Comme le générique de fin d’un teen movie

Cette année à Pitchfork Music Festival Paris, je n’étais rien venu voir en particulier. Mais l’ambiance de la Grande Halle de la Villette pendant le festival suffit à me donner envie d’être là. Et du coup parfois les surprises sont bonnes.

Ce fût le cas avec Car Seat Headrest, dès l’arrivée sur le site (oui, bon, je n’arrive toujours pas à me motiver pour y venir à 17h30, quand débutent les concerts). Le groupe de Will Toledo est d’une belle efficacité sur scène et les arrangements rock avec parfois trois guitares donnent des montées épiques à certains de ses morceaux. Je n’ai pas regardé beaucoup du set de Chromeo, dont la musique n’a finalement pas beaucoup bougé depuis 10 ans, pour passer directement à Bagarre, avec leurs morceaux inclassables, parfois improbables, que je trouve toujours bien plus convainquant sur scène que sur disque. Hier soir encore, ils ont bien mis le feu à la Grande Halle. Chverches, je l’avais déjà vue à Primavera cette année. Et si ces morceaux font effectivement penser pour chacun d’entre eux au générique de fin d’un teen movie, il n’empêche qu’on peut chantonner ses mélodies pop trois jours après un concert. Redoutable. Le gros show du soir était sans nul doute celui de Blood Orange : Dev Haynes se présentait avec quatre musiciens et deux choristes et son R&B original a transformé la Grande Halle de la Villette en piste de danse langoureuse. Les musiciens (y compris Dev Haynes) étaient remarquables, le son aussi. Je me suis juste interrogé pendant le live : pourquoi ne lâchait il jamais cette serviette, parfois autour du coup, souvent sur sa tête (?) et oui, si tu te poses la question, il l’a même faite tourner.

Sinon, des autres trucs à Paris (bon ok, ça fait un peu blog voyage) :

Le Bistrot de l’Oulette, 38 rue de Tournelle dans le 4e.
Cuisine française pas mal orientée Sud-Ouest. On retrouve souvent du canard et de l’écrasé de pomme de terre, disons. C’est simple et c’est bon. Mais vraiment bon. Il faudra retenir le nom du Chef (Sylvain Tracard) Et l’accueil est speed mais très aimable et attentionné. Si les plats à la carte sont entre 20 et 25€ tu as, le midi, un menu à 16€ pour entrée plat ou plat dessert qui vaut complètement le détour, alors qu’il est très facile de passer devant la minuscule devanture sans y prêter attention. Va voir le site ici pour te faire une idée.

La librairie Yvon-Lambert, 4 Rue des Filles du Calvaire dans le 3e
Tellement de beaux livres, des belles oeuvres accrochées. C’est frustrant et enthousiasmant. Tu peux aller voir le shop par ici, mais ça ne vaut pas une visite dans ce bel espace. Je suis juste reparti avec le petit Vintage Prints d’Araki.

Bon, j’espère qu’il n’y a pas trop de fautes dans ce billet ami lecteur, je le tape dans le Paris-Metz et le poste sans trop le relire, le TGV arrivant à destination. La parenthèse parisienne est en effet terminée.
Générique de fin, donc.

En 2015, j’ai blogué

Alors oui, je te vois te poser la question devant ton écran : le verbe bloguer est tout à fait acceptable, il était déjà sur les internets depuis longtemps, et il est rentré dans les dictionnaires en 2008 (je viens de chercher pour vérifier, forcément).

wordpress-logo-notext-rgbDonc en 2015, j’ai un peu blogué. Un peu comme pour la musique, pas assez à mon goût, disons, là aussi surtout faute de temps. Mais bon, avec une soixantaine d’article cette année, c’est toujours plus qu’en 2013 lorsque j’ai recréé ce site (26 articles) et surtout qu’en 2014, quand je l’avais un peu laissé de côté (17 articles). Celui ci est le cinquante huitième, et si la parution reste très irrégulière, un article par semaine pourrait être un rythme à peu près honorable.

Tu auras noté , je dis « recréer ». En effet, même s’il n’avait pas le même nom, ce n’est pas le premier blog que je tente de tenir. Je te parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaîtreuh, puisque j’ai retrouvé des archives jusque 2004, et qu’à priori je pense que les premiers articles doivent dater de 1999. Je suis à la recherche de tout ça, promis, je t’en re-publierai ici de temps à autre.

Donc, en 2015, j’ai un peu blogué. Tu me vois venir gros comme une cathédrale et tu auras raison : oui, puisque je l’ai déjà fait lundi pour Twitter, voilà le top des articles les plus lus sur ce blog.

Numéro un, et de loin, un article intitulé Décidément, les centres commerciaux… (2) – Waves, qui narrait ma visite au centre commercial Waves. Avec un peu plus de 1300 visites sur ce site le jour de sa publication, le 3 mai, j’envisageais déjà de vendre des bandeaux de pubs à prix d’or ici même. Bon ça n’a pas marché hein.
J’avais commencé cette petite série sur les centres commerciaux, qui sont finalement un sujet assez passionnant à creuser. D’ailleurs, le premier article, intitulé simplement Décidément, les centres commerciaux… est également sur le podium de ce top, en troisième position. Les trois articles de cette mini série se trouvent là. Et si tu veux connaître le pourquoi du titre de la série, il te suffit d’aller en lire un, de ces articles.

En deuxième position, l’article Géronimo : le dernier des Mohicans (désolé encore pour le titre), qui évoquait la fermeture de cette librairie historique du centre de Metz. C’est toujours un peu triste, mais aussi l’occasion de rappeler que c’est un monde bien vivant à Metz. On vient même d’en avoir une preuve supplémentaire avec l’ouverture de la Librairie Autour du Monde, en plein centre-ville, il y a moins d’un mois.

En quatrième position, une copie de l’article consacré par la semaine au binôme que l’on forme avec mon compère Nicolas D’Ascenzio. Jusqu’à ce top de fin d’année, il est décidément inévitable, il faut bien que je m’y fasse 🙂

Enfin, en cinquième place (oui ça sera juste un top 5, sur soixante article, il ne faut pas exagérer hein) c’est un billet consacré à la semaine qui a suivi les attentats du 13 novembre. Un moment et une semaine qui resteront gravés dans ma mémoire. Et je suppose dans la tienne, ami lecteur. L’article est ici.

Bonne fin d’année 2015, porte toi bien (et fête bien, quand même).

Et rendez vous demain pour 2016.

Géronimo : le dernier des Mohicans

Oh oui, ami lecteur, je sais que dans sa grande mansuétude tu me pardonneras ce titre piétinant allègrement l’histoire amérindienne. Ce matin, le Républicain Lorrain nous relate la fermeture définitive de l’historique Librairie Geronimo, à Metz. Ce n’est pas une surprise, on le savait depuis un moment. Mais l’on aura beau dire, c’est toujours un peu triste une librairie qui ferme. Et ici, c’est particulièrement le cas, tant l’âme qui animait les lieux sera difficile à retrouver ailleurs.

Comme tout bon messin, j’y ai passé du temps, chez Géronimo. Parfois sans rien acheter, juste humer cette ambiance de livres. De bons livres. Il faut dire aussi que je te parle ici d’un temps où, étudiant, chômeur, travailleur précaire, l’achat d’un livre représentait souvent pour moi un véritable dilemme. C’est que ce n’est pas donné un livre. Mais là, Jacques Fourès ou ses acolytes étaient là pour le trancher, ce choix difficile. Et ils se trompaient rarement. Que de belles découvertes, durant des années. Et que de belles rencontre l’on pouvait faire, chez Géronimo. Je ne suisIMG_6105 pas très amateur de dédicaces, mais la découverte de Jean Echenoz avaient été une telle claque que voilà, j’allais maladroitement le lui dire lors de l’une de ses venues (c’était devenu un véritable habitué des lieux). Et puis j’allais le lui redire, en lui faisant signer ce même roman, une seconde fois.

Bon, ami lecteur, je ne vais pas t’en faire un ici, de roman. Surtout empreint d’une nostalgie qui n’a pas complètement lieu d’être : le Républicain Lorrain nous rassure sur l’avenir de l’association Méridienne (« qui devrait trouver un nouveau départ« ), celui de Jacques Fourès (qui n’aspire plus qu’à « Lire » et à « enfin en profiter »). Et puis à Metz, nous ne sommes vraiment pas mal lotis, en terme de librairies, avec la Cour des Grands et ses aimables tenanciers dans une rue Taison particulièrement agréable ces temps ci, mais aussi l’excellent Carré des Bulles de l’ami François Carré, pour ce qui est de la bande dessinée. Mais voilà, ami lecteur, je resterai forcément un peu orphelin de la Librairie Géronimo.