Ce qui s’y dit, mais aussi ce qui s’y hue ou ce qui s’y siffle.

Et à bien des égards, cette campagne m’a parue consternante. Au delà des affaires, c’est la division qui s’affirme entre « les gens » (comme dit Mélenchon avec affection), élection après élection, qui me fatigue. Je te vois venir : sans doute suis-je du côté des bisounours, ok, mais j’assume.

Rares étaient les discours (et ils étaient plutôt chez Hamon et Macron) qui n’avaient pas pour absolu postulat de départ de commencer par démolir, « dégager », ceux qui ne pensent pas la même chose qu’ils soient élites, oligarques, journalistes, banquiers, bobo ou islamogauchistes. Cette vilaine habitude de ne plus voter que « contre », faute de propositions convaincantes, semble maintenant être passée dans les discours de politiques qui commencent par trouver contre qui ils se placent, avant de savoir pour quoi ils sont.

Cette ambiance me fait songer qu’il est loin d’être plié ce second tour. Les insoumis de Mélenchon vont, semble-t-il, pour une part aller à la pêche (voir ici et ici) avant de préparer les législatives . Du côté de Fillon, je m’attends à ce que ce soit du 50/50 (le le « oh non » audible ici à 1’15 me semble assez révélateur, tout comme le désormais fameux « la presse on vous encule« ). Et nombre d’électeurs de NDA ou Asselineau (oui ok, je sais, mais c’est toujours 1% quand même) devraient pencher plutôt du côté de Le Pen. Macron est donc en position de force, bien entendu, mais ce n’est pas gagné. Et j’en profite pour te conseiller le billet de l’ami Paul Didier par ici, qui exprime tout ça très bien aussi.
On va attendre les premiers sondages à gros échantillons et le débat du 3 mai pour y voir plus clair.

Alors cette campagne et cette soirée de premier tour me laissent avant tout l’impression d’un désenchantement, dans le sens weberien du terme.
Le froid constat qu’à part Hamon et Mélenchon qui faute d’avoir réussi à s’entendre ont juste échangé leurs places respectives, les sondages avaient à peu près prévu le résultat dès la mi-février et en tout cas les deux finalistes. Et notamment celui du CEVIPOF, avec son échantillon de 11000 personnes.
Je savais donc que le candidat pour lequel j’allais voter allait être très bas.
Je savais qu’on aurait un goût amer dans la bouche, alors qu’un membre de la famille Le Pen est à nouveau au second tour, mais sans les manifestations dans la rue, sans doute parce que les résultats étaient justement tellement attendus.
Comme si, tout était s’annoncer simplement à gérer, plus rien à imaginer.

Et pourtant, ami lecteur, je pense que cette vaste redistribution des cartes qui s’annonce (et ce dès les législatives) va laisser justement la place de réinventer la France politique des dix, quinze ou vingt ans qui s’annoncent.

Alors pour ma part j’irai voter au second tour. Puis je laisserai mon imagination courir à son combat contre le désenchantement.

Présidentielle 2017 : le numérique dans les programmes

– Suite de l’article précédent, consacré au programme culture

Le numérique a été finalement tout aussi oublié que la culture dans les débats (alors que quelque chose me dit que ce truc là, le numérique, les internets, tout ça, ça a potentiellement quand même un peu d’avenir).

Voilà les points sur le numérique trouvés dans les programmes des candidats à la Présidentielle 2017. Et on sent quand même qu’ils n’ont pas tous vraiment bossé sur la question.

L’excellente émission Soft Power sur France Culture, a fait un bon tour des programmes culture, mais également numérique, des candidats dans une émission du 2 avril, que tu devrais réécouter par ici : La culture est-elle encore un enjeu politique ?.

RTL Futur (?) a fait un bon résumé des programmes des candidats par ici : Les propositions des candidats pour le numérique, thème oublié de la campagne.

Présidentielle 2017 : la culture dans les programmes

Ami lecteur, il ne t’aura pas échappé que le premier tour d’une élection présidentielle va se dérouler à la fin de la semaine.

Et même si j’ai regardé une bonne partie des débats aux primaires (le Huffington Post peut en témoigner) ou ceux qui ont rassemblé les divers candidats à l’élection, et même si, plus encore, je me suis tapé un certain nombre de facebook live des meetings des principaux impétrants, eh bien je dois t’avouer que j’ai du retard dans la lecture des programmes des candidats à la présidentielle 2017.

Alors voilà, c’est le dernier week end avant ladite élection, et il se trouve qu’il est long (particulièrement chez nous, en Nouvelle Austrasie de l’Est). En ce lundi de Pâques, je te propose donc un peu de lecture, et comme il est sur ce blog plus particulièrement question de culture, de numérique, je te propose de nous focaliser sur ces deux points, qui ont été particulièrement (même si ce ne sont pas les seuls) oubliés lors des débats sus-cités.

Points oubliés dans les débats, mais tous les candidats y font tout de même (heureusement) référence dans leurs programmes. Alors où tu peux trouver ces points « culture » pour chacun d’entre eux.

Bon, il se trouve que France Culture avait déjà fait (et bien fait) le taff par ici : Culture : les propositions des candidats à la présidentielle. Si tu n’as vraiment pas le temps, Le Point a fait une petite vidéo et un court article par ici (mais c’est plus léger hein) : Culture : le match des programmes.

Et l’excellente émission Soft Power, toujours sur France Culture, a fait un bon tour des programmes culture, mais également numérique, des candidats dans une émission du 2 avril, que tu devrais réécouter par ici : La culture est-elle encore un enjeu politique ?.

Voilà, tu as déjà je pense de quoi occuper un peu de ton lundi. Non, ne me remercie pas, c’est cadeau.

Bonus track
Toujours chez soft power, autre très bonne émission, Le quinquennat sans culture ? Bilan du quinquennat Hollande sur la culture et le numérique.

2017 – L’abstention

Comme je le disais dans l’article précédent qui inaugurait cette série 2017, dans pile 350 jours, nous serons en train d’attendre les résultats officiels du second tour de l’élection présidentielle. Et pendant que tout le monde sera sur les internets en train de checker les sites d’info belges et suisses, ou Radio Londres sur Twitter, les commentateurs des chaînes françaises seront eux contraints d’égrener tristement à l’envi une seule estimation jusque vingt heures : celle de l’abstention. Ils le feront avec un petit sourire en coin, ou un grand désespoir sur le visage, c’est selon. Mais en tout cas ils auront au fond l’air de celui qui sait (puisqu’il est en train de lire les infos sur les mêmes sites que toi).

Et bien ami lecteur, pas besoin d’attendre 350 jours, tout indique que l’abstention aux présidentielles devrait être aux alentours de 20%, sans doute un poil plus. Comme je te l’avais promis, il y aura ici parfois des données, en voici en voilà.

Sous tes yeux ébahis, voici donc les chiffres d’abstention d’une bonne partie des élections de la cinquième république.

Oui, tu l’as sans doute remarqué : le week end dernier était long, j’avais un peu de temps à tuer et j’ai donc rentrée des données dans des tableaux, à défaut de les trouver ailleurs. Et puis tant qu’à faire, j’en profitais pour tester tableau, justement, un sympathique outil de dataviz, dont je pense que je n’ai pour l’instant perçu que 4% des possibilités.

Bon, là je te balançais donc le tout, ça servira bien un jour où l’autre, mais revenons à nos moutons. Avec juste les élections présidentielles, ça donne ça.

Finalement, ces données restent relativement stables. Si l’on élimine quelques données remarquables (le deuxième tour de 1969 qui dépasse les 30% d’abstention, ou le premier tour de 2002 qui s’en approche, mais aussi les deuxièmes tours de 1974 et 1981 avec mois de 15% d’abstention), le chiffre de l’abstention est toujours compris entre 15 et 22,5%. Ces derniers temps il oscille plutôt autour de 20% (1995, 2012, second tour de 2002), avec simplement l’exception de 2007 qui avait marqué un regain de la mobilisation, l’abstention retombant à 16%.

Pour 2017, qu’en dire ?

1. certes il y a un rejet de la classe politique actuelle. Il est réel, mais pour le moment, il semble se manifester surtout sur les élections locales et européennes (voir le premier graphique, en haut), où les chiffres de l’abstention atteignent des sommets depuis 2009. La présidentielle semble de ce côté l’exception. On pourrait se dire qu’un renouvellement favoriserait la mobilisation. Mais j’ai bien peur que la détestation des candidats qui semblent se profiler pour l’élection soit à l’arrivée être un facteur mobilisateur suffisant (hélas),

2. l’enjeu va nous être rabâché à longueur de temps, de BFM TV au blog de nicolastochet. D’autant qu’à coup de péripéties on a un peu l’impression de regarder House of Baron Noir, mais en vrai. Ça devrait faire son effet.

3. l’ami Thierry Labro, toujours pertinent sur ces sujets, me faisait toutefois remarquer que « ce n’était pas très malin de mettre ça des veilles de jours fériés, au milieu de longs week ends ». Bien vu. Mais c’est déjà arrivé, avec ces élections qui se terminent toujours en mai. À voir donc.

Pour ma part je parierai donc sur un taux d’abstention dans la fourchette haute des précédentes, aux alentours de 22%.

En fait, à la place d’une série de billets sur ce blog, c’est peut être un site de paris en ligne que je devrais faire pour 2017.

2017

Dans cinquante semaines pile, ami lecteur, nous serons probablement en train de guetter fébrilement le résultat du second tour de l’élection présidentielle de 2017.

republique-2-ce700En effet, après avoir été appelés aux urnes quatre fois (ou même sept, si l’on compte le nombre de tours) en deux ans (élections municipales puis européennes en 2014, départementales puis régionales en 2015), les électeurs français n’auront plus que deux échéances électorales d’ici 2019 : la présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017, puis les législatives 11 et 18 juin 2017. Le début de cette année 2016 semble nous indiquer qu’elle sera toute entière consacrée à la préparation de ces élections, et plus particulièrement de la première d’entre elle, celle qui tous les cinq ans est présentée comme déterminante pour le destin du pays, du monde, de l’univers. L’élection présidentielle, donc.

Chaque mesure prise par le gouvernement est évaluée par avance à l’aune de cette élection. Chaque mouvement d’un membre dudit gouvernement est vue comme un positionnement. Chaque discours laisse présager une candidature supplémentaire à des élections qui apparaissent déjà pléthoriques à droite comme à gauche. Chaque manifestation, mouvement citoyen (et ils sont légion ces temps ci), laisse supposer une stratégie cachée. Et même localement, de tristes petites tactiques semblent se mettre en place pour ce qui sera la forcément la bataille politique des années qui viennent.

Alors effectivement, bien sûr, les élections présidentielles ont un impact important. Social, économique, culturel. Elles affectent nos vies, souvent sans qu’on ne s’en rende tout à fait compte. Je continue d’ailleurs à penser qu’il faut aller voter à ces élections nationales, comme aux autres, locales, européennes. Mais on ne peut se contenter d’attendre tous les cinq ans une échéance quasi messianique pour changer le monde ni même le pays. Non, Nicolas, d’un coup d’un seul, ensemble tout ne devient pas possible avec toi. Et non, François, je crois qu’on peut dire aujourd’hui que le changement ce n’était pas maintenant.

Pourtant, si ces slogans publicitaires ont rendu quasiment impossible l’usage de ces mots dans une même phrase (l’un et l’autre sont devenu des blagues de comptoir), tout y était pertinent. Oui, c’est bien ensemble que le changement devient possible. La politique doit être saisie par chacun au quotidien, dans une époque où on semble l’avoir laissée « aux politiques ». Et oui, c’est précieux et cela demande de l’attention et du temps. Ce temps parfois on ne l’a pas, et puis on ne trouve plus l’envie de. Mais c’est un investissement nécessaire, sans quoi nous allons perdre beaucoup de nous-même au passage.

« C’est bien joli, mais du coup tu nous en parles quand même des présidentielles ? »

Ah ami lecteur, comme toujours, ta perspicacité fait mouche. En effet, tu me connais un peu, je ne peux m’empêcher de lire les articles sur les présidentielles, d’écouter les émissions radiodiffusées, de checker les déclarations des uns et des autres sur les internets, celles des commentateurs et celles des commentés. Ils me font rire, il m’attristent, ils me scandalisent, il me motivent (si si, parfois, je t’assure) ou me désespèrent. Et puis je cherche des infos, des données. Je regarde et je cherche un peu ailleurs. Alors simplement, je vais tenter de te le partager ici.

Voilà donc une nouvelle petite série politique sur ce blog : 2017. On y va ?