Nicolas Sarkozy – Genevieve de Fontenay : même combat ?

Réveillé en ce dimanche hivernal par les informations matinales, j’appris qu’hier soir avait lieu l’élection de Miss France. J’avais effectivement oublié que ça tombait chaque année en même temps que le Téléthon, ce qui offre toujours à nos joyeux humoristes toutes sortes de moqueries aisées avec un comparatif des programmes télévisés de nos deux premières chaines (TF1 et TF2) lors de cette soirée magique de l’ORTF. Nous ne nous y hasarderons bien entendu pas ici. Tu me connais, la gaudriole facile, très peu pour moi. (pouet).

France Inter m’apprenait donc là, comme ça, de bon matin que Miss Albigeois-Midi-Pyrennées l’avait brillamment emporté sur Miss Lorraine (et que Nantes avait terrassé le Lyon, mais je dois bien avoué que depuis que le FC Metz est en Ligue 2 j’écoute les résultats du foot d’une oreille beaucoup plus distraite). Après que deux neurones soient sorties de leur torpeur ensommeillée, mon esprit m’amène à ma première question du matin : « Albigeois-Midi-Pyrennées? Mais qu’est ce que c’est que ce machin ? ». Un petit tour sur l’instructif site Miss France nous apprend donc que la France est divisée en 36 régions, avec des bizarreries aussi croquignolettes que « Artois Hainault » ou « Quercy Rouergue ». Et une Normandie réunifiée.

Et là, ami lecteur, je m’interroge. Au moment ou notre Président (bonne fête, au fait) appelle de ses voeux la fusion des Normandies, à l’heure ou l’on s’interroge sur la réforme institutionnelle et la disparition des départements, oui je m’interroge. Genevière de Fontenay, qu’on avait toujours pris pour une andouille aristo quelque peu coincée serait elle en fait une dangereuse activiste politique au service d’un lobby BalladuroAttaliste ? La question mérite d’être posée dans les médias nationaux, on ne saurait laisser instrumentaliser ainsi cette élection, fleuron de notre belle culture nationale.

[Edit 07 mars 2016 : retombé sur cet article en fouillant dans les cartons du blog. C’est plutôt drôle avec la réforme Notre passée par là entre temps. Et si le concours Miss France était depuis passé aux régions de 2015, on retrouve un découpage régional ambitieux chez Miss Prestige National…]

top deux mille 4

Deux fois en quelques jours, ami lecteur, on m’a demandé quels étaient mes « albums de l’année 2004 ». Je ne vais pas m’en étonner pour autant. Déjà c’est de saison. Et tant mon gout irréprochable en matière musicale que ma culture encyclopédique sur le domaine sont de notoriété publique. Souvent, donc, on vient à ma rencontre pour avoir une chance d’apercevoir la lueur dans le brouillard de la production musicale contemporaine, de trouver la pépite dans le sable discographique passé au tamis de mon oreille aiguisée.

Bon ok j’exagère un tantinet, mais je suis sur mon blog hein, je fais ce que je veux. Et puis cette annéefaking the batards sensibles je n’ai pas écouté grand chose de neuf qui m’ai vraiment marqué, le choix va être vite fait. Donc sans ordre de préférence, pour l’an dernier je garde : Creve Coeur de Daniel Darc, parce que retrouver cet arrière gout d’instrumentations gainsbouriennes bien foutues en 2004, ça fait du bien. Batards sensibles de TTC, parce qu’on est en 2004 quand même, justement. Faking the books, des allemands de Lali Puna, parce que cet album d’apparence plus anodine m’a accompagné une bonne partie de l’année. Et Fabulous Muscles de Xiu Xiu, pour l’émotion qui traverse l’album et pour un concert saisissant (ce qui a d’ailleurs causé une petite déception à la première écoute du disque, finalement très bon) aux musiques volantes.

A part ça, oui le changement d’année s’est bien passé je te remercie (et je n’ai même pas (trop) la tête dans le séant), mais je te raconterai ça un autre jour, j’aimerais agrémenter le récit de photos -que je n’ai pas encore- ce sera plus parlant.

Les voeux de vingt heures

Hé oui, ami lecteur, mon cher compatriote, 20h, c’est bien connu, c’est l’heure de faire des je voeux.bonané Surtout le 31 décembre. Donc voilà, j’ai hésité à te parler de notre pays et de son avenir, de la croissance, de notre élan de générosité vers l’asie. Je me tâtais à organiser un petit web-référendum. Et puis finalement non, l’autre qui vient de couper la parole à Béatrice Schonberg derrière moi le fait déjà.
Alors je te souhaite souhaite à toi ainsi qu’à ta famille, tes ami(e)s (car je sais ta vie sociale débridée) une bonne et heureuse année 2005. Et surtout la santé quand même parce que bon.
Ah, et picole pas trop, c’est toujours pénible de commencer l’année à moitié malade.
Et puis bon tu pourras bien te rattraper pendant le reste de 2005, t’inquiète.

Tsunami

Tu vois ami lecteur, j’aurais bien voulu écrire un truc pertinent sur le Tsunami, le raz de marée qui a… enfin tu le sais très bien. Et puis voilà, ça balaie aussi les idées, et mon cerveau ne sort que des bouts de pensées en vrac. Alors je note, quand même, ici
Que c’est con de se rendre compte qu’il faut ça pour qu’une solidarité internationale se crée. Mais que la solidarité ça reste quand même une notion belle à chialer. Et qu’on trouve encore des abrutis pour la briser par des commentaires inutiles.
Que des types qui n’ont pas l’air totalement idiots eux par contre, me font remarquer, depuis mon poste de radio qu’il ne fallait pas virer le corail des cotes (qui atténue les tsunami), que le même séisme il y a 50 ans aurait sans doute fait 10 fois moins de morts (aussi à cause de la surpopulation des cotes de la région). Je n’en sais rien.
Que les images télévisuelles d’un survivant retrouvant le cadavre d’un membre de sa famille décimée dont il reste l’unique représentant, c’est forcément boulversant, mais que dois je en faire ? Les ingurgiter comme ça, JT après JT ? Je ne sais pas.
Que j’avais un morceau de zéro degré, que je n’ai jamais terminé, datant d’il y a un an, qui commençait par le tsunami avait tout emporté, et que je me demande si je le finirais un jour.
Que je n’ai définitivement rien de pertinent à écrire là dessus.

Que tsunami, c’est quand même un joli mot.

Comment ?

Merci à A. qui vient de me faire remarquer que les commentaires ne fonctionnaient pas sur ce blog, depuis une bonne semaine d’ailleurs. C’est pas toi qui me l’aurait dit, hein, ami lecteur. On ne peut vraiment pas te faire confiance.
Bref, je ne sais pas si tu le mérites, mais ça remarche.

(pour ceux que ça passionne j’ai trouvé la solution sur les forums de dotclear)

JLD

Je ne sais pas qui a eu l’heureuse idée de proposer au boss de Reservoir Prod l’émission que je regarde en ce moment même d’un oeil distrait. Intitulée derrière l’oreillette, elle propose de découvrir les coulisses de Ca se discute, l’émission animée par le boss lui même, l’infatigable Jean-Luc jld Delarue.
Je ne sais pas qui a eu l’idée, donc, mais le garçon est chafouin, fourbe. Parce que le boss y apparait invariablement antipathique, désagréable. Parce qu’après ça, je pense qu’on ne peut pas regarder son talk show hebdomadaire sans se dire que ses sourires entendus avec les « témoins » invités de l’émission sonnent faux, sont forcés.
Et ça, je suis persuadé que le gars qui a proposé l’émission comme étant l’idée de l’année
– hé les gars, pour la fin d’année on a qu’à faire une émission sur les coulisses de l’émission, ça sera pas trop crevant et on meuble une heure de TF2 à 1000000€ !
– ah oué, pas con !
ce type, donc, eh bien je suis persuadé qu’il le savait très bien.
A faul cul, faul cul et demi.

les écrans

Depuis que j’ai repris ce blog, je ne t’ai même pas encore parlé des « écrans », premier EP sorti pour mon projet solo, zéro degré (ce sera réparé bientôt, ne t’inquiète pas). Simplement, parfois ça procure une petite joie journalière, du genre de cette chronique découverte (presque) par hasard.
D’ailleurs si ça t’intéresse, je precise qu’on peut acheter le disque par là, mais aussi chez la plupart des disquaires de Metz, et prochainement à la Fnac des Halles également.

Self googling

En lisant ce post de Nico –entrezeroetun– je me suis dit que ça faisait un petit moment que je n’avais pas pratiqué le self-googling, ce petit ego trip qui consiste à taper son nom sur google (ou par extension n’importe quel moteur de recherche) et constater l’étendue des deg… euuuh des résultats.
Eh bien ami lecteur, je suis sur le cul. Bon oui tu te doutes que je tape ce message assis, ne te fais pas plus bête que tu n’es, je veux simplement dire que me voilà fort étonné. En tapant les mots  »zéro degré » sur google, on ne tombe pas sur un quelconque site scientifique, mais bien sur zerodegre.net. Et sur la première page, il n’y a même que deux liens qui n’y font pas référence. Pire (?) : sur yahoo.fr, en tapant simplement zero, ce site arrive en seconde position.
Je vais pouvoir frimer dans la rue avec un truc comme ça, non ?
« -Non. »
Bon, je t’apprécies pour ta franchise, tu sais bien ami lecteur, mais parfois tu pourrais me laisser me bercer d’illusions un peu. Merde, quoi, c’est noel.