L’instant Jean-Marie Rausch (3)

Le dimanche soir, c’est le soir de l’instant Jean-Marie Rausch. Et ce soir, forcément, il assiste au défilé de la Mirabelle. Il esquisse même un petit pas de danse.

Il s’agit d’un extrait d’une vidéo de 17 minutes que tu trouveras ici. J’espère que son auteur ne m’en tiendra pas rigueur. Et en cadeau bonus, un bien beau reportage sur les fêtes de la Mirabelle 1967.

C’est l’été

… et franchement, là ça se voit. Même si le petit article de la semaine commenté ici même nous a sorti un temps de la torpeur estivale, la question des municipales a à peu près disparu, en attendant une rentrée qui sera, elle, forcément animée.

Du côté du Répu ? Rien. Enfin si, une interview du porte parole national de Lutte Ouvrière de passage à Metz, et qui en profite pour quasiment annoncer qu’il y aura bien une liste LO aux municipales (comme en 2001 et 2008).

Du coup, on regarde un peu ailleurs. On tombe sur Lor’actu… qui commente le même article de La Semaine (avec un angle, disons, loractu-iste). Ou sur une interview de Dominique Gros chez Mirabelle TV… qui date d’il y a quatre mois. Ou, chez Libé, sur une carte de France des villes à suivre, avec notamment Nancy et Metz, que l’ami Thierry Labro a reposté, remarquant sans doute qu’elle avais été mise à jour au milieu de l’été, comme ça, hop. Ou encore sur un compte twitter qui se créée juste pour signaler que le nom de domaine dominiquegros2014.fr a été acheté. Ce qu’on peut d’ailleurs trouver étrange comme premier tweet, sans même un “kikoo”, “salut twitter” ou quelque chose du genre.

Et, enfin, on tombe sur une rediffusion estivale d’un article chez “Délits d’Opinion”, qui subitement nous fait prendre un peu de hauteur.

Et c’est bien, parfois, de prendre de la hauteur.

Final Fantasy XIV

Figure toi, ami lecteur, que j’ai passé une partie de mon week-end à jouer à Final Fantasy XIV, qui est en beta test avant sa sortie officielle le 27 août prochain.

Bon, Final Fantasy tu connais probablement. Il s’agit de l’une des plus impressionnantes licences du jeu vidéo, par sa longévité (le Final Fantasy originel est sorti en 1987 au Japon) et par son succès, puisque l’éditeur Square Enix a annoncé avoir dépassé cette année les 100 millions d’exemplaires vendus depuis le lancement du jeu. Du coup, forcément, il y aussi un film, des figurines et même un porte-cartes (qui doit faire un effet surprenant auprès de tes interlocuteurs quand tu le sors).

En France, l’histoire de Final Fantasy commence en 1997 avec une première sortie sur Playstation : Final Fantasy VII. Etant donné que dans les nineties j’étais un pauvre hère sans console de jeu, je suis complètement passé à côté. Mais il paraît que c’est très très bien. Un classique quoi. En fait de mon côté je suis tombé dedans avec le XII, sur PS2, très bon également. J’ai également fait le XIII sur PS3 (relativement décevant) et les rééditions du III et du IV sur DS (choupinettes, comme tu peux le voir ci dessous).

Final Fantasy XIV est déjà sorti une première fois en 2010, version imparfaite, jeu buggé, moins de 100 000 abonnés, un flop quoi. Square Enix s’est donc senti obligé de sortir une version 2.0. Il se trouve que je m’étais inscrit à la beta de cette nouvelle version il y a quelques mois déjà. Ne me demande pas pourquoi, je ne suis pas coutumier du fait. En tout cas, j’avais reçu un coupon pour télécharger et tester le jeu. Mais je n’avais pas eu le temps de participer aux premières sessions de cette beta au début de l’été. Là, pour cette dernière, je m’y suis essayé.

FF XIV est un MMORPG. Square Enix avait déjà tenté le coup dans ce registre, dès 2002, avec Final Fantasy XI (qui existe toujours, avec semble-t il encore environ 300 000 joueurs actifs, soit plus que FF XIV version 1).

Et FF XIV, en gros, ce week end, ça ressemblait à ça :

Je ne suis pas particulièrement habitué des MMORPG, je n’ai donc pas énormément de points de comparaison. J’ai quand même passé quelques heures sur World of Warcraft et il se trouve que FF XIV en reprend un certain nombre de principes, le moindre n’étant pas la succession de quêtes qui forme le corps du jeu (aller tuer 5 Cactuars, amener une lettre à machin-truc, nettoyer le port…). Et ces quêtes ramènent des points d’expérience, qui font monter ton personnage en niveaux. Rien de nouveau sous le soleil d’Eorzea donc, qui rappelle assez largement celui d’Azeroth.

Pourtant, assez vite, de bonnes petites idées viennent amener quelques surprises dans ce terrain trop balisé. Les Aleas d’abord, sortent de combats collectifs contre un ennemi un peu plus costaud (et/ou nombreux) qui apparaissent de temps à autres et auxquels tous les joueurs qui sont dans les parages peuvent venir participer. Et puis surtout la possibilité de changer de classe et de métier comme de chemise. Ou plutôt d’arme, en l’occurrence : une fois terminée une série de quêtes initiatiques de la première classe que l’on avait choisi (gladiateur, maraudeur, occultiste,…), il est possible en changeant d’ « outil » principal de changer de classe. En gros, ton arcaniste troque son bâton contre une épée, hop il devient gladiateur. S’il prend un marteau, il devient orfèvre. Bon, par contre, il faut tout réapprendre, tu repars au niveau 1, sans quoi ce serait trop simple. Mais d’une part tu peux reprendre ton ancien job quand ça te chante, d’autre part tu conserves quelques avantages de l’une ou l’autre des classes que tu prends le temps de monter en niveaux.

Et puis, surtout, tout ça se passe dans le monde de Final Fantasy, plein de chocobos, de cactuars, de lalafell, bref de kawaii quoi, avec en fond sonore les excellents thèmes musicaux de Nobuo Uematsu qui donnent une couleur épique à la moindre petite promenade. En parlant de promenade, les graphismes sont plutôt réussis, sans êtes somptueux (j’ai testé sur PS3, paraît que c’est mieux sur PC). En tout cas la faune et les décors sont variés. Le gameplay sur PS3 demande un peu d’habitude (notamment dans le ciblage des ennemis). Et en l’absence d’un clavier, la communication avec les joueurs croisés est un peu limitée.

Après avoir donc passé de sympathiques moments dans Final Fantasy XIV, je reviens juste le temps d’un paragraphe sur le côté économique de. Square Enix a annoncé près de 100 millions d’euros de pertes pour 2012 (pas tellement à cause de FF d’ailleurs, mais plutôt d’autres licences, aux résultats décevants). On peut s’interroger sur la pertinence de tenter relancer la seconde version d’un MMORPG à l’ancienne, avec son abonnement d’une dizaine d’euros par mois, au moment où WoW perd ses abonnés à tour de bras (en partant de chiffres incroyablement importants, tout de même), où la concurrence des gratuits s’intensifie (Aion notamment), où Skyrim Online devrait débouler avec le vent dans le dos.

Ceci dit, Square Enix devrait pouvoir s’appuyer sur l’impressionnante fanbase de Final Fantasy, notamment au Japon : les serveurs surchargés pendant cette dernière période de beta publique sont là pour en témoigner… mais dans une version totalement gratuite, ce qui change un peu la donne.

En tout cas, la beta se termine demain matin. Du coup, j’irais bien refaire une petite promenade nocturne à Eorzea, moi.

Bruits et fantasme

Ami lecteur, en plein milieu de l’été, les amis de La Semaine ont quand même réussi à placer les municipales 2014 à la une, avec ce titre génial, sorte de croisement entre Cris et Chuchotements (Bergman, 1972) et Vices et Fantasmes (Marc Dorcel, 1996) (en fait celui ci je pensais imagel’avoir inventé, mais il existe presque).  

Bruits et fantasmes donc, on ne saura pas lequel des qualificatifs correspond auquel des points évoqués dans ces deux pages. Mais en tout cas, si la question t’intéresse (d’ailleurs je ne sais pas ce que tu ferais ici dans le cas contraire), je te recommande vivement leur lecture. Voilà mes quelques commentaires.

1. la surprise du chef : Patrick Weiten s’inviterait sur la liste de droite. On garde les pincettes du conditionnel qui vont bien : Weiten prendra t il le risque avant l’échéance des régionales en 2015 ? Est ce que ce n’était pas déjà suffisamment l’embouteillage pour les premières places de la liste de droite ? Mais bon, on peut en tout cas dire qu’en théorie, ça marche avec même une sorte de compo parfaite (Zimmerman – Weiten – Griesbeck – Thil – Colin Oesterlé) qu’on croirait sélectionnée par un Didier Deschamps de l’union de la droite (UMP / UDI / MoDem).

2. le sondage secret : déjà repéré par le Répu, un sondage a été effectué par la SOFRES en juin dernier, La Semaine nous précise que c’est le PS national qui l’aurait commandité. Peu de surprises en fait. Un FN à 20%, j’avais déjà eu l’occasion de signaler qu’ils n’étaient pas là pour faire de la figuration. Les scores du FN à Metz collent à ceux du parti au national (comme te l’indique ce magnifique tableau dont je me permet de te rappeler l’existence) avec notamment 17% à Metz aux dernières présidentielles. Et les scores du FN aux prochaines municipales seront probablement conséquents. Le score du maire sortant au premier tout ne changerait pas vraiment (34% au premier tour) mais dans une config différente (le FN n’avait pas de liste en 2008). En tout cas, on s’oriente donc probablement vers une triangulaire, avec tout ce qu’elle comporte d’incertitudes.

3. la place du FDG et de Daniele Bori sur la liste du maire sortant : j’avais déjà évoqué la piste d’une liste autonome du FDG. Les positions sont divergentes au sein du mouvement : le travail de Daniele Bori est unanimement reconnu, sa cote de sympathie est au plus haut et il serait regrettable pour l’équipe municipale sortante qu’elle ne soit pas sur la liste. Elle semble d’ailleurs prête à y retourner. D’un autre côté, le FDG (et, semble t il, Jacques Maréchal) semble prêt à y aller de son côté. Un petit rappel : le FDG a fait 11% à Metz aux présidentielles de 2012. Mais 3% aux régionales de 2010

Les autres points de ces deux pages concernent les dépôts de candidatures à l’UMP pour les têtes de liste (ça serait déjà fait pour Denis Jacquat et Patrick Thil, mais ça ne saurait tarder pour Marie-Jo Zimmermann) et la cérémonie du 15 août Place Saint Jacques, un évènement ou une bonne partie du petit monde évoqué ici devrait se retrouver… et que je suis d’ailleurs en train de rater en rédigeant ce billet.

C’est ballot.

The Elder Scrolls Online

Fin 2011, j’ai passé quelques heures sur Skyrim. Un peu trop pour mon emploi du temps, sans doute pas assez pour être au niveau d’une bonne partie de mes amis gamerz. Il faut dire que le jeu est redoutablement bien fichu pour quiconque est amateur de RPG. Si ça ne te passionne pas ou que tu n’as pas eu l’occasion d’essayer, ça donne ça :

Le jeu fonctionne commercialement très bien : sorti fin 2011, il place ses trois version (PS3 / Xbox / PC) dans le top 50 des ventes de l’année. En 2012, les trois versions en question sont encore dans le top 100, et au global c’est plus de 14 000 000 d’exemplaires de Skyrim qui auront été vendus.

Skyrim est le cinquième épisode de la série The Elder Scrolls. Ces jeux sont développés et édités par Bethesda (Bethesda Softworks LLC pour l’édition, Bethesda Game Studio pour le développement), qui ne sort à peu près que ça (à l’exception notable de Fallout 3). Les deux entités Bethesda font partie de Zenimax, entreprise créée en 2001 par Christopher Weaver le fondateur de… Bethesda (en 1986, ce qui ne nous rajeunit pas). Zenimax a depuis racheté entre autres id Software (Quake, Doom) en 2009 et  Arkane (Dishonored) en 2010. Zenimax compte 600 salariés, et pouvait être estimée en 2007 à 1,2 milliards de dollars (ici, page 4). C’est sans doute plus aujourd’hui.

Au printemps 2014, Bethesda se lancera sur le marché déjà bien encombré des MMORPG avec The Elder Scrolls Online. Le prétexte de ce billet, c’est qu’il y a quelques jours, à la QuakeCon 2013, une présentation d’une vingtaine de minutes du gameplay a eu lieu.

Bon, bref, il est probable que j’y passe encore un peu de temps l’an prochain, quoi.

 

L’industrie de la musique enregistrée – introduction

Les moyens de diffusion de la musique m’intéressent depuis une dizaine d’années.

D’abord parce que j’en faisais, de la musique. A vrai dire, j’en fais même encore un peu. Et assez vite, quand tu fais de la musique en groupe, tu t’intéresses aux possibilités de la diffuser. Ce n’est pas systématique, on peut volontairement garder cela pour soi. Mais souvent, lorsqu’il s’agit de compositions, qui plus est en groupe, avec la forme d’enthousiasme que cela suscite chez ses membres, on s’intéresse auxdites possibilités.

J’en vois essentiellement deux : d’une part aller devant des gens pour la jouer en direct (ce que pour aller vite on peut qualifier de concert), d’autre part l’enregistrer et la mettre à disposition d’un public potentiel. Pour chacun de ces deux cas entre ensuite en ligne de compte un certain nombre de modalités (techniques et financières, notamment). Il faut reconnaître que la combinaison musique enregistrée sur un support payant connaît ce qu’il faut bien appeler une crise. Et ce depuis une bonne dizaine d’années maintenant.

Pourtant, tel notre optimiste Président de la République, un autre Président pronostiquait, fin 2011, une sortie de crise pour 2013 (il parlait bien de celle du disque, lui).

Bon, selon les premiers chiffres du SNEP pour cette année, ça ne semble pas être pour tout de suite, pour ce qui est de la France en tout cas. Mais au niveau mondial, il n’avait peut être pas tout à fait tort le Pascal, puisque pour la première fois depuis 1998, l’industrie musicale avait déjà affiché une légère progression de ses revenus en 2012, même si ça ne semble pas aussi simple que ça. Pour aller vite, cette reprise semble essentiellement dû à la constante progression des ventes numériques, mais j’ai également l’impression le développement du marché dans les pays émergents n’y est pas pour rien.

En tout cas, nous semblons effectivement être à une forme de tournant -un de plus- pour l’industrie de la musique enregistrée. Comme je te le disais, le domaine m’intéresse un peu et il se trouve que je voulais entamer quelques fouilles sur le sujet. Je vais donc te les faire partager ici même, au fur et à mesure de leurs éventuelles avancées.

Baromètre twitter politique Metz / mai – juillet 2013

Comme j’ai un peu de retard, je te livre directement, comme ça, hop, les classements des trois mois qui viennent de s’écouler. Tu les trouveras en dessous de l’article.

Quelques commentaires en vrac sur ce trimestre qui vient de s’écouler :

1. Aurélie Filippetti est loin. Elle gagne 4000 followers par mois. Elle twitte de temps à autres, notamment, en juillet à propose de l’incontournable festival d’Avignon. S’invitera t elle dans la campagne à Metz ?

2. pas de doute, le FN est, lui, bel et bien en campagne à Metz. En dehors d’un site remis à jour très souvent, Françoise Grolet twitte régulièrement sur les sujets qui animent l’actualité messine. Résultat : elle prend la 3e place du classement.

3. j’avais oublié Christine Singer ! La nouvelle secrétaire démocrate du Parti Libéral Démocrate (elle a quitté le MoDem) est bel et bien sur twitter depuis 2009. Et elle pas mal tweeté ces derniers mois. Elle arrive donc à la 8e place du classement.

4. Jérémy Aldrin, lui, tweete moins. Il passe de la 5e à la 3e place du classement.

5. que s’est il passé en mai ? Alors que la moyenne du nombre de tweets mensuels pour ce top 10 est entre 45 et 60, en mai on passe subitement à 92. Un bel emballement, qu’on retrouvera peut être à la rentrée.

6. du côté des principales têtes de listes attendues pour 2014, ça ne twitte pas encore. Dominique Gros et Marie-Jo Zimmermann n’ont pas de comptes, et Nathalie Griesbeck n’utilise plus le sien depuis 2012 (mais elle pour s’appuyer sur un bon réseau de followers quand elle s’y remettra : elle en a encore gagné 70 ce trimestre, et dépasse désormais les 2100). Alors pour quand ces “comptes de campagne » (si je puis dire) : septembre ? Octobre ?

Baromètre mai :

  1. Aurélie Filippetti
  2. Thomas Scuderi 
  3. Françoise Grolet (+1)
  4. Jérémy Aldrin (-1)
  5. Jean-Pierre Masseret
  6. Nathalie Griesbeck
  7. Christine Singer (E)
  8. Nathalie Colin Oesterlé
  9. Anne Fritsch-Renard (-2)
  10. Christiane Pallez (-1)

Et du côté des partis / sections / groupes politiques locaux :

  1. Nouveau Centre 57
  2. PS Metz
  3. PCF Metz 
  4. Pour Metz (+1)
  5. Modem Metz (-1)

Baromètre juin :

  1. Aurélie Filippetti
  2. Thomas Scuderi 
  3. Françoise Grolet (+1)
  4. Jérémy Aldrin (-1)
  5. Jean-Pierre Masseret
  6. Nathalie Griesbeck
  7. Anne Fritsch-Renard (+2)
  8. Nathalie Colin Oesterlé
  9. Christiane Pallez (+1)
  10. Christine Singer (-3)
  1. PS Metz (+1)
  2. Nouveau Centre 57 (-1)
  3. PCF Metz 
  4. Modem Metz (+1)
  5. Pour Metz (-1)

Et enfin, le baromètre du mois de juillet :

  1. Aurélie Filippetti
  2. Thomas Scuderi 
  3. Françoise Grolet
  4. Jean-Pierre Masseret (+1)
  5. Jérémy Aldrin (-1)
  6. Nathalie Griesbeck
  7. Anne Fritsch-Renard
  8. Christine Singer (+2)
  9. Christiane Pallez
  10. Nathalie Colin Oesterlé (-2)
  1. PS Metz
  2. Nouveau Centre 57
  3. PCF Metz 
  4. Pour Metz (+1)
  5. Modem Metz (-1)