Législatives 2017 à Metz : les candidats

Cet article sera amené à être mis à jour régulièrement.
Dernière mise à jour : 21/05 – liste des mises à jour en bas du billet

Après un premier tour de la présidentielle, au cours duquel quatre candidats ont approché ou dépassé les 20%, après l’élimination des deux partis « habituels » de gouvernement de de la Ve République, et après la victoire d’Emmanuel Macron au second tour, les élections législatives de juin apparaissent à la fois comme une échéance déterminante, et risquent fort de s’apparenter à une grande loterie. Les triangulaires pourraient être nombreuses… si la participation est au rendez vous : il faut 12,5% des électeurs (pas des votants) pour se maintenir au second tour (cf règles ci dessous).

Voilà un état des candidatures dans les trois premières circonscription de Moselle, qui concernent toutes les trois Metz (mais en en débordent largement). Quelques remarques :
– au 25 avril, date de parution de l’article original, les investitures En Marche ! ne sont pas encore déterminées. Navrot (Metz I) a annoncé qu’il se présenterait, investiture ou pas. Pitti (Metz 2), entre autres, semble attendre l’investiture),
– même si PCF, France Insoumise, EELV et PS présentent des candidats partout, les alliances ne sont pas exclues d’ici les législatives
– je n’ai pas encore tout bien compris au mouvement 100% Citoyen / Parti Lorrain / PFE, mais je ne désespère pas

Cet article sera donc amené à être mis à jour régulièrement.

Metz I
Didier Georget – Lutte ouvrière
Calogero Gagliano – POID
Éric Graff (suppl. Catherine Cstotzky) – Basta ! – source
Narjès Chouikha – La France Insoumise – source
Thommas Calligaro (suppl. Patrick Abate) – PCF
Aurélie Filippetti (suppl. Philippe Gasparella) – PS – source
Belkhir Belhaddad – REM – source
Béatrice Sieja – Parti animaliste
Corinne Morgen – Les écologistes M.E.I.
Frédéric Navrot – (sans étiquette) – source
Pascal Schmitt – (sans étiquette)
Marie Tribout – UDI – source
Marie-Louise Kuntz – LR (non investie) – source
Olivier Fath – 57, Le parti des Mosellans
René Sicuranza (suppl. : Patrick Pessiot) – UPR – source
Laurence Burg – FN

Finalement non : Philippe Casin – EELV (25/04 retrait de l’investiture) – source, Patrick Abate – PCF (suppléant de Thomas Calligaro)source

Metz II
Mario Rinaldi – Lutte ouvrière
Albert Dal Pozzolo – POID
Claudine Poirson – La France Insoumise – source
Jean Lambert (suppl. Sophie Reimeringer) – Basta ! – source
Irma Vollmer – PCF
Jean-Michel Toulouze – PS – source
Marie-Pierre Comte – EELV – source
Agnès Brossard – Les écologistes M.E.I
Quentin Lachenal – Parti animaliste
Ludovic Mendes – REM – source
Marc Le Clec’h – sans étiquette.
Jordane Ciachera – Union forces citoyennes et républicaines
Nathalie Colin-Oesterlé – UDI (non investie) – source
Jean François (suppl. Denis Jacquat) – LR (investi ? Pas sûr)
Martine Sroczynski – 57, le Parti des Mosellans
Thomas Riboulet – Parti Lorrain / M100% Citoyen – source
Théo Fontaine (suppl. : Laurent Sauzé) – UPR – source
Marie-Claude Voinçon – FN

Finalement non : Belkhir Belhaddad (source) candat sur Metz I, Raphaël Pitti (source 1, source 2)

Metz III
Etienne Hodara – Lutte Ouvrière
Denis Maciazek – La France Insoumise – source
Isabelle Catalan (suppl. Daniel Delrez) – Basta ! – source
Marie Maréchal – PCF – source
Nathalie De Oliveira – PS – source
Mathias Boquet – EELV – source
Richard Lioger – REM – source
Maxime Louis – Parti animaliste
Franck Monguillon – Mouvement humain animaux nature
Christine Singer – (PLD) 577 les indépendants source
Marie-Jo Zimmermann – LR – source
Lucas Fiorenza – 57, le Parti des Mosellans
Sylvie Allais (suppl. Anthony Cholet) – UPR – source
Françoise Grolet – FN

Finalement non : Vincent Hermitant – M100% Citoyen, Guy Cambianica (source), Myriam Sagrafena (source)

Les règles :
Les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Bien qu’élus dans une circonscription, ils sont investis d’un mandat national.
Pour être élu au premier tour de scrutin, il faut recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal au quart des électeurs inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit. En cas d’égalité de suffrages, le plus âgé des candidats est élu.
Pour qu’un candidat ait le droit de se présenter au second tour, il doit avoir obtenu au premier tour un nombre de voix au moins égal à 12,5% du nombre des électeurs inscrits dans la circonscription. Si un seul candidat remplit cette condition, le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages après lui peut se maintenir au second tour. Dans le cas où aucun candidat ne remplit cette condition, seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent se maintenir au second tour.

Les circonscriptions :
Je suis à la recherche d’un plan un peu simple du découpage des cisconscriptions pour 2017. Si tu as ça sous la main, n’hésite pas.

Les mises à jour :
21/05 : liste définitive ! Ajouts des candidats M.E.I, animalistes, POID, 57, le Parti des Mosellans et de quelques « sans étiquette »
11/05 : annonce de la liste des candidats République en Marche (source)
08/05 : ajout de Richard Lioger dans les hypothèses « République en Marche » sur la troisième circonscription (source), et de Jean François qui se présente en lien et place de Denis Jacquat (qui se place en suppléant) sur la deuxième… mais qui va avoir l’investiture LR / UDI ? Lui ou Nathalie Colin-Oesterlé ?
08/05 : ajout des candidats UPR
30/04 : ajout de la candidature Christine Singer sur Metz III et retrait de l’investiture Philippe Casin sur Metz I
27/04 : ajout des candidatures Basta ! (par tirage au sort parmi les adhérents) – source

Municipales 2020 à Metz : encore 43 mois, primaire ouverte, La Semaine…

Oui, ami lecteur, 43 mois c’est la durée qui devrait nous séparer aujourd’hui des prochaines échéances municipales à Metz (et ailleurs en France). Enfin 43 mois environ. Peut être 44, ou plus, suivant le mois qui sera choisi (traditionnellement mars ou avril). Alors effectivement, ça paraît encore bien loin. Mais tu te souviens qu’il y a quelques mois, en mars dernier, le Républicain Lorrain avait déjà titré en une « Ils rêvent (déjà) tous d’être maire de Metz« . Je t’en avais donc parlé ici même.

Bon, depuis, cette question avait vaguement disparu du paysage, même si en juin dernier Direct FM annonçait la candidature de Thomas Scuderi aux municipales. Dans une interview, l’adjoint au maire en charge de chargé de la citoyenneté et de la démocratie participative ré-évoquait en effet sa volonté d’être candidat, en appelant également de ses voeux une « primaire ouverte ». On se souvient qu’en 2007, pour les municipales de 2008, Dominique Gros avait été désigné candidat à la suite d’une primaire réservée aux militants socialistes (225 voix contre 222 à Pierre Bertinotti au second tour, après un premier tour auquel avait également participé Richard Lioger).

Tiens, voilà d’ailleurs une belle vidéo d’archive (merci JCDR !).


Les résultats (Primaires PS Metz) par jcdrf3

Du coup j’ai jeté un oeil rapide sur cette idée de primaire ouverte. En dehors de la désignation, en 2011, du candidat du PS pour les présidentielles de 2012 (François Hollande, qui, ça ne t’aura pas échappé, l’a finalement emporté), Wikipedia nous indique que ce mode de désignation a été utilisé huit fois lors de la préparation des municipales de 2014 : 6 fois par le PS (Le Havre, Béziers, La Rochelle,…), deux fois par l’UMP (Lyon et Paris). Un point commun aux huit vainqueurs de ces primaires ? Ils ont tous perdu les municipales ensuite… On ne tirera pas ici de conclusions hâtives, mis je tâcherai de me pencher sur cette question d’ici 2019 (ce qui nous laisse un peu de temps).

la-semaine-2020Pourquoi est ce que je te reparle de ces municipales aujourd’hui, te demandes tu sans doute. Eh bien après le RL, c’est La Semaine qui a consacré sa une et trois pages intérieures à la question « Qui se rêve maire de Metz en 2020 ?« . On notera que pour l’un comme pour l’autre des journaux, l’image onirique colle à cette ambition. Si ces trois pages restent plutôt sympathiques à lire, avec quelques petites piques et petites phrases, on n’y trouvera pas de grandes révélations. Il s’agit plutôt un tour d’horizon exhaustif des candidats potentiels à gauche (Richard Lioger, Jean-Michel Toulouze, Sébastien Koenig, Hacene Lekadir, Thomas Scuderi, Aurélie Filippetti…), à droite (Nathalie Colin-Oesterlé, Marie-Jo Zimmermann, François Grosdidier, Khalifé Khalifé, Emmanuel Lebeau,…), encore plus à droite (Françoise Grolet). Soit sensiblement les mêmes candidats que dans le RL six mois plus tôt. Mais ici, on retrouve aussi ceux qui disent qu’ils n’iront vont pas (Thierry Jean, Isabelle Kaucic…). Et puis, fidèle à son habitude, Jean-Pierre Jager lance également quelques noms de la société civile (Fabrice Genter, Hervé Obed…). Sans doute pourra t on refaire quasiment le même tour d’horizon dans six mois, puis l’an prochain. Peut être aussi que d’ici là, les législatives et les grandes manoeuvres dans les partis après les présidentielles auront un peu rebattu les cartes.

Et puis, si je te parle ici des municipales 2020 à Metz, c’est sans doute aussi grâce à (à cause de ?) Nicolas Turon et des ses deux minutes de vendredi dernier sur France Bleu Lorraine Nord, dans lesquelles il brocarde ces annonces de candidature pour le moins anticipées, et notamment ici celle de Thomas Scuderi.


Les Deux minutes de Nicolas TURON 23/09/16 par france-bleu-lorraine-nord

Caustique, hein ? Mais drôle. Et pour les éventuels candidats à l’échéance de 2020, il vaudrait mieux commencer à s’habituer : il n’y a pas de raisons qu’il ne soit plus là, l’ami Nicolas Turon. #Turon2020 ?

Les élections municipales à Metz en 2020…

… je ne pensais pas que je t’en parlerais si tôt ici, ami lecteur. Ni d’ailleurs que j’aurais à réactiver le tumblr que j’avais créé à l’occasion de celles de 2014 (et dont les articles sont d’ailleurs reproduits ici même).

20160227 - RL - Municipales2020Mais voilà, il se trouve que le Républicain Lorrain a dégainé le premier, dimanche dernier, avec ce titre en une : « Ils rêvent (déja) tous d’être Maire de Metz !« . Tu peux d’ailleurs t’amuser un certain temps avec le dessin qui accompagne le titre (ci contre) pour tenter de deviner qui peut bien y figurer. Pas évident. Heureusement, tu seras bien aidé dans cette devinette par l’article quelques pages plus loin, qui liste les candidats potentiels en trois catégories. D’abord, les « déclarés » : Nathalie Colin-Oesterlé qui annonce directement la couleur sur son site (Metz 2020 c’est demain !), Khalifé Khalifé qui y pensait un peu en 2015 et y pense un peu plus en 2016, Thomas Scudéri qui assumait dans le RL en juin 2015 son envie de devenir maire de Metz un jour. Le RL classe également dans cette catégorie Emmanuel Lebeau (pour qui ça serait la quatrième candidature, comme Dominique Gros au moment de sa victoire en 2008) et Richard Lioger (pour qui ça pourrait être une suite légitime à ses deux mandats de premier adjoint), mais je n’ai pas vraiment trouvé de déclarations de l’un ou de l’autre qui l’annonçaient aussi clairement.

Et puis, le quotidien pronostique ensuite les « possibles » (Aurélie Filippetti, Jean-Michel Toulouze, Jérémy Aldrin, Françoise Grolet) et les « surprises » (Dominique Gros, Marie-Jo Zimmermann, François Grosdidier, ou encore Hacène Lekadir et Sébastien Koenig « en cas de primaire à gauche »).

Bon, tout ça fait quand même du monde, on pourrait même élargir encore un peu cette liste mais on reste clairement encore au stade des supputations et des pronostics. Si l’on veut s’y hasarder aussi, on regardera avec attention ce qui se passera pour la préparation et les résultats des législatives de 2017. Il s’agit en effet des seules élections d’ici 2020 (à l’exception bien entendu de l’élection présidentielle), et nul doute qu’une bonne partie des personnalités évoquées par le Républicain Lorrain tâcheront de bien y figurer, sur l’une des trois circonscriptions messines. Tu me connais maintenant, on essaiera de suivre ça ici-même.

Mais pour finir, ami lecteur, je vais sans doute te décevoir : non, je ne vais aujourd’hui pas t’annoncer ici ma candidature. En effet, le mot-dièse #Tochet2020 que l’ami François Pradayrol a tenté de lancer sur twitter n’a pas recueilli le succès escompté. Il m’appartient donc d’en tirer la conclusion, évidente.

VGA

Metz défend l’État, à l’État de défendre Metz

Au cas où ça t’aurait échappé, voici l’appel intitulé « Metz défend l’État, à l’État de défendre Metz », lancé il y a quelques jours par le Maire de Metz, le Président de Metz Métropole et la grande majorité des parlementaires mosellans.

Il s’agit de demander de conserver, à défaut de capitale régionale, la DRAC et la DREAL, ainsi que l’assemblée de la future « grande région » (ALCA, ACAL, Grand Est, ou quel que soit le nom que l’on va lui donner). Ça pourrait te paraître assez anecdotique, ces enjeux régionaux, surtout aujourd’hui, alors qu’on n’est pas totalement sûr du nombre de pays sera constitué l’Union Européenne et/ou la « zone euro » dans quelques mois. Mais ça sera sans nul doute un enjeu majeur dans notre quotidien de Grand-Estiens dans peu de temps.

Alors, comme qui dirait, « je pose ça là ». Et on y reviendra.

metz defend l'etat 1

Et puis tant qu’à faire, voilà la liste des premiers signataires. Je te laisse chercher ceux qui manquent, tu peux répondre dans les commentaires 🙂

metz defend l'etat 2

Les départementales, acte 1, scène 1

Chouette chouette, ami lecteur, revoilà des élections.

Et comme à chaque fois, je ressens une impatience renouvelée à la lecture de la presse, à guetter des mots-dièse, à assister à des débats. Oui, tu me connais, je ne me peux pas m’empêcher de trouver vivifiant le temps électoral et le dialogue entre citoyens et élus, revigorant le débat d’idées et l’échange d’arguments. Bon alors tu me diras que c’est souvent source de déception, notamment parce que lesdits débats ne volent pas toujours haut. Et tu auras raison. Mais voilà, certains se passionnent pour le tennis (alors que tu reconnaîtras que les matchs ennuyeux sont monnaie courante), le football (où l’on guette parfois 90 minutes la moindre occasion pour finir avec deux tirs cadrés), eh bien moi c’est la période électorale.

Je reconnais aussi que pour celle qui arrive là tout de suite, nous partons de loin, ami lecteur. Les cantonales n’ont jamais été parmi les élections ressenties comme les plus passionnantes par les français. Les dernières, en 2011, n’ont pas réussi à atteindre les 45% de participation. En 2008, c’était au dessus de 60 au premier tour, mais en étant organisées simultanément avec les municipales, qui ont tendance à mobiliser un peu plus largement. Il faut dire que des élections cantonales pour élire un conseil général qui gère un département, on n’avait pas forcément fait dans la clarté pour l’électeur. Du coup, ni une ni deux, le législateur a décidé de te simplifier tout ça, en les remplaçant par des élections départementales et des conseils départementaux en vertu de la loi du 17 mai 2013. Ça ne change pas grand chose sur le fond, mais sur la forme, force est de reconnaître que ce n’est pas plus mal.

Et puis tant qu’à faire, le législateur s’est dit qu’il y avait peut être deux-trois autres trucs à dépoussiérer dans les Conseils Généraux. Alors il a jeté un oeil à ce qui s’y passait, et là, il s’est soudain retrouvé avec cet air de Patrick Juvet dans la tête.

Prenons un exemple tout à fait au hasard : le département de la Moselle. Et regardons ensemble cette liste. Tu comprends mieux ? 5 sur 50. Allez, on va encore compter Aurélie Filippetti qui a démissionné dans un souci de non-cumul des mandats, ce qui permet à ces messieurs de passer juste au dessous de la barre des 90% de représentation (45/51). « LoL » serais je tenté de dire. Avec ton oeil aiguisé, tu vas me dire qu’il y a un autre souci au vu de ladite liste : elle ne respire pas tout à fait la jeunesse. Oui bon, ok. Mais le législateur il ne va pas tout te résoudre d’un coup, comme ça, hop. Cantons_de_Moselle_2014.svgLaisse lui le temps. Non, là, il a déjà pensé au binôme : pour chaque canton, les candidats doivent se présenter en binômes. Un homme avec une femme (ben oui sinon ça ne résous rien). Et ici, comme tu es particulièrement affuté aujourd’hui, tu vas me faire remarquer que c’est bien malin, on va se retrouver avec deux fois plus de conseillers départementaux. Eh bien non, tu ne la lui fait pas, au législateur. Il a re-dé-cou-pé via tout un tas de décrets (tiens, celui pour la Moselle est ici, par exemple) et l’on se retrouve aujourd’hui avec 2074 cantons contre 4055 avant la loi.

Tout ça allait plutôt dans le bon sens. Juste, pendant quelques mois, on aurait pu se dire que c’était un peu un baroud d’honneur, puisque Manuel Valls annonçait la suppression des départements, en avril. « Bon et puis finalement non en fait », en novembre. Résultat des courses aujourd’hui, ce n’est pas forcément plus clair, comme nous e dit gouvernement.fr :

Quant à l’avenir des conseils départementaux, trois solutions seront possibles, pour s’adapter aux situations existantes :
– Dans les départements dotés d’une métropole comme Lyon, par exemple, la fusion des deux structures pourra être retenue.
– Lorsque le département compte des intercommunalités fortes, les compétences départementales pourront être assumées par une fédération d’intercommunalités.
– Enfin, dans les départements – notamment ruraux – où les communautés de communes n’atteignent pas la masse critique, le conseil départemental sera maintenu, avec des compétences clarifiées.

Mmh ok. On verra bien quoi.

Bref, tu vois, tout ça n’est pas tout à fait simple. Capture d’écran 2015-02-18 à 08.21.02Mais il faut bien en parler tout de même, ce que font nos amis les journaux. Du coup, même eux se plantent un peu. Par exemple le Monde, qui nous fait un beau récap département par département sur l’enjeu de l’élection (un beau boulot, qu’il faut saluer). Eh ben paf, il oublie 7 cantons sur les 27 que comptent la Moselle. C’est ballot. Et puis on a un peu l’impression qu’il n’y a pas de différence avec le nombre de cantons antérieurs. Sauf que le renouvellement dans les conseils généraux se faisait par moitié, et que seuls 21 cantons avaient été renouvellés en 2011…

Le Républicain Lorrain, de son côté, nous parle de la situation locale, en l’occurrence de Metz 1, et se lance dans les chiffres.

Quant à Christine Singer, l’éternelle candidate, elle avait tout de même frôlé les 10 % lors des dernières cantonales sous la bannière du MoDem. Mais il lui faudrait dépasser les 12,5 % pour se maintenir au deuxième tour…

Alors oui, sauf que l’on parle de 10% des votants aux dernières cantonales. Or il faut 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour. Avec 50% de participation (en étant un poil optimiste), ça nous fait 25% des voix. Ce qui est une autre paire de manche, sans présumer du score de Christine Singer.

Comme tu es décidément observateur aujourd’hui, tu remarqueras sans doute que j’ai subtilement évité une question qui comme ça apparaît pourtant comme essentielle : « Mais au fait, ça sert à quoi un Conseil Général ? ». Et tu auras raison. Pour ne pas tout mélanger, je tâcherai de t’en parler dans un prochain article. On dira qu’avec la clause de compétence générale (supprimée en 2010 mais réintroduite en 2014), il peut intervenir sur à peu près tout. Ceci étant un petit coup d’oeil ici t’indiquera qu’il est désigné comme « chef de file » en matière d’aide sociale, d’autonomie des personnes et de solidarité des territoires (enfance, accessibilité, personnes âgées, prestations sociales…) et puis la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, et puis la compétence culturelle,… rien que ça. Et plein d’autres choses.

Et si on s’y intéressait un tout petit, à ces élections départementales, hein, qu’en dis tu ?

Neuf semaines tout court

Oui alors bon, je voulais publier ce billet il y a quelques jours, comme titre ça faisait « 9 semaines et demi », c’était un peu lol, mais là plus du tout. Tant pis, ça m’apprendra.

En tout cas, nous y voilà ami lecteur, nous sommes à 9 semaines du second tour des municipales (et 8 semaines du premier, comme tu l’auras immédiatement déduit avec ton habituelle perspicacité). Autant dire que ce n’est pas tout à fait la dernière ligne droite, mais que ça commence à y ressembler. Il est donc temps de faire un petit point sur les différentes listes en présence, qui, même s’il ne sera définitif qu’avec le dépôt desdites listes le 6 mars, devrait nous donner un bon aperçu du paysage de campagne que l’on devrait retrouver d’ici là. Le voici, le paysage, liste par liste.

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1. Dominique Gros

Le candidat : Dominique Gros – Maire sortant (par ailleurs conseiller général et vice président de Metz-Métropole). Une petite bio chez Wikipedia.

La liste : liste constituée pour une bonne part (plus de la moitié) de militants PS, notamment de l’équipe sortante mais avec une ministre en renfort, mais aussi d’EELV (7), du PC (3), du MoDem (4) et de la société civile. Quelques noms : Aurélie Filippetti, Richard Lioger, William Schuman, Isabelle Kaucic, Hacène Lekadir, Danièle Bori, Jean-Michel Toulouse, Marie-Anne Isler-Béguin, Guy Cambianica…

En ligne :
Site : www.dominiquegros2014.fr/
Facebook : www.facebook.com/pages/Dominique-Gros/479078625545294 (lancée le 23/11/2013, 369 mentions j’aime)
Twitter : twitter.com/dgmetz14 (lancée le 23/11/2013, 338 abonnés)

IRL : un local de campagne au 8 rue des Clercs (qui pour l’anecdote était occupé en 2008 par… Jean-Marie Rausch)

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2. Marie-Jo Zimmermann

La candidate : Marie-Jo Zimmermann – conseillère municipale d’opposition (par ailleurs député). Une petite bio chez wikipedia.

La liste : pas encore de précisions, mais on y retrouvera sans doute une bonne part d’UMP, mais aussi UDI, Modem, société civile. Quelques noms : Patrick Thil, Martine Nicolas, Jérémy Aldrin, Nathalie Colin-Oesterlé, Thomas Friang, Christine Singer, Alain Thon,…

En ligne :
Site : www.mjz-metz2014.fr
Facebook : www.facebook.com/mjzmetz (lancée le 13/01/2014, 267 mentions j’aime)
Twitter : https://twitter.com/MJZMetz (lancée le 11/01/2014, 208 abonnés)

IRL : un local de campagne au 12, Place Saint Simplice.

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3. Françoise Grolet

La candidate : Françoise Grolet – pas dans le conseil municipal aujourd’hui (par ailleurs conseiller régional de Lorraine).

La liste : pas de détails pour le moment, mais ça devrait être une liste clairement FN, avec en tout cas Thierry Gourlot juste derrière Françoise Grolet. Quelques noms : Jean-Michel Rossion, Jean-Pascal Launay, Emmanuel Dumoulinet, Alain Séris… une question : http://www.youtube.com/watch?v=fuzSeidoz2A ?

En ligne :
Site : www.pourmetz.fr
Facebook : www.facebook.com/pages/Françoise-GROLET/315912765149722 (lancée le 20/05/2012, 267 mentions j’aime)
Twitter : twitter.com/fgrolet (lancée le 01/06/2012, 1070 abonnés)

IRL : un local de campagne au 6, rue du Pont Moreau à Metz.

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4. Jacques Maréchal

Le candidat : Jacques Maréchal, conseiller municipal élu sur la liste d’union de Dominique Gros en 2008, mais un peu dans l’opposition aujourd’hui.

La liste : labellisée front de gauche, avec toutes les complexités déjà évoquées ici. Quelques noms : François Mercier, Nora Benhamida, Hélène Pochard, Hasret Kilic, Andre Michel.

En ligne :
Site : www.metz-lhumaindabord.fr
Facebook : www.facebook.com/pages/Jacques-Mar%C3%A9chal/273062819485212 (lancée le 01/01/2014, 145 mentions j’aime)
Twitter : https://twitter.com/JM_Metz14 (lancée aujourd’hui même ! 30 abonnés)

IRL : chez le PCF, au 7 rue des Freres Lacretelle.

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5. Basta !

Le candidat : Stéphane Aurousseau

La liste : fusion de deux listes potentielles « à la gauche de la gauche », les communards et les diviseurs, décrites ici. Quelques noms : Nelly Louvigny, Denis Maciazek, Daniel Delrez, Fouad Harjane

En ligne :
Site : ?
Facebook : www.facebook.com/pages/Basta/1379598638929166 (lancée le 10/10/2013, 176 mentions j’aime)
Twitter : ?

IRL : ?

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6. Les autres

Il n’est pas impossible que quelques listes supplémentaires viennent se rajouter à ce paysage. On avait déjà évoqué une potentielle liste Lutte Ouvrière (d’ailleurs Nathalie Artaud fait un petit détour par Metz le 16 février), mais des initiatives comme celle de Xavier Kormann pourraient encore surprendre. 

En tout cas, depuis 1995, il y a toujours eu au moins sept listes aux éléctions municipales à Metz. On verra ce que nous réservent ces neuf semaines… et les 39 jours qui nous séparent du dépôt des listes.

D’ici là, je te souhaite une bonne soirée. Et je te dis à demain… avec des classements !

Baromètre twitter politique Metz – un dernier pour la route

3 mois.

Un peu plus de 3 mois depuis la dernière fois où j’ai posté un article sur ce blog. C’est long, je sais. Mais c’est passé vite, je t’assure. Et un peu moins de 3 mois avant le second tour des municipales, à Metz comme ailleurs en France. C’est long ? Peut être. En tout cas ça va passer vite.

Parce que oui, ami lecteur, depuis mon dernier post les dates des municipales sont tombées : elles se dérouleront les dimanche 23 (premier tour) et 30 mars (second tour) 2014.

Bien entendu, il y a plein d’autres infos qui sont tombées ces dernières semaines. Et je tâcherai de t’en faire un petit condensé dans les jours qui viennent.

Il faut en effet le signaler, ce blog arrive toujours comme premier résultat sur le moteur de recherche le plus utilisé dans nos contrées quand on y tape « municipales metz ». Alors voilà, j’ai conscience de la responsabilité d’information qui m’incombe et de l’importance de ma tâche d’informer le citoyen.

Non, je déconne bien sûr, tu me connais maintenant. Mais bon, il vaut mieux qu’il y ait des articles à jour quand même. Alors voilà un dernier baromètre Twitter pour 2013, qui porte sur l’activité de nos personnalités politiques locales sur le réseau social (ou site de microblogage, comme tu préfères) jusqu’au 30 novembre.

Quelques commentaires en vrac sur ce classement

1. pour le moment, j’ai choisi de laisser dans le classement les personnalités politiques comptabilisées jusqu’à présent, que l’on ait pu apprendre qu’elles devraient être sur une liste (Aurélie Filippetti), ne pas y être (Jean-Pierre Masseret) ou qu’on ne sait pas trop mais qu’à priori non (Nathalie Griesbeck). On fera le tri dans les semaines qui viennent, lorsqu’on aura de la composition de liste officielle à se mettre sous la dent. 

2. de la même manière, je n’ai pas intégré tous les noms que La Semaine a dégainé en dévoilant en avance (joli coup !) la partie PS de la liste de Dominique Gros. Là aussi, attendons un peu d’officialisation avant d’y aller franchement.

3. Aurélie Filippetti devrait rester en tête de ce classement jusqu’en mars. Voire même jusqu’en 2020 (sauf si elle supprime son compte ou quelque chose comme ça).

4. sur le podium, ça ne bouge pas trop. Mais ça aurait dû : Jérémy Aldrin, assez actif en septembre aurait pu y reprendre sa deuxième place. Mais depuis, d’autres ont activement tweeté, il reste donc derrière, dans l’ordre, Thomas Scuderi, Françoise Grolet et Christine Singer

5. Deux entrées à remarquer en novembre : Hacène Lekadir, qui semble lui aussi s’être mis à tweeter plus activement depuis la rentrée et… Dominique Gros, donc le compte a été créé une semaine à peine avant la fin du décompte pour ce classement (le 30 novembre) et qui rentre à la dixième place.

Voilà, je rappelle que ce classement est fait sous un algorithme complètement bricolé par moi même à base de pas grand chose (les followers et les tweets), qu’il ne reflète donc qu’une partie de l’activité sur twitter des gens concernés et surtout pas ce qu’ils font en vrai sur le terrain, tout ça. Je préfère préciser, parce que bon, certain(e)s ont pu se sentir vexé, paraît-il.

Bref, j’espère te croiser ici rapidement, histoire de te la souhaiter bien bonne, là il est trop tôt.

En tout cas, d’ici là, ne te vexe pas trop facilement et porte toi bien.

Baromètre novembre 2013

  1. Aurélie Filippetti
  2. Thomas Scuderi
  3. Françoise Grolet 
  4. Christine Singer 
  5. Jérémy Aldrin 
  6. Jean-Pierre Masseret
  7. Nathalie Griesbeck
  8. Anne Fritsch-Renard
  9. Hacène Lekadir
  10. Dominique Gros

Et du côté des partis / sections / groupes politiques locaux :

  1. Nouveau Centre 57
  2. PS Metz
  3. PCF Metz 
  4. Pour Metz
  5. Modem Metz