Départementales 2015 – Round 2

Ami lecteur, ça ne t’aura pas échappé, je ne t’ai pas parlé des départementales durant cet entre deux tours. J’ai préféré profiter du peu de temps que j’ai eu pour écrire un billet pour évoquer une problématique culturelle bien trop absente du débat public, dans ces élections notamment, mais aussi de manière générale.

Mais c’est bien aujourd’hui que l’on vote pour un second tour tendu, incertain dans beaucoup d’endroits et notamment en Moselle. Les chiffres de participation sont pires que pour un premier tour qui n’était déjà pas folichon, que cela soit au niveau national (15,6% pour ce second tour contre 18% au premier), ou au niveau local (17,9% contre 21,8 au premier).

Peut être est ce la pluie, le changement d’heure, la tristesse de ne pas voir son candidat préféré avoir passer la barre du premier tour. En tout cas, je ne sais pas toi, mais j’ai l’impression que l’on y va un peu en trainant les pieds à ce second tour, ami lecteur. Peut être est ce aussi la faute d’un entre deux tour qui aura plus été marqué par des petites attaques contre ceux d’en face que par la correction de la grosse faille du premier tour (l’absence d’un programme). Marqué aussi par des agressions physiques, carrément.

Alors bien entendu, je vais quand même y aller, voter. De ce pas, en finissant ce billet, d’ailleurs et même plutôt deux fois qu’une, puisque j’ai une procuration. Je suis d’ailleurs sûr que tu te doutes bien pour quel binôme. Mais ne nous leurrons pas, ces départementales laisseront des traces. Dans un très bon billet, Thierry Labro incite la droite messine à se réinventer, en tout cas à se sortir du bourbier qu’ils ont creusé seuls, et qu’ils continuent à arroser avec enthousiasme. Mais voyons un peu plus grand. Sans doute est ce la politique telle qu’elle est faite qu’il va falloir réinventer, ou à minima que nous nous devons de réinvestir.

Ici, je pourrais te dire que tout ça est logique, coco pour faire une transition un peu lourde avec un morceau léger juste en dessous, là. Mais ce n’est pas le cas. Plus simplement, le concert de Mansfield TYA aux Trinitaires vendredi dernier était un très beau moment et il me reste en tête depuis.

« C’est la mer du Nord mais avec toi
Tout est lancinant, ça devient Rio »
chante ici Julia.

Eh bien tu vois, ces élections c’est vraiment la mer du Nord, et je crois que dans nos têtes, on attend toujours Rio.

Culture : la création en temps de crise

Ami lecteur, je te propose une petite pause dans ces billets sur les élections départementales. Bon, autant te dire que du côté de la campagne, on ne peut pas vraiment parler de trêve à Metz : deuxièmes tours tendus dans les trois cantons messins, guerre des droites à Metz 3, la campagne semble partie pour se raidir encore dans l’entre deux tours. J’y reviendrai si j’ai un petit peu de temps. Et si vraiment tu es en manque, tu peux trouver (en dehors bien entendu du Républicain Lorrain ou sans doute de La Semaine de jeudi), des blogs qui analysent deci (un résumé par Le Graoully déchaîné) delà (un billet bien plus lol chez metznancy).

Mais voilà, je propose donc une petite pause. Ce matin avait en effet lieu, à l’Arsenal, une conférence de presse du Collectif du 20 janvier, qui faisait suite à celle qui s’était tenue à la Manufacture il y a une dizaine de jours.

Je ne vais pas te raconter la conférence de presse : Charlotte Picard s’en est chargée avec un livetweet pertinent, je te laisse ici le pdf de l’appel du collectif, et on en retrouvera sans doute des compte rendus dans la presse. Mais au cours des témoignages des uns et des autres (structures, festivals, compagnies) des choses intéressantes ont bien été dites sur les baisses de budget bien sûr, sur le risque direct sur la création, sur les artistes qui la portent (professionnalisation mise en cause, entrée de nouvelles compagnies dans le secteur professionnel, appauvrissement généralisé,…), et les risques artistiques induits sur les oeuvres elles-même, peut être moins visibles (autocensure ou censure sous la pression des financeurs, réduction des productions en personnel et en ambition,…).

Je profite donc de l’occasion pour faire passer ici également ce rappel. Tu t’en souviens peut être, il y a quelques mois, j’avais fait un rapide billet sur la fermeture annoncée du Forum, scène conventionnée du Blanc-Mesnil. C’était une fermeture parmi d’autres, que je voulais lister. Et le manque de temps encore. D’autant qu’une dénommée Emeline Jersol a eu l’heureuse idée d’établir une cartocrise basée sur openstreetmap (l’alternative libre à, notamment, google maps). Je te la colle ci dessous, mais va la voir en plein écran ça sera plus clair (mais reviens après, je n’ai pas fini).

Voir en plein écran

Bon, tu vois à peu près l’esprit : plus d’une centaine de structures et de festivals menacés, pas la peine d’en rajouter. Bien entendu, comme dans tout travail collaboratif, il y a un peu de déchet (on y retrouve par exemple le I Love Techno qui a surtout été annulé pour des raisons de sécurité). Mais le constat est là, les restrictions budgétaires font peser sur les acteurs culturels une menace latente, qui parfois conduit des lieux à l’économie déjà précaire à une fin rapide.

Indéniablement, le changement de majorité d’un certain nombre de villes aux dernières municipales, ajouté aux restrictions budgétaires imposées aux collectivités territoriales est en train de subitement complexifier les relations entre élus et professionnels de la culture. La Gazette des communes, qu’on pourra difficilement taxer d’un gauchisme exacerbé, en fait d’ailleurs un bon dossier auquel je t’encourage à aller jeter un oeil attentif. Les élus font pourtant, pour certains d’entre eux en tout cas, ce qu’ils font pour limiter la casse : en même temps que la conférence de presse de ce matin, le Maire de Metz annonçait la signature prochaine d’un Pacte Culture avec Fleur Pellerin, ayant pour objectif de sanctuariser les budgets cultures affectés à la ville, que cela soit par la municipalité ou par le ministère. Au delà de la sauvegarde d’une ligne budgétaire, c’est le symbole qui est important ici : il faut, surtout dans la période que nous vivons, réaffirmer l’importance d’avoir de la création, de la diffusion de spectacles et de la circulation d’oeuvres, des solutions et des moyens pour que des publics nombreux et différents y accèdent.

D’ailleurs, la réunion du Collectif ne pointait pas les élus en coupables, mais plutôt l’absence de la culture dans le débat public ces dernières années, notamment lors des échéances électorales. Ce n’est pas la campagne en cours qui démentira cet état de fait. Surtout, il apparaît évident que les solutions ne pourront se trouver qu’ensemble : élus, acteurs culturels, publics. Citoyens, simplement.

Tu vois que tout ça, finalement, se recoupe plutôt, non ?

Départementales 2015 – round 1

Mais oui, ami lecteur, c’est déjà aujourd’hui le premier tour de ces élections départementales. Et autant te dire que j’aurais bien aimé faire un ou deux billets supplémentaires sur la question. Je pense en effet qu’il y avait la matière.

Sans doute aurait il fallu, par exemple, creuser un peu plus la loi NOTRe, qui définit les compétences à venir de nos chers élus territoriaux.

J’aurais aimé aussi analyser la propagande papier qui envahit nos boîtes aux lettres durant cette période électorale, pour confirmer cette impression qui m’avait peu à peu gagné d’être tantôt dans l’élection d’un comité de quartier, ou disons, d’une municipale, tantôt de déterminer le prochain président de la République. En tout cas, de ne jamais parler de la collectivité pour laquelle on vote en l’occurence. Mais étrangement, ladite propagande officielle n’est jamais parvenue à ma boîte aux lettres. Et les dizaines de tracts qui y sont eux arrivés, n’émanaient que de trois ou quatre candidats alors qu’il y en a sept sur mon canton.

Sans doute aurais je pu aussi te parler de ces improbables pages Twitter des binômes candidats, forcément créées pour l’occasion, et qui culminent à quelques dizaines d’abonnés. Aller, une mention spéciale à Anne Stémart et Gilles Bohr, qui malgré une tentative originale à base de prénoms ont un @AnneEtGilles qui parvient au bout de trois semaines d’activités et 80 tweets à… 8 followers. Il faut dire que ça reste un progrès par rapport au @AimerMetz du même tandem, dont les 69 tweets ont dû réjouir les… 2 abonnés. Bien entendu ça ne préjuge absolument pas du résultat éventuel des candidats en question, d’autant que ce n’est pas forcément plus folichon chez les autres. On dira simplement que le basculement 2.0 réseaux sociaux des élections départementales, on se le gardera pour 2021.

Et malgré tout, ami lecteur, j’aurais voulu te donner une motivation supplémentaire à aller voter. Je suppose bien que si tu traînes par ici, ces élections suscite à minima chez toi un petit intérêt. Mais au cas où, je t’aurais redit que penser que ça ne sert à rien, que ça ne change rien est une erreur. Que ne pas aller voter serait un geste de rébellion ou de résistance à un système en place est une lourde erreur. Que si les candidats ne te satisfont pas, eh bien la prochaine fois, implique toi, milite, ou même simplement, présente toi. Mais en tout cas, ne reste pas à bougonner dans ton coin (si si, je te vois) parce que ça, effectivement, ça ne sert assurément à rien.

Voilà, j’aurais aimé te parler de tout cela, mais comme tu t’en doutes, c’est le temps qui m’aura manqué au beau milieu de ces semaines bien animées. Enfin au moins ces quelques billets auront contraint l’ami Labro à me reconnaître une victoire à la Beyonce’s Battle des départementales (qui sans doute n’intéresse que nous), dans un billet qui lance tout autant de piques méritées et salutaires que de louanges. Après tout, avant une soirée électorale probablement animée et une dernière semaine de campagne forcément tendue, pour ce round one, je m’en contenterai largement. Et puis n’oublie pas que ce soir, ami lecteur, au delà du résultat, pour la première fois en France, il y aura autant de femmes élues que d’hommes. Et ça, c’est déjà pas mal.

Les départementales ? It’s complicated.

Ami lecteur, j’ai un peu perdu le rythme, et tu as raison de me le faire remarquer sur les réseaux sociaux. Pourtant, tu me connais, je continue à suivre de près la campagne des ces élections départementales, d’autant que le premier tour est déjà dimanche. Et je dois bien avouer que je ne sais pas trop par quel bout les prendre. Mais tu as encore raison, ce n’est pas une bonne excuse, alors allons y dans le désordre.

Tiens, on va commencer par le petit fail local de la semaine. Samedi dernier, l’émission la Voix est Libre, sur France 3 Capture d’écran 2015-03-17 à 01.31.22invitait cinq candidats à venir débattre sur son plateau. Et je dis bien candidats, sans e. En effet, alors que la parité est l’une des évolutions marquantes de ces élections, sur les 133 candidates et 133 candidats de Moselle, France 3 Lorraine a en effet trouvé le moyen de se retrouver avec cinq hommes sur le plateau. La responsabilité est sans doute partagée : au tweet de Margaud Antoine-Fabry pointant cet état de fait, France 3 répondait en effet que les partis choisissaient les candidats à envoyer sur le plateau. Aucun n’a donc choisi une femme, c’est regrettable. Et France 3 aurait peut être pu le leur faire remarquer, une fois les invités annoncés. Accessoirement, on peut noter que les partis ont également réussi à choisir 3 candidats du même canton (Metz 2), dans un département qui en compte tout de même 27…

Tu vois ami lecteur, je crois que je ne suis pas le seul, à ne pas savoir comment les prendre, ces élections. D’ailleurs, tout le monde a relevé le petit souci qu’il pouvait y avoir à voter pour des futurs représentants qui allaient siéger dans le conseil d’une collectivité dont on ne connaît pas les compétences, celles ci étant débattues par le parlement ces temps ci. C’est à la fois vrai, et à la fois une fort mauvaise excuse, puisque la loi NOTRe (pour Nouvelle Organisation Territoriale de la publique) a justement été amendée par l’Assemblée Nationale il y a pile une semaine. Et si l’on peut s’attendre à des amendements du côté du Sénat, il est fort probable que le texte définitif soit très proche de la version actuelle. Soit des compétences qui restent partagées entre toutes les collectivités (notamment la culture, mais aussi le tourisme et le sport) et d’autres réparties un peu plus clairement (pour les départements, centrées autour des questions sociales, notamment, mais aussi la gestion des collèges). Un peu. La Gazette des Communes te synthétise tout ça bien mieux que moi par ici. Et nous indique d’ailleurs que

L’examen a aussi été marqué par l’abandon du transfert des routes des départements vers les régions.

Ça s’est dommage. Les statistiques de la sécurité routière nous indiquent en effet que plus de 50% des accidents mortels ont lieu sur les départementales.

Bon, je sais que dans ta grande mansuétude, tu m’excuseras ce lamentable jeu de mot, ami lecteur, d’autant que j’ai une circonstance atténuante : j’étais pas plus tard qu’hier soir à une réunion publique de Bernard Cazeneuve, qui est, entre autres, responsable de la sécurité routière. Il se trouve que ladite réunion était située à 300m de mon lieu de travail.

Et là, en sortant de la BAM, paf, tu tombes sur le ministre de l'intérieur. #BernardCazeneuveTour #Metz

Une photo publiée par Nicolas Tochet (@nicolastochet) le

Il était en forme, Bernard. Une pointe d’humour par ci, une pique par là, le tout dans un discours combatif, assez proche aussi de la rhétorique adoptée par le premier ministre. Au sujet de celui ci, on a beaucoup parlé de dramatisation. Je ne suis pas sûr que ce soit le bon terme. Que cela soit Bernard ou Manu, j’ai surtout l’impression l’un comme l’autre essaient surtout désespérément de remettre de l’enjeu dans des élections qui semblent n’en avoir aucun pour une bonne part des électeurs.

Mais de mon point de vue, cela reste à côté de la plaque tant que cet enjeu est placé essentiellement dans cette simple appréhension que le FN puisse arriver au pouvoir. L’enjeu de ce que pourraient faire ces futurs élus éventuels sur les six ans à venir ? On ne sait pas trop. L’enjeu des compétences des départements, des ambitions que l’on peut avoir pour un territoire donnée, à moyen et long terme ? Il faut voir. Savoir pourquoi une majorité d’électeurs, au lieu d’aller voter pour tel ou tel parti (y compris le FN) restent finalement surtout chez eux ? C’est compliqué.

Ne te méprends pas, ami lecteur. Dimanche, j’irai voter (même deux fois, puisque comme d’habitude, un ami m’a donné une procuration). Et je suis persuadé que tu ferais bien d’y aller aussi. Mais voilà, j’ai peur qu’un certain nombre de nos compatriotes soient autrement plus difficile que nous à convaincre.

Pour tenter de trouver des arguments qui m’auraient localement échappé, j’ai un peu regardé les tracts des différents candidats, à Metz. La Moselle y est étrangement absente, coincée entre des problématiques -réelles- des différents quartiers de la ville et des questions -réelles- de politique nationale. Parfois, elle disparaît tout à fait, le mot « Moselle » n’apparaissant même pas. J’y reviendrais dès que la propagande officielle sera arrivée jusqu’à ma boîte aux lettres, ce qui ne saurait tarder.

Bref, visiblement je ne suis vraiment pas le seul à ne pas savoir par quel bout les prendre, ces élections. Mais il faut respecter la figure imposée de ces billets, en finissant par un clip mainstream. Il se trouve qu’Avril Lavigne (qui n’est semble t il pas de la famille de la nouvelle directrice du Centre Pompidou-Metz), elle aussi, trouve ça bien compliqué.

« Why do you have to go and make things so complicated? » nous disait elle en effet dès 2002, autre année électorale… compliquée.

Mirabelle TV – Le grand rendez vous (5 mars 2015)

Jeudi dernier, ami lecteur, j’étais invité dans le poste. En l’occurrence, chez Mirabelle TV, j’étais invité par Valentine à venir dire quelques mots de la BAM et des Trinitaires, dans l’ambiance toujours décontractée du Grand Rendez Vous.
Et voilà le passage en question, dans la vidéo ci-dessous.


Le Grand Rendez-Vous du 05 Mars 2015 par MirabelleTVofficiel

Les départementales de l’information

En effet, ami lecteur, il ne t’aura pas échappé que le titre de ce billet est une référence à cette jolie expression surannée, du siècle dernier (en l’occurence de la fin des eigthies et du début des nineties) évoquant le développement des internets : les autoroutes de l’information. Je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir, en préambule de cet article, de te livrer ce morceau de bravoure des Deschiens, en l’occurence François Morel et Olivier Saladin, qui nous éclairent magistralement sur la question.

Mais revenons à nos moutons. J’ai été médisant, ami lecteur. Il y a une dizaine de jours, je te disais ici même que bon, les élections départementales avaient beau approcher à grands pas, tout le monde s’en tamponnait un peu le coquillard (pour rester dans l’expression oldschool). Eh bien non, c’était sans doute uniquement mon impatience qui était ici en cause : il semblerait bien que nous y soyons enfin, que l’arrivée prochaine de ces échéances départementales a suscité un réveil soudain et un regain d’intérêt… même s’il n’est absolument pas sûr que ce soit le cas, à l’arrivée, chez l’électeur. Voilà donc une rapide revue de presse de ces derniers jours.

Avec d’abord, un petit tour du côté de la PQR. Le quotidien local, le Républicain Lorrain, semble parti pour un véritable marathon électoral avec un article par jour sur la question. Hier c’était un article pédagogique sur les nouvelles modalités de scrutin et une carte interactive du nouveau découpage des cantons. Aujourd’hui c’est un brief sur « le combat des chefs » à l’échelle messine, tant il est vrai que les ténors de la politique locale, souvent déjà détenteurs d’un ou deux autres mandats, n’ont toutefois pu s’empêcher de de présenter aux urnes sur cette élection supplémentaire. On recommandera bien entendu la lecture de La Semaine, qui explore le même territoire, avec un titre rigolo (Gros et Jacquat sur un pédalo) jean-louis-masson-legislative-78-02et un article joliment troussé par JP Jager sur le duo Masson / Zimmermann, qui me donne d’ailleurs le prétexte de mettre cette jolie photo, là, à gauche, qui n’a pas un rapport direct mais que j’aime bien.

Les médias nationaux également, bien entendu, s’y sont collés. Avec l’inévitable retour des sondages, qui arrivent sensiblement tous à des résultats similaires pour le moment : 28-30% pour le FN et l’UMP, 20 pour le PS, aux alentours de 10 pour le Front de Gauche et les Verts. Et avec eux déjà l’obligation de nuancer la pertinence de sondages nationaux pour des élections locales. En tout cas, l’abstention risque fort d’être au rendez vous, accentuant par là même l’importance de premiers tours très incertains. Du côté du monde, on continue dans les cartes interactives, en l’occurrence sur l’impact prévisible du redécoupage avec l’exemple… de la Meuse. Oui oui, ami lecteur, la Meuse. Conclusion en tout cas, ce redécoupage engagé par la gauche devrait profiter à la droite.

D’ailleurs, étant donné qu’il ne faut pas trop chercher la nouveauté du côté des candidats, si c’était du côté de la manière de voir les élections, de les analyser, qu’il y avait un peu d’innovation cette année ? En ce sens, l’initiative d’etalab, avec son Open Data Camp Elections pourrait donner de beaux résultats. Pas plus tard qu’aujourd’hui nous arrivent par exemple les premiers contours géographiques des nouveaux cantons électoraux départementaux sur OpenStreetMap. Et voilà le résultat pour Metz 1, par exemple. Sacré boulot. Espérons que certains s’en saisissent, comme ce fut le cas pour les municipales à Nantes l’an dernier, avec l’excellent atelier des élections.

Tiens, ami lecteur, je me dis que ce type d’éléments devrait intéresser l’ami Thierry Labro. Le dernier article de son blog traitait également des cantonales, et de ces candidats qui ont plus tendance à parler d’eux que des enj-eux de l’élection. Je ne généraliserais pas autant que lui, ayant aperçu un certain nombre de propositions concrètes, même si souvent à côté de la plaque par rapport aux enjeux réels de ces conseils départementaux à venir. Ceci étant, ça me rappelle également que je lui avais promis, après un titre de Patrick Juvet dans mon dernier billet, un morceau de Beyoncé pour ce coup ci (et ce même si je n’ai toujours pas parlé des compétences du conseil général…).

Alors voilà, finalement ce que ces candidats dont parle Thierry ont en tête, c’est un petit peu ça, non ?